Léa, Service civique en Arménie

" J’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour ! "

Quand je dis à des Arméniens d’Arménie ou de la diaspora que je ne suis pas Arménienne, mais juste une simple française ils me demandent tous « Pourquoi tu as choisi de venir en Arménie ? ». Honnêtement « par hasard ». Je cherchais un volontariat à l’étranger et l’ADICE m’a dit « Nous avons une mission pour toi en Arménie, ça t’intéresse ? ». En une fraction de seconde des douzaines de questions se sont bousculées dans ma tête, plein de questions sans réponses, un monde complètement inconnu qui m’a poussé à dire « OUI ! ». A ce moment je savais que j’allais m’enrichir, mais je ne m’imaginais pas à quel point.

A mon arrivé j’ai été très bien reçu par les membres d’Armenian Volunteer Corps. AVC est une organisation qui accueille des volontaires du monde entier et leur propose une variété de placements dans différents domaines. Cet organisme est génial, il met tout en oeuvre pour plonger les volontaires à 100% dans la culture Arménienne. Grâce à eux j’ai pu vivre dans une famille d’accueil et découvrir le quotidien et les traditions des arméniens qui sont si importante à leurs yeux. J’ai également suivi des cours d’Arménien. En 6 mois j’ai voyagé dans toute l’Arménie, du Nord au Sud et d’Ouest en Est. J’ai vu des paysages à couper le souffle et rencontré des gens ayant la main sur le coeur. Tout cela sonne comme un air de vacance, mais rassurez-vous j’ai quand même travaillé. J’ai effectué mon volontariat à Urban Fondation for Sustainable Development, une organisation à but non lucratif qui mène des projets de recyclage et de gestion des eaux dans plusieurs régions d’Arménie ainsi qu’à Ararat tour, une agence de voyage. Avec Caroline, une autre volontaire en Service Civique parti grâce à l’ADICE, nous avons réalisé un livret sur le zéro déchet, mis en place des évènements de nettoyage de l’Arménie mais aussi nous avons proposé des cours de Français. Cette mission à bien confirmé mon envie de travailler dans le développement durable et m’a fait prendre conscience que dans certains pays cette notion n’est pas connue et qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour faire évoluer les mentalités.

Petite anecdote :
Durant le mois d’avril 2018, l’Arménie a vécu un moment historique : une révolution. Les Arméniens se sont soulevés contre leur président corrompu. La détermination et la solidarité des Arméniens mais surtout cette culture qui les rassemblent leur ont permis de renverser le pouvoir. La révolution de velours porte bien son nom, dans toute la ville les gens dansaient, chantaient, klaxonnaient. C’était un moment surréaliste qui a montré au monde entier que nous n’avons pas besoin d’armes et de violence pour faire une révolution. C’était un moment fort pour moi, qui va rester graver dans ma mémoire pour toujours.

Pour résumé, j’ai effectué mon Service Civique en Arménie etjJ’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour !

Es sirumem Hayastany u Hayerin! Shat shnorhakalem

Romane, Service Civique en Inde

"Je ne peux que conseiller à des gens désireux de faire ce type de projet de ne pas hésiter car on en ressort grandi et avec pleins de belles images en tête."

Je m’appelle Romane j’ai 23 ans et j’ai effectué un service civique de 6 mois en Inde, plus précisément à Bhubaneswar dans l’Orissa, un Etat situé dans l’est de l’Inde. Je travaillais pour une ONG qui s’appelle Jeevan Rekha Parishad (JRP) qui œuvre pour une égalité sociale et qui lutte pour une justice climatique. J’ai toujours voulu faire un voyage humanitaire et le service civique était l’occasion pour moi de pouvoir travailler à l’étranger dans un domaine qui n’est pas forcément lié à ma formation d’origine.

J’ai travaillé auprès des populations locales principalement dans deux bidonvilles, Kanchanjangha et Banafulla. Tous les matins, je m’y rendais afin d’enseigner aux enfants l’anglais et les maths, deux matières importantes à maîtriser pour aller à l’école gouvernementale. En effet, les cours aux bidonvilles ne peuvent pas remplacer l’école. Les autres volontaires et moi-même faisions notre possible chaque jour afin de donner l’envie à ces enfants d’apprendre et d’envisager un jour, d’aller à l’école.

