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François, en Corps Européen de Solidarité en Espagne

Je veux embrasser l’incertitude malgré mes peurs. Je m’ouvre aux possibilités qui s’ouvrent à moi.

Je m’appelle François, j’ai 26 ans et j’ai réalisé un volontariat européen durant 8 mois avec l’Adice en Espagne, plus exactement à Frómista.

Frómista, c’est un village de environ 800 habitants qui se situe dans la province de Palencia, en Castille y Léon. Situé sur le chemin français de Compostelle, Frómista est connu pour son église romaine très célèbre. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Espagne, dans beaucoup de villages, la population, en grande partie les jeunes, se rend en ville pour manque de travail ou de services. De fait, mon volontariat consistait à prendre part aux différentes activités proposés par la Casa de cultura ou de la mairie. J’ai effectué un volontariat de 8 mois, bien qu’au départ, je partais pour 6 mois. À ma grande surprise, j’ai souhaité poursuivre mon volontariat.
J’ai donc commencé mon volontariat en aidant à l’escuela de verano, l’équivalent du centre social en France, l’après midi, je travaillais à la piscine, organisant différentes activités ou je me rendais à mes cours d’espagnol. En effet, je ne parlais pas du tout espagnol. Par la suite, après environ deux mois, j’ai commencé à aider à l’office du tourisme étant donné que Frómista est pour différentes raisons, très touristique. J’ai réalisé des interviews pour la radio mais aussi des micros-trottoirs. J’ai travaillé à la maison de retraite et animé des ateliers de lecture facile, mémoire ou stimulation cognitive pour des personnes en situation de handicap. J’ai également pris part à beaucoup d’activités organisé par la mairie et la Casa de cultura, ce fut très enrichissant.

Pourquoi me suis-je engagé dans ce projet ? Premièrement, je souhaite adresser mes remerciements à l’Adice, qui a su cerner ma personnalité et mes attentes. De par la richesse de ce volontariat, sa grande diversité. En effet, je pense que si j’ai pu en retirer autant dans ce dernier, c’est principalement de par toutes les activités que j’ai pu réaliser. Je pense que je ne me serais pas autant épanoui dans un volontariat spécialisé dans une chose, j’aime bien toucher un peu à tout et ne pas me figer dans une chose en particulier. Je souhaitais apporter plus de sens à différents niveaux. J’avais le désir également de vivre une expérience de mobilité.

Les difficultés font partie intégrante du volontariat et les occulter ne serait pas honnête. Me concernant, ma plus grande difficulté fut la gestion de mes émotions, je suis d’ailleurs toujours en apprentissage. Lorsque parfois, je me retrouvais seul en voyage, puisque, presque chaque fin de semaine, je me rendais dans un autre village ou une autre vile, il était parfois non aisé de vivre mes émotions. Lorsque j’ai préparé l’organisation de la feria interculturelle, ce fut compliqué puisque il y eut beaucoup de désistements de dernière minute et nous avons du décaler plusieurs fois en raison de différents motifs. La colocation a été parfois difficile mais je suis très reconnaissant pour cette expérience. Je ressens de la gratitude pour tous les aspects de mon volontariat.
Ce dont je suis le plus fier, en dehors de l’organisation de la féria, c’est justement le fait que j’arrive à accepter davantage mes émotions et à adopter un dialogue interne plus compatissant et bienveillant envers moi-même.
Cette expérience vient enrichir mes futurs projets de par la variété des activités dans laquelle je me suis engagé. J’ai des expérience de terrain en organisation d’activités culturelles, en gestion bibliothécaire, en animation pour les enfants, en radio, en animateur pour personnes âgées et pour personnes en situation de handicap ou ayant des soucis d’apprentissage.
De plus, l’organisation de la Féria interculturelle m’a appris vraiment beaucoup et je suis plus à même de me lancer sur d’autres projets.

Une anecdote ? Un jour, alors qu’il n’y avait pas de transports de Palencia à Frómista et par fierté, j’ai voulu rejoindre EN VÉLO Palencia depuis Valladolid. Pour rentrer à Frómista, j’ai dû faire quasiment 8 kms. Il me restait 9 kms, je n’avançais plus avec le vent contre moi, et j’ai finalement appelé un taxi…! Le lendemain, je ne pouvais plus marcher. 🙂

Mon expérience de mobilité a été un voyage à la fois extérieur et intérieur.
Aujourd’hui, je veux continuer à apprendre de nouvelles compétences, de nouvelles langues, m’investir dans des projets qui ont du sens. Je veux embrasser l’incertitude malgré mes peurs.
J’aimerais refaire une expérience de mobilité mais davantage en rapport avec l’entrepreneuriat. Je m’ouvre aux possibilités qui s’ouvrent à moi.