Léa, Service Volontaire Européen en Géorgie

On avait contacté Léa en milieu de mission pour savoir comment se passait son intégration sur son projet SVE à Zougdidi, Géorgie. Elle a maintenant terminé son SVE et en profite pour donner ses conseils à tous ceux qui ne sont pas encore partis : « Partir en volontariat, c’est sortir des sentiers battus, apprendre à mieux se connaître et prendre des risques. On apprend énormément, sur soi et sur les autres, lors d’un  SVE à l’étranger ! »

  • Comment considères-tu l’évolution de tes objectifs la fin de mission ?

J’ai vraiment pris conscience de l’importance pour moi de prendre part à un projet utile, qui puisse aider d’autres personnes. Ce SVE m’a apporté, sur le plan personnel, une meilleure compréhension des sociétés caucasiennes dans leur ensemble. Je suis également plus confiante en moi, ce projet m’a permis de mieux me connaître. De plus, j’ai pu renforcer mes compétences en gestion de projet et mes capacités de travail en langues étrangères.

  • En plus de tes missions initiales, as-tu développé de nouveaux objectifs ?

Pendant ce SVE, j’avais plusieurs missions assez variées. J’enseignais tout d’abord dans une Ecole française, ainsi que l’anglais à des adultes. J’ai également participé à la promotion du SVE, dispositif peu connu en Géorgie, et ai aidé des Géorgiens à rédiger des CVs et lettres de motivation en anglais et à trouver des offres de SVE. J’étais aussi en charge des réseaux sociaux de l’association, promouvant des événements et publiant des textes et photos. De plus, j’ai appris à réaliser des documents d’information et des posters de promotion.

La mission principale de l’association dans laquelle j’ai effectué mon volontariat est la lutte contre les violences faites aux femmes. J’ai ainsi participé à des actions contre les violences domestiques, organisant des projections de film, des événements et effectuant des recherches sur les droits des femmes.

  • As-tu réussi à surmonter tes craintes de départ ?

A l’arrivée, j’avais quelques craintes sur « l’organisation » du travail à la géorgienne. Ici, les plannings sont souvent modifiés, les rencontres peuvent être facilement repoussées à la semaine suivante. Cela peut parfois être frustrant, mais il faut savoir s’adapter et prendre en compte ces changements de dernière minute quand on organise et planifie un événement. J’avais de plus quelques « craintes » quant à l’absence de place définie du volontaire, qui se sont avérées vraies, mais il s’agit de prendre des initiatives, de faire des propositions et surtout de rester motivé !

La clé du SVE est l’adaptation, et c’est à ce titre normal que le projet s’adapte à la réalité du terrain.

Comment s’est passé ton intégration tout au long de ta mission ?

Je n’ai pas eu de problème d’intégration particulier, puisque je n’avais pas de barrière linguistique (Léa parle russe ndt) et avais conscience d’aller dans un pays dont le niveau de vie est plus faible qu’en France. Tout au long de ma mission, je me sentais de plus en plus intégrée et j’ai pu me faire des amis. J’habitais la rue Tchikobava et on m’appelait « la Française de Tchikobava » !

Je pense m’être bien intégrée à l’équipe de l’association d’accueil. Je suis devenue amie avec mes deux autres co-volontaires d’origine turque et m’entendais également très bien avec une nouvelle employée de l’association, arrivée en octobre. Mes responsables m’ont également fait confiance pour l’organisation d’événements.

Ton hébergement t’a-t-il réservé des surprises ?

Je vivais dans une famille d’accueil, qui m’a très chaleureusement accueillie et m’a intégré dans leur vie quotidienne. Je me sentais vraiment « chez moi », étais invitée aux repas de famille ainsi que chez les voisins. J’ai eu la chance de participer à un mariage géorgien : j’ai alors assisté à une orgie de nourriture, de vin et de danses !

Niveau argent, tu t’en es sortie ?

L’argent fourni dans le cadre du dispositif du SVE était suffisant pour toute la durée du séjour. Je conseille néanmoins aux personnes souhaitant beaucoup voyager lors de leur temps libre de mettre un peu d’argent de côté avant de partir réaliser un SVE.

Le mot de la fin ?

Je dirais que le plus important dans le SVE, outre l’adaptation, est la motivation : il y a pleins d’opportunités d’activités à réaliser, qu’il faut savoir prendre ! Le but du volontariat, c’est de sortir des sentiers battus, d’apprendre à mieux se connaître et de prendre des risques. On apprend énormément, sur soi et sur les autres, lors d’un volontariat de long-terme à l’étranger.

Merci et à bientôt, bon retour parmi nous!

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