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Lisa, SVE en Roumanie

"Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur."

Je m’appelle Lisa, j’ai 21 ans et je viens de passer 2 mois en Service Volontaire Européen en Roumanie. J’ai réalisé cette mission en plein Maramures dans la ville de Baia Mare chez Team For Youth Association qui y réalise un travail social.

Durant cette mission j’ai eu l’occasion d’assister des professeurs en anglais et en français. J’ai aussi eu à animer des ateliers lors du festival de la Balloon Fiesta. Une grande partie de mon travail consistait à monter des projets d’animation pour des enfants à l’hôpital, dans un centre communautaire, dans un orphelinat ou dans des écoles. Cette mission m’a aussi donné l’occasion de travailler avec des personnes handicapées.

Je me suis engagée car je souhaitais vivre une nouvelle expérience et découvrir de nouvelles choses qui peut-être me permettraient de trouver ma voie.

Je pense que ma plus grosse difficulté a été la barrière de la langue car lorsque je suis arrivée ici le roumain était une langue que je ne maîtrisais absolument pas. Afin de pouvoir communiquer avec les locaux en général, j’utilisais l’anglais mais aussi parfois l’espagnol puis ensuite grâce aux cours de roumain j’ai appris à dire quelques phrases basiques.

Je suis fière d’avoir participé à cette aventure, de m’être challenger en partant seule à l’étranger loin de tout ce que je connaissais et d’avoir pu apprendre de nouvelles choses entre autre une nouvelle culture.

Cette expérience m’a permis d’expérimenter de nouvelles choses à une période de ma vie où j’étais un peu perdue, notamment la voie de l’enseignement. Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur.

Contrairement à la France, la Roumanie n’est pas un pays multiculturel donc du fait de ma couleur de peau, je suscitais sans le vouloir beaucoup de curiosité au point où on m’arrêtait à de nombreuses reprises pour me demander de poser pour une photo.

Je décrirais cette expérience comme enrichissante et inoubliable.

Mélanie, service civique en Equateur

"Cette expérience [...] m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. "

J’ai réalisé un Service Civique à l’International au sein de la structure CINCA Ecuador pendant 8 mois, du 18 février au 13 septembre 2019. Une ferme agro écologique démonstrative, implantée dans une région d’Equateur (Pedro Moncayo) connue pour ces floricultures de roses. Ces dernières années la production de roses avec l’usage de produits chimiques s’est intensifiée, entraînant des problèmes sur la santé des hommes et sur l’environnement. L’objectif de CINCA Ecuador est donc de montrer à la population et aux producteurs locaux, qu’ils peuvent vivre d’une activité saine pour leur santé et l’environnement tout en bénéficiant d’une rémunération et d’un niveau de vie correct.

Ma mission était de promouvoir l’agriculture biologique et contribuer à sensibiliser à la protection de l’environnement.

J’ai réalisé plusieurs tâches :

-Communication :

  • Site web : création, recherche et rédaction de contenus en espagnol et anglais, gestion et mise à jour, rédaction d’articles pour la partie blog du site
  • Réseaux sociaux : création, lancement, community management
  • Outils de communication : flyers, affiches explicatives / signalétiques, livrets
  • Matinée de sensibilisation à l’agroécologie et à l’environnement avec des enfants de la communauté, mise en place d’activités ludiques et éducatives
  • Recrutement des volontaires via : Facebook, France Volontaires Equateur, Workaway, Wooffing America Latina, Helpx, Volunturing, Piste Solidaire, Planète Urgence, bouche à oreille.
  • Accueil et gestion des volontaires dans la ferme

-Agroécologie :

  • Entretien et développement des lits de culture : semer, planter, désherber, abonner, récolter, préparation à la vente
  • Mise en place de la permaculture dans la ferme : association de plantes, réalisation de couvertures naturelles pour les lits de culture, abonnage naturel
  • Préparation d’engrais et de bioles organiques
  • Mise en place de constructions alternatives : bioconstruction ou construction avec des matériaux recyclés

– Vie en Equateur :

  • Apprentissage de l’espagnol, découverte d’un nouvel environnement, d’un fonctionnement de travail, d’une nouvelle manière de vivre, d’une culture, etc.
  • Vie en communauté et partage des tâches quotidiennes avec les volontaires

Lors de cette expérience j’ai eu l’opportunité et la chance de travailler avec des personnalités différentes : travailleurs locaux, enfants de la communauté, organisations / entreprises locales aidant au financement du projet ou à la recherche de matériaux nécessaires à certains acteurs, organismes de recherche de volontaires, volontaires. Cela a été l’occasion de communiquer de manières différentes en fonction du public.

J’ai souhaité m’engager au sein de ce projet, car celui-ci était déjà en lien avec un aspect de ma vie personnelle. Etant végétarienne depuis 8 ans, je m’intéressais progressivement à la provenance de mes aliments et à la manière dont ils avaient été produits. J’ai donc pensé que cette expérience me permettrait d’en apprendre davantage sur le sujet et de m’impliquer en faveur de cette cause. Cette expérience était également l’opportunité pour moi, par la suite, de justifier mon envie de vouloir m’impliquer pour la protection dans l’environnement lors de ma future recherche d’emploi.

Ma plus grosse difficulté a été le changement de mode de vie. En effet, je suis passée d’une vie d’étudiante à Paris à une vie à la campagne en Equateur. Au début le changement n’a pas été simple, mais il a fallu faire preuve d’ouverture d’esprit, d’envie d’apprendre et de découvrir, s’adapter pour vivre l’expérience pleinement. Aujourd’hui, je me sens fière et chanceuse d’avoir eu la possibilité de réaliser ce Service Civique, d’avoir pu rencontrer, vivre, découvrir, apprendre toutes les choses qui étaient sur mon chemin.

Je suis très heureuse d’avoir participé à la création et à l’écriture d’un site internet en espagnol et en anglais. C’est la première fois que je réalisais ce type d’exercice, ça a demandé beaucoup de temps et d’investissement, mais le résultat était au rendez-vous.

Je suis également fière de mon dépassement personnel, d’avoir appris à sortir de ma zone de confort, d’avoir su et voulu apprendre, découvrir et rencontrer. Aujourd’hui, je me rends compte que cette expérience m’a transformée et m’a profondément enrichie.

Cette expérience loin de mes repères, de mon quotidien, de mes proches et de ma culture m’a permis de me découvrir personnellement, de connaître mes envies, besoins et mes limites. Elle m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. Le fait d’avoir rencontré des personnes de tout horizon m’a permis de m’ouvrir et d’élargir mon champs de vision et ma manière de penser.

Une fois, un samedi, nous avons invité les enfants de la communauté pour qu’ils participent à une matinée de sensibilisation à l’agroécologie. Durant toute la matinée ils ont pu participer à des activités ludiques et éducatives autour de l’agroécologie et de la protection de l’environnement, le succès était au rendez-vous. Au moment de clore cette matinée, nous avions cuisiné pour les enfants différents plats végétariens composés de plusieurs légumes. Certains ont aimé et au contraire, d’autres n’ont pas aimé et ont rendu leur assiette quasiment pleine. Cette expérience nous a montré qu’un long chemin de sensibilisation était encore nécessaire pour changer et faire évoluer les habitudes culinaires en Equateur.

C’est une expérience profondément marquante et enrichissante qui m’aura permis d’évoluer professionnellement et surtout personnellement.

Aujourd’hui, je réalise que j’ai de plus en plus envie de lier mes aspirations personnelles à mes aspirations professionnelles. Je souhaite donc trouver un emploi en communication au sein d’une entreprise / d’un projet qui soit orienté vers la protection de l’environnement, l’agriculture biologique, le bio ou l’éthique.

Mohamed, SVE au Royaume-Uni

"Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne."

Je me présente Mohamed, j’ai 25 ans et je rentre tout juste d’un Service Volontaire Européen d’une durée de 6 mois à Liverpool, au Royaume-Uni.
J’ai été accueilli dans l’association Merseyside Expanding Horizons (MEH) au sein du The Joseph Lappin Centre situé dans un quartier populaire de la ville.

MEH est une association au sein de laquelle se trouve une équipe très diverse et internationale, j’ai pu acquérir une expérience dans le domaine de l’inclusion sociale en tant que assistant chargé de projet et travailler sur de nombreux projets liés à la formation, la jeunesse, le handicap, l’égalité, la lutte contre les discriminations et l’interculturalité.

L’avantage de cette mission était sans aucun doute la large étendue de tâches auxquelles j’ai pu prendre part et me former. J’ai, en effet, été largement impliqué dans les nombreuses phases de la gestion de projet, et en particulier de projets européens. J’ai pu participer à l’organisation d’événements, l’animation d’ateliers de formation, la participation à des phases de recherche (études de terrain, recherche documentaires), la participation à des meetings européens avec des associations partenaires, la rédaction de projets mais encore l’organisation et l’envoi d’un groupe de jeunes anglais dans le cadre d’un échange de jeunes entre Liverpool et la France.

