L’aventure de Lina : de la coopération internationale au photojournalisme à Malte
Hello !
Moi, c’est Lina, curieuse et créative, toujours en quête de nouvelles expériences et de façons de raconter le monde. Je venais de terminer mes études en coopération internationale et je cherchais à donner du sens à toutes ces années de pratique. C’est alors que j’ai découvert l’ADICE, qui m’a accompagnée dans ce projet grâce à un stage professionnel.

Un nouveau départ entre engagement et bienveillance
Ils m’ont mis en contact avec African Media Association Malta, une ONG média où j’ai effectué un merveilleux stage de six mois. Sur le papier, je ne pouvais pas rêver mieux : un pays anglophone pour améliorer mon anglais, une ONG en lien avec mes aspirations… Je me suis donc envolée pour Malte avec l’envie d’en apprendre toujours plus, sur les autres et sur moi-même. Je suis tellement reconnaissante pour cette opportunité, qui m’a apporté énormément sur plusieurs plans. J’ai tout d’abord été très bien accueillie au sein d’AMAM, où l’on m’a rapidement mise à l’aise et donné confiance en moi. De nature plutôt réservée, et avec l’anglais comme langue non maternelle, ce n’était pas évident au début, mais avec le temps j’ai réussi à dépasser ma gêne et à me rendre utile, je l’espère !
Des missions de terrain au cœur de l’humain
Durant mon stage, j’ai filmé des vox pop pour sensibiliser la population de La Valette à la condition des migrants, participé à de nombreuses conférences et événements enrichissants, et rédigé des articles à leur sujet. J’ai également eu l’occasion de candidater à des appels à projets et même de représenter l’ONG lors d’un échange de bonnes pratiques à Prague ! Le projet qui m’a le plus enthousiasmée a été un projet de photojournalisme que l’on m’a confié de A à Z, où j’ai pu laisser libre cours à ma créativité pour raconter l’histoire de Jacob, un migrant du Togo ayant rebattu sa vie à Malte.

Apprivoiser l’inconnu et le quotidien maltais
Avant de partir, j’hésitais pas mal sur la destination… et même sur le fait de partir tout court. Même si l’envie était là, il y a toujours un écart entre la réalité et la capacité à sauter le pas. Je me demandais si j’allais vraiment réussir à m’acclimater à un nouvel environnement, si ce que j’avais étudié suffirait une fois sur le terrain et si mon niveau d’anglais ne serait pas un frein pour mener à bien mes missions. Heureusement, j’ai eu la chance d’intégrer une structure bienveillante, avec une responsable compréhensive et toujours prête à me challenger. La langue a été un petit défi au quotidien, mais je me suis rapidement améliorée. Quant à Malte, le pays est incroyablement accueillant : je n’ai rencontré aucun souci, si ce n’est la chaleur écrasante à certains moments… et les feux d’artifice presque permanents, haha ! C’était un cadre idyllique, au point que je n’avais plus du tout envie de repartir.
A mon arrivée il était compliqué de trouver un logement, entre les arnaques, les prix exorbitants des agents ; heureusement au bout de 10 jours ma responsable m’a donné le contact d’un ami qui louait et ça m’a épargné bien des démarches et dépenses, à partir de ce moment j’ai commencé à me sentir plus à l’aise et je me suis peu à peu adapté à la vie maltaise.
Le déclic : la confiance par la création
Le moment où j’ai su que j’avais fait le bon choix ? Lorsqu’on m’a confié le projet de photo journalisme seule, j’ai senti que je pouvais me faire confiance (même à l’étranger). Ma responsable m’a fait rencontrer un ancien migrant qui s’est établi à malte et possède un magasin d’électronique dans un quartier populaire de la capitale où, tout le monde le connait. Il m’a raconté son histoire que j’ai essayé de retranscrire au travers de la photographie et dessin. Je suis partie une après-midi pour faire les photos dans un endroit pittoresque de malte ou le silence et la chaleur venait illustrer son histoire. Je garde ce moment quelque part précieusement dans ma mémoire.

Le projet de photo journalisme retraçant le parcours de Jacob (migrant du Togo)

Un regard neuf et des conseils pour oser
J’ai vécu cette mobilité comme une expérience riche à tous les niveaux. Elle m’a apporté de la confiance en moi mais surtout un regard différent, plus calme et plus réfléchi. Partir seule, travailler dans un nouvel environnement et dans une autre langue m’a obligée à sortir de ma zone de confort. J’ai appris à douter moins, à faire confiance à mon intuition et à prendre ma place même quand je ne me sentais pas totalement légitime au départ.
Ce stage à Malte m’a aussi appris à regarder les choses autrement ; à prendre le temps d’écouter les histoires, à ne pas aller trop vite et à comprendre que derrière chaque parcours il y a une réalité complexe.
Mon conseil : ne pas se mettre trop de pression, prendre le temps et se faire confiance. Même quand on se sent un peu illégitime on apprend énormément simplement en étant ouvert aux autres. Enfin, je conseillerais de profiter pleinement de l’expérience autant sur le plan professionnel que personnel. Oser sortir de sa zone de confort, aller vers les autres, observer, écouter.
L’ADICE m’a accompagné dans ma recherche de structure et donné divers conseils utiles. J’ai également eu beaucoup d’informations pendant la formation pré départ. J’ai ensuite eu du soutien pendant les suivis pour s’assurer que tout allait bien et également lors de moment plus compliqué.

Lors du photoshoot en bord de mer de Jacob pour le projet de photo journalisme.
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