Nicolas, SVE en Sicile

"Une expérience extraordinaire en terme d’acquisition de compétences et de rencontres humaines."

Je suis arrivé à Mussomeli le 8 avril aux alentours de 19h30 alors que j’avais quitté Lille le matin à 5h30 ; je vous laisse faire le calcul et vous comprendrez à quel point Mussomeli est un coin bien caché dans le centre de la Sicile. J’ai découvert un paysage hors du commun et fait la rencontre des volontaires ainsi que des encadrants de l’association. Nous sommes allés manger avec les
volontaires (dans une pizzeria bien-sûr) et ils m’ont tout de suite mis à l’aise. Le repas terminé, je suis rentré dans ma chambre et je n’ai pas pu m’empêcher de me poser une tonne de question « Dans quel genre d’aventure me suis-je lancé ? Comment tenir ici pendant 2 mois en parlant anglais tous les jours ? Pourquoi ne suis-je pas resté chez moi dans mon espace de confort ? etc… ». Avec le recul je pense que ces interrogations font partie du processus du départ à l’étranger.

Je me suis engagé dans ce projet pour développer mes compétences linguistiques et professionnels. Jour après jour, je m’ouvrais de plus en plus à mon environnement et aux gens qui en faisaient partie, je sentais mon anglais qui se libérait à tel point que je commençais à rêver en anglais à la fin de la première semaine.

Les missions étaient très variées, je me suis fait un plaisir de toutes les essayer, certaines m’ont moins plu que d’autres mais je suis volontaire et je suis curieux de découvrir de nouvelles choses. Nous avons eu le chance de passer la période de Pâques en Sicile, ce sont des fêtes très respectées des habitants puisque ici en Sicile la quasi totalité de la population est très religieuse. Nous avons également profité de ces vacances pour faire un road-trip en Sicile avec trois autres volontaires (un catalan, un hondurien et un français), ce fut une vraie aventure puisque nous changions tous les jours de villes et nous nous déplacions en transport en commun avec chacun un gros sac.

Revenons en aux missions proposées par l’association ; mon projet principal fut l’éducation : j’étais assistant de deux professeurs de français dans deux écoles différentes pour des jeunes entre 11 et 14 ans. Ils n’avaient pas un super niveau donc les cours étaient simples et basés sur de la prononciation et de l’apprentissage de mots/phrases utiles et simplistes. J’ai pu me découvrir un côté pédagogue et je me suis attaché à ces élèves, moi qui n’aime pas vraiment les enfants. Si bien que, lors du dernier cours, ils m’avaient préparé une surprise et ont demandé de faire des photos avec moi : un des meilleurs souvenirs que j’ai emmené avec moi ici en France.

Nous passions également 6 heures par semaine à nettoyer le parc de l’association, les missions n’étaient pas passionnantes puisqu’il s’agissait de ramasser les détritus mais avec tous les volontaires nous arrivions à installer une bonne ambiance, nous mettions de la musique et rigolions en même temps, j’en garde d’excellents souvenirs également.

Je ne vais pas m’attarder sur les autres missions comme l’aide aux personnes en situation de handicap ou encore la librairie puisqu’il s’agissait, pour mon cas, que de 1 ou 2 heures par semaine et ce ne sont pas les missions que j’ai préféré mais ce fut intéressant. Je pense qu’il est bien de savoir ce que l’on aime mais il est également important de savoir ce que l’on n’aime pas pour savoir ce que l’on ne veut pas faire, cela aide à définir son projet et ses objectifs.

La plus grosse difficulté était de s’adapter à la langue anglaise et italienne. J’ai fais des réels progrès en anglais, je peux communiquer aisément, l’italien reste compliqué mais je fais des efforts. Je suis fier d’avoir pu m’intégrer au sein d’une équipe de volontaires exceptionnels ainsi que d’avoir découvert une nouvelle culture.

Nous avons le droit à des jours de congés durant le volontariat, je les ai passé avec mon meilleur ami qui m’a rejoint sur Palerme au bout d’un mois et demi de projet, ça m’a fait du bien de le retrouver, ça m’a reconnecté avec ma vie en France, de part le fait que je parlais français avec lui aussi. Nous n’avons pas eu un super temps, comme pendant l’ensemble de mon volontariat, juste mes 3 derniers jours en Sicile étaient très chauds (environ 35° avec un soleil plein).

Cette expérience va m’aider dans ma vie future parce qu’elle m’a permis de gagner confiance en moi.

Cela fait moins d’une semaine que je suis en France et ma vie en Sicile me manque déjà, j’ai vécu énormément de choses formidables que je souhaite à toute personne voulant faire un volontariat.

