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Adrien, SVE en Turquie

"Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres."

Merhaba, salut, je m’appelle Adrien et j’ai soufflé mes 27 bougies en Turquie. Là où j’ai effectué mon service volontaire européen (SVE) et plus précisément à Çanakkale.

La première chose à savoir est que tout est possible en Turquie.

Après ma Licence en Art du spectacle, j’ai commencé à travailler pour acheter mes fournitures de voyage afin de réaliser un projet de tour d’Europe. Puis à mon retour, après 4 mois d’autostop et traversé 11 pays européens, je me suis vraiment intéressé au voyage et j’ai commencé à chercher un projet à l’étranger et m’ouvrir au monde. Je me suis donc tourné vers L’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européenne, l’ADICE, qui au fil des échanges lors d’entretiens ou de mails m’ont proposé un projet social au sein de Koza, l’association pour la jeunesse de Çanakkale (Çanakkale Koza Gençlik Derneği).

Pour être franc je n’avais pas pensé à faire mon SVE en Turquie. Je voulais hors de l’Europe mais pas à la frontière européenne. Mais la Turquie m’a été proposée et j’ai accepté et sans regrets.

Je suis donc parti en février pour mon SVE de 6 mois au sein de Koza qui a le désir de sensibiliser les jeunes pour devenir responsable et prendre conscience de l’environnement et de la société dans laquelle ils vivent, pour devenir actifs et saisir les opportunités qui s’offrent à eux. Son objectif est de contribuer au développement personnel, social et professionnel à travers des activités ou des projets divers et divertissants.

Me voilà depuis quelques jours, et je suis agréablement surpris par temps de chose, l’hospitalité, l’entraide, la générosité… des traits typiques du caractère turc qui font d’eux des personnes plus européennes et plus ouvertes d’esprit que nous même européens.

J’ai donc eu des missions diverses et variées, comme l’accompagnement de personne en situation de handicap à la natation, un travail sur la motricité tout en prenant plaisir à nager. J’ai surtout été surpris par leurs capacités et l’endurance qu’ils ont pu avoir. J’étais épuisé après deux longueurs tandis que nos participants pouvaient continuer à faire 3 fois plus de longueurs sans prendre 5 minutes de repos.

Le retournement de situation était hilarant et ils jouaient réellement le rôle de professeurs tout en voulant élever leur niveau en anglais, un jeu d’échange qui a bien fonctionné. J’ai également eu la mission Aktif Tırtıllar, une mission avec deux projets. Une première partie consacrée à de l’aide aux devoirs avec des enfants locaux. J’essayais tant bien que mal d’être aussi utile que je le pouvais, mais de l’aide au devoir en turc sans pouvoir le parler c’est un défi énorme. Hors mi l’anglais ou j’ai pu me rendre utile, ce projet s’est inversé, et je suis devenu élève alors que ces enfants sont  devenus en quelques sortes mes professeurs de langue turque.

Pour la deuxième partie, elle consistait à améliorer la langue turque pour des enfants migrants venant d’Afghanistan. Finalement, j’étais un peu comme eux, essayant d’apprendre cette langue avec eux grâce aux livres d’apprentissage. Nous nous sommes donc entraidés sur la compréhension et la prononciation des mots à travers de multiples jeux ludiques.

Le nettoyage des rues avec les volontaires de l’association, un beau geste pour la planète qui mène à réfléchir sur nos actions, sur ce que l’on consomme et à changer de petites mauvaises habitudes car les petits ruisseaux font de grandes rivières. J’ai aussi eu des activités de langues, comme mettre en place et animer des cours de français, puis j’ai participé au projet en espagnol, et j’ai pu évoluer en anglais au speaking club, où nous discutions uniquement en anglais sur différents sujets qui amenaient des débats passionnants.

Après 6 mois et avoir quitté ma zone de confort en France pour être dans une zone d’apprentissage et finir par m’y habituer et m’y plaire, il est à nouveau temps de quitter cette zone de confort voir une zone magique pour retourner en France.

Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres. J’ai beaucoup reçu des autres pendant cette aventure. Aller à la rencontre des habitants de mon pays d’accueil, échanger avec des personnes, qui comme moi ont tenté l’aventure internationale et qui m’ont aidé sur le plan social et culturel. Avoir un emploi du temps et créer une routine, visiter le pays autant que je le pouvais…. c’est une liste non exhaustives des choses qui m’ont permis d’apprécier cette expérience.

Et c’est pourquoi je conseillerais à tous les rêveurs,  les âmes vagabondes ou même ceux qui n’osent pas vraiment, de se lancer dans l’aventure du service volontaire européen. Vous risquerez d’être surpris par toutes les rencontres durant un tel projet mais aussi par de nouvelles expériences qui méritent d’être vécues.

Au plus je passais du temps en Turquie au plus je découvrais de nouvelles choses et que les idées reçues de ce pays sont fausses.

Il y a quelques mois je pouvais seulement dire que j’appréciais la Turquie mais maintenant je peux dire que j’aime la Turquie, plus précisément Çanakkale.