Estelle, SVE en Roumanie

Bonjour à tous, je m’appelle Estelle et je suis volontaire française depuis début avril, dans un petit village de Roumanie, Izvoarele. Ayant eu 25 ans cette année, il n’est jamais trop tard pour partir et faire ce dont on rêve… J’ai tout quitté pour l’expérience d’un Service Volontaire Européen qui m’apportera beaucoup plus que je ne le pense pendant ces 9 mois de mobilité.

L’association avec laquelle je travaille, Curba de Cultura, aide au développement culturel de la jeunesse dans la commune où elle se situe. En relation avec les écoles des villages aux alentours et des jeunes volontaires locaux, nous organisons des activités intérieures et extérieures, des cours de langues (français et anglais), des soirées cinéma et différents workshop en fonction des intérêts de chacun.

Lorsque je suis arrivée à l’aéroport de Bucarest, j’étais un peu perdue, la langue parlée autour de moi et écrite sur les panneaux était inconnue et je ne comprenais pas grand chose. Heureusement, mon coordinateur m’attendait à l’aéroport et l’accueil a été aussi chaleureux que ce qu’on m’avait raconté en France. Puis, je suis arrivée à l’association, la deuxième coordinatrice m’a accueilli avec autant de gentillesse, et tous deux m’ont aidé à me sentir chez moi. Étant seule volontaire pour le moment, je partage la maison où l’association se situe et avec les coordinateurs.

Autour de moi, on parlait roumain et de temps en temps anglais. Une situation pas tous les jours faciles à suivre mais au fur et à mesure, l’oreille se fait et reconnaît certains mots ou expressions. Je n’osais pas forcément parler non plus parce que mon anglais est approximatif, alors la communication n’était pas évidente, je ne trouvais pas toujours les mots pour m’exprimer et restais un peu en retrait.

La première rencontre avec des volontaires locaux, avec qui je vais travailler pendant 9 mois, a été timide avec très peu de conversation en anglais, ils ont vite repris leur discussion en roumain. Puis la deuxième, un peu différente, ayant l’impression de vouloir en savoir plus mais sans oser me parler. Les deux fois je suis restée avec eux à les écouter discuter en roumain, rire et organiser une chasse aux trésors. Il n’y a que comme ça que l’on peut s’habituer à une langue inconnue, l’écouter et observer.

Je reviens de ma semaine On Arrival Training, dans la ville de Sinaia, où tous les volontaires de Roumanie se rassemblent pour se rencontrer, échanger, découvrir notre rôle de volontaire et se faire des contacts partout dans le pays pour voyager et visiter plus facilement. Cette semaine de formation est un élément déclencheur dans la vie d’un volontaire car elle permet de gagner en confiance en soi avec les différentes sessions de formation mais aussi de se dire que beaucoup sont dans la même situation et qu’il est possible de s’intégrer et de s’adapter dans un nouveau pays.

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