Léonie, Service Civique en Pologne

« Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile […] de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle. »

Je m’appelle Léonie Jouneau, j’ai 19 ans et en Septembre, je rentrerai en deuxième année de Licence en Droit. J’ai effectué un Service Civique de 6 mois à Minsk Mazowieski en Pologne.

Durant cette mobilité j’ai fait plusieurs tâches. Cette mobilité était principalement basée sur le contact avec les enfants et les adolescents. J’ai donc donné des cours de Français à des adolescents, des cours d’anglais à des enfants et aussi des cours basés sur l’interculturalité. J’ai pu organiser divers événements avec des objectifs précis. Les Kids University devaient permettre aux enfants d’apprendre d’autres cultures, d’autres mots dans diverses langues mais surtout de les faire progresser en anglais. Nous avons aussi organisé des événements dans des écoles où nous avons promu l’association EBU tout en proposant des jeux de façons à montrer à tous, les différentes cultures lors de kermesse mais aussi pendant des heures de classes qui nous étaient réservées. Pendant ces heures, nous avions un thème imposé. En Février, pendant deux semaines les enfants étaient en vacances. Nous avons organisé des activités interculturelles pour différentes catégories d’âges. J’ai travaillé en équipe mais aussi seule. L’équipe avec qui j’ai travaillé était variée, c’est-à-dire qu’elle pouvait être juste avec une personne ou avec toutes les personnes présentes dans l’organisation.

Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile avec un public plus ou moins difficile, de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle, comme, est-ce que je voudrais enseigner à des enfants, à des adolescents plus tard ?
J’ai été très fière d’avoir organisé des activités seule et d’avoir intéressé les enfants avec celles-ci, j’ai pris confiance en moi.

Monika, EU Aid Volunteers au Népal

"Je suis très reconnaissante de cette opportunité du programme EU Aid Volunteers qui m’a permise de découvrir une nouvelle culture asiatique, des différences, des différentes éthiques de travail, d’atteindre des défis personnels et de gagner en patience, apprendre des façons différentes de communiquer les mêmes idées [...]"

Je suis rentée il y a une semaine. De la dure, poussiéreuse, et chaude ville de Katmandu à l’été ensoleillée dans les parcs de Vilnius. Des montagnes imposantes de l’Himalaya aux ombres tournantes des églises baroques. Des nuages de gens, de la circulation, des bruits d’animaux au silence des cours de récréation vides, les enfants étant partis en vacances à la campagne ou à l’étranger.  

Ma tête tourne encore, alors que je contemple ces huit derniers mois passés à l’étranger. J’ai travaillé pour une ONG locale népalaise, sur son développement organisationnel et son renforcement de capacités dans le cadre du programme européens EU Aid Volunteers. Grands mots pour une grande tâche. De grands objectifs que je m’étais fixés avant le départ, que j‘ai dû au fil des jours, face à la réalité du terrain, revoir à la baisse, remodeler, modifier, tout en essayant de faire de ce monde « un monde meilleur ».

Au départ, les tâches listées sur papier paraissaient claires et simples : aider l’ONG locale avec la formation du personnel, la recherche de fonds, la gestion de projet et le développement des processus internes de planification stratégiques, le budget, travailler avec le personnel et les volontaires, faire du réseautage, s’occuper de la communication et de rapports. Une fois sur le terrain, chacun s’est présenté avec un défi différent. Des personnes externes m’ont fait comprendre qu’il y avait une concurrence accrue pour la recherche de fonds et de bénévoles entre les ONG au Népal qui ne cessent de se multiplier. Les changements dans l’administration publique (la transition vers une fédéralisation du gouvernement centralisé, stipulé par l’introduction du système des municipalités) signifiaient que de nouveaux partenariats devaient être créés et des accords de travail avec le gouvernement devaient être réexaminés. On a dû gérer à la fois les besoins grandissants et les attentes des communautés locales, avec en plus la pression des services des représentants des communautés locales, qui pensent que nos organisations disposent de « beaucoup d’argent » puisqu’elles travaillent avec de volontaires internationaux. Des changements internes pour améliorer le planning de travail des volontaires, les processus d’accueil et de soutien, pour attirer et garder plus de volontaires, et pour renforcer le planning stratégique et budgétaire, la vérification et l’évaluation, ont également ajouté de la pression à mes activités.

Heureusement, je n’étais pas seule sur le terrain ! Lorsque je faisais de la recherche documentaire, de la collecte de fonds auprès des donateurs, du networking, des formations du personnel, de l’élaboration de rapports, communication interne, ou autres activités, j’ai reçu l’aide d’un groupe d’agents locaux dévoués, de manager du programme et du directeur de l’ONG, qui partageaient généreusement leurs expériences professionnelles, leurs connaissances et des idées sur ce qui pouvait être amélioré.

