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Pawel, EU Aid Volunteer au Népal

"Grâce à la créativité de l'équipe [...], nous avons tous eu l'occasion non seulement d'apprendre, mais aussi d'échanger de nouvelles idées intéressantes."

Les premiers mois de mon déploiement au sein de l’Initiative des Volontaires du Népal (VIN) ont été très riches en expérience et en défis. Ils m’ont tous permis de me retrouver dans un nouveau rôle, de juxtaposer mes expériences de travail antérieures avec le contexte d’un pays en développement et d’en apprendre beaucoup sur le Népal lui-même. Pendant ce temps, j’ai également réussi à identifier les domaines avec lesquels j’aimerais travailler et m’engager dans certaines activités.

L’une de ces activités a été une formation en communication externe que j’ai dispensée au personnel du VIN et à quelques volontaires locaux et internationaux. L’objectif principal de la formation était d’apprendre à utiliser Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux de manière efficace et – peut-être plus important encore – plus créative. Malgré la froide saison automnale (qui est encore nettement plus chaude qu’à cette époque de l’année en Europe), plus de 15 participants à la formation étaient simplement en feu pour améliorer leurs connaissances sur les théories de la communication et leur application pratique. Soudain, des noms effrayants comme Triangle d’Aristote ou Principe de Pareto sont devenus compréhensibles et utiles, tandis que les algorithmes de Facebook ont cessé d’être de la magie noire connue uniquement des spécialistes chevronnés des TI et au lieu de cela sont devenus des bêtes domptées qui pourraient être utilisées pour le profit de l’organisation.

Ce qui était important pour moi en tant que formateur, c’est que la formation ne se limitait pas à l’apprentissage des théories et que les participants participaient activement aux exercices pratiques. Nous nous sommes tous amusés en imaginant les gens de l’autre côté du Facebook, en pensant à la façon dont nous pouvons les atteindre – ou même à ce qui serait leur plat préféré. Dans le cas des bénéficiaires potentiels français, le choix s’est évidemment porté sur le fromage. La partie pratique comprenait également une réflexion sur les expériences antérieures de l’organisation en matière de communication. L’exploitation des exemples du VIN a permis à chacun de réfléchir aux solutions concrètes et aux idées à utiliser à l’avenir. Comme la formation approchait de la fin, les participants savaient quels styles de communication utiliser et quand, et le formateur lui-même a obtenu la meilleure évaluation possible – les plaintes que la session était trop courte. Cette formation m’a permis d’utiliser certaines de mes connaissances et expériences et de les appliquer dans le contexte népalais. Bien qu’il ait été difficile de préparer la présentation qui inclurait des marques népalaises et d’autres exemples de ce cercle culturel, cela a été définitivement gratifiant et a rendu la formation plus accessible et pertinente. C’était aussi formidable de voir l’engagement des participants dans les exercices pratiques. Grâce à la créativité de l’équipe qui a participé à la session, nous avons tous eu l’occasion non seulement d’apprendre, mais aussi d’échanger de nouvelles idées intéressantes.

Au même moment, grâce à l’hospitalité de l’organisation, j’ai eu l’occasion de voyager au Népal, y compris dans la région reculée d’Okhaldhunga. En dehors de tout le reste, ce voyage a mis en lumière l’un des plus grands défis auxquels le pays est confronté – le changement climatique. Alors que moi et d’autres volontaires d’EUAV marchions sur les collines d’Okhaldhunga avec notre coordinateur local, il a mentionné que la région souffre d’un manque d’eau potable. Cela a semblé assez frappant, car la zone décrite ne se trouve qu’à environ 80 km des plus hautes montagnes du monde, à l’intérieur du Parc National de Sagarmatha. Les glaciers qui se trouvent sous les sommets comme l’Everest ou le Lhotse sont en fait la source de nombreux fleuves asiatiques massifs – et fournissent en fait de l’eau potable à des milliards de personnes. Pourtant, en raison d’un microclimat et de conditions géographiques très spécifiques, la région d’Okhaldhunga est privée de ces ressources. Ce qui est plus important, c’est que la personne à qui nous avons parlé est en fait née dans cette région et se souvient qu’il y a 20 ou 30 ans, l’eau était disponible en abondance et que la source fournissait l’eau à tous les ménages. C’est particulièrement important si l’on tient compte du fait qu’à Okhaldhunga, il n’y a pas d’usines, pas d’industrie lourde et pas d’agriculture à grande échelle qui pourraient être responsables des émotions liées aux gaz à effet de serre. En réalité, la région paie le coût des actions de l’industrie mondiale et de l’économie basée sur le carbone – sans contribuer de manière significative au problème. C’est aussi l’une des régions les plus pauvres du Népal, et toutes les difficultés infligées aux communautés locales se répercutent sur l’équilibre économique et compromettent les chances déjà limitées de développement.