Les principales difficultés étaient liées pour moi à découverte totale d’un milieu professionnel étranger, des compétences organisationnelles qu’il requiert et le respect de certaines deadlines. A cela s’ajoutaient des barrières linguistiques, particulièrement au début de la mobilité. Pour surmonter ce type de difficultés, il ne faut en aucun cas hésiter à demander de l’aide à tous mes collègues, mais aussi expliquer ses idées simplement, afin que la communication soit la plus simple possible.

J’ai donc travaillé à la fois dans le cadre de partenariats avec des associations de toute l’Europe, mais j’ai aussi beaucoup travaillé avec les membres de la communauté locale et associations locales, de tous âges dans le cadre de formations, ateliers et rencontres.
J’ai aussi beaucoup apprécié la part de travail très collective des projets menés notamment à l’échelle européenne et la rencontre des partenaires de différents pays où se confrontent différentes manières de travailler et différentes manières d’appréhender les problématiques sociales en fonction du contexte d’origine.

Je suis en outre très fier de m’être vu confié des responsabilités importantes dans un cadre égalitaire, un domaine qui était nouveau et qui m’intéresse fortement et me permettant d’accroître en autonomie et en confiance dans mon futur professionnel. Un SVE est aussi un excellent moyen d’étendre ses horizons et de se créer un réseau professionnel et d’amis au-delà même de l’Europe.

Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne.
Avant de commencer cette mission, j’avais l’envie de découvrir autre chose que mon domaine d’études et découvrir le domaine associatif à l’étranger. Cette expérience m’a conforté dans mon envie de travailler à l’étranger.

Pour résumer mon expérience de mobilité j’ai choisi trois mots : inclusion, diversité, et inoubliable.

Michaela, EU Aid Volunteer au Népal : retour sur son premier mois de mission

"C'était vraiment agréable de rencontrer mes nouveaux collègues et ils m'ont accueillis à bras ouverts. Je me suis sentie acceptée et incluse dès le début."

(Massimo Modesti- volontaire EU Aid, Caddie Dong et Luisa Ledda- volontaires VIN)

Bonjour, je m’appelle Michaela Rossmann et je suis une volontaire EU Aid, envoyée par l’ADICE, pour faire du bénévolat avec VIN pour les 8 prochains mois.

Je viens d’Italie, mais je vis au Royaume-Uni depuis 14 ans et je suis maintenant basée à Katmandou en tant que volontaire senior en coordination et management. Mon travail se concentre sur les processus et les procédures au sein de l’équipe de VIN. Cela comprend l’examen de la logistique, de l’information fournie aux bénévoles avant le placement et de la façon dont les bénévoles de VIN reçoivent du soutien pour s’assurer qu’ils vivent la meilleure expérience possible.

VIN offre une approche holistique pour soutenir le développement des communautés marginalisées autour de la vallée de Katmandou et d’Okhaldunga. L’organisation a une variété de programmes dans les domaines de l’éducation, de l’autonomisation des femmes, du développement des jeunes et des enfants, de la réduction des catastrophes et des risques, de la santé publique et des soins médicaux ainsi que de l’environnement et de la conservation.

Je suis arrivée à Katmandou fin septembre et mon manager, Dinesh Katiwada, est venu me chercher à l’aéroport et m’a emmené à l’appartement, où je vis avec un autre volontaire. Heureusement, je suis arrivée un samedi pour m’orienter et découvrir les environs le dimanche avant de partir au bureau de VIN le lundi. Le bureau est à 5 minutes à pied de l’appartement, donc très bien situé.

C’était vraiment agréable de rencontrer mes nouveaux collègues et ils m’ont accueillis à bras ouverts. Je me suis sentie acceptée et incluse dès le début. J’ai également bénéficié d’une initiation de trois jours, qui comprenait la santé et la sécurité, un aperçu du fonctionnement de VIN, des informations culturelles ainsi que des cours en népalais. C’est un peu délicat, mais c’est bien de savoir que je peux dire des choses comme : la nourriture est délicieuse !…. parce que c’est délicieux ! Daal Bhat (lentilles et riz) et Momos (boulettes de pâte farcies) sont tout simplement délicieux.

Massimo Modesti: Facebook
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Dinesh et moi avons créé un plan de travail mensuel qui m’aide à prioriser ma charge de travail. En ce moment, je suis en train d’examiner l’information que les bénévoles reçoivent après leur demande, mais avant leur arrivée. Il est très important que les bénévoles reçoivent des renseignements exacts sur leur affectation, que ce soit pendant deux semaines ou trois mois, car il est essentiel de bien comprendre le rôle du bénévole pour en assurer le succès.

J’ai également participé à la Semaine des droits de la personne, ce qui m’a permis d’organiser un atelier sur la violence faite aux femmes ainsi qu’un atelier scolaire sur l’égalité des sexes et le harcèlement sexuel.

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J’ai collaboré avec des volontaires internationaux et des volontaires locaux sur la façon d’animer ces sessions et nous avons atteint 216 étudiants dans deux écoles différentes et 66 femmes dans trois groupes coopératifs.

Un des commentaires de l’élève explique l’impact que la séance a eu sur elle : « J’aime ce programme et son organisation. Je pense que cette organisation devrait travailler dans toutes les zones rurales de notre pays. Je parlerai à mes amis, à mes enseignants et à ma famille de l’égalité des sexes et du harcèlement sexuel. Et je suggère à mes parents, à mes enseignants et à mes voisins de parler du harcèlement et de le contrôler. »

C’était aussi formidable de pouvoir animer la réunion mensuelle des bénévoles de VIN. Cela m’a permis de vraiment voir ce que les bénévoles apprécient le plus et où il y a place à l’amélioration. C’était une séance amusante avec des jeux, des gâteaux et des commentaires !

Au cours du premier mois, tous les volontaires EU Aid au Népal ont également été invités à la résidence de l’ambassadrice de l’UE, Veronica Cody. Il s’agissait d’un bel événement de réseautage où nous avons rencontré des étudiants Erasmus Mondo népalais, exploré de nouveaux partenariats potentiels et parlé de la manière dont l’UE soutient le Népal. Ce fut une soirée très inspirante et intéressante – et un privilège de rencontrer l’ambassadeur.

La combinaison de voir des bénévoles et des projets en action, de parler directement aux bénéficiaires et du travail que je fais dans les coulisses font de ce stage un vrai plaisir. Je me sens humble et chanceuse d’avoir l’occasion de mettre mes compétences en gestion des bénévoles au service de VIN et d’être à leur écoute en retour.

J’attends avec impatience les mois à venir, avec davantage de visites sur le terrain et de collaborations, ainsi qu’une exploration un peu plus approfondie du Népal en tant que pays.

Claire, Service Civique en Italie

"Je trouve vraiment exceptionnel l’entraide et la solidarité que l’on peut retrouver entre les volontaires dans ce genre d’expérience."

Je m’appelle Claire Guevar, j’ai 21 ans et j’ai effectué un service civique de 6 mois en Italie dans le centre socio-éducatif « A Modo Loro ». Mes missions au sein de cette structure étaient d’organiser et gérer des activités pour les enfants, les aider à faire leurs devoirs et également gérer le service du déjeuner. J’ai eu la chance de rencontrer et de travailler avec Sara et Elisa (espagnoles), ainsi qu’Anna (polonaise) qui étaient elles aussi volontaires. Les enfants avaient entre 6 et 17 ans et venaient d’horizons différents.

J’ai décidé de partir faire un volontariat pour vivre une nouvelle expérience, découvrir de nouvelles choses, apprendre des autres, de nos différences voir même de nos similitudes à travers le monde. Grâce à cette expérience, j’ai eu l’opportunité de découvrir un nouveau public et une nouvelle structure.

J’ai rencontré des difficultés durant les premières semaines, en découvrant une nouvelle culture et surtout une nouvelle langue. J’ai parfois eu du mal à m’exprimer et comprendre les enfants, ce qui, pour eux comme pour moi, n’était pas simple, par exemple pour gérer un conflit, réconforter ou lancer une discussion avec un enfant qui rencontre des difficultés, un mal être. C’était sans compter sur l’aide des autres volontaires qui m’a permis d’avancer et gérer au mieux ces situations. Je trouve vraiment exceptionnel l’entraide et la solidarité que l’on peut retrouver entre les volontaires dans ce genre d’expérience.

Une petite anecdote, j’ai dû me rendre chez un médecin, en entendant mon accent il a cru que j’étais espagnole, je pense que cela est lié au fait que j’ai appris l’italien majoritairement avec des espagnoles. On peut donc dire que je parle italien en espagnol désormais, et vive l’interculturalité !

Une phrase pour résumer mon volontariat : une expérience avant tout humaine, plus qu’enrichissante et surtout inoubliable.

Hélène, stagiaire en Italie

"Je me suis engagée dans ce projet dans le but de découvrir le milieu de l’accompagnement des migrants car je souhaite m’y orienter professionnellement. Cette expérience a été très instructive et m’a apporté beaucoup de connaissances théoriques comme pratiques sur ce secteur."

Je m’appelle Hélène. J’ai effectué un stage de six mois en Italie dans une coopérative venant en aide aux migrants mineurs non accompagnés et aux réfugiés.