C’est principalement grâce à cette coopération que je suis particulièrement satisfaite des impacts sur le personnel et l’organisation, grâce auxquels une étude approfondie sur le Développement Organisationnel et le Renforcement des Capacités a été préparée. Elle inclut des perspectives importantes et recommandations pour le futur développement de l’organisation, ainsi que plusieurs initiatives telles que : projet pilote des volontaires expérimentés, plan d’action pour l’amélioration de la gestion des volontaires, mise en place d’un réseautage proactif avec des partenaires stratégiques, entretiens avec le personnel et ateliers sur le développement organisationnel et personnel. Ces ateliers ont pour but de favoriser une réflexion sur la gestion du personnel et sur le travail de l’organisation et de chaque individu, les objectifs à atteindre et ce qui peut être changé pour améliorer les activités et les résultats. Enfin, plusieurs formations à destination du personnel et des volontaires ont été organisées sur la collecte de fonds et les propositions de subventions pour leur permettre de faire des demandes à des donneurs externes.

Si les recommandations proposées dans le rapport d’études sont mises en place dans les prochains mois, l’impact sur la communauté devrait se faire ressentir sur le long terme : meilleure gestion de la communauté et des attentes des volontaires, une attention plus grande et plus ciblée sur les besoins de la communauté, une meilleure satisfaction des volontaires à propos de la planification des tâches, de la coordination, du tutorat et soutien, meilleure communication interne et travail d’équipe, charge de travail moins importante, ainsi qu’une amélioration de la continuité, de la cohérence et de la durabilité des projets et des programmes, un meilleur réseautage et une meilleure mobilisation des parties prenantes, une plus grande diversification des financements et des changements de vie en communauté. Il va sans dire que pour ce faire, la structure doit prendre en mains les changements ; tous les membres du personnel, surtout les managers et le directeur doivent s’engager à faire le nécessaire pour la gestion du changement organisationnel.

Je suis très reconnaissante de cette opportunité du programme EU Aid Volunteers qui m’a permise de découvrir une nouvelle culture asiatique, des différences, des différentes éthiques de travail, d’atteindre des défis personnels et de gagner en patience, apprendre des façons différentes de communiquer les mêmes idées, trouver de nouvelles approches créatives pour les formations, accepter de devoir consacrer plus de temps sur certaines tâches, et d’identifier les domaines dans lesquels je pourrais moi-même tirer profit de l’apprentissage (par exemple, comment superviser et motiver des personnes, etc.). Puisque je souhaite continuer dans le domaine du développement et de l’aide humanitaire, cette expérience me sera vraiment bénéfique pour mon futur travail.

En regardant en arrière, je recommanderais absolument cette expérience à ceux qui veulent apprendre davantage dans le domaine de l’aide humanitaire, travailler avec des ONG, tester leur propre persévérance, flexibilité et définir si l’aide humanitaire internationale et le développement est une voie professionnelle possible pour eux. En même temps, je mets en garde ceux qui candidatent à une offre EU Aid Volunteers pour « tenter le coup » (ou qui considèrent ça comme une option « tourisme ») au détriment de la communauté locale ; soyez conscients de vos propres connaissances, vos forces, vos défaillances et faiblesses, et soyez certains d’être motivés à apprendre, flexibles, persévérants et déterminés à réussir malgré tous les challenges, de sorte que l’organisation et la communauté avec lesquelles vous travaillerez pourront bénéficier de votre travail.

Alexis, SVE en Moldavie

"Le SVE m'a permis de me rassurer et de me donner beaucoup de confiance en moi sur le fait que je veux travailler dans la protection animale, et m'a ouvert des portes pour mes projets futurs."

Bonjour, je m’appelle Alexis j’ai 29 ans et j’ai effectué un SVE de 6 mois en Moldavie au sein du refuge animal « DATCHA ». Mes missions au sein du refuge étaient de promener les chiens, nettoyer les cages, les réparer aussi, administrer les soins, aider le vétérinaire pendant les stérilisations, prendre des photos pour les adoptions. Avec d’autres volontaires, nous avons aussi organisé une collecte de fonds pour aider le refuge. J’ai pu travailler avec des volontaires d’horizons différents (Afrique du Sud, Canada, Pays Bas, Autriche…). J’ai toujours voulu m’engager et faire quelque chose d’utile et la protection animale est un domaine qui me tient à coeur.

La plus grande difficulté a été de communiquer avec les locaux et surtout les employés du refuge, qui ne parlaient pas anglais, j’ai donc redoublé d’efforts en roumain pour à la fin de mon SVE être capable d’avoir de vraie petite conversation, jouer aux cartes, manger et rigoler avec eux.

