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Jacobo, EU Aid Volunteer au Kenya

"J'ai appris beaucoup de choses grâce à mon volontariat [...] vous pouvez découvrir de grandes opportunités dans les nouvelles situations que la vie met devant vous."

La vie prend des tournants inattendus. Parfois nous y sommes préparés et parfois nous devons nous adapter rapidement pour continuer à faire face aux nouvelles situations qui nous sont présentées. Le volontariat, dans un contexte aussi différent que celui de l’Afrique, est sans aucun doute l’une de ces situations. C’est à la fois passionnant et stimulant. Dans ce cas, les changements sont très importants : la nourriture, le confort de la maison (se doucher avec des seaux d’eau froide, laver ses vêtements à la main, ne pas avoir l’électricité pendant des jours, ne pas avoir l’eau courante, etc.), être regardé et salué par beaucoup de gens comme si vous étiez quelqu’un de célèbre, se voir demander de l’argent, ne pas comprendre la langue, etc. Chaque nouvelle circonstance suscite en vous quelque chose qui vous fait réfléchir, mais le mieux, c’est que tout a sa leçon positive si vous savez la chercher.
J’ai appris beaucoup de choses grâce à mon volontariat, mais si je dois garder quelque chose pour moi, c’est que vous pouvez découvrir de grandes opportunités dans les nouvelles situations que la vie met devant vous.

Laissez-moi vous expliquer : je suis infirmier, et mon travail consiste essentiellement à soigner les patients, à administrer des vaccins, à faire des analyses sanguines, etc. mais ici, j’ai dû m’adapter au contexte et aux besoins et cela a été une découverte précieuse. Le Kenya a de grands professionnels de la santé, et cela n’a pas de sens que je vienne faire le même travail qu’ils savent parfaitement faire. En réfléchissant à la manière de faire un travail plus durable et à fort impact, le chiffre des CHV (Community Health Volunteers) est apparu, des personnes qui collaborent avec les centres de santé pour identifier les cas des différentes maladies dans leurs communautés, et les référer à la clinique ou à l’hôpital pour les cas graves. Mais ce ne sont pas des professionnels de la santé, ce ne sont que des bénévoles qui veulent contribuer à l’amélioration de leur communauté. J’ai donc décidé de leur apporter mon soutien, en me concentrant sur la formation à la prévention des maladies courantes et la promotion de bonnes habitudes de santé. Ils auraient une formation, afin de pouvoir enseigner à leurs voisins dans leurs communautés et leur donner les moyens d’agir sur leur santé.

Mon agréable surprise a été que sous la peau d’un infirmier, il y a aussi un enseignant. Grâce à l’intérêt des VHC, l’expérience a été très positive et m’a fait repenser à mon avenir en tant qu’infirmier potentiellement en éducation à la santé. Je crois de plus en plus que la connaissance est un pouvoir et que la voie de l’éducation est l’une des meilleures choses dans lesquelles on puisse investir pour donner aux gens les moyens de se prendre en charge et de prendre leur santé en main. J’ai dû m’adapter aux nouvelles circonstances de travail, je me suis amusé et j’ai découvert une vocation que je ne connaissais pas.

En plus de cette grande expérience, j’emporte avec moi un grand cadeau.