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Maïlys, SVE en Géorgie

"Je me sens plus confiante qu’avant, plus libre, encore plus désireuse de voyager par la suite."

Je m’appelle Maïlys, j’ai 22 ans. Je suis partie en novembre dernier pour un Service Volontaire Européen en Géorgie.

En effet, après avoir eu mon diplôme d’éducatrice spécialisée et avoir travaillé quelques mois dans le Nord de la France, j’ai eu besoin de vivre une aventure à titre personnel avant de m’engager sur le long terme professionnellement. Je voulais me prouver certaines choses en sortant de ma zone de confort et découvrir la vie à l’étranger, faire des rencontres, m’intéresser à de nouvelles cultures, et en apprendre davantage sur moi-même. Quand l’ADICE m’a proposé la Géorgie, je ne savais même pas placer ce pays sur une carte, aujourd’hui, mon expérience géorgienne fait réellement partie de moi.

Je suis donc arrivée à Rustavi (4ème plus grande ville de Géorgie) pour 6 mois de SVE. Je vivais en colocation avec des volontaires lithuaniennes, polonaise, français, allemande, lettons. Ma mission était de travailler pour Georgian Youth for Europe, organisation dédiée à l’éducation populaire pour les jeunes de Rustavi ayant entre 8 et 25 ans, et s’appuyant sur les savoir-faire et centres d’intérêts de ses volontaires. Plus concrètement, nous devions préparer et mener des « clubs », c’est-à-dire des ateliers, ou des événements pour divertir et éduquer la jeunesse de manière non formelle. Ainsi, j’ai animé des clubs théâtre une fois par semaine ainsi que des ateliers d’écriture et des séances de fitness. Avec les autres volontaires et notre coordinatrice, nous avons également organisé des événements comme des cleaning day dans Rustavi, des soirées films ou karaoké, des ateliers écolos, des événements jeux de société, ateliers manuels etc.

La plus grande difficulté rencontrée a été pour moi le petit nombre voire l’absence parfois de participants à mes clubs ou aux événements, ce qui m’a donné le sentiment d’être inutile. Nous avons alors tenté d’améliorer la communication et la promotion et de modifier le programme, mais la fréquentation est restée très aléatoire, comme elle est basée sur la participation volontaire et spontanée des jeunes.

Concernant la Géorgie, j’ai découvert un petit pays plein de charme. J’en ai profité pour le visiter dès que j’en avais l’occasion en faisant du stop notamment. C’est un pays authentique qui n’est pas dénaturé par le tourisme, bien que l’économie du pays en dépende. La vie y est moins chère qu’en France.

J’ai eu un coup de cœur pour sa capitale Tbilisi, et ses paysages magnifiques (montagnes, cascades, parcs nationaux, monastères…). J’ai aussi adoré apprendre un nouvel alphabet et une nouvelle langue. J’ai découvert une culture très croyante, très chaleureuse et accueillante, où la notion de la famille est très importante et où celle du temps l’est peu. Je me suis toujours sentie en sécurité, et j’ai été très curieuse de découvrir leurs traditions ainsi que leur rythme et philosophie de vie. Je trouve aujourd’hui regrettable que la Géorgie et les pays du Caucase soient aussi peu connus ici en Europe de l’Ouest. J’y retournerai dès que j’en aurai l’occasion, sans hésiter, j’ai trouvé en ces lieux une deuxième maison et des amis très proches.

Je suis très fière d’avoir su créer et mener des ateliers en anglais et d’avoir quelques notions de géorgien. Je suis aussi très fière d’avoir su me débrouiller sur place pour voyager un maximum à l’intérieur du pays et d’être allée au contact de la population.

Je suis très heureuse d’avoir maintenant un réseau d’amis européens et de pouvoir partager ce que j’ai vécu. Tout simplement, je suis fière d’avoir su partir alors que ça me semblait difficile au départ.

Je me sens plus confiante qu’avant, plus libre, encore plus désireuse de voyager par la suite. Je me sens aussi plus indépendante. Le SVE aura été pour moi ce que je recherchais, un moyen de prendre confiance en moi et de vivre une expérience personnelle enrichissante. J’ai eu aussi un vrai coup de cœur sur la Géorgie et sa culture.