J’ai eu des missions extrêmement variées:

– Cours d’alphabétisation pour mineurs et adultes

– Aide aux devoirs auprès d’adolescents et d’enfants

– Rédaction d’articles et d’interviews des migrants pour le site de la coopérative

– Animation de temps collectifs: repas, activités informelles

– Médiation linguistique en français, anglais, italien

– Participation à l’organisation et l’animation d’un atelier de création d’une bande-dessinée basée sur les histoires de migrations des mineurs

– Promotion des activités de la coopérative lors d’événements avec la tenue de stands.

J’ai travaillé en collaboration avec les éducatrices et éducateurs de la coopérative, mais aussi avec les jeunes italiens en service civique et une volontaire européenne espagnole.

Je me suis engagée dans ce projet dans le but de découvrir le milieu de l’accompagnement des migrants car je souhaite m’y orienter professionnellement. Cette expérience a été très instructive et m’a apporté beaucoup de connaissances théoriques comme pratiques sur ce secteur.

Je suis fière d’avoir pu servir de médiatrice linguistique car lorsque j’étais à l’école j’étais peu douée en anglais et je n’avais jamais étudié l’italien. Avoir atteint aujourd’hui un niveau qui me permette de mettre en relation des personnes ne connaissant pas la même langue est une grande réussite pour moi et j’espère pouvoir développer cette compétence dans la suite de ma carrière professionnelle.

J’ai éprouvé des difficultés à accepter un mode d’organisation et de communication différent de ce que je connaissais en France. Il n’est en effet pas rare que les activités soient organisées au dernier moment, ou que l’équipe se trouve dépassée par un imprévu. Je n’ai pas réellement trouvé de solution à ce sujet, à part celle de prendre mon mal en patience avant de retourner dans mon pays. En effet, je me suis rendue compte qu’il était pour moi primordial au travail de planifier et d’avoir des rôles définis, ce qui m’a manqué ici  mais qui m’a permis de développer ma capacité d’adaptation. La communication a pu être difficile car n’étant pas italienne mes idées ou manières de faire sont plus facilement critiquées et je dois user beaucoup plus d’énergie pour me faire comprendre.

J’espère que cette expérience me permettra de travailler à nouveau avec ce type de public car le contact avec les migrants m’a beaucoup plus.

Ce stage m’a aussi apporté beaucoup sur le plan personnel, puisqu’il m’a permis de me questionner sur les différences culturelles, les stéréotypes et le racisme pour mieux en comprendre les mécanismes et les effets.

Afin de résumer au mieux ce que m’a apporté cette expérience, j’ai décidé d’en lister les 4  grands points positifs et les 4 points négatifs:

Les points positifs:

– 1 : la découverte de nouvelles cultures: albanais, ivoirienne, sénégalaise, égyptienne…. grâce au contact quotidien avec les migrants

– 2 : la pratique quotidienne de trois langues : anglais, français et italien

– 3 : l’acquisition de nouvelles compétences : alphabétisation, rédaction d’entretiens, …

– 4 : la connaissance du mode de fonctionnement de l’accueil des migrants en Italie

Les points négatifs:

-1: manque de planification anticipée des activités et de programmation sur le long terme

-2: pas d’attribution d’un rôle spécifique à chacun de nous

– 3: pas de temps organisé pour parler des éventuels problèmes rencontrés sur le travail: la réunion mensuelle avec l’éducateur référent se fait dans la salle commune où circulent les jeunes de la coopérative

-4: peu de communication entre l’équipe d’éducateurs et l’équipe stagiaires/ service civique: une vrai séparation hiérarchique entre le groupe d’éducateurs et les personnes en service civique/stage: nous n’avions pas la possibilité de participer à leurs réunions ce qui amène à ne pas être informé des changements dans l’organisation

Pour conclure, je suis très heureuse d’avoir pu bénéficier de cette expérience qui m’a apporté beaucoup et qui m’apportera dans mon futur professionnel.

Adèle et Alessandra, Service Volontaire Européen, au Portugal

"Ce projet m’a appris à savoir ce que je veux, ce que je vaux et donc de savoir ce que je peux apporter afin de prendre confiance dans mes initiatives futures."

Je m’appelle Adèle Hugeux , j’ai 19 ans et j’ai effectué cette année un SVE d’une durée de 8 mois au Portugal, à Santa Maria da Feira, à 30 km de Porto, dans le nord du pays. Tout au long de ces 8 mois, j’étais volontaire dans une ONG locale du nom de Rosto Solidario qui a plusieurs terrains d’intervention : coopération pour le développement, éducation/citoyenneté et soutient aux familles. Pour ma part, j’aidais l’association dans la banque alimentaire et de vêtements. J’accompagnais aussi les employés de l’asso dans les écoles pour les projets d’éducation et de citoyenneté : nous nous rendions dans différents écoles pour présenter un workshop sur des thèmes variés dans un cadre d’éducation non formelle. Quand nous nous sentions plus à l’aise, avec les autres volontaires nous avons eu l’occasion de créer nous-même des workshops. En parallèle, j’étais 2 fois par semaine dans un jardin d’enfants de la ville, ou j’accompagnais les éducatrices durant les temps avec les enfants.Je faisais aussi partie d’un orchestre créatif composé d’adultes handicapés et je les accompagnais durant les répétitions et concerts.

Je me suis engagée dans un volontariat cette année car je n’avais pas d’idée exacte de ce que je voulais faire après le BAC, et je voulais profiter d’une expérience à l’étranger pour gagner en
indépendance et découvrir des métiers dans le social et le monde de l’association. Tout n’a pas toujours été facile, et je dirais que ma plus grosse difficulté a été l’arrivée au

travail : je suis tombée de haut car ce n’est pas ce à quoi je m’attendais et je me sentais très transparente et inutile au début. En effet la position de volontaire peut être délicate, les employés du jardin d’enfants par

exemple ne comprenaient pas vraiment ce que je faisais ici et ne savaient pas quoi faire de moi. Même ressenti pour l’orchestre, j’étais une pièce rapportée, et bien que le projet d’orchestre soit génial, je n’y trouvais pas ma place. J’ai eu l’impression que le projet n’était pas pensé en fonction des volontaires qui étaient accueillis. Quand j’ai été plus à l’aise avec le portugais, j’ai pu être plus force de propositions, notamment avec les enfants ou j’encadrais plus d’activités. De plus j’ai exprimé à ma tutrice ces problèmes et quand ils ont vu que je voulais m’investir plus ils ont
pu me faire participer à des projets intéressants. Ainsi, et c’est pourquoi je suis si contente de cette année, c’est qu’il y a eu une grande évolution entre le début et le moment ou j’étais vraiment à l’aise. Je suis très fière d’avoir pris des initiatives dans ces cas là, et surtout d’avoir osé mener des activités en portugais plusieurs fois devant un public…de portugais !

 

Il est certain que cette expérience en général me servira pour ma vie future car j’ai pris conscience de ce dont quoi j’étais capable et aussi de ce que j’aimais !

J’étais toujours très curieuse là-bas et j’ai adoré être en contact avec des personnes de cultures, âges et milieux très différents ! J’aime bien raconter l’anecdote du train, c’était l’un de mes premiers week ends au Portugal et je voulais aller voir des amis que je m’étais faits au training. J’ai fortement galéré à rejoindre une station de train qui n’en était pas une, sous une pluie battante et en essayant de comprendre ce que les seuls passants étaient en mesure de m’indiquer. Je suis enfin rentrée dans le train mais me suis faite menacée de descendre (au milieu de nulle part) car je ne pouvais régler mon ticket par carte bancaire. J’ai donc mendié dans la voiture pour payer mon ticket. Anecdote très représentative de mon année ou je me suis retrouvée dans des situations très drôles mais en réussissant à m’en sortir !

Pour finir, je choisis le mot «OSER» comme résumé de cette très riche expérience de mobilité!

 

 

Je m’appelle Alessandra et j’ai 25 ans. Je suis partie 7 mois au Portugal effectuer un Service Volontaire Européen (SVE). Mon volontariat au sein de Rosto Solidário fut très intéressant, en ce qu’il m’a permis de faire diverses activités. J’ai passé la plus grande partie du temps dans un collège à aider les élèves avec les cours de français et anglais. Le reste du temps, je me suis investie dans d’autres activités, telles que l’organisation des aides alimentaires et vestimentaires ou la préparation et l’animation de Workshops sur le thème des droits de l’Homme et les opportunités au sein de l’Union européenne.

Cela m’a permis de développer mon aisance à prendre la parole et de travailler de manière joviale avec les autres volontaires.

Je suis heureuse et fière d’avoir pu apprendre le portugais et de l’avoir parlé en si peu de temps.

Ce projet m’a appris à savoir ce que je veux, ce que je vaux et donc de savoir ce que je peux apporter afin de prendre confiance dans mes initiatives futures.

