Elie, Service Volontaire Européen, Allemagne

Hallo! Elie, 27 ans, en SVE. Enchanté.

Parmi les volontaires qu’envoie l’ADICE, mon choix s’est porté sur un Service Volontaire en Allemagne, tout a commencé par une avalanche de doutes. Comme 72.1% des nouveaux diplômés toutes catégories confondues*, je me suis rendu compte que, faute d’avoir eu le temps de vraiment réfléchir à mes projets d’avenir, je m’étais à moitié trompé de voie professionnelle. Incapable de me résoudre à m’entêter à chercher un job me déprimant d’avance, j’ai choisi l’option volontariat. Pour au moins me rendre utile en attendant que me soit révélée la carrière de mes rêves.

Et ce fut précisément le volontariat qui accoucha de ladite révélation. Dans un premier temps, en Service Civique à Roubaix. Mais à force de gérer des projets européens depuis la France pour aider d’autres à vivre une expérience grandiose à l’étranger, l’envie m’est venue de poursuivre ma quête professio-spirituelle en de nouvelles contrées à mon tour. L’appétit vient en mangeant : il faut croire que l’altruisme vient en aidant.

D’où la case SVE. Au sein d’un réseau d’organisations de jeunesse à vocation sociale siégeant à Stuttgart en Allemagne, j’ai aidé pendant un an sur tous les aspects du travail de jeunesse au niveau européen : montage, gestion et évaluation de projet, organisation et mise en œuvre des projets avec les jeunes impliqués dans nos échanges de jeunes et autres activités, recherche de partenaires, communication, networking, social media … même un peu d’IT.

L’expérience, positive, a été un vrai challenge. Il m’a fallu apprendre à survivre en Allemagne, à Stuttgart qui plus est, où Mercedes-Benz et autres Porsche règnent en maître, où traverser au rouge est passible de la prison à perpétuité lorsque de jeunes allemands innocents en sont témoins, où la bière coule à flots … des flots malheureusement bien fades lorsque l’on a goûté aux brunes des Flandres. Il m’a aussi fallu gérer, pour la première fois, des activités lors d’échanges de jeunes en solo, ou des interventions devant des audiences un peu moins jeunes.

Mais le challenge, surmonté, a porté ses fruits : au fin de compte, j’ai non seulement gagné en confiance en moi, en autonomie, indépendance, débrouillardise, en aisance sociale même, mais j’ai également pu développer des projets européens … jusqu’à voir mon propre projet, imaginé et écrit de toutes pièces par bibi, accepté et financé par l’Agence Nationale Erasmus+ du coin.

Jusqu’à être embauché, aussi : suite à mon SVE, j’ai signé un CDD de deux ans pour pouvoir mener à bien le projet suscité. Je n’ai pas fini d’apprendre ici !

* Résultats extraits d’un sondage administré par le principal intéressé, Elie, entre le 12.11.14 et le 23.09.15 auprès d’un échantillon franchement pas très très représentatif composé de 3,5 interrogés.

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