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Nell, 23 ans, 6 mois en Italie en Stage Professionnel Erasmus+

"Cette expérience enrichira mes nouveaux projets [...] Mais surtout, elle m’a appris à travailler dans un contexte interculturel."

Je m’appelle Nell, j’ai 23 ans, et je suis partie avec l’ADICE dans le cadre d’un stage professionnel en Italie au sein de l’association Zefiro, dans la superbe ville toscane de Lucca pour une période de six mois.

 

Mes tâches ont été très variées : de la gestion de projets européen à la rédaction d’un article scientifique/sociologique dans le but de mieux comprendre le phénomène de décrochage scolaire en Italie ainsi que les situations des personnes possédant un statut de réfugié. Je me suis également chargée de la gestion logistique évènementielle, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’ennuyer!

Nous travaillions toujours en équipe avec mes collègues, Maria et Chiara, ainsi qu’avec le directeur de l’association, Mirco. Le but premier de Zefiro est de donner une seconde chance à des jeunes  ayant entre 15 et 18 ans et n’étant plus dans un cursus académique, ou ayant simplement achevé le collège, le lycée n’étant plus obligatoire à partir de 15 ans. Le public était donc majoritairement des jeunes adolescents qui suivaient les multiples cours que la structure propose : cours de cuisine, de graphisme et de montage vidéo.

 

Pourquoi avoir choisi de faire un stage professionnel ?

Pendant la pandémie, j’ai suivi et achevé une première année de master dans un domaine qui ne me plaisait plus vraiment. Suite aux complications liées à la circulation du virus, je me suis longuement questionnée sur ce que je voulais vraiment faire. Suite à une expérience de bénévolat avec les personnes migrantes à Dunkerque, j’ai eu un déclic : je veux faire quelque chose qui a un sens. De ce fait, j’ai pris une année sabbatique dans le but de m’enrichir professionnellement à l’étranger, et comme j’avais toujours gardé des flyers de l’Adice « au cas ou », je les ai contacté, et je suis partie !

As-tu rencontré des difficultés ?

La plus grosse difficulté rencontrée a surtout été la gestion évènementielle. Mes collègues et moi avions dû organiser les 10 ans de l’association Yes Forum ainsi qu’un workshop sur un projet européen dans lequel nous étions impliqués. Nous étions en charge de ce workshop car il se déroulait en Italie en même temps que l’événement pour Yes Forum ! Ça a été plus qu’enrichissant, mais ayant toujours eu du mal à gérer mon stress, je me suis vite sentie dépassée avec tous les mails des participants, les demandes particulières pour les hôtels, les factures, les litiges.. Heureusement que nous étions plusieurs à gérer la partie logistique, autrement, je ne sais pas comment je m’en serais sortie !

Ce dont je suis le plus fière, ce sont sûrement les relations que j’ai pu lier au cours de cette expérience avec toutes les personnes que j’ai rencontré dans le contexte professionnel et personnel. J’ai aussi pu apprendre une nouvelle langue (bien que je mélangeais énormément avec l’espagnol). Je suis avant tout, très fière de ce que j’ai pu accomplir grâce à Zefiro.

Cette expérience enrichira mes nouveaux projets car elle a pu me donner un avant-goût des cycles de fonctionnement de la gestion de projet qui sont primordiaux pour travailler dans l’humanitaire. Mais surtout, elle m’a appris à travailler dans un contexte interculturel.

Quelles sont tes anecdotes concernant ta mobilité en Italie ?

J’habitais juste en face d’une boulangerie où – en tant que française je suppose – j’allais (très) régulièrement. Mon premier jour, j’ai voulu gouter à la foccacia. Mais ce que j’ignorais, c’est qu’elle était à base d’huile d’olive, et quand je l’ai mangé avec les gens de mon logement dans la cuisine commune, j’ai bien évidemment mis du beurre à l’intérieur – en tant que française encore – mais je pense que mon geste a dû être perçu comme un « sacrilège » aux yeux de mes colocataires italiens qui m’ont tout de suite demandée pourquoi je faisais ça…

Nel blue dipinto di blu, mon prénom étant la préposition « dans, à l’intérieur de » en italien. Personne ne comprenait comment je m’appelais, et les jeunes de Zefiro m’ont vite donnée ce surnom tiré de la musique italienne la plus connue.

Aujourd’hui, je suis rentrée en France. Je reprends un nouveau master à Lille dans la coopération internationale, afin de me professionnaliser encore plus dans le domaine des migrations grâce au stage et aux connaissances que j’espère acquérir !