Malheureusement, une grande partie du Népal est confrontée à davantage de difficultés liées au changement climatique pour des raisons géographiques – tout investissement important dans l’infrastructure du pays nécessite des contributions financières d’une ampleur disproportionnée, que le pays ne peut tout simplement pas se permettre de couvrir. Néanmoins, la beauté de la région d’Okhaldhunga pourrait à l’avenir servir d’aimant pour les visiteurs internationaux, ce qui pourrait apporter certaines sources de revenus aux communautés et aux familles vivant dans cette région. C’est pourquoi – si vous lisez ces lignes et planifiez un voyage au Népal, même en tant que touriste – nous vous prions de réfléchir à l’endroit où placer votre argent et de tenir compte du fait que l’option pour les endroits les moins fréquentés pourrait en fait améliorer grandement la vie des communautés les plus marginalisées.

Pawel Bryk

Abdourahmane, SVE en Géorgie

"L'une des plus grandes leçons que j’ai apprise ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions. [...] Ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie."

Oh la Géorgie, la première chose à dire à propos de ce pays, c’est que la nourriture est bonne, les Supra (type de banquet) sont les meilleures choses qui soient et si vous ne buvez pas d’alcool, ne venez pas en Géorgie … Ce pays, qui faisait partie de l’empire russe, a également un fort caractère. Les paysages montagneux, ces monastères et ces églises, autant d’histoire dans ce pays plutôt petit.

Quand l’ADICE m’a proposé cette mission, je ne savais même pas où se trouvait la Géorgie. J’ai donc effectué quelques recherches sur Google et évidemment, le premier résultat a été l’État américain.
J’ai fait autant de recherches que possible, je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur le net. Alors, dans l’optique de sortir de ma zone de confort, j’allais vivre une expérience extraordinaire. Je me souviens que dans la voiture en route pour l’aéroport, mon père m’avait demandé si quelqu’un allait venir me chercher une fois que je serais arrivé, le doute s’installe, car je n’étais pas très sûr que Nana (la coordinatrice de GYE) serait là. Arrivé à Roissy, j’écris un mail pour m’assurer qu’elle va venir me chercher à l’aéroport. Elle dit qu’elle va être là. Puis escale en Turquie, première fois en Turquie, j’ai échangé mon premier Lari (argent géorgien). Quand je suis arrivé en Géorgie, j’avais 5 minutes de doute avant de voir Nana et d’autres personnes qui ont joué un rôle important dans la mission de SVE. C’était ma bienvenue en Géorgie.

Donc, ma première impression en voyant l’appartement dans lequel j’allais passer les 6 prochains mois de ma vie, je pensais que ce serait très long ce SVE. En même temps, je n’ai jamais ressenti une impatience de ce genre de toute ma vie. J’ai à peine dormi la première nuit, car j’avais tellement envie d’être demain pour commencer l’aventure de façon officielle.

