Les Jeunes Ambassadeurs 2016 témoignent

Les Jeunes Ambassadeurs 2016 débattent ensemble de ce qu’ils ont pensé du séjour de 2 semaines à Washington, et réfléchissent déjà à l’impact qu’aura cette expérience sur leur vie associative.

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‘Exercice de communication politique avec un diplomate’

[Les visites de la première semaine]

Medhi : « Pendant les JA, l’avantage c’est qu’on a tout vécu de l’intérieur, ça n’était plus des profs qui nous apprenait des choses, on les a expérimentés. »

Moukadim : « On a visité les mémoriaux d’Iwo Jima, de Lincoln, Jefferson, les Archives Nationales, la Maison Blanche, les musées de la Smithsonian Insitution, Le Département d’Etat, le Capitol… J’y ai aussi appris beaucoup de choses sur l’histoire des Etats Unis, l’histoire de la démocratie. »

Lyna : « La première semaine m’a apportée énormément au niveau personnel. Je suis sortie de ma bulle « réseaux sociaux », ça fait du bien. Les rencontres avec les diplomates étaient très intéressantes, ça n’est pas parce qu’on était jeunes qu’ils ne nous ont pas pris au sérieux, ils s’intéressaient à ce qu’on disait. »

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[L’engagement associatif français et le community service américain]

Mehdi : « En France, j’aide les personnes âgées dans les maisons de retraite ; ce que j’ai fait à la Sheperds’ Table [équivalent américain des restos du Cœur] pendant le community service, c’était un peu la même chose, mais avec des « lunettes » différentes, vu d’un œil neuf. En Amérique, on est beaucoup plus proche des gens, beaucoup plus de monde s’engage. Ca contribue à forger ma passion pour l’aide à la personne.
Je me fiche de savoir où j’ai envie de m’investir et agir, chez moi ou chez les autres peu importe, tant que je peux être utile. A l’étranger effectivement l’échange interculturel fait qu’on apprend beaucoup, et que les personnes apprennent aussi beaucoup de nous ».

Sihem : « J’ai réalisé que le côté excitant, exotique de l’engagement associatif qu’on a découvert ici, il pouvait aussi exister en France chez moi. Ça n’est pas la question de savoir où on s’engage, mais le ressenti que j’ai eu à m’engager ici m’a fait comprendre que c’est important pour moi de me sentir utile, de rendre des gens heureux. Je préfère même m’engager dans ma ville, je pourrais être plus efficace là-bas parce que je connais déjà ».

Giacomo : « L’élément que je retiens de ma participation au programme, c’est la rencontre avec les diplomates américains hauts placés, c’est quelque chose que je n’aurais jamais pu vivre sans le programme. J’ai compris qu’il y a deux côtés dans l’engagement associatif, le côté institutionnel et le côté plus proche des gens. Les deux sont complémentaires.

Lyna : « L’expérience de community service m’a montré qu’on peut être utile en faisant très peu de choses. Franchement j’ai juste épluché des légumes [rires], mais les gens souriaient quand on leur tendait les plateaux, et ça c’est quelque chose ! »

Moukadim : « Ce que j’ai le plus apprécié, ça a été le community service, d’avoir rencontré les gens et de voir qu’une petite action de quelques heures peut changer la journée des gens. En plus, c’est quand même bien organisé ici, c’est très valorisé et valorisant de savoir que l’Etat et tes études te poussent à avoir un engagement associatif et reconnaissent son importance ».

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[Accueil dans les lycées et les familles US la deuxième semaine]

Giacomo : « La deuxième semaine était bien pour le fait qu’on vivait comme des américains, je les ai trouvé très aimables, sympathiques. Ce qui est fou ici c’est que tout le monde parle la même langue et semble partager la même culture, alors qu’en réalité ils viennent du Vietnam, d’El Salvador, du Mexique… Tous ces gens sont réunis, c’est un pays qui a réussi la mixité sociale. »

Medhi : « Plus j’accumule des expériences, plus je peux faire des comparaisons, et ça va me pousser à faire de plus en plus de voyage. Ici on a dû s’adapter aux familles d’accueil, ça nous a chamboulés, mais c’est intéressant, rien n’est similaire et pourtant rien n’est vraiment différent, on peut toujours comprendre ce qu’il se passe. »

Grâce-Noëlla : « La deuxième semaine, je n’ai pas compris. On est ambassadeurs de l’engagement associatif, on aurait pu aller dans des associations, voir des responsables associatifs. Je me suis ennuyée dans les cours. Ça n’est pas le même programme éducatif, pas la même année de cours parfois, heureusement qu’il y avait quelques activités organisées. »

Moukadim : « La deuxième semaine m’a semblé plus détendue, on rencontre plus concrètement les américains, après avoir vu surtout le côté institutionnel. Moi qui suis un peu timide, ici je me sens plus à l’aise qu’en France, les gens sont plus ouverts, intéressés. »

[Esprit du collectif, importance du groupe]

Lyna : « Le groupe a été un élément moteur, on a tous des personnalités différentes et je pense qu’on a tous appris les uns des autres, et aussi appris à vivre au milieu de gens aussi différents. On a beaucoup échangé sur tous les sujets possibles et imaginables [parfois jusqu’à tard dans la nuit]. »

Sihem : « J’ai adoré l’esprit du collectif  dans le programme ; on savait pourquoi on était là et ça nous a porté à partager sur nos ressentis, nos expériences, tout en profitant beaucoup. »

Giacomo : « Le groupe était super, maintenant on a des contacts dans toute la France ! »

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 [Réflexions d’avenir] :

Moukadim : « A l’ avenir, je veux faire d’autres projets de mobilité pour découvrir d’autres personnes, d’autres villes, d’autres régions, j’ai envie de vivre beaucoup plus d’expérience comme ça. Ce voyage m’a aidé à vaincre ma timidité. »

Giacomo : « Tout ça m’a donné envie de voir d’autres pays, vivre d’autres expériences de mobilité. C’était amazing ! »

Grâce-Noëlla : « J’ai été un peu déçu par les Etats-Unis, honnêtement, ça n’était pas du tout comme on peut l’imaginer, le côté grandiloquent. J’ai envie de me recentrer sur l’Europe, de promouvoir la mobilité européenne. »

Sihem : « Des expériences de mobilité, je veux bien en refaire mais pas trop longtemps, deux semaines pas plus, après c’est trop et je suis triste. Je suis trop attachée à mes habitudes. Ça a été une expérience qui restera gravée à vie dans ma tête. »

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