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Camille, Service Civique en République de Macédoine du Nord

"Apprendre à lâcher prise. C’est certainement ce que j’ai le plus appris pendant ma mobilité."

Je m’appelle Camille Labbaye, j’ai 22 ans et je termine mon Service Civique de 10 mois à Skopje Macédoine (du Nord, le pays, ni la région grecque ni la salade). Je travaille au sein des ONG VCS-Volunteers Centre Skopje et Дневен Центар за деца на улица (Centre d’accueil de jour pour enfants des rues). L’objectif principal de mon travail est de promouvoir l’intégration sociale, l’égalité, l’éducation non- formelle pour un public varié de bénéficiaires, y compris les jeunes appartenant à des groupes marginalisés (qui ont de ce fait moins d’opportunités).

La décision de partir en volontariat international de long terme a été mûrement réfléchie. J’avais besoin de faire un point, une pause dans mes études, pour confirmer mon projet estudiantin et professionnel. Je rentre avec une idée très précise, une candidature acceptée et pleins de nouveaux projets en tête.

Je travaille comme aide-éducatrice auprès d’enfants en situation d’extrême pauvreté, parfois soumis à travailler dans la rue. Issus de la plus grande communauté Roms d’Europe, ces enfants peuvent être très rapidement en décrochage scolaire. Ma mission est entre autres de les aider dans leurs devoirs (mathématiques, macédonien, anglais, arts plastiques, …). En parallèle, je travaille aussi, avec une belle équipe composée de volontaires européens, sur le magazine VOICES, la préparation et l’animation d’ateliers au sein de lycées ainsi que d’évènements locaux et l’organisation générale de l’activité d’un Youth Center.

 

 

 

Dans ce pays et cette mission, ce qu’il y a de plus riche est cette pluri-culturalité. Plus de 4 nationalités différentes vivent au sein de ce petit pays, avec leur culture, leurs différences, leur accueil, leur convivialité, leur rythme de vie, … Et vivre/travailler au sein de cet environnement, avec d’autres volontaires venant des 4 coins de l’Europe, est très formateur. C’est ce qu’il y a de plus beau, car c’est du partage et de l’apprentissage, avec son lot de malentendus et de quiproquos.

Je ne peux pas résumer ma mobilité juste avec un mot ou une phrase, il y en aurait tellement ! Mais si vous choisissez de partir en mobilité dans les Balkans, vous ne le regretterez pas !