Une anecdote? Oui, un jour j’ai oublié mon téléphone dans le bus pour aller au refuge, j’ai donc du marché 3 km dans la campagne moldave jusqu’au prochain village, évidemment je n’ai jamais retrouvé mon téléphone, mais dans mon « malheur », je suis tombé sur Filou, un petit chiot qui était seul sur les bords de la route, je l’ai donc pris avec moi et l’ai emmené au refuge.

Antonin, Service Civique en Inde

« Cette mission de volontariat s'inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d'expériences et d'outils. »

Je m’appelle Antonin Hery–Petit, j’ai vingt-et-un ans et j’ai fait une formation d’éducateur spécialisé à l’IUT de Tourcoing. Après l’avoir terminée en obtenant mon Diplôme d’État d’Educateur Spécialisé, je souhaitais avoir la possibilité d’une expérience de volontariat à l’étranger.
Avec l’aide de l’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européennes (ADICE), qui accompagne des jeunes (principalement de 18 à 30 ans) dans des projets de mobilité internationale, j’ai pu partir en Inde pour réaliser une mission de service civique de 4 mois et demi au sein de l’ONG Jeevan Rekha Parishad (JRP), à Bhubaneswar (Odisha, Inde).

C’est une  » organisation de recherche et de développement non-gouvernemental, indépendante, laïque qui travaille pour la paix, la solidarité, les droits humains et s’intéresse aux questions de moyens d’existence durables dans l’Orissa, État de l’Inde ».
« JRP travaille dans les divers champs de la santé, sur les droits humains, l’éradication du travail des enfants, la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité, la promotion du développement durable, le handicap infantile, l’agriculture, etc. »

Pendant mon volontariat, j’ai pu participer aux différents projets et missions proposés par JRP : donner des cours à des enfants dans les écoles de deux bidonvilles de Bhubaneswar, dans des écoles gouvernementales, produire des serviettes hygiéniques, soutenir l’éco-tourisme et la création de toilettes bio dans des villages du lac Chilika, être un soutien au professionnel de JRP qui s’occupe de la production et la vente du miel. De plus, une volontaire française a créé une cagnotte en ligne pour pouvoir acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai participé à ce projet. Pour ma part, je me suis occupé d’organiser des visites médicales dans les bidonvilles et d’emmener les enfants à un hôpital gouvernemental pour des consultations dentaires gratuites.

Au cours de ces quelques mois d’expérience de volontariat, j’ai pu participer à des activités et projets auxquels je n’aurais jamais pu participer en France ou dans un autre contexte.

Cette ONG indienne m’a beaucoup apporté, aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. J’ai notamment développé des compétences dans l’enseignement non-formel. Cette mission de volontariat s’inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d’expériences et d’outils. Bien sûr, j’ai aussi développé des compétences linguistiques, en Oriya et j’ai pu travailler et améliorer mon anglais. Culturellement, j’ai vécu une expérience d’une grande richesse, me permettant d’ouvrir un peu plus mon esprit sur le monde et plus spécifiquement sur ce pays qui regorge de milliers de « trésors non-matériels ».

 

Plus précisément, je suis particulièrement fier d’avoir mis en place les consultations médicales au sein des bidonvilles et d’avoir pu emmener, avec d’autres volontaires, les enfants à l’hôpital gouvernemental pour les consultations dentaires gratuites. Aussi, j’ai été capable de m’exprimer en anglais (et avec quelques mots d’Oriya) devant des groupes plus ou moins

importants d’enfants, d’adolescents ou d’adultes et je suis convaincu que cela va me servir pour ma vie future, personnelle et professionnelle.

Bien sûr, comme toute expérience, j’ai dû faire face à quelques difficultés dont la plus importante a été pour moi d’être peu accompagné par les professionnels de l’ONG. J’ai donc appris à travailler et réfléchir seul ou avec quelques volontaires pour préparer les cours et autres interventions.

Cette expérience de volontariat m’a conforté dans mon projet professionnel et je vais donc chercher du travail en tant qu’éducateur spécialisé, grâce à mon Diplôme d’Etat.
Pour résumer ces 4 mois et demi en Inde, je dirais que je suis maintenant une nouvelle personne.

 

Orlane, EU Aid Volontaire en Inde

"Je recommanderai le programme EU Aid Volunteer à ceux qui veulent prendre un virage dans leur carrière et à ceux qui veulent être mis au défi."

Orlane est cheffe de projet pour l’adaptation au changement climatique en Inde dans le cadre du programme EU Aid Volunteer. Découvrez son témoignage et l’environnement dans lequel elle vit dans cette vidéo !