   

Amélie, Service Civique en Belgique

"Sur le moment, comme j’étais en Belgique dans une culture finalement assez proche de la culture française, je ne me suis pas forcément rendu compte de ce que m’apportait mon expérience de mobilité à l’étranger. Je crois que ce n’est que depuis que je suis rentrée que je commence à mesurer l’impact que ces 8 mois ont eu sur moi."

Je m’appelle Amélie, j’ai 23 ans et j’ai effectué un service civique international à l’association Dynamo International dans la commune d’Uccle, à Bruxelles en Belgique, pendant 8 mois.

Mon service civique a été un peu particulier puisque au départ, je devais être volontaire dans une autre structure que celle où j’ai travaillé. J’étais sensée aider à la communication de Traces de rue, une association bruxelloise qui gère la plateforme nationale des travailleuses et travailleurs sociaux.ales de rue de Belgique francophone. Cependant, étant donné le départ en congé prolongé de la responsable, j’ai finalement effectué mon service civique à l’association Dynamo International, toujours à Bruxelles.

L’organisation a deux grandes branches, la Mobilité et le Réseau. La Mobilité est composée de travailleuses et de travailleurs qui aident les jeunes à trouver des projets à l’étranger tandis que la branche « Réseau » est en charge de la coordination du réseau international de travailleuses et de travailleurs sociaux.ales de rue.

Pendant mon service civique, j’ai eu l’occasion de travailler avec les deux branches, même si j’ai davantage côtoyé le Réseau où j’ai surtout aidé sur des tâches liées à la communication. Ces 8 mois m’ont permis de faire plein de choses très différentes les unes des autres : j’ai géré la rédaction et l’envoi des newsletters du Réseau mais j’ai aussi participé à l’organisation et à l’animation d’un camp (une sorte de colo) sur la thématique du genre, j’ai été bénévole dans des festivals, j’ai participé à une formation consacrée au travail social de rue, j’ai interviewé des professionnel.les du travail social belge pour en tirer un rapport sur le secret professionnel dans leur activité… En bref, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

L’idée de faire un service civique me trottait dans la tête depuis un moment déjà donc lorsque j’ai dû repousser d’un an un échange universitaire au Canada à cause de problèmes liés à l’obtention de mon visa, je me suis dit que ce serait le bon moment pour le faire. J’avais à cœur de participer à un projet qui avait du sens à mes yeux, tout en retrouvant un peu d’autonomie après quelques mois de retour chez mes parents.

J’ai profité de ma mobilité pour me remettre au sport et me lancer des défis. J’ai ainsi participé aux 20 km de Bruxelles, que j’ai bouclés en courant alors même que ça me paraissait impossible encore la veille de la course. C’est sans aucun doute l’expérience qui m’a rendue le plus fière au cours de ces 8 mois.

Je crois que la plus grosse difficulté, je l’ai rencontrée dans l’appartement communautaire où je vivais, et que je partageais avec d’autres volontaires venus de pays différents. Il était situé juste au-dessus des bureaux de Dynamo International donc d’une part c’était difficile de séparer le cadre privé du cadre de l’association, d’autre part, la vie en communauté n’a pas toujours été simple mais je crois que j’ai fait de mon mieux pour garder l’esprit ouvert et que c’est ce qui m’a aidée à surmonter cette difficulté.

Depuis un certain temps déjà, je voulais avoir une expérience significative au sein d’une association et grâce à mon service civique chez Dynamo International, ça a été le cas. Aussi, si j’avais déjà fait plusieurs stages longs, je n’avais jamais eu autant d’autonomie dans mes tâches, ni de responsabilités. Pour ces deux raisons, je pense que cette expérience m’aidera beaucoup dans ma vie professionnelle.

Par ailleurs, sur le plan personnel, elle m’a mise au contact d’un monde militant que je connaissais très peu jusqu’alors. Ces 8 mois m’ont vraiment donné envie de m’informer, de lire et de m’engager d’une manière ou d’une autre dans la vie associative.

En arrivant, j’ai pris beaucoup de temps à assimiler la bise à la belge (un bisou sur la joue droite). Pendant plusieurs semaines, j’ai eu du mal à m’y faire et à intégrer cette habitude. Pourtant, depuis mon retour en France j’ai du mal à reprendre le pli des deux bises françaises.

« C’est en revenant à un endroit où rien n’a bougé qu’on se rend compte à quel point on a soi-même changé » de Nelson Mandela. Sur le moment, comme j’étais en Belgique dans une culture finalement assez proche de la culture française, je ne me suis pas forcément rendu compte de ce que m’apportait mon expérience de mobilité à l’étranger. Je crois que ce n’est que depuis que je suis rentrée que je commence à mesurer l’impact que ces 8 mois ont eu sur moi.

Aujourd’hui, je m’apprête à repartir à l’étranger, dans le cadre de mes études cette fois-ci, puisque je vais étudier pendant deux semestres au Canada.

Virginia, future créatrice d’entreprise

"Je suis fière d’avoir réussi à intégrer l’équipe facilement et d’avoir pu contribuer au développement des activités du festival."

Je m’appelle Virginia Pisano, j’ai 36 ans. J’ai participé au programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs pour une durée de 6 mois dans le cadre du Festival Shubbak à Londres.

Comme son nom l’indique, le festival Shubbak (qui signifie fenêtre en arabe) est une fenêtre ouverte sur la scène artistique contemporaine des pays arabes et des diasporas.

J’ai plus particulièrement participé au développement de trois aspects en étroit lien avec le directeur artistique du festival: la mise en débat des projets du festival, le programme à destination des jeunes artistes et le programme pour les professionnels.

Je me suis engagée dans un tel projet parce qu’après avoir effectué des séjours de recherche au Caire sur la scène musicale indépendante, et avoir coordonné plusieurs programmes artistiques en lien avec les pays arabes, je réfléchis à l’idée de monter moi-même un projet culturel.

La plus grosse difficulté a été d’organiser notre collaboration malgré les incertitudes liées au Brexit. Mon échange a eu lieu au cours des mois de négociation entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne, et nous n’avions pas de visibilité sur la période de collaboration. En effet, l’échange a risqué de se terminer du jour au lendemain sur les trois premiers mois. Nous avons donc organisé le travail du premier trimestre et ensuite reconsidéré mon rôle après avoir eu la confirmation que l’échange aurait continué jusqu’à la fin.

Je suis fière d’avoir réussi à intégrer l’équipe facilement et d’avoir pu contribuer au développement des activités du festival. Je suis aussi fière d’avoir pu amener un regard extérieur sur le festival même.

Cette expérience pourra m’aider à mettre en place les partenariats avec les structures culturelles locales lors de la création du festival que je souhaite fonder.

Bienveillance et coopération sont les mots qui résument le mieux mon expérience.

Adrien, SVE en Turquie

"Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres."

Merhaba, salut, je m’appelle Adrien et j’ai soufflé mes 27 bougies en Turquie. Là où j’ai effectué mon service volontaire européen (SVE) et plus précisément à Çanakkale.

La première chose à savoir est que tout est possible en Turquie.

Après ma Licence en Art du spectacle, j’ai commencé à travailler pour acheter mes fournitures de voyage afin de réaliser un projet de tour d’Europe. Puis à mon retour, après 4 mois d’autostop et traversé 11 pays européens, je me suis vraiment intéressé au voyage et j’ai commencé à chercher un projet à l’étranger et m’ouvrir au monde. Je me suis donc tourné vers L’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européenne, l’ADICE, qui au fil des échanges lors d’entretiens ou de mails m’ont proposé un projet social au sein de Koza, l’association pour la jeunesse de Çanakkale (Çanakkale Koza Gençlik Derneği).

Pour être franc je n’avais pas pensé à faire mon SVE en Turquie. Je voulais hors de l’Europe mais pas à la frontière européenne. Mais la Turquie m’a été proposée et j’ai accepté et sans regrets.

Je suis donc parti en février pour mon SVE de 6 mois au sein de Koza qui a le désir de sensibiliser les jeunes pour devenir responsable et prendre conscience de l’environnement et de la société dans laquelle ils vivent, pour devenir actifs et saisir les opportunités qui s’offrent à eux. Son objectif est de contribuer au développement personnel, social et professionnel à travers des activités ou des projets divers et divertissants.

Me voilà depuis quelques jours, et je suis agréablement surpris par temps de chose, l’hospitalité, l’entraide, la générosité… des traits typiques du caractère turc qui font d’eux des personnes plus européennes et plus ouvertes d’esprit que nous même européens.

J’ai donc eu des missions diverses et variées, comme l’accompagnement de personne en situation de handicap à la natation, un travail sur la motricité tout en prenant plaisir à nager. J’ai surtout été surpris par leurs capacités et l’endurance qu’ils ont pu avoir. J’étais épuisé après deux longueurs tandis que nos participants pouvaient continuer à faire 3 fois plus de longueurs sans prendre 5 minutes de repos.