Maintenant, je vais aller plus vite dans le temps, car il était clair que tout était si nouveau pendant les jours et les semaines qui ont suivi mon arrivée. Aujourd’hui, toutes ces choses sont plutôt normales, mais j’étais comme un enfant entrant dans un magasin de jouets. Je n’aime pas vraiment ce que je vais faire, mais je dois le faire, je n’ai pas trouvé d’autre moyen de le faire. Je vais faire une liste de toutes les choses que j’ai pu réaliser pendant ma mission :

  • Premiers clubs : conversation en français, conversation en anglais, club de cinéma, création de jeux de société, conversation philosophique.
  • Puis entre autres, j’ai géré la chaîne YouTube et Instagram de GYE, écrit des articles pour le bulldozer (journal de l’organisation)
  • J’ai été bénévole dans un abri pour chiens
  • J’ai trouvé un partenaire pour GYE et j’ai pu aider pour la construction d’une application mobile, etc…

Voilà quelques-unes des choses que j’ai réussi à faire au cours de cette mission de six mois. J’ai beaucoup appris. Le plus important pour moi, ce sont les gens, que j’ai eu l’occasion de rencontrer. L’une des plus grandes leçons que j’ai apprises ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions.

Pendant ma mission, je suis allé faire ma première expérience officielle seul en auto-stop. La première, c’était en décembre lorsque nous sommes allés en Arménie avec deux collègues, mais ça, c’est une autre histoire. Quand je suis arrivé ici, j’avais tellement de stéréotypes sur les personnes qui font ce type de service volontaire et qui utilisent l’auto-stop pour se déplacer. Peut-être avec l’université et l’expérience que j’ai eue, je ne peux pas croire que quelqu’un puisse vous emmener dans sa voiture sans pour autant vous faire payer quelque chose, en France, nous avons blablacar, mais c’est une entreprise à laquelle vous devez payer quelque chose. C’est pourquoi je pense qu’ils sont hippies, mais sérieusement, ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie.

Louise, Service Civique au Maroc

"Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu »."

Bonjour,

Je me prénomme Louise Piquemal, j’ai 20 ans. J’ai décidé de partir en service civique pendant 9 mois, dans une petite ville au Maroc, se situant à une heure d’Agadir, Taroudant. L’association dans laquelle j’ai œuvré pendant ces 9 mois se nomme l’association Amuddu, ce qui signifie « voyage » en Amazigh (langue des berbères du Maroc). L’objectif de cette association est de promouvoir l’engagement citoyen auprès de la jeunesse et de sensibiliser à l’environnement. Elle intervient donc avec de nombreux publics mais la majorité des adhérents sont des jeunes (souvent étudiants). Durant ma mission, j’ai travaillé avec toutes les tranches d’âge, des enfants aux adultes. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette mission est la diversité des activités que j’ai eu à effectuer. Ce n’était jamais répétitif et j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes, français comme marocains.

Au sein de cette association, une grande place est laissée à l’autonomie des volontaires puisqu’elle ne comporte aucun salarié, tous les membres sont bénévoles. Les volontaires sont donc la plupart du temps seuls à l’association et doivent apprendre à travailler en autonomie. Cependant, les membres de l’association sont toujours disponibles pour répondre à nos questions et nous aider à accomplir nos projets.

J’ai donc commencé ma mission par les cours de français avec des enfants à l’association. Les cours se tenaient deux fois par semaine, une fois le lundi avec les plus grands et une fois le mardi avec les plus petits. Mon rôle était de préparer des jeux ludiques et de pousser les enfants à communiquer en français. J’ai pu ainsi mobiliser mes connaissances en animation, même si c’était parfois compliqué à cause de la barrière de la langue et des disparités de niveaux entre les enfants. Plus tard, j’ai aussi effectué du tutorat de langue française pour les étudiants à la faculté. Cela a été très enrichissant de travailler avec différents publics. Une de mes principales missions a aussi été d’encadrer des groupes de volontaires court-terme, 7 groupes au total. Avec Amnay, nous les accompagnions, répondions à leurs questions et les guidions lors des activités proposées par l’association. Avec ces groupes, nous avons effectué divers chantiers d’aménagement paysager, notamment de la peinture dans un quartier de la ville, dans une école, ou encore du jardinage dans une oasis de la ville. Chaque mardi, j’offrais une aide bénévole à l’orphelinat de Taroudant, j’assistais les dames qui travaillaient sur place.

