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Alice, service civique au Maroc

« Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée »

Je suis Alice, j’ai 24 ans et depuis toute petite j’ai toujours eu envie de partir faire une session de bénévolat à l’étranger. Avec un entourage assez craintif face à l’inconnu, je me devais de partir avec un organisme sérieux et si ce dernier était en plus reconnu c’était le jackpot ! Le service civique était un bon compromis, je suis donc partie 6 mois au sud du Maroc à 19km de Guelmim pour travailler dans une Association qui lutte contre la désertification.

 

Je voulais réaliser un service civique en lien avec le développement dans un domaine agricole responsable, ce qui me permettrait de poursuivre dès mon retour en France.

Je suis arrivée début Juillet dans un petit oasis de 50 habitants situé à la porte du désert, avec pour seul objectif : découvrir à la fois la permaculture et aussi une nouvelle culture, celle qui m’attendait en bas chez moi mais qui était pourtant si étrangère à la mienne.

Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée:

-plantation d’arbres dans la région
-création de 20 parcelles puis plantation et entretien de ces parcelles
– création d’un petit bassin d’irrigation
– entretien des plantes mais aussi de leurs systèmes d’irrigation
– soutien scolaire auprès des enfants ados du village une fois par semaine….

Tout était nouveau pour moi, je sortais d’étude de commerce et le rythme a été très difficile à prendre. En plus de la fatigue physique, j’ai dû subir chaque matin pendant environ 3 mois les diarrhées, la chaleur, les puces ….

Le premier de mes problèmes a été la solitude : j’ai passé un mois seule dans une immense maison face à cette culture et cette nature infinie… heureusement l’ADICE a été au top pour calmer tout ça !

Mon tuteur m’avait prévenu qu’il ne laisse jamais seule leurs bénévoles très longtemps (de peur d’abandon peut être).

Un mois après deux colocataires allemandes arrivent …..et avec leur arrivée l’expérience a changé, elle a pris du sens, elle s’est accélérée, elle est devenue très vite jouissive : des road trip arrivent, repartent, des potes de France viennent passer quelques semaines de vacances, d’autres colocs arrivent : tout s’accélère, les habitudes, les habitants tout se met en symbiose…. Et le départ arrive déjà : alors on prend le temps de vivre, d’apprécier chaque tajine, chaque rigolade avec les enfants, on prévoit les derniers week-end entre colocataires… le retour

Depuis mon retour en France, j’ai réalisé que je me devais de continuer à travailler dans le domaine agricole et de le terre, je n’ai pas reçu assez de connaissances sur ce domaine donc je vais participer à une formation dans ma région. Je suis très fière d’avoir pris le risque de partir pour une longue période, de sortir de ma zone de confort et cela m’a beaucoup apporté. J’ai rencontré des personnes fabuleuses, ouvertes d’esprit, de toute origine : ça fait énormément de bien surtout quand on voit le contexte actuel dans lequel nous vivons …. J’ai été comme coupée du monde dans un petit Oasis de bonheur, une expérience très enrichissante, immergée dans une culture qui m’a beaucoup apportée. Je vous remercie beaucoup de nous donner l’occasion de vivre de telles expériences.