Le travail dans les bidonvilles était une des missions principales, à côté de ça, le travail était très varié. J’allais régulièrement dans des écoles pour proposer des activités auprès d’adolescents. J’étais libre de proposer ce que je voulais, avec d’autres volontaires on a organisé divers temps d’échanges culturels et des jeux en extérieur afin de diversifier ce qu’ils font déjà à l’école.

J’ai également participé à des ateliers organisés dans le cadre d’un programme de sensibilisation sur les règles mis en place par JRP. Dans ces ateliers, je témoignais sur ma propre expérience par rapport aux règles et j’encourageais les jeunes filles à se sentir plus à l’aise avec leur corps. En Inde, il y a en effet beaucoup de stigmas autour des règles et les femmes doivent souvent rester chez elles pendant cette période et on leur interdit beaucoup de choses.

Ce que j’ai apprécié avec le fait de travailler avec une ONG comme JRP, c’est que j’ai pu effectuer pleins de missions variées et élargir mes compétences dans des domaines différents.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés bien qu’il n’était pas toujours simple de communiquer avec la population qui parlait très peu voir pas du tout anglais. J’avais

des cours d’orya (la langue locale) mais c’est une langue difficile. Je connaissais en revanche quelques phrases et quelques mots ce qui me permettait de pouvoir mieux m’intégrer auprès de la population.

Un des projets dont je suis fière, c’est la cagnotte que j’ai mise en place pour acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai tout géré seule avec un autre volontaire qui m’a aidé pour acheter les vêtements dans le marché local. Cela a été long et quelque peu laborieux mais je suis contente du résultat les enfants étaient plus que ravis. J’ai d’ailleurs réalisé une vidéo sur ce projet que vous pouvez voir sur ce lien vimeo : https://vimeo.com/329853077

Cette expérience a été très enrichissante pour moi, autant sur le plan professionnel que personnel. L’Inde n’est pas un pays toujours simple à vivre mais je ne garde que de très bons souvenirs. J’ai pu rencontrer pleins de personnes différentes aussi bien dans le cadre de mon travail que lorsque j’ai pu voyager ailleurs dans le pays.

Clémentine, SVE au Portugal

"Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi."

 

Je m’appelle Clémentine, j’ai 22 ans et je suis partie en Service Volontaire Européen au sein de l’association Rato – ADCC à Almada, au Portugal pendant 6 mois.

C’est une association qui propose des ateliers d’apprentissage des notions de bases des outils de TIC (technologie de l’information et de communication) à un public qui en est éloigné mais dont l’utilisation de l’informatique devient nécessaire dans leur quotidien : des personnes âgées, en situation de handicap ou encore issues d’une communauté marginalisée. Mon rôle était d’aider les participants lorsqu’ils rencontraient des problèmes pour suivre durant l’atelier. J’intervenais également durant des ateliers d’éducation non formelle sur le vivre ensemble ainsi que sur la mobilité internationale, dans des écoles locales.

En parallèle de ces ateliers ma mission était de créer des outils de communication et des documents supports pour les différentes plateformes multimédia de l’association et pour promouvoir les programmes de mobilités Erasmus +. J’y ai notamment réalisé des vidéos tutoriels reprenant des notions des ateliers, une exposition avec des témoignages d’anciens SVE ainsi que le Podcast OpenEuropa (https://www.mixcloud.com/ratoadcc/) qui interview des personnes ayant participé à un projet de mobilité.

Je me suis engagé dans ce projet car je souhaitais découvrir le fonctionnement associatif à l’étranger mais également développer et partager mes compétences en informatique et en design graphique. D’un point de vue personnel, je souhaitais apprendre une nouvelle langue et découvrir de nouvelles cultures afin de mieux comprendre le monde qui m’entoure.