Nous avions aussi des cours de darija (dialecte marocain) dispensés par un adhérent de l’association. Ces cours ont été bénéfiques et m’ont aidée à me débrouiller pour la vie quotidienne.

Enfin, j’ai participé à des activités plus ponctuelles comme la journée environnementale dans le cadre du festival annuel de l’enfance. Ce festival est organisé par la commune de Taroudant et dure quatre jours. L’organisation de la dernière journée a été confiée à l’association Amuddu. Avec l’aide d’un bénévole de l’association, nous avons organisé les différents stands, tenus par un groupe de volontaires court-terme et les adhérents de l’association. J’ai aussi participé à une journée de sensibilisation au tri sélectif des déchets en organisant des activités avec les enfants. J’ai aussi dispensé une formation sur la construction du CV en français avec les étudiants de la faculté polydisciplinaire de Taroudant. Enfin, j’ai participé à plusieurs forums : le forum euro-méditerranéen des jeunes leaders à Essaouira sur le thème de la transmission, un forum sur le volontariat à Tiznit, un forum sur la citoyenneté interculturelle à Taroudant, et enfin un forum sur l’oasis et sa durabilité à Fam el Hisn.

J’ai beaucoup travaillé en équipe, notamment avec les adhérents de l’association et plus particulièrement avec Amnay, un autre volontaire de l’ADICE. J’ai décidé de faire ce service civique pour me laisser le temps de réfléchir à un projet professionnel et découvrir d’autres choses. Je pense avoir grandi durant cette mission, j’ai beaucoup gagné en autonomie. Cette mission m’a aussi permis de m’ouvrir à d’autres modes de pensée, à de nouvelles coutumes, à de nouvelles personnes. Cela a été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Ça fait beaucoup de bien de sortir du cadre théorique des études et prendre du temps pour travailler dans le concret. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été épanouie comme je l’ai été pendant cette mission. La chose la plus importante et qui a rendu ma mission intéressante selon moi est l’échange réciproque qui s’est mis en place entre les adhérents de l’association et moi. J’ai eu l’impression de recevoir autant que je donnais. Aujourd’hui, je me sens prête à reprendre mes études en sociologie.

Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu ».

Annette, EU Aid Volunteer en Thaïlande

"EU Aid Volunteers a été une voie pour moi pour coopérer avec les autres professionnels de la branche, d’apprendre d’eux et avec eux, en faisant ce qui me tient le plus à cœur dans ce travail : aider les autres"

J’ai rejoint le programme EU Aid Volunteers parce que je voulais consolider mes compétences en management de projet dans le champ du développement international et de l’aide humanitaire. J’ai vraiment en tête quels sont mes buts professionnels dans la coopération internationale mais cela n’a pas été simple en tant que jeune diplômée de trouver une voie dans ce domaine. EU Aid Volunteers a été une voie pour moi pour coopérer avec les autres professionnels de la branche, d’apprendre d’eux et avec eux, en faisant ce qui me tient le plus à cœur dans ce travail : aider les autres. J’ai choisi cette mission spécifique avec l’ADICE et DaLaa car le poste vacant s’accordait parfaitement avec mon expérience de travail avec des jeunes dans le projet de développement de base. Cela m’a aussi donné la possibilité d’explorer l’Asie du Sud-Est alors que mes autres expériences étaient principalement tournées sur le continent africain.

En Thaïlande, j’étais responsable, avec d’autres volontaires d’EU Aid, de l’organisation et du développement communautaire. La première étape pour remplir notre mission a été de trouver la direction que ce développement aurait dû prendre. L’équipe EU Aid a examiné cette question dans le cadre d’une évaluation des besoins et des forces de la communauté du village de Kokpayom, conformément aux normes d’intervention en matière d’aide humanitaire et de développement. Le processus de recherche visait à identifier de nouvelles idées de développement venant de la communauté elle-même. Les résultats, résumés à partir d’entretiens et de groupes de discussion organisés par des volontaires d’Eu Aid avec des villageois, étaient particulièrement intéressants et fourniront, espérons-le, une base pour les futurs travaux et projets de l’organisation. Le projet a été long mais incroyablement enrichissant pour toutes les parties impliquées et a abouti à la rédaction d’un rapport final complet sur les processus, les résultats de l’évaluation des besoins et des points forts de la communauté et les recommandations pertinentes.

