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Le volontariat: un outil de renforcement de compétences et de durabilité sur le terrain – Projet HVA

Après 30 mois de mise en œuvre, le 31 mars prochain marquera la fin du projet de déploiement EUAV « Volontaires humanitaires en action : défis et opportunités – HVA ». Un projet qui a été développé dans la continuité du projet de renforcement des capacités HVM. Depuis octobre 2018 ce projet a été un réel succès puisque l’ADICE a pu globalement atteindre tous les objectifs prévus dans le temps, mais en contexte COVID-19.

Le projet HVA comprend dans son ensemble 10 organisations expérimentées, trois partenaires européens et sept partenaires non-européens. Les trois partenaires de l’UE ont travaillé en collaboration étroite avec les organisations d’accueil dans les pays en voie de développement afin de répondre au mieux à leurs besoins et à leurs priorités, donnant au projet une cible claire et des objectifs spécifiques.

Les objectifs du projet HVA ont donc été définit en amont et ont été de :

(1) soutenir sept organisations de pays en voie de développement et leurs bénéficiaires pour renforcer leur projet d’aide humanitaire et développer notamment la résilience grâce au déploiement de 18 volontaires ;

(2) renforcer les capacités de 8 partenaires non-européens et de leurs communautés en matière de gestion de projet et de volontariat, de plaidoyer, d’évaluation d’impact et d’évaluation des besoins ;

(3) diffuser largement les projets des partenaires non-UE et du volontariat (impacts, résultats, besoins…) et le programme EUAV aux niveaux locaux, national et international.

Les volontaires ont été préparés et déployés pour soutenir et partager leur expertise avec les communautés locales dans leurs activités, notamment dans les domaines de l’environnement, de la santé, la nutrition et l’éducation. Également, dans l’accès à l’eau et les droits de l’homme. Ils ont atteint plus de 2.700 bénéficiaires et renforcé leurs capacités organisationnelles dans les projets humanitaires et de développement (gestion de projet, gestion des volontaires, collecte de fonds, communication, partenariat, etc.)

Certains changements ont été apportés et des mesures ont été prises pour des raisons liées à la crise sanitaire actuelle, mais l’objectif global de déployer 18 volontaires et de mettre en œuvre des formations de renforcement des capacités pour soutenir les 7 partenaires hors UE a été atteint.

Pendant le déploiement des volontaires sur le terrain, les organisations d’envoi et d’accueil ont été régulièrement en contact pour assurer la bonne mise en œuvre du projet.  Lorsque cela s’est avéré nécessaire, des modifications ont été apportées afin de garantir au mieux le bien-être des volontaires et leur sécurité. Certains déploiements ont été écourtés et les volontaires rapatriés dans le cadre de COVID-19. D’autres ont continué leurs déploiements en respectant les mesures prises par le pays d’accueil, tandis que d’autres ont continué à travailler à distance.

En ce qui concerne les activités de renforcement des capacités, la construction et l’animation des sessions de formation ont également été bien définies au début du projet, même si certaines d’entre elles ont dû être repensées pour répondre aux sessions en ligne, que le partenariat a dû adapter au contexte de COVID-19.

De plus, les volontaires déployés ont pu appuyer les organisations d’accueils avec des petits projets de microfinancement, conçu et implémenté par les volontaires eux-mêmes en se basant uniquement sur les besoins qui ont identifiés au cours de leur séjour. C’est ainsi que, le projet « Sensibilisation à l’inclusion sociale des groupes vulnérables » a été développé par la volontaire Alexia. Le projet vise en effet, à plaider pour l’inclusion sociale et à garantir l’accès sociale à l’éducation des jeunes vulnérables et de leurs familles en Albanie. Il a été mis en place par le biais de 3 événements de sensibilisations avec plusieurs activités ludiques tels que des séances de jeu éducatif sur l’école mobile, séances d’animation et de dance avec les thèmes de l’éducation. De même, des spectacles de marionnettes informatifs et de divertissants pour les jeunes et notamment des séminaires. Grâce à ce projet, la volontaire Alexia a pu atteindre un nombre total de 167 bénéficiaires qui ont été directement visés par le projet. D’autre part, 245 personnes ont été indirectement atteint par les activités du projet.

Dans la même perspective deux autres volontaires, Martin et Lucia ont formé et collaboré avec des artisanes réfugiées en Turquie dans le but de développer un projet, “Un sourire derrière le masque” pour répondre à la crise du COVID-19 et la prévention de celle-ci. En effet, 2 000 masques réutilisables ont été produit par des femmes réfugiées et distribués par l’organisation d’accueil à tous les bénéficiaires et la communauté locale. Favorisant ainsi l’autonomisation des femmes réfugiées par l’employabilité. Les deux volontaires ont été impliqué de manière égale dans ce projet, Martin a coordonné le projet et Lucia s’est impliquée dans l’étude de marché, la visibilité et la sensibilisation à la prévention. Les volontaires du projet HVA ont participé activement à la sélection finale des masques et à la conception de l’emballage comme aussi à la distribution et au rapport final de ce projet.

Par ailleurs, la volontaire Karolina, qui a été déployée en Géorgie a pu demander un financement, une fois bien installée dans le territoire pour le développement d’un projet qui consiste à améliorer l’éducation psychologique de 48 policiers de la région. Malheureusement, en Géorgie, le système de soutien psychologique n’est pas développé et moins celui pour la police, alors qu’ils sont généralement les premiers à faire face aux crimes, acte de violences et d’accidents.  Le projet de Karolina a eu donc pour objectif d’assurer la réalisation des principes humanitaires dans le travail des policiers avec mes groupes des personnes vulnérables (victimes de violence, enfants, survivants de suicides.). Pour atteindre cet objectif, plusieurs séminaires ont été organisé avec des petits groupes de policiers.

Même si cette dernière année de projet a été marquée par la pandémie du COVID-19 les sept organisations des pays en voie de développement ont exprimé un retour positif sur le renforcement des capacités qui a été mis en œuvre, comme l’impact et l’évaluation, l’évaluation des besoins, la gestion de projet avec les dirigeants communautaires. Elles semblaient être en mesure de valoriser le résultat et de l’utiliser sur le long terme.  En outre, les activités de déploiement auront permis aux volontaires de prendre des responsabilités, ainsi qu’apporter avec eux des nouvelles méthodes, compétences et pratiques dans leur domaine mais aussi dans leur enseignement personnel.