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Oser le volontariat rural en Roumanie

Service Civique
Roumanie
8 mois
Curba de Cultura

Hello ! Je suis Valentine et je suis partie en Roumanie, chez Curba de Cultura. Avec d’autres volontaires, nous proposions des activités sportives, éducatives et ludiques dans des centres, bibliothèques ou encore écoles, à des jeunes de communauté rurale. En une phrase, je décrirais mon projet comme un défi humain stimulant où mon rôle était d’apporter de la joie et de l’ouverture à des jeunes qui ont moins accès à ce type d’activités.

 

 

Le grand défi de l’inconnu et de la communication

La barrière de la langue était ma plus grande peur avant de partir. Je partais dans un pays que je ne connaissais pas et où l’anglais n’est pas la langue officielle. Même concernant l’anglais, j’avais peur de ne pas réussir à communiquer, à me faire comprendre et à comprendre les autres.

Mais c’est aussi pour cela que nous partons : pour nous challenger et sortir de notre zone de confort. Je savais qu’il fallait un temps pour s’habituer autant à la vie dans un autre pays, au travail, aux personnes avec qui nous travaillons qu’aux langues. Je savais aussi que, là où j’allais, ils avaient l’habitude de recevoir des volontaires internationaux. Ça m’a donc vraiment rassurée à ce niveau-là.

Au tout début, ma mentor m’a avant tout rassurée. J’ai pu lui poser toutes les questions que je voulais et exprimer ce qui m’inquiétait. J’ai pu alors mieux appréhender mon arrivée dans un pays étranger où je ne connaissais personne. Elle était d’une grande disponibilité ; je pouvais lui envoyer un message ou l’appeler, je savais qu’elle allait répondre. Nous avons même pu nous rencontrer avant mon départ pour parler, apprendre à nous connaître et poser mes premières questions.

 

Du silence au déclic : apprivoiser sa timidité

Au début, j’avais un peu de mal à m’intégrer. Je suis déjà à la base une personne silencieuse ; je participe aux conversations mais je ne suis pas la plus bavarde. Ici, en plus de cela, j’avais peur de parler, peur que mon anglais ne soit pas assez bon pour me faire comprendre et de ne pas comprendre les autres.

Mais le temps a fait son travail. J’ai pris confiance en mes compétences et même si j’ai encore du mal parfois, c’est normal. Nous sommes humains et nous sommes aussi là pour apprendre. J’ai eu ce déclic : « si je ne parle pas, comment je pourrais progresser, me faire comprendre et m’intégrer ? »

 

 

La chaleur humaine au cœur des communautés rurales

La plupart des personnes que j’ai pu rencontrer ici ont été vraiment très accueillantes envers les volontaires internationaux. J’ai deux souvenirs forts en tête.

Le premier est avec la bibliothécaire avec qui nous travaillons quasiment toutes les semaines. Elle a toujours été très ouverte aux activités que nous proposions aux enfants et a constamment été un soutien linguistique entre eux et nous. J’ai appris par la suite qu’elle prenait elle-même des cours d’anglais via mon association d’accueil. C’est une personne qui nous a toujours accueillis avec le sourire, nous aidant et nous proposant du café et des gâteaux. J’ai toujours adoré parler et travailler avec elle !

Le second souvenir est avec une vendeuse d’un magasin de proximité. Dans les communautés rurales, tout le monde se connaît. Les habitants savent donc que leur village accueille des volontaires qui ne parlent pas (ou peu) le roumain. La première fois que nous sommes allées dans son magasin, cette dame a directement compris que nous étions volontaires pour Curba. Elle nous a alors appris quelques mots de roumain et, inversement, elle nous demandait comment dire certains mots en anglais. Elle nous a ensuite expliqué que depuis quelques années, elle essayait d’apprendre l’anglais par elle-même pour pouvoir parler avec les volontaires internationaux. C’était vraiment une belle rencontre !

 

Une fierté retrouvée et un conseil pour l’avenir

Si je pouvais parler à la Valentine d’avant le départ, je lui dirais : « Fonce, crois en toi, tu es capable de le faire ! » Cette simple phrase devrait être dite à toute personne voulant faire un volontariat à l’international. C’est aussi ce que je me répétais, et c’est toujours mon mantra. Grâce à cela, je me suis prouvée à moi-même que, oui, je suis capable de vivre et de travailler seule dans un pays qui n’est pas le mien et dont je ne parle pas la langue. À la fin, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli.

À quelqu’un qui hésite encore à partir, je dirais : nous n’avons qu’une vie, profite de l’opportunité qui s’offre à toi et vis-la à fond. Oui, il peut y avoir des moments de doute, de stress, le manque de la famille et des amis. Mais c’est aussi une incroyable chance de découvrir une nouvelle culture, de travailler avec des personnes d’un peu partout (avec qui, normalement, tu ne travaillerais pas) et de faire de merveilleuses rencontres. Ça te permettra aussi de voyager et de découvrir de nouveaux paysages que tu n’avais peut-être même pas envisagés !

 

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