Au niveau du développement de l’organisation, des lacunes dans son profil ont été identifiées, telles qu’un historique, des archives numériques et des profils numériques. Dans ce domaine, j’ai principalement travaillé sur la stratégie médiatique qui concernait le développement sur site internet de l’organisation, ainsi que le développement et la maintenance des autres profils de médias sociaux, avec des formations de renforcement des capacités sur le sujet pour le personnel et les jeunes. Le développement du contenu du site internet a aussi créé une opportunité pour la création d’une description bilingue des activités de l’organisation et de son histoire qui sera particulièrement utile pour les projets futurs et les demandes de subventions.  Je ne sais toujours pas ce que sera ma prochaine étape professionnelle et où elle m’emmènera. Je recherche maintenant une chance de continuer à travailler dans le domaine de l’aide humanitaire dans un environnement plus structuré et je peux déjà voir qu’ajouter cette nouvelle expérience à mon parcours me procure des retours plus positifs qu’auparavant. Je pense que cette expérience m’a procuré une confiance et une indépendance dans mon travail, grâce également à tous les défis rencontrés au cours de ces six mois et je suis sûre que cela constituera un atout précieux pour mon futur travail. Aussi, je n’exclus pas une nouvelle participation au programme EU Aid Volunteers dans le futur.  Je crois fermement en l’initiative d’EU Aid Volunteers et je recommanderais cette expérience à tout professionnel souhaitant améliorer ou remettre en question ses compétences en matière d’aide humanitaire et de développement.

Nicolas, SVE en Sicile

"Une expérience extraordinaire en terme d’acquisition de compétences et de rencontres humaines."

Je suis arrivé à Mussomeli le 8 avril aux alentours de 19h30 alors que j’avais quitté Lille le matin à 5h30 ; je vous laisse faire le calcul et vous comprendrez à quel point Mussomeli est un coin bien caché dans le centre de la Sicile. J’ai découvert un paysage hors du commun et fait la rencontre des volontaires ainsi que des encadrants de l’association. Nous sommes allés manger avec les
volontaires (dans une pizzeria bien-sûr) et ils m’ont tout de suite mis à l’aise. Le repas terminé, je suis rentré dans ma chambre et je n’ai pas pu m’empêcher de me poser une tonne de question « Dans quel genre d’aventure me suis-je lancé ? Comment tenir ici pendant 2 mois en parlant anglais tous les jours ? Pourquoi ne suis-je pas resté chez moi dans mon espace de confort ? etc… ». Avec le recul je pense que ces interrogations font partie du processus du départ à l’étranger.

Je me suis engagé dans ce projet pour développer mes compétences linguistiques et professionnels. Jour après jour, je m’ouvrais de plus en plus à mon environnement et aux gens qui en faisaient partie, je sentais mon anglais qui se libérait à tel point que je commençais à rêver en anglais à la fin de la première semaine.

Les missions étaient très variées, je me suis fait un plaisir de toutes les essayer, certaines m’ont moins plu que d’autres mais je suis volontaire et je suis curieux de découvrir de nouvelles choses. Nous avons eu le chance de passer la période de Pâques en Sicile, ce sont des fêtes très respectées des habitants puisque ici en Sicile la quasi totalité de la population est très religieuse. Nous avons également profité de ces vacances pour faire un road-trip en Sicile avec trois autres volontaires (un catalan, un hondurien et un français), ce fut une vraie aventure puisque nous changions tous les jours de villes et nous nous déplacions en transport en commun avec chacun un gros sac.

