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Michaela, EU Aid Volunteer au Népal

"Qu'il s'agisse d'interviewer des volontaires, d'apprendre à les connaître au cours du processus d'intégration ou de les soutenir dans leur placement, j'aime toujours apprendre quelque chose de nouveau sur les gens. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai choisi ma carrière dans la gestion des volontaires."

Cela fait maintenant 6 mois que j’ai commencé à faire du volontariat avec l’organisation Volunteers Initiative Nepal (VIN) et beaucoup de choses se sont passées au cours des trois derniers mois de mon déploiement (début de l’année 2020).

Jusqu’à présent, j’ai travaillé à la révision du contenu, à la rédaction d’une politique et d’une stratégie de volontariat, au mentorat des coordinateurs de volontaires ainsi qu’à l’aide apportée à l’organisation pour les présentations sur les avantages du volontariat. Mais ensuite, la pandémie de coronavirus s’est produite et cela a eu un impact important sur le nombre de volontaires qui ont annulé leur stage au Volunteer Initiative Nepal (VIN) et sur le nombre de volontaires qui ont essayé de rentrer chez eux depuis le confinement de mars. J’ai également été rapatriée, mon projet de gestion des volontaires étant suspendu jusqu’à nouvel ordre, mais je suis très heureux de ce que j’ai accompli jusqu’à présent.
Le confinement au Népal, mais aussi au Royaume-Uni, où je vis, m’a donné le temps de réfléchir et d’évoquer les derniers mois au Népal avec l’organisation VIN.
Entre janvier et mars, j’ai été très occupée car je soutenais l’équipe de volontaires de VIN, Dinesh, Diwakar et Subheksya, d’autres ONG sur place, dans la rédaction de leur rapport annuel pour 2019. C’était une excellente occasion de revenir sur 2019, de réfléchir à ce qui s’est bien passé et d’identifier certains domaines d’amélioration. J’ai vraiment apprécié de lire les commentaires des volontaires, de rassembler les statistiques et de travailler avec l’équipe de volontaires pour choisir les études de cas. J’ai également réussi à apporter quelques idées sur les graphiques des sections sur le volontariat, en particulier la carte d’où viennent les volontaires. Il était alors temps de regarder vers l’avenir et de continuer à planifier pour 2020 afin de s’assurer que les volontaires soient en sécurité, soutenus et qu’ils bénéficient de la meilleure expérience possible. Évidemment, c’était avant que le coronavirus ne s’implante dans le monde entier !

Pour l’organisation VIN, les volontaires sont la clé du succès de chaque programme. C’est une priorité dans mon déploiement d’aider l’organisation à revoir le recrutement des volontaires nationaux et internationaux. Il s’agissait notamment d’aider les équipes à déterminer le nombre de volontaires nécessaires, le mois et la durée de leur mission. Avec l’équipe de volontaires et les responsables de projet, ainsi qu’avec la direction générale, j’ai dirigé une réunion pour veiller à ce que nous établissions un calendrier trimestriel pour l’année afin d’assurer la continuité et d’avoir le plus grand impact possible sur les communautés. Ce travail a ensuite été traduit dans une feuille de calcul, qui a permis de répertorier les volontaires par rôle, par projet et par durée de volontariat.

Cette représentation visuelle a montré où se trouvaient les lacunes et a été intégrée dans le plan de communication, afin de garantir que les rôles publicitaires soient opportuns et planifiés. Parallèlement au recrutement de volontaires internationaux, cette feuille de calcul aide VIN à recruter également des volontaires locaux, car le nombre de volontaires peut être estimé et prévu de manière plus efficace.
Je suis conscient que le coronavirus a eu un effet majeur sur l’organisation VIN, surtout parce que les volontaires internationaux sont leur principale source de revenus. Mais j’espère qu’une fois que le coronavirus sera passé et que les gens pourront à nouveau faire du bénévolat à l’étranger, ce travail aidera l’organisation à donner la priorité au recrutement de futurs bénévoles.

Ces derniers mois, j’ai vécu deux autres moments forts. J’ai organisé et animé une session de formation pour les membres du personnel de VIN sur les meilleures pratiques en matière de gestion des volontaires dans un contexte interculturel. Il s’agissait notamment d’explorer la manière dont l’organisation travaille en équipe pour recruter, soutenir et quitter les volontaires nationaux et internationaux. La session s’est principalement concentrée sur la sensibilisation et la communication interculturelles, un élément crucial lorsqu’on travaille avec des volontaires du monde entier. Le fait d’être conscient que la culture et les styles de communication sont liés, ainsi que les différentes préférences personnelles sur la façon de communiquer, a permis à l’organisation de réfléchir à ce qui peut être fait mieux ou différemment lorsqu’elle travaille avec des volontaires. En même temps, on m’a demandé de revoir l’initiation des volontaires internationaux à moyen et long terme. Le retour d’information a montré que les volontaires apprécient l’initiation, mais qu’elle peut gagner à être plus interactive.
Comme mentionné précédemment, la communication interculturelle est une chose qui m’intéresse beaucoup. Et même si VIN a organisé une session sur les conseils culturels dans le processus d’intégration des volontaires, l’équipe de volontaires et moi-même avons tenu à la rendre plus équilibrée et à faire participer les volontaires nationaux et internationaux ensemble pour la première fois. J’ai donc pu créer une session de sensibilisation et de communication interculturelle pour tous les volontaires dont s’occupe VIN, leur donnant à tous la possibilité de travailler ensemble, d’apprendre ensemble et d’explorer leurs propres perceptions de la culture et de la communication dans le cadre d’une session de formation. Les volontaires se sont vraiment engagés dans l’atelier en donnant de nombreux exemples de mauvaise communication, mais aussi en reconnaissant leurs propres influences culturelles sur la façon dont ils communiquent avec les autres, ce qui a aidé le groupe à se rapprocher et à mieux collaborer en tant qu’équipe.
L’idée était de prendre conscience que lorsque nous travaillons avec des personnes du monde entier, nous devons trouver un moyen commun de transmettre l’information plus efficacement, de manière amicale et accessible. Je vous recommande vivement la lecture de The Culture Map d’Erin Meyer qui explore ces idées de manière très détaillée.
C’était vraiment agréable de voir des volontaires nationaux et internationaux être initiés ensemble et travailler ensemble aussi bien. Le rôle des volontaires nationaux est quelque chose sur lequel VIN souhaite vraiment se concentrer davantage. J’espérais y consacrer un peu de temps au cours des deux derniers mois de mon déploiement, mais en raison du rapatriement, cet élément de mes tâches est encore incomplet.
Cependant, c’était vraiment passionnant de travailler en étroite collaboration avec le Dr. Laxmi, responsable du programme de VIN, pour recruter, sélectionner et intégrer trois nouveaux stagiaires nationaux en février : Dev, Manzil et Sandhya. Le rôle des stagiaires était de soutenir les nouveaux EUAV dans leurs fonctions, à savoir la protection de l’environnement, l’autonomisation des femmes et le développement basé sur la communication.

Le recrutement de nouveaux stagiaires et volontaires est arrivé à point nommé, car il nous a permis de célébrer Holi (fête des couleurs hindoue) ensemble, ce qui était très amusant !
Qu’il s’agisse d’interviewer des volontaires, d’apprendre à les connaître au cours du processus d’intégration ou de les soutenir dans leur placement, j’aime toujours apprendre quelque chose de nouveau sur les gens. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi ma carrière dans la gestion des volontaires. Je trouve les gens intéressants et je suis fascinée par le fait que, indépendamment du pays d’origine, ce qui les lie est le fait de partager le désir d’apprendre ensemble et d’avoir un impact. Je suis très consciente et privilégiée de faire partie de la vie de certains bénévoles, même si ce n’est que pour une courte période.
Et maintenant que je suis rapatriée et que je m’intègre à nouveau dans une nouvelle routine, j’ai été touchée par l’impact que tous les volontaires ont eu les uns sur les autres. C’est agréable de voir les EUAV, les volontaires et le personnel de VIN, se soucier du bien-être des uns et des autres et nouer de nouvelles amitiés dans le monde entier. Enfin, j’aimerais remercier l’ADICE pour son soutien et pour avoir assuré ma sécurité pendant cette pandémie de coronavirus. C’était une décision difficile de mettre mon projet en pause, mais c’était la bonne.
Je me suis sentie très triste de quitter mes collègues de VIN. Ils m’ont fait sentir incroyablement bienvenue et intégrée à l’équipe. J’admire vraiment leur passion, leur travail acharné et leur engagement à soutenir les communautés marginalisées. J’ai aussi l’impression d’avoir encore des projets inachevés et des affaires en cours, mais j’ai été très touchée par les paroles aimables de Bhupi, le président fondateur de VIN, lorsque je suis partie, car nous avions travaillé en étroite collaboration au cours des six derniers mois. J’ai également été touché par le fait que VIN ait organisé une cérémonie d’adieu de dernière minute pour moi et j’ai vraiment hâte de les revoir à l’avenir.
Pour en savoir plus sur l’oragnisation VIN, veuillez suivre ce lien : www.volunteersinitiativenepal.org