Sara, Service Volontaire Européen, Grèce

J’ai décidé de partir en Service Volontaire Européen parce que je me sentais complètement perdue et livrée à moi-même sans projet concret ni rêve qui me motive à aller de l’avant. Je me sentais souvent mélancolique sans raison apparente ; j’avais l’impression que mes études en mode ne correspondaient à aucune aspiration profonde. Alors j’ai décidé de prendre le temps. Un temps dont j’avais réellement besoin puisque de toute façon, la scolarité et le monde du travail en général n’avaient plus grand sens pour moi.

Service Volontaire Européen

Après quelques recherches ainsi que des rencontres, j’ai compris que ce départ pour un SVE serait déterminant. Je n’attendais plus que ça : partir.

Me voilà maintenant en Grèce depuis un an déjà… le temps passe vite, pourtant j’ai l’impression d’avoir bien plus expérimenté ici qu’à Lille, ma ville. C’est peut-être ça aussi l’idée non ? Expérimenter. Se dépasser. Elargir ses horizons. Rencontrer. C’est ce que j’ai appris durant mon année en Grèce. Aujourd’hui je me sens moins effrayée par le futur. Le plus important c’est d’avancer, même si je ne sais pas où exactement, je compte bien aller de l’avant. Je n’ai jamais eu autant envie d’explorer le monde et moi-même qu’aujourd’hui et cela, je sais que je le dois à mon expérience ici.

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Tenter de faire ce qu’on n’a jamais fait avant est le meilleur moyen de se rendre compte de son potentiel et ses propres faiblesses. Je n’avais aucune expérience avec les chevaux avant de venir en Grèce, et voilà que j’assiste un couple d’équithérapeutes. Je n’ai jamais travaillé dans le secteur social, et voilà que je passe du temps en tant que bénévole dans un centre pour personne en situation de handicap. Je n’ai jamais fait d’études pour enseigner le français, et pourtant je l’ai fait, ici, à Kalamata. Je n’ai jamais fait d’études dans l’événementiel et j’organise un événement social un jour avant mon départ pour la France. C’est fou quand on y pense tout ce que l’on peut faire quand on est là où on se sent bien, là où on rencontre des gens qui nous montrent que c’est possible, il suffit de passer à l’acte.

Je m’en vais dans une semaine. On revient sur terre, à Lille. Mais j’ai bien l’intention de garder en moi ce que j’ai appris ici.  J’aimerais devenir une psychomotricienne concernée par ce qui l’entoure, désireuse de s’améliorer au contact de ceux qui n’ont pas eu peur d’expérimenter,  en voyageant ici et là,  peu importe la destination.

Sara

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