Revenons en aux missions proposées par l’association ; mon projet principal fut l’éducation : j’étais assistant de deux professeurs de français dans deux écoles différentes pour des jeunes entre 11 et 14 ans. Ils n’avaient pas un super niveau donc les cours étaient simples et basés sur de la prononciation et de l’apprentissage de mots/phrases utiles et simplistes. J’ai pu me découvrir un côté pédagogue et je me suis attaché à ces élèves, moi qui n’aime pas vraiment les enfants. Si bien que, lors du dernier cours, ils m’avaient préparé une surprise et ont demandé de faire des photos avec moi : un des meilleurs souvenirs que j’ai emmené avec moi ici en France.

Nous passions également 6 heures par semaine à nettoyer le parc de l’association, les missions n’étaient pas passionnantes puisqu’il s’agissait de ramasser les détritus mais avec tous les volontaires nous arrivions à installer une bonne ambiance, nous mettions de la musique et rigolions en même temps, j’en garde d’excellents souvenirs également.

Je ne vais pas m’attarder sur les autres missions comme l’aide aux personnes en situation de handicap ou encore la librairie puisqu’il s’agissait, pour mon cas, que de 1 ou 2 heures par semaine et ce ne sont pas les missions que j’ai préféré mais ce fut intéressant. Je pense qu’il est bien de savoir ce que l’on aime mais il est également important de savoir ce que l’on n’aime pas pour savoir ce que l’on ne veut pas faire, cela aide à définir son projet et ses objectifs.

La plus grosse difficulté était de s’adapter à la langue anglaise et italienne. J’ai fais des réels progrès en anglais, je peux communiquer aisément, l’italien reste compliqué mais je fais des efforts. Je suis fier d’avoir pu m’intégrer au sein d’une équipe de volontaires exceptionnels ainsi que d’avoir découvert une nouvelle culture.

Nous avons le droit à des jours de congés durant le volontariat, je les ai passé avec mon meilleur ami qui m’a rejoint sur Palerme au bout d’un mois et demi de projet, ça m’a fait du bien de le retrouver, ça m’a reconnecté avec ma vie en France, de part le fait que je parlais français avec lui aussi. Nous n’avons pas eu un super temps, comme pendant l’ensemble de mon volontariat, juste mes 3 derniers jours en Sicile étaient très chauds (environ 35° avec un soleil plein).

Cette expérience va m’aider dans ma vie future parce qu’elle m’a permis de gagner confiance en moi.

Cela fait moins d’une semaine que je suis en France et ma vie en Sicile me manque déjà, j’ai vécu énormément de choses formidables que je souhaite à toute personne voulant faire un volontariat.

Léonie, Service Civique en Pologne

« Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile […] de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle. »

Je m’appelle Léonie Jouneau, j’ai 19 ans et en Septembre, je rentrerai en deuxième année de Licence en Droit. J’ai effectué un Service Civique de 6 mois à Minsk Mazowieski en Pologne.

Durant cette mobilité j’ai fait plusieurs tâches. Cette mobilité était principalement basée sur le contact avec les enfants et les adolescents. J’ai donc donné des cours de Français à des adolescents, des cours d’anglais à des enfants et aussi des cours basés sur l’interculturalité. J’ai pu organiser divers événements avec des objectifs précis. Les Kids University devaient permettre aux enfants d’apprendre d’autres cultures, d’autres mots dans diverses langues mais surtout de les faire progresser en anglais. Nous avons aussi organisé des événements dans des écoles où nous avons promu l’association EBU tout en proposant des jeux de façons à montrer à tous, les différentes cultures lors de kermesse mais aussi pendant des heures de classes qui nous étaient réservées. Pendant ces heures, nous avions un thème imposé. En Février, pendant deux semaines les enfants étaient en vacances. Nous avons organisé des activités interculturelles pour différentes catégories d’âges. J’ai travaillé en équipe mais aussi seule. L’équipe avec qui j’ai travaillé était variée, c’est-à-dire qu’elle pouvait être juste avec une personne ou avec toutes les personnes présentes dans l’organisation.

Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile avec un public plus ou moins difficile, de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle, comme, est-ce que je voudrais enseigner à des enfants, à des adolescents plus tard ?
J’ai été très fière d’avoir organisé des activités seule et d’avoir intéressé les enfants avec celles-ci, j’ai pris confiance en moi.