La plus grosse difficulté que j’ai pu rencontrer a été la barrière de la langue. En arrivant au Portugal, je n’avais pratiquement aucune notion du Portugais, ce fut alors difficile de bien aider durant les ateliers car les participants, pour la plupart ne parlaient pas l’anglais, ni le français. Cependant, cette difficulté n’a pas été un problème très longtemps car j’ai très rapidement appris les bases du portugais grâce aux cours proposés par mon association et en essayant de pratiquer avec mes collègues de travail et mes colocataires.

La chose dont je suis la plus fière est d’avoir pu partager mes compétences en aidant des personnes en demande ainsi qu’en créant des choses concrètes qui seront utiles et qui aideront le quotidien d’un large public.

Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi. Autant de choses qui m’aideront à poursuivre mes projets et que je pourrais valoriser sur mon CV.

Durant ces six mois, j’ai rencontré des personnes venant du monde entier avec lesquelles j’ai tissé des amitiés fortes et avec lesquelles j’ai pu échanger beaucoup de point de vue et de nouvelles perspectives sur des sujets importants. Cette mobilité a donc été pour moi une expérience unique pleine d’aventures et de rencontres enrichissantes qui m’ont fait grandir.

Tracy, Service Volontaire Européen en Croatie

"Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et de vivre à l’étranger. ."

Je m’appelle Tracy, j’ai 24 ans et je suis partie pour 10 mois dans le cadre d’un SVE en Croatie à Split la deuxième ville la plus peuplée du pays, située dans la région de Dalmatie. J’ai été volontaire dans une association nommée « HELP » dont la mission consiste à accueillir des personnes ayant des addictions (drogues), et qui propose des tests gratuits et anonymement pour le VIH/SIDA. Mes deux missions principales en tant que volontaire étaient l’accueil et l’enseignement.

Ma première mission consistait à effectuer ce que l’on appelle le « Needle exhange », c’est-à-dire que l’on accueille les usagers qui se présentent à l’association et on leur distribue le matériel dont ils ont besoin (seringues, aiguilles, de l’eau, de l’acide et aussi des préservatifs). Mon autre mission était d’enseigner plusieurs fois par semaine le français à la population locale. Ce fût pour moi une première d’enseigner, j’ai beaucoup aimé le faire même si par moment ce n’est pas toujours facile d’expliquer toutes les règles bien qu’il s’agisse de notre langue maternelle. Aussi, nous avions des activités non-ponctuelles, comme nettoyer le parc où les personnes consomment, réaliser des activités à thèmes par rapport aux journées internationales (la journée contre le SIDA, contre le tabac, etc…).

J’ai décidé de m’engager à faire un SVE pour différentes raisons. En effet, j’avais comme projet, depuis quelques temps déjà, de partir à l’étranger, et ce programme permettait de le réaliser sur le long terme. Je me suis rapprochée de l’ADICE pour en savoir plus lors d’une réunion et ils ont accepté de m’accompagner dans cette démarche. J’ai choisi cette mission précisément par rapport à mon parcours professionnel, puisque j’ai fait des études dans le domaine du social.

Quand je suis arrivée en Croatie je ne parlais pas un mot de Croate et j’avais un anglais assez moyen. La langue fût compliquée pour moi au début pour échanger avec les personnes mais avec de la persévérance (j’utilisais l’anglais à l’appartement et à l’association tous les jours) et surtout avec l’aide et le soutien de mes colocataires, mon niveau d’anglais s’est beaucoup amélioré. J’ai vécu avec 5 autres volontaires de nationalités différentes venant de Finlande, d’Espagne, d’Allemande et d’Italie.

Ce que je retiens aussi c’est que durant mon SVE, j’ai eu la chance et l’opportunité de pouvoir voyager en Croatie (Zagreb, Dubrovnik et sur les îles), à Ljubljana en Slovénie, à Sarajevo et Mostar en Bosnie-Herzégovine et dans le Nord de l’Italie. Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et /ou de vivre à l’étranger. Je me suis améliorée en langues et en ai découvert de nouvelles.

