Léa, actuellement en mission SVE – Géorgie

Léa est partie en Service Volontaire Européen en Géorgie en août dernier, et y travaille actuellement. Elle nous a livré ses premières impressions ‘à chaud’ sur son arrivée dans l’association géorgienne qui l’accueille, pour donner envie de « se lancer » aux jeunes qui ne sont a priori pas rassurés de partir en mission de volontariat à l’étranger.

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Ce qu’elle nous dit est qu’une fois prise la décision de partir, on est effectivement en route vers l’inconnu pour une expérience unique, mais que le dispositif SVE mis en place par l’Adice (préparation à la mobilité, sélection des associations partenaires d’accueil, logement, suivi régulier, bourse etc.) lui permet de profiter complètement de son expérience de mobilité en toute sécurité.

On vous laisse découvrir son témoignage:

Comment s’est passée ton intégration?

« Mon intégration au sein de l’équipe se passe bien. Les trois membres permanents de l’équipe sont très sympathiques, et me donnent plein d’informations et de conseils sur la société géorgienne. Je m’entends particulièrement bien avec ma tutrice, ancienne volontaire, avec qui je passe beaucoup de temps hors travail. J’ai également deux collègues-SVE turques avec qui ça se passe très bien. »

Où vis-tu?

promotion-merkuri« Je suis hébergée chez l’habitant, dans une famille composée d’une grand-mère et de sa petite fille. J’ai beaucoup de chance d’être dans cette famille très sympathique : on m’a par exemple invitée aux repas de famille. Dans le logement, je dispose d’équipements en assez bon état, dans un pays où beaucoup de choses fonctionnent mal. J’ai une assez grande chambre à l’étage dans une grande maison et suis la seule à occuper le premier étage. C’est l’association d’accueil qui a organisé tout ça avant mon arrivée, et qui s’occupe du loyer. »

Comment t’en sors-tu avec la langue locale?

« La langue de référence pour communiquer dans l‘équipe de l’association est l’anglais, mais je peux également parler russe avec les russophones. Je suis également des cours de langue géorgienne, ainsi que de langue turque, qui me sont dispensés par quelqu’un de l’association. »

Au niveau argent?

« Bien que la somme allouée puisse paraître faible pour certains, la bourse que je reçois est plus importante que les retraites mensuelles versées par l’Etat géorgien ! Je ne m’en plains pas du tout, et j’avais mis suffisamment d’économies de côté avant de partir. »

Quelles sont tes activités au sein du projet?

« Nous sommes très libres dans l’association, et n’avons pas de planning défini. Je n’avais pas de projet défini avec une seule et grande mission. Ainsi, il est nécessaire de prendre des initiatives au sein de Merkuri pour réaliser des activités et proposer des projets.
De plus, les Géorgiens ont un rapport au travail très différent par rapport aux Français. Disons que les choses prévues sont on-arrival-trainingsouvent modifiées, parfois à la dernière minute, que les projets mettent du temps à s’organiser. Il s’agit en tout cas d’une question culturelle, à laquelle il faut également s’adapter.

Dès mon arrivée, j’ai pris part la première semaine à l’Ecole d’été pour enfants. Je m’occupe de la mise à jour des réseaux sociaux en anglais, ainsi que de la rédaction du bulletin d’activités de l’association.

J’étais également en charge de l’encadrement du groupe de volontaires turcs, au sein de l’association mais également en dehors: conseils, traductions, aide au quotidien, etc. J’ai de plus participé à la promotion et à la préparation du festival culturel. »

Ton séminaire SVE d’arrivée, utile?

« J’ai participé au séminaire d’arrivée pour les SVE : c’était très intéressant et j’ai pu y rencontrer des volontaires très sympathiques ainsi que des coordinateurs SVE, qui suivaient une formation en même temps que nous. Nous avons fêté ensemble les 20 ans du SVE à Batoumi, en Géorgie. »

Sur la découverte culturelle…

« Je pense qu’on peut qualifier la conduite à la géorgienne de découverte : elle est absolument folle, qu’il s’agisse de doubler à gauche et à droite, de faire des demi-tours au milieu de route, de ne pas s’arrêter pour les piétons, …

Sinon, en ce qui concerne la nourriture, j’adore manger géorgien!

Je me sens parfaitement à l’aise à Zougdidi. Il y a bien évidemment des différences culturelles, notamment en ce qui concerne les relations hommes-femmes, ainsi que la vision de la famille.

Il s’agit d’une ville de 40 000 habitants, mais c’est en réalité un grand village, où tout le monde se connaît. Ainsi, de nombreuses personnes savent que des volontaires turques et françaises habitent à Zougdidi. Comme dans tout village, les gens parlent beaucoup ; de plus, ils posent des questions qui seraient considérées comme personnelles en France très rapidement. C’est assez compliqué d’avoir une vie privée ; je me demande même si cette notion existe ici !

La Géorgie est un magnifique pays, qui offre plein de choses à visiter. Les Géorgiens sont très sympathiques. Bref, je me sens bien ici !! »

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On pourra suivre la mission de Léa tout au long de l’année 2017.