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Camilia, en stage professionnel, à Chypre dans le domaine de la solidarité

"Je suis très fière qu’on m'ait accordé une telle confiance au sein de l’organisation et qu’on m'ait donné ma chance de prouver de quoi j’étais capable".

Je m’appelle Camilia, j’ai 23 ans et j’ai effectué mon stage VET au sein de l’organisation Cyprus Stop Trafficking à Chypre.

L’organisation se trouve au sein de la capitale, à Nicosie. Elle possède 3 shelters. Le premier qui accueille les femmes victimes du trafic sexuel, le second qui héberge les hommes victimes de trafic du travail et pour finir le dernier dans lequel j’ai effectué la majorité de mon stage, recueille des jeunes mères avec leurs bébés dans l’attente de leur réponse à leur demande d’asile.

J’ai commencé mon stage le 5 juillet 2021 pour une durée de 6 mois.

Durant ma mission, j’ai eu la chance de travailler en équipe avec une assistante sociale qui travaillait au sein de l’organisation depuis 1 an. Elle m’a beaucoup appris et nous avons beaucoup échangé sur notre façon de travailler. Nous avons remarqué que même au sein de l’Union européenne il pouvait y avoir des différences sur le fonctionnement du système d’asile.

Notre rôle était de les accompagner dans les tâches de la vie quotidienne, de leur apporter un soutien moral ou encore de les accompagner dans l’éducation de leurs enfants. A partir du 1er octobre 2021 on m’a confié plus de responsabilités au sein du shelter.

J’ai dû m’adapter et apprendre à travailler seule car jusque-là je n’avais travaillé qu’en équipe. J’ai mis en place des ateliers à thèmes afin de développer et de pousser ces jeunes mères à l’autonomie.

Les ateliers étaient principalement axés sur la vie quotidienne comme par exemple : comment faire ses courses, quelle nourriture donner à mon bébé, le sommeil de bébé, le brossage des dents ou encore l’hygiène.

J’ai rencontré quelques difficultés car les filles n’étaient pas tout le temps « preneuse ». Ça peut se comprendre de par leur parcours de vie et leur jeune âge qui fait que parfois elles sont dans la « rébellion ». Malgré ça, j’ai su m’adapter à ces situations et j’ai essayé de trouver des solutions.

Mon but en venant ici était de voir un autre aspect de mon travail d’éducatrice, je voulais voir d’autres horizons et m’intéresser à ce qu’il pouvait se passer en dehors de la France et de la Belgique.

Je suis très fière qu’on m’ait accordé une telle confiance au sein de l’organisation et qu’on m’ait donné ma chance de prouver de quoi j’étais capable.

Je suis très contente d’avoir eu l’opportunité de vivre cette expérience, j’en ressors grandi aussi bien sûr le plan personnel que professionnel.

Si je devais choisir un mot pour résumer mon expérience je dirai enrichissante, même s’il y en a beaucoup d’autres pour la définir.