Le retournement de situation était hilarant et ils jouaient réellement le rôle de professeurs tout en voulant élever leur niveau en anglais, un jeu d’échange qui a bien fonctionné. J’ai également eu la mission Aktif Tırtıllar, une mission avec deux projets. Une première partie consacrée à de l’aide aux devoirs avec des enfants locaux. J’essayais tant bien que mal d’être aussi utile que je le pouvais, mais de l’aide au devoir en turc sans pouvoir le parler c’est un défi énorme. Hors mi l’anglais ou j’ai pu me rendre utile, ce projet s’est inversé, et je suis devenu élève alors que ces enfants sont  devenus en quelques sortes mes professeurs de langue turque.

Pour la deuxième partie, elle consistait à améliorer la langue turque pour des enfants migrants venant d’Afghanistan. Finalement, j’étais un peu comme eux, essayant d’apprendre cette langue avec eux grâce aux livres d’apprentissage. Nous nous sommes donc entraidés sur la compréhension et la prononciation des mots à travers de multiples jeux ludiques.

Le nettoyage des rues avec les volontaires de l’association, un beau geste pour la planète qui mène à réfléchir sur nos actions, sur ce que l’on consomme et à changer de petites mauvaises habitudes car les petits ruisseaux font de grandes rivières. J’ai aussi eu des activités de langues, comme mettre en place et animer des cours de français, puis j’ai participé au projet en espagnol, et j’ai pu évoluer en anglais au speaking club, où nous discutions uniquement en anglais sur différents sujets qui amenaient des débats passionnants.

Après 6 mois et avoir quitté ma zone de confort en France pour être dans une zone d’apprentissage et finir par m’y habituer et m’y plaire, il est à nouveau temps de quitter cette zone de confort voir une zone magique pour retourner en France.

Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres. J’ai beaucoup reçu des autres pendant cette aventure. Aller à la rencontre des habitants de mon pays d’accueil, échanger avec des personnes, qui comme moi ont tenté l’aventure internationale et qui m’ont aidé sur le plan social et culturel. Avoir un emploi du temps et créer une routine, visiter le pays autant que je le pouvais…. c’est une liste non exhaustives des choses qui m’ont permis d’apprécier cette expérience.

Et c’est pourquoi je conseillerais à tous les rêveurs,  les âmes vagabondes ou même ceux qui n’osent pas vraiment, de se lancer dans l’aventure du service volontaire européen. Vous risquerez d’être surpris par toutes les rencontres durant un tel projet mais aussi par de nouvelles expériences qui méritent d’être vécues.

Au plus je passais du temps en Turquie au plus je découvrais de nouvelles choses et que les idées reçues de ce pays sont fausses.

Il y a quelques mois je pouvais seulement dire que j’appréciais la Turquie mais maintenant je peux dire que j’aime la Turquie, plus précisément Çanakkale.

Leslie, Service Civique en Arménie

"Cette expérience m'a donnée la motivation de réussir et de faire ce que j'aime."

Je me présente, Leslie Poiré, 21 ans. Je suis partie avec l’ADICE pour un Service Civique de 6 mois à Erevan, la capitale de l’Arménie.

Durant ma mobilité j’ai effectué 3 missions :

  • La première au sein de Kasa pendant 3 mois, j’ai créé et effectué des ateliers francophones pour des enfants de 10-13 ans dans une école.
  • La deuxième au sein de l’Alliance française d’Arménie pendant les 6 mois, principalement à la médiathèque où j’ai présenté et créé des événements et activités diverses (débat, cours de cuisine…) pour enfants comme adultes, ainsi que plusieurs taches de communication et d’amélioration de la médiathèque avec Nelli, la médiathécaire.
  • La troisième mission et durant 6 mois également était au sein d’un refuge pour chiens, Pawsitiv Dog Rescues, où j’ai fait l’entretien quotidien du refuge (nettoyage, changer l’eau, donner la nourriture, et aussi, donner beaucoup d’amour!). Je travaillais avec d’autres volontaires et Arthyr, qui lui y travaille tous les jours.

Durant ma mobilité, le plus dur a été de m’imposer dans des structures de travail différentes de celles en France, mais avec un peu de confiance en soi, cela n’a pas duré très longtemps. J’ai fait ce service civique dans le but de changer de quotidien, de me tester dans un environnement qui n’est pas le mien, et me découvrir moi-même un peu plus.

Ma meilleure expérience durant ces 6 mois, a été de donner et recevoir tant d’amour de 125 chiens au refuge où je travaillais 2 jours par semaine, aimant déjà les animaux avant de partir, cette mission m’a comblée de bonheur toute la durée de ma mobilité, et m’a aidée à surmonter mes petits coups durs.

Au jour d’aujourd’hui, je suis à la recherche d’un travail, temporaire ou non, je pense peut- être même faire une licence en alternance à la prochaine rentrée scolaire. Mais cette expérience m’a donnée la motivation de réussir et de faire ce que j’aime.

«Je refuse que la peur de l’échec m’empêche de faire ce qui m‘importe vraiment»

Sajoua, stage professionnel au Portugal

"Plutôt que d'attendre de la hiérarchie qu'elle me confère une tâche qui m'intéresse, j'ai tout simplement demandé à recevoir un travail à la hauteur de mes compétences. Cet événement m'a demandé beaucoup d'assurance et de diplomatie mais a servi tant à l'agence qu'à moi."

Je m’appelle Sajoua Ettahri et j’ai 24 ans (23 ans au moment de mon départ). Je suis diplômée en Architecture, niveau Master.

Mon projet de mobilité s’est monté très progressivement. D’abord, j’ai réalisé un premier Erasmus avec l’école, et je suis partie 10 mois en Espagne étudier à l’université de la Corogne. A mon retour, je désirais repartir à l’étranger tant cette expérience était enrichissante sur le plan personnel (apprentissage de l’autonomie, l’adaptabilité, la confrontation à des cultures différentes) et sur le plan universitaire (découverte d’un enseignement différent, ses points forts et ses points faibles, prise de recul face à l’enseignement français).

A la suite de cet Erasmus, j’ai participé à une université d’été internationale à Liège, pour découvrir de nouvelles manières d’enseigner l’architecture, plus internationale. J’ai rencontré à cette summer school celui qui est par la suite devenu mon tuteur pour le stage Erasmus + VET que j’ai effectué avec l’ADICE.

Je suis donc partie en stage de 6 mois dans l’agence Fala atelier, co-fondée par Filipe Magalhaes, mon tuteur à Porto, au Portugal.

Mes tâches sur place ont, dans un premier temps, correspondu aux tâches communément attribuées aux stagiaires (maquettes, premières esquisses de conception, aide sur des projets divers) et nécessitaient peu d’initiatives. Or, j’avais déjà travaillé quelques mois en France en tant qu’architecte junior et était déjà diplômée. Après 3 mois de petites tâches, j’ai demandé à Filipe de me confier des travaux plus intéressants, s’étalant plus sur la durée et qui feraient appel à toutes mes connaissances et qui m’en feraient acquérir de nouvelles. Et, à partir de ce moment, je n’ai plus travaillé que sur un projet à la fois. De là, le stage s’est avéré bien plus stimulant.

C’est sans doute un de mes plus grands apprentissages pendant le stage (architecture mise à part) : plutôt que d’attendre de la hiérarchie qu’elle me confère une tâche qui m’intéresse, j’ai tout simplement demandé à recevoir un travail à la hauteur de mes compétences. Cet événement m’a demandé beaucoup d’assurance et de diplomatie mais a servi tant à l’agence qu’à moi.

L’agence était assez petite : trois architectes fondateurs, deux employés portugais, une employée russe, un ingénieur et quatre stagiaires de nationalités différentes. Nous parlions principalement anglais. Au début de mon stage, les stagiaires travaillaient tous ensemble sur certains projets. Petit à petit, chaque stagiaire a commencé à assister des architectes différents sur leurs projets respectifs. Pour ma part, et suite à la discussion que j’avais eu avec Filipe, j’ai fini par travailler en autonomie sur un projet : j’avais un échange quotidien avec mon tuteur, qui par la suite se chargeait de présenter le projet au client. Malheureusement, ce dernier n’était pas très confortable avec l’anglais, et, ne parlant pas portugais moi-même, je n’ai pas pu participer aux entretiens.

J’ai, par la suite de ce stage, travaillé deux mois en tant qu’architecte junior dans cette agence.

Cette expérience à Porto a sans nul doute été très bénéfique pour ma vie professionnelle à venir.

Tout d’abord, l’agence dans laquelle j’ai travaillé a une production architecturale et graphique très intéressante et reconnue à l’international. Ils ont une écriture bien à eux, et fuient les réflexes de dessins, la standardisation et les automatismes que développent trop souvent les architectes au long de leur carrière. Leur production est une expérimentation constante et, je dois le dire, très amusante. Malheureusement, ce genre d’architecture est difficile à importer en France : nous souffrons d’une très importante « normalisation » de l’architecture : norme incendie, norme « personne à mobilité réduite », norme « haute qualité environnementale ». Ajouté à cela les demandes très strictes des maîtrises d’ouvrages (=clients), les architectes manquent souvent de liberté dans le dessin de leurs projets. Mais ce que j’ai vécu au Portugal me motive et m’anime pour continuer à développer une véritable écriture architecturale qui ne soit pas dictée par ces normes.