Le bilan après ces 10 mois est que ce fût difficile de tourner la page, de dire au revoir à cette ville qui était finalement devenue comme une « maison », et de dire au revoir surtout à mes colocataires qui sont devenus une famille pour moi ! Ce fût une expérience très enrichissante, plus particulièrement sur le plan humain.

Baptiste, SVE en Roumanie

« Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d'épanouissement, d’expérience et d'aventure »

Prénom / Age : Baptiste, 29 ans

Programme ? Volunteering Generation (Service Volontaire Européen)

Où ? Terrain / contexte ? Izvoarele en Roumanie, dans un contexte rural

Combien de temps ? 8 mois

Votre mission / les tâches que vous avez effectuées ? Animation interculturelle, éducation non formelle, écriture d’articles, réalisation de vidéos de promotion, projection de films et de documentaires, ateliers de création, organisation d’événements interculturels, soutien scolaire, réalisation de visuels de promotion.

Avec qui avez-vous travaillé ? Quel type de structure ? Quel public ? J’ai travaillé en collaboration avec d’autres volontaires européens (SVE), des volontaires locaux ainsi que nos coordinateurs au sein des différentes écoles, collèges et lycée de la commune, dans les différents centres culturels mais également au sein de l’organisation ; le public avec lequel j’ai travaillé était un public jeune.

Pourquoi s’être engagé dans un tel projet ? Pour gagner en expérience dans le domaine de l’animation, pour être certain de vouloir continuer dans cette voie, pour pratiquer l’anglais et augmenter mon niveau, pour recevoir différentes formations et profiter d’un volontariat à l’étranger pour découvrir un nouveau pays.

La plus grosse difficulté rencontrée ? Comment l’avez-vous surmonté ? Au départ avec la langue, je ne parlais pas Roumain et mon niveau d’anglais était très faible, la communication a donc était difficile durant le premier mois, pour surmonter cela j’ai été patient, demandé aux gens de répéter, de m’expliquer plus simplement les choses et puis je me suis accroché et fait des efforts pour apprendre le plus rapidement possible.

De quoi êtes-vous le plus fier ? D’avoir appris tant de choses, d’avoir eu la possibilité de travailler pour cette organisation en particulier et d’avoir reçu de très bon « feedback ».

Comment cette expérience peut vous aider pour votre vie future ? Elle pourra m’aider car j’ai maintenant la confirmation que je souhaite continuer dans cette voie, au niveau professionnel elle m’aidera car c’est une expérience d’une longue durée dans un contexte interculturel.

Un mot / une phrase qui résume votre expérience de mobilité: « Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d’épanouissement, d’expérience et d’aventure ».

Lucas, en Service Civique International au Maroc

"Je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personnes que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité » "

J’ai effectué une mission de volontariat dans le cadre du service civique pendant 10 mois au sein de l’association Amuddu à Taroudant dans le sud du Maroc .

Amuddu est une association qui agit principalement dans le domaine de l’environnement, mais qui s’ouvre à d’autres domaines (le sport notamment). J’ai ainsi effectué plusieurs chantiers environnementaux dans des écoles : réaménagement d’espaces verts, conception de tables pour les enfants, mise en place d’un système de goutte à goutte, création de jardins, de fresques, etc. J’ai aussi réalisé des opérations de nettoyage dans certains quartiers de la ville.

Par ailleurs, j’ai participé à des missions qui sortaient du domaine environnemental avec la mise en place d’un tournoi sportif et d’un projet autour des élections municipales de Taroudant. En parallèle de ces activités, j’ai eu l’opportunité de créer un guide de Darija (dialecte marocain) à destination des futurs volontaires. Durant ces différentes activités, j’étais accompagné par les adhérents de l’association. Il m’est arrivé de travailler avec de jeunes écoliers et lycéens.

Je me suis engagé car je voulais faire une année de césure durant mes études et aussi car j’aime le voyage et la rencontre culturelle or le service civique est un bon moyen pour découvrir une culture tout en se rendant utile. Je considère cette expérience comme un atout majeur pour mon parcours car j’envisage d’orienter mes études vers l’humanitaire.

Aujourd’hui, je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personn  es que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité ».