Charlène, Service Civique International, Inde

Je m’appelle Charlène, j’ai 24 ans et j’effectue un Service Civique avec l’ONG Jeevan Rekha Parishad en Inde, à Bhubaneswar, dans la région de l’Orissa pour une durée de 6 mois.

 

Depuis que je suis jeune, j’ai toujours désiré deux choses, voyager et aider les gens en menant des actions humanitaires. Le service civique était pour moi l’occasion de réaliser ces deux volontés. Partir dans un autre pays, m’adapter à la culture et apporter de ma personne sur le terrain était un rêve de jeune fille. Je peux dire que je ne suis pas déçue, au contraire, je suis la plus heureuse !

Les activités de la structure étaient multiples et j’ai pu réaliser différentes missions comme animer des cours éducatifs, auprès d’enfants âgés de 2 à 17 ans principalement, ainsi que des moments ludiques dans deux bidonvilles, Banafulla et Kanchanjagan.  Donner des cours d’anglais en école gouvernementale à Sitanath et des cours de français à l’école de Gurukul. J’ai également participé aux différents évènements en lien avec l’ONG tels que « EarthDay » « WomenDay », « 25 years of JRP »… Enfin, je me suis rendue dans des villages tribaux pour valoriser les actions et les activités de Jeevan Rekha Parishad par la mise en place de toilettes bio, la création de serviettes hygiéniques destinées à la vente et sensibilisation auprès de la population (village, école, bidonville…). En collaboration avec Earth Guardian, j’ai également mené des actions de défense environnementale.

La plus belle action que j’ai pu mener jusqu’ici, avec Simon un volontaire de Pistes Solidaires, et Lauriane, notre mentor français, a été de créer une cagnotte solidaire afin de récolter des fonds pour le petit Sankhar du bidonville de Banafulla. Ce jeune garçon est handicapé et totalement dépendant de sa famille à tout niveau (nourriture, douche, il marche pas, ne parle pas…). Nous avons donc utilisé ces fonds pour lui acheter un fauteuil roulant handicapé avec ceintures de sécurité et coussin de confort afin d’améliorer son quotidien. Grâce aux réseaux sociaux, ces fonds ont été rapidement collectés et utilisés dans une démarche humaine et solidaire.

 En ce qui concerne les difficultés rencontrées, je ne peux pas dire faire face à quelconque difficulté dans la vie quotidienne. Ce sont plutôt, à mon sens, des inconvénients. Si je devais en citer un, je dirais qu’il est pour moi difficile de faire face à la non ponctualité des indiens. Notamment dans le cadre professionnel, car cela compromet parfois les projets que nous décidons de mener, c’était surtout le cas sur un site d’action, à l’école de Gurukul.

Aujourd’hui, je profite de chaque instant et je fais en sorte de ne pas me laisser avoir par le temps. En 6 mois, on pense avoir beaucoup de temps et pouvoir repousser ce que l’on veut faire, mais le temps trop vite et il faut faire les choses dès que l’on en a envie et ne pas attendre le dernier mois.

Par la suite, j’aimerai créer ma propre association dans le domaine de la solidarité et de l’humanitaire, ce qui est un projet en cours de réflexion depuis déjà quelques temps. Cette expérience est donc forcément enrichissante pour voir de nouvelles façons de travailler.

Une citation résumant ce que je pense de cette expérience :

« Chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l’avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d’atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l’homme mène pour un bonheur futur, l’empêchent d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’oeil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. » René Barjavel, Si j’étais Dieu (1976)

Je pourrais mettre une quantité exceptionnelle de photos, mais si vous souhaitez en savoir et en voir plus, je vous invite à consulter mon wordpress :https://www.chrlnsurlescheminsdumonde.wordpress.com

 

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