Ensuite, le milieu de l’architecture est assez petit dans le Nord de la France : tout le monde se connaît. Ainsi, mon expérience dans cette agence réputée s’est sue à mon retour, et une jeune agence Lilloise m’a proposé de les rejoindre pour l’été.

Ce serait assez difficile de résumer cette expérience en une seule phrase (déjà, une page, c’est trop concis !). Mais je dirai que, ce qui a le plus porté ses fruits, c’est de ne m’être jamais considérée comme une stagiaire non-rémunérée présente pour une durée limitée, mais au contraire, d’avoir toujours voulu expérimenter davantage et tirer un maximum de cette expérience dans la durée qui m’était impartie. Et aussi que je me suis bien amusée.

 

Pawel, EU Aid Volunteer au Népal

"Grâce à la créativité de l'équipe [...], nous avons tous eu l'occasion non seulement d'apprendre, mais aussi d'échanger de nouvelles idées intéressantes."

Les premiers mois de mon déploiement au sein de l’Initiative des Volontaires du Népal (VIN) ont été très riches en expérience et en défis. Ils m’ont tous permis de me retrouver dans un nouveau rôle, de juxtaposer mes expériences de travail antérieures avec le contexte d’un pays en développement et d’en apprendre beaucoup sur le Népal lui-même. Pendant ce temps, j’ai également réussi à identifier les domaines avec lesquels j’aimerais travailler et m’engager dans certaines activités.

L’une de ces activités a été une formation en communication externe que j’ai dispensée au personnel du VIN et à quelques volontaires locaux et internationaux. L’objectif principal de la formation était d’apprendre à utiliser Facebook et d’autres plateformes de médias sociaux de manière efficace et – peut-être plus important encore – plus créative. Malgré la froide saison automnale (qui est encore nettement plus chaude qu’à cette époque de l’année en Europe), plus de 15 participants à la formation étaient simplement en feu pour améliorer leurs connaissances sur les théories de la communication et leur application pratique. Soudain, des noms effrayants comme Triangle d’Aristote ou Principe de Pareto sont devenus compréhensibles et utiles, tandis que les algorithmes de Facebook ont cessé d’être de la magie noire connue uniquement des spécialistes chevronnés des TI et au lieu de cela sont devenus des bêtes domptées qui pourraient être utilisées pour le profit de l’organisation.

Ce qui était important pour moi en tant que formateur, c’est que la formation ne se limitait pas à l’apprentissage des théories et que les participants participaient activement aux exercices pratiques. Nous nous sommes tous amusés en imaginant les gens de l’autre côté du Facebook, en pensant à la façon dont nous pouvons les atteindre – ou même à ce qui serait leur plat préféré. Dans le cas des bénéficiaires potentiels français, le choix s’est évidemment porté sur le fromage. La partie pratique comprenait également une réflexion sur les expériences antérieures de l’organisation en matière de communication. L’exploitation des exemples du VIN a permis à chacun de réfléchir aux solutions concrètes et aux idées à utiliser à l’avenir. Comme la formation approchait de la fin, les participants savaient quels styles de communication utiliser et quand, et le formateur lui-même a obtenu la meilleure évaluation possible – les plaintes que la session était trop courte. Cette formation m’a permis d’utiliser certaines de mes connaissances et expériences et de les appliquer dans le contexte népalais. Bien qu’il ait été difficile de préparer la présentation qui inclurait des marques népalaises et d’autres exemples de ce cercle culturel, cela a été définitivement gratifiant et a rendu la formation plus accessible et pertinente. C’était aussi formidable de voir l’engagement des participants dans les exercices pratiques. Grâce à la créativité de l’équipe qui a participé à la session, nous avons tous eu l’occasion non seulement d’apprendre, mais aussi d’échanger de nouvelles idées intéressantes.

Au même moment, grâce à l’hospitalité de l’organisation, j’ai eu l’occasion de voyager au Népal, y compris dans la région reculée d’Okhaldhunga. En dehors de tout le reste, ce voyage a mis en lumière l’un des plus grands défis auxquels le pays est confronté – le changement climatique. Alors que moi et d’autres volontaires d’EUAV marchions sur les collines d’Okhaldhunga avec notre coordinateur local, il a mentionné que la région souffre d’un manque d’eau potable. Cela a semblé assez frappant, car la zone décrite ne se trouve qu’à environ 80 km des plus hautes montagnes du monde, à l’intérieur du Parc National de Sagarmatha. Les glaciers qui se trouvent sous les sommets comme l’Everest ou le Lhotse sont en fait la source de nombreux fleuves asiatiques massifs – et fournissent en fait de l’eau potable à des milliards de personnes. Pourtant, en raison d’un microclimat et de conditions géographiques très spécifiques, la région d’Okhaldhunga est privée de ces ressources. Ce qui est plus important, c’est que la personne à qui nous avons parlé est en fait née dans cette région et se souvient qu’il y a 20 ou 30 ans, l’eau était disponible en abondance et que la source fournissait l’eau à tous les ménages. C’est particulièrement important si l’on tient compte du fait qu’à Okhaldhunga, il n’y a pas d’usines, pas d’industrie lourde et pas d’agriculture à grande échelle qui pourraient être responsables des émotions liées aux gaz à effet de serre. En réalité, la région paie le coût des actions de l’industrie mondiale et de l’économie basée sur le carbone – sans contribuer de manière significative au problème. C’est aussi l’une des régions les plus pauvres du Népal, et toutes les difficultés infligées aux communautés locales se répercutent sur l’équilibre économique et compromettent les chances déjà limitées de développement.

Malheureusement, une grande partie du Népal est confrontée à davantage de difficultés liées au changement climatique pour des raisons géographiques – tout investissement important dans l’infrastructure du pays nécessite des contributions financières d’une ampleur disproportionnée, que le pays ne peut tout simplement pas se permettre de couvrir. Néanmoins, la beauté de la région d’Okhaldhunga pourrait à l’avenir servir d’aimant pour les visiteurs internationaux, ce qui pourrait apporter certaines sources de revenus aux communautés et aux familles vivant dans cette région. C’est pourquoi – si vous lisez ces lignes et planifiez un voyage au Népal, même en tant que touriste – nous vous prions de réfléchir à l’endroit où placer votre argent et de tenir compte du fait que l’option pour les endroits les moins fréquentés pourrait en fait améliorer grandement la vie des communautés les plus marginalisées.

Pawel Bryk

Abdourahmane, SVE en Géorgie

"L'une des plus grandes leçons que j’ai apprise ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions. [...] Ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie."

Oh la Géorgie, la première chose à dire à propos de ce pays, c’est que la nourriture est bonne, les Supra (type de banquet) sont les meilleures choses qui soient et si vous ne buvez pas d’alcool, ne venez pas en Géorgie … Ce pays, qui faisait partie de l’empire russe, a également un fort caractère. Les paysages montagneux, ces monastères et ces églises, autant d’histoire dans ce pays plutôt petit.

Quand l’ADICE m’a proposé cette mission, je ne savais même pas où se trouvait la Géorgie. J’ai donc effectué quelques recherches sur Google et évidemment, le premier résultat a été l’État américain.
J’ai fait autant de recherches que possible, je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur le net. Alors, dans l’optique de sortir de ma zone de confort, j’allais vivre une expérience extraordinaire. Je me souviens que dans la voiture en route pour l’aéroport, mon père m’avait demandé si quelqu’un allait venir me chercher une fois que je serais arrivé, le doute s’installe, car je n’étais pas très sûr que Nana (la coordinatrice de GYE) serait là. Arrivé à Roissy, j’écris un mail pour m’assurer qu’elle va venir me chercher à l’aéroport. Elle dit qu’elle va être là. Puis escale en Turquie, première fois en Turquie, j’ai échangé mon premier Lari (argent géorgien). Quand je suis arrivé en Géorgie, j’avais 5 minutes de doute avant de voir Nana et d’autres personnes qui ont joué un rôle important dans la mission de SVE. C’était ma bienvenue en Géorgie.

Donc, ma première impression en voyant l’appartement dans lequel j’allais passer les 6 prochains mois de ma vie, je pensais que ce serait très long ce SVE. En même temps, je n’ai jamais ressenti une impatience de ce genre de toute ma vie. J’ai à peine dormi la première nuit, car j’avais tellement envie d’être demain pour commencer l’aventure de façon officielle.

Maintenant, je vais aller plus vite dans le temps, car il était clair que tout était si nouveau pendant les jours et les semaines qui ont suivi mon arrivée. Aujourd’hui, toutes ces choses sont plutôt normales, mais j’étais comme un enfant entrant dans un magasin de jouets. Je n’aime pas vraiment ce que je vais faire, mais je dois le faire, je n’ai pas trouvé d’autre moyen de le faire. Je vais faire une liste de toutes les choses que j’ai pu réaliser pendant ma mission :

  • Premiers clubs : conversation en français, conversation en anglais, club de cinéma, création de jeux de société, conversation philosophique.
  • Puis entre autres, j’ai géré la chaîne YouTube et Instagram de GYE, écrit des articles pour le bulldozer (journal de l’organisation)
  • J’ai été bénévole dans un abri pour chiens
  • J’ai trouvé un partenaire pour GYE et j’ai pu aider pour la construction d’une application mobile, etc…

Voilà quelques-unes des choses que j’ai réussi à faire au cours de cette mission de six mois. J’ai beaucoup appris. Le plus important pour moi, ce sont les gens, que j’ai eu l’occasion de rencontrer. L’une des plus grandes leçons que j’ai apprises ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions.

