Collaborer et apprendre au Sénégal : l’engagement d’Anouk pour le projet « Femmes et Coquillages »
Je m’appelle Anouk, j’ai 24 ans, et j’ai récemment vécu une très belle expérience au Sénégal au service du projet « Femmes et Coquillages ». À la fin de mes études en Management international et RSE, attirée par la gestion de projet à impact positif dans un contexte international, l’opportunité d’un Service Civique s’est présentée à la suite d’un échange avec l’ADICE. Après avoir exprimé mes centres d’intérêt, on m’a proposé une mission de neuf mois au Sénégal au sein de l’association ICD Afrique.
Ce programme accompagne des groupements de femmes dans le développement d’activités génératrices de revenus, principalement autour de l’ostréiculture, mais aussi du maraîchage et de l’apiculture afin de diversifier leurs sources de revenus. Avant d’arriver, j’avais du mal à imaginer mon environnement car il y avait peu d’informations sur internet concernant mon lieu de mission, Toubacouta. Mais j’étais profondément inspirée par la mission et l’aperçu que j’avais eu du village.

Une collaboration locale au cœur du delta du Sine-Saloum
Basée dans le village de Toubacouta, j’ai travaillé aux côtés de deux collègues sénégalaises. Ensemble, nous élaborions les activités destinées aux groupements. J’ai proposé des améliorations pour le fonctionnement interne de l’association, produit des supports visuels, initié des rencontres avec des acteurs locaux et organisé un événement de sensibilisation destiné à la population. Nous avons notamment programmé une soirée projection d’un documentaire sur la préservation des richesses locales, suivie d’une matinée de ramassage des déchets autour du stade municipal.
Sur place, j’ai dû composer avec un aspect très différent de ce que j’imaginais : la barrière de la langue. Les bénéficiaires ne savaient pas toujours parler français. Pensant pouvoir davantage animer les ateliers, j’ai été freinée, mais j’ai su réajuster ma posture pour trouver ma place dans l’élaboration stratégique des ateliers et des formations.

L’intégration par le respect des cultures
Pour m’intégrer, je m’étais fixé comme objectif d’apprendre le wolof dès mon arrivée, ainsi que quelques mots de base des autres ethnies du village. C’est un conseil que j’encourage vivement à suivre : cela fait véritablement la différence dans la relation avec les habitants.
Ce Service Civique m’a permis de découvrir un pays d’une grande richesse culturelle et d’acquérir des connaissances techniques qui m’étaient totalement inconnues. J’ai eu la chance de vivre dans un petit village très accueillant, où je me suis rapidement sentie à ma place et où j’ai tissé des liens forts. Pour moi, le Service Civique est avant tout un échange : on reçoit souvent bien plus que l’on ne donne, et il ne s’agit jamais de “venir aider la population”, mais de collaborer, d’apprendre et d’avancer collectivement.

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