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Geoffrey, SVE de 6 mois en Turquie

"Ce dont je suis le plus fier est d’avoir su traverser et apprécier ce volontariat. Je pense me connaître un peu plus dorénavant après cette expérience, et c’était là mon principal souhait en partant."

Bonjour,

Je m’appelle Geoffrey, j’ai 27 et j’ai terminé un Service Volontaire Européen (SVE).

Mon SVE s’est effectué, à Antalya, une ville au sud de la Turquie de plus de 2 millions d’habitants, sur la côte méditerranéenne. Il a duré 6 mois, de septembre 2019 à février 2020. Plus précisément, mes missions s’effectuaient au sein de l’université publique d’Antalya, l’université d’Akdeniz. C’est dans cette immense université de plus de 30 000 étudiants que j’ai endossé mon rôle de volontaire. Les missions que j’ai effectuées au travers de mon volontariat ont été d’aider les étudiants de la faculté de tourisme et de gastronomie dans l’apprentissage de notre belle langue, au combien compliquée à apprendre. Pour cela, je me rendais dans les cours de français.

Mon rôle variait, tantôt plus en retrait, assis à côté d’un élève en train de réaliser un exercice de français en essayant de l’aider sans pour autant lui souffler les réponses. Tantôt plus actif, en présentant des Power Point sur le tourisme en France (lieux les plus fréquentés, anecdotes sur les monuments etc.). J’ai aussi eu des présentations ponctuelles dans d’autres cours, dont une a été de présenter les études de psychologie en France, puisque j’ai suivi ce cursus lorsque j’étais étudiant.

 

Je me suis lancé dans un SVE puisque je voulais explorer ma capacité à vivre à l’étranger, loin de mes proches et de mes habitudes ; mais aussi afin apporter mon aide et être au service des autres ; de plus je souhaitais découvrir une autre culture, des mentalités différentes ; et enfin apprendre à communiquer en anglais.

La plus gros difficulté que j’ai eu a été de communiquer avec les personnes en anglais . A mon arrivé en septembre, j’avais un niveau très basique, incapable de dire une seule phrase correctement, mais à la fin de mon SVE, j’étais capable de m’exprimer assez bien et de comprendre la plupart des mes interlocuteurs. Le chemin parcouru pour en arriver à ce résultat a été d’apprendre au travers d’une application presque tous les jours et de tenter de communiquer le plus possible avec mes amis et ma tutrice anglophones.

Ce dont je suis le plus fier est d’avoir su traverser et apprécier ce volontariat. Je pense me connaître un peu plus dorénavant après cette expérience, et c’était là mon principal souhait en partant.

Je pense que cette expérience va m’apporter plus de sérénité dans les interactions sociales que j’aurai ; et une plus value sur le marché de l’emploi, avoir une expérience de 6 mois à l’étranger n’est pas donné à tout le monde.

Anecdote : Ma tutrice (que j’adore) est parfois très tête en l’air. Il était prévu d’aller faire un tennis ensemble à l’université. C’était elle qui avait les raquettes de tennis et les balles dans sa voiture. Le jour J du tennis, sa voiture est amenée au matin au garage pour y rester quelques jours. Elle arrive au bureau et me montre, peu fier d’elle, qu’elle n’a pas oublié ses affaires de sport pour tout à l’heure, je lui ai donc demandé « Et les raquettes ? » Et bien sûr elle les avait laissé dans sa voiture. Ca peut sembler anodin comme ça mais ça lui arrivait de temps en temps d’être ailleurs.

Un mot : « Kanka » , mes amis l’utilisaient, cela veut dire en langage informel « frère ».