Pendant ma mission, je suis allé faire ma première expérience officielle seul en auto-stop. La première, c’était en décembre lorsque nous sommes allés en Arménie avec deux collègues, mais ça, c’est une autre histoire. Quand je suis arrivé ici, j’avais tellement de stéréotypes sur les personnes qui font ce type de service volontaire et qui utilisent l’auto-stop pour se déplacer. Peut-être avec l’université et l’expérience que j’ai eue, je ne peux pas croire que quelqu’un puisse vous emmener dans sa voiture sans pour autant vous faire payer quelque chose, en France, nous avons blablacar, mais c’est une entreprise à laquelle vous devez payer quelque chose. C’est pourquoi je pense qu’ils sont hippies, mais sérieusement, ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie.

Louise, Service Civique au Maroc

"Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu »."

Bonjour,

Je me prénomme Louise Piquemal, j’ai 20 ans. J’ai décidé de partir en service civique pendant 9 mois, dans une petite ville au Maroc, se situant à une heure d’Agadir, Taroudant. L’association dans laquelle j’ai œuvré pendant ces 9 mois se nomme l’association Amuddu, ce qui signifie « voyage » en Amazigh (langue des berbères du Maroc). L’objectif de cette association est de promouvoir l’engagement citoyen auprès de la jeunesse et de sensibiliser à l’environnement. Elle intervient donc avec de nombreux publics mais la majorité des adhérents sont des jeunes (souvent étudiants). Durant ma mission, j’ai travaillé avec toutes les tranches d’âge, des enfants aux adultes. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette mission est la diversité des activités que j’ai eu à effectuer. Ce n’était jamais répétitif et j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes, français comme marocains.

Au sein de cette association, une grande place est laissée à l’autonomie des volontaires puisqu’elle ne comporte aucun salarié, tous les membres sont bénévoles. Les volontaires sont donc la plupart du temps seuls à l’association et doivent apprendre à travailler en autonomie. Cependant, les membres de l’association sont toujours disponibles pour répondre à nos questions et nous aider à accomplir nos projets.

J’ai donc commencé ma mission par les cours de français avec des enfants à l’association. Les cours se tenaient deux fois par semaine, une fois le lundi avec les plus grands et une fois le mardi avec les plus petits. Mon rôle était de préparer des jeux ludiques et de pousser les enfants à communiquer en français. J’ai pu ainsi mobiliser mes connaissances en animation, même si c’était parfois compliqué à cause de la barrière de la langue et des disparités de niveaux entre les enfants. Plus tard, j’ai aussi effectué du tutorat de langue française pour les étudiants à la faculté. Cela a été très enrichissant de travailler avec différents publics. Une de mes principales missions a aussi été d’encadrer des groupes de volontaires court-terme, 7 groupes au total. Avec Amnay, nous les accompagnions, répondions à leurs questions et les guidions lors des activités proposées par l’association. Avec ces groupes, nous avons effectué divers chantiers d’aménagement paysager, notamment de la peinture dans un quartier de la ville, dans une école, ou encore du jardinage dans une oasis de la ville. Chaque mardi, j’offrais une aide bénévole à l’orphelinat de Taroudant, j’assistais les dames qui travaillaient sur place.

Nous avions aussi des cours de darija (dialecte marocain) dispensés par un adhérent de l’association. Ces cours ont été bénéfiques et m’ont aidée à me débrouiller pour la vie quotidienne.

Enfin, j’ai participé à des activités plus ponctuelles comme la journée environnementale dans le cadre du festival annuel de l’enfance. Ce festival est organisé par la commune de Taroudant et dure quatre jours. L’organisation de la dernière journée a été confiée à l’association Amuddu. Avec l’aide d’un bénévole de l’association, nous avons organisé les différents stands, tenus par un groupe de volontaires court-terme et les adhérents de l’association. J’ai aussi participé à une journée de sensibilisation au tri sélectif des déchets en organisant des activités avec les enfants. J’ai aussi dispensé une formation sur la construction du CV en français avec les étudiants de la faculté polydisciplinaire de Taroudant. Enfin, j’ai participé à plusieurs forums : le forum euro-méditerranéen des jeunes leaders à Essaouira sur le thème de la transmission, un forum sur le volontariat à Tiznit, un forum sur la citoyenneté interculturelle à Taroudant, et enfin un forum sur l’oasis et sa durabilité à Fam el Hisn.

J’ai beaucoup travaillé en équipe, notamment avec les adhérents de l’association et plus particulièrement avec Amnay, un autre volontaire de l’ADICE. J’ai décidé de faire ce service civique pour me laisser le temps de réfléchir à un projet professionnel et découvrir d’autres choses. Je pense avoir grandi durant cette mission, j’ai beaucoup gagné en autonomie. Cette mission m’a aussi permis de m’ouvrir à d’autres modes de pensée, à de nouvelles coutumes, à de nouvelles personnes. Cela a été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Ça fait beaucoup de bien de sortir du cadre théorique des études et prendre du temps pour travailler dans le concret. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été épanouie comme je l’ai été pendant cette mission. La chose la plus importante et qui a rendu ma mission intéressante selon moi est l’échange réciproque qui s’est mis en place entre les adhérents de l’association et moi. J’ai eu l’impression de recevoir autant que je donnais. Aujourd’hui, je me sens prête à reprendre mes études en sociologie.

Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu ».

Annette, EU Aid Volunteer en Thaïlande

"EU Aid Volunteers a été une voie pour moi pour coopérer avec les autres professionnels de la branche, d’apprendre d’eux et avec eux, en faisant ce qui me tient le plus à cœur dans ce travail : aider les autres"

J’ai rejoint le programme EU Aid Volunteers parce que je voulais consolider mes compétences en management de projet dans le champ du développement international et de l’aide humanitaire. J’ai vraiment en tête quels sont mes buts professionnels dans la coopération internationale mais cela n’a pas été simple en tant que jeune diplômée de trouver une voie dans ce domaine. EU Aid Volunteers a été une voie pour moi pour coopérer avec les autres professionnels de la branche, d’apprendre d’eux et avec eux, en faisant ce qui me tient le plus à cœur dans ce travail : aider les autres. J’ai choisi cette mission spécifique avec l’ADICE et DaLaa car le poste vacant s’accordait parfaitement avec mon expérience de travail avec des jeunes dans le projet de développement de base. Cela m’a aussi donné la possibilité d’explorer l’Asie du Sud-Est alors que mes autres expériences étaient principalement tournées sur le continent africain.

En Thaïlande, j’étais responsable, avec d’autres volontaires d’EU Aid, de l’organisation et du développement communautaire. La première étape pour remplir notre mission a été de trouver la direction que ce développement aurait dû prendre. L’équipe EU Aid a examiné cette question dans le cadre d’une évaluation des besoins et des forces de la communauté du village de Kokpayom, conformément aux normes d’intervention en matière d’aide humanitaire et de développement. Le processus de recherche visait à identifier de nouvelles idées de développement venant de la communauté elle-même. Les résultats, résumés à partir d’entretiens et de groupes de discussion organisés par des volontaires d’Eu Aid avec des villageois, étaient particulièrement intéressants et fourniront, espérons-le, une base pour les futurs travaux et projets de l’organisation. Le projet a été long mais incroyablement enrichissant pour toutes les parties impliquées et a abouti à la rédaction d’un rapport final complet sur les processus, les résultats de l’évaluation des besoins et des points forts de la communauté et les recommandations pertinentes.

Au niveau du développement de l’organisation, des lacunes dans son profil ont été identifiées, telles qu’un historique, des archives numériques et des profils numériques. Dans ce domaine, j’ai principalement travaillé sur la stratégie médiatique qui concernait le développement sur site internet de l’organisation, ainsi que le développement et la maintenance des autres profils de médias sociaux, avec des formations de renforcement des capacités sur le sujet pour le personnel et les jeunes. Le développement du contenu du site internet a aussi créé une opportunité pour la création d’une description bilingue des activités de l’organisation et de son histoire qui sera particulièrement utile pour les projets futurs et les demandes de subventions.  Je ne sais toujours pas ce que sera ma prochaine étape professionnelle et où elle m’emmènera. Je recherche maintenant une chance de continuer à travailler dans le domaine de l’aide humanitaire dans un environnement plus structuré et je peux déjà voir qu’ajouter cette nouvelle expérience à mon parcours me procure des retours plus positifs qu’auparavant. Je pense que cette expérience m’a procuré une confiance et une indépendance dans mon travail, grâce également à tous les défis rencontrés au cours de ces six mois et je suis sûre que cela constituera un atout précieux pour mon futur travail. Aussi, je n’exclus pas une nouvelle participation au programme EU Aid Volunteers dans le futur.  Je crois fermement en l’initiative d’EU Aid Volunteers et je recommanderais cette expérience à tout professionnel souhaitant améliorer ou remettre en question ses compétences en matière d’aide humanitaire et de développement.

