Laura, SVE, Italie

Je m’appelle Laura, j’ai 24 ans et je suis de la région lilloise. En mai 2015, quand la fin de mes études en éducation spécialisé approchait, je me suis intéressée aux différents projets de mobilité qui existaient pour voyager à l’étranger.

photo Laura SVE italie

Auprès de l’Adice, que j’ai connu par une amie partie avec  l’association il y a 2 ans, ce sera pour moi le Service Volontaire Européen. Plus précisément, ce sera en Sicile dans une ville du nom d’Agrigento pour une durée de 8 mois. La mission s’est effectuée au sein de l’association Mondoaltro (filière de Caritas) principalement dans la ludothèque interculturelle qui est un lieu accueillant des enfants de 3 à 12 ans, de personnes migrantes ou en difficultés sociales. Initialement sur ce projet, il devait y avoir une collaboration avec les parents. A côté de la ludoteca,  il était prévu que je travaille également auprès de personnes présentant un handicap, ainsi qu’auprès de personnes migrantes.

Je me suis engagée dans ce projet pour diverses raisons : faire une année de coupure entre la fin de mes études et la rechercher d’emploi, voyager à l’étranger, apporter mon aide à une association,  développer mes compétences professionnelles, découvrir de nouveaux lieux et de nouvelles personnes.

La plus grosse difficulté a été pour moi que la fiche projet n’a pas correspondu tout à fait à mes attentes. Toutes les belles activités que l’association proposait en plus de la ludoteca, n’ont pas pointé leur nez une seule fois en 8 mois… Au début, on prend son mal en patience, puis on demande régulièrement sans vouloir paraître insistant, puis on comprend qu’il faut se faire à l’idée que notre aide ne sera que très limitée.

Comme un bon nombre de volontaires qui s’engagent auprès d’une association, avant mon départ, j’avais un tas d’espérances, je voulais me sentir utile, donner tout ce que je pouvais, ne jamais regretter d’être parti et considérer que cette expérience soit la plus belle de ma vie. Après le projet, je ne peux pas dire que je me sois vraiment senti très utile, que je n’ai jamais regretté d’être parti dans ce projet. Néanmoins, je peux dire que cette expérience a été inoubliable même si mes espérances n’ont pas été comblées au niveau professionnel, elles l’ont été au niveau personnel, avec un tas d’images et de souvenirs plein la tête. J’ai fait ici en 8 mois, une liste de choses que je n’avais jamais fait avant, comme passer 10 heures dans un train, faire de l’auto-stop aussi souvent que j’ai pris le bus, vivre en collocation, rater l’avion, manger de la glace à 9 heures du matin et des pâtes quasi à chaque repas, être dans une pièce avec 12 personnes de nationalités différentes .

         Aujourd’hui, j’aspire qu’à une chose, repartir découvrir un autre pays.