Nicolas, SVE en Sicile

"Une expérience extraordinaire en terme d’acquisition de compétences et de rencontres humaines."

Je suis arrivé à Mussomeli le 8 avril aux alentours de 19h30 alors que j’avais quitté Lille le matin à 5h30 ; je vous laisse faire le calcul et vous comprendrez à quel point Mussomeli est un coin bien caché dans le centre de la Sicile. J’ai découvert un paysage hors du commun et fait la rencontre des volontaires ainsi que des encadrants de l’association. Nous sommes allés manger avec les
volontaires (dans une pizzeria bien-sûr) et ils m’ont tout de suite mis à l’aise. Le repas terminé, je suis rentré dans ma chambre et je n’ai pas pu m’empêcher de me poser une tonne de question « Dans quel genre d’aventure me suis-je lancé ? Comment tenir ici pendant 2 mois en parlant anglais tous les jours ? Pourquoi ne suis-je pas resté chez moi dans mon espace de confort ? etc… ». Avec le recul je pense que ces interrogations font partie du processus du départ à l’étranger.

Je me suis engagé dans ce projet pour développer mes compétences linguistiques et professionnels. Jour après jour, je m’ouvrais de plus en plus à mon environnement et aux gens qui en faisaient partie, je sentais mon anglais qui se libérait à tel point que je commençais à rêver en anglais à la fin de la première semaine.

Les missions étaient très variées, je me suis fait un plaisir de toutes les essayer, certaines m’ont moins plu que d’autres mais je suis volontaire et je suis curieux de découvrir de nouvelles choses. Nous avons eu le chance de passer la période de Pâques en Sicile, ce sont des fêtes très respectées des habitants puisque ici en Sicile la quasi totalité de la population est très religieuse. Nous avons également profité de ces vacances pour faire un road-trip en Sicile avec trois autres volontaires (un catalan, un hondurien et un français), ce fut une vraie aventure puisque nous changions tous les jours de villes et nous nous déplacions en transport en commun avec chacun un gros sac.

Revenons en aux missions proposées par l’association ; mon projet principal fut l’éducation : j’étais assistant de deux professeurs de français dans deux écoles différentes pour des jeunes entre 11 et 14 ans. Ils n’avaient pas un super niveau donc les cours étaient simples et basés sur de la prononciation et de l’apprentissage de mots/phrases utiles et simplistes. J’ai pu me découvrir un côté pédagogue et je me suis attaché à ces élèves, moi qui n’aime pas vraiment les enfants. Si bien que, lors du dernier cours, ils m’avaient préparé une surprise et ont demandé de faire des photos avec moi : un des meilleurs souvenirs que j’ai emmené avec moi ici en France.

Nous passions également 6 heures par semaine à nettoyer le parc de l’association, les missions n’étaient pas passionnantes puisqu’il s’agissait de ramasser les détritus mais avec tous les volontaires nous arrivions à installer une bonne ambiance, nous mettions de la musique et rigolions en même temps, j’en garde d’excellents souvenirs également.

Je ne vais pas m’attarder sur les autres missions comme l’aide aux personnes en situation de handicap ou encore la librairie puisqu’il s’agissait, pour mon cas, que de 1 ou 2 heures par semaine et ce ne sont pas les missions que j’ai préféré mais ce fut intéressant. Je pense qu’il est bien de savoir ce que l’on aime mais il est également important de savoir ce que l’on n’aime pas pour savoir ce que l’on ne veut pas faire, cela aide à définir son projet et ses objectifs.

La plus grosse difficulté était de s’adapter à la langue anglaise et italienne. J’ai fais des réels progrès en anglais, je peux communiquer aisément, l’italien reste compliqué mais je fais des efforts. Je suis fier d’avoir pu m’intégrer au sein d’une équipe de volontaires exceptionnels ainsi que d’avoir découvert une nouvelle culture.

Nous avons le droit à des jours de congés durant le volontariat, je les ai passé avec mon meilleur ami qui m’a rejoint sur Palerme au bout d’un mois et demi de projet, ça m’a fait du bien de le retrouver, ça m’a reconnecté avec ma vie en France, de part le fait que je parlais français avec lui aussi. Nous n’avons pas eu un super temps, comme pendant l’ensemble de mon volontariat, juste mes 3 derniers jours en Sicile étaient très chauds (environ 35° avec un soleil plein).

Cette expérience va m’aider dans ma vie future parce qu’elle m’a permis de gagner confiance en moi.

Cela fait moins d’une semaine que je suis en France et ma vie en Sicile me manque déjà, j’ai vécu énormément de choses formidables que je souhaite à toute personne voulant faire un volontariat.

Léonie, Service Civique en Pologne

« Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile […] de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle. »

Je m’appelle Léonie Jouneau, j’ai 19 ans et en Septembre, je rentrerai en deuxième année de Licence en Droit. J’ai effectué un Service Civique de 6 mois à Minsk Mazowieski en Pologne.

Durant cette mobilité j’ai fait plusieurs tâches. Cette mobilité était principalement basée sur le contact avec les enfants et les adolescents. J’ai donc donné des cours de Français à des adolescents, des cours d’anglais à des enfants et aussi des cours basés sur l’interculturalité. J’ai pu organiser divers événements avec des objectifs précis. Les Kids University devaient permettre aux enfants d’apprendre d’autres cultures, d’autres mots dans diverses langues mais surtout de les faire progresser en anglais. Nous avons aussi organisé des événements dans des écoles où nous avons promu l’association EBU tout en proposant des jeux de façons à montrer à tous, les différentes cultures lors de kermesse mais aussi pendant des heures de classes qui nous étaient réservées. Pendant ces heures, nous avions un thème imposé. En Février, pendant deux semaines les enfants étaient en vacances. Nous avons organisé des activités interculturelles pour différentes catégories d’âges. J’ai travaillé en équipe mais aussi seule. L’équipe avec qui j’ai travaillé était variée, c’est-à-dire qu’elle pouvait être juste avec une personne ou avec toutes les personnes présentes dans l’organisation.

Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile avec un public plus ou moins difficile, de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle, comme, est-ce que je voudrais enseigner à des enfants, à des adolescents plus tard ?
J’ai été très fière d’avoir organisé des activités seule et d’avoir intéressé les enfants avec celles-ci, j’ai pris confiance en moi.

Monika, EU Aid Volunteers au Népal

"Je suis très reconnaissante de cette opportunité du programme EU Aid Volunteers qui m’a permise de découvrir une nouvelle culture asiatique, des différences, des différentes éthiques de travail, d’atteindre des défis personnels et de gagner en patience, apprendre des façons différentes de communiquer les mêmes idées [...]"

Je suis rentée il y a une semaine. De la dure, poussiéreuse, et chaude ville de Katmandu à l’été ensoleillée dans les parcs de Vilnius. Des montagnes imposantes de l’Himalaya aux ombres tournantes des églises baroques. Des nuages de gens, de la circulation, des bruits d’animaux au silence des cours de récréation vides, les enfants étant partis en vacances à la campagne ou à l’étranger.  

Ma tête tourne encore, alors que je contemple ces huit derniers mois passés à l’étranger. J’ai travaillé pour une ONG locale népalaise, sur son développement organisationnel et son renforcement de capacités dans le cadre du programme européens EU Aid Volunteers. Grands mots pour une grande tâche. De grands objectifs que je m’étais fixés avant le départ, que j‘ai dû au fil des jours, face à la réalité du terrain, revoir à la baisse, remodeler, modifier, tout en essayant de faire de ce monde « un monde meilleur ».

Au départ, les tâches listées sur papier paraissaient claires et simples : aider l’ONG locale avec la formation du personnel, la recherche de fonds, la gestion de projet et le développement des processus internes de planification stratégiques, le budget, travailler avec le personnel et les volontaires, faire du réseautage, s’occuper de la communication et de rapports. Une fois sur le terrain, chacun s’est présenté avec un défi différent. Des personnes externes m’ont fait comprendre qu’il y avait une concurrence accrue pour la recherche de fonds et de bénévoles entre les ONG au Népal qui ne cessent de se multiplier. Les changements dans l’administration publique (la transition vers une fédéralisation du gouvernement centralisé, stipulé par l’introduction du système des municipalités) signifiaient que de nouveaux partenariats devaient être créés et des accords de travail avec le gouvernement devaient être réexaminés. On a dû gérer à la fois les besoins grandissants et les attentes des communautés locales, avec en plus la pression des services des représentants des communautés locales, qui pensent que nos organisations disposent de « beaucoup d’argent » puisqu’elles travaillent avec de volontaires internationaux. Des changements internes pour améliorer le planning de travail des volontaires, les processus d’accueil et de soutien, pour attirer et garder plus de volontaires, et pour renforcer le planning stratégique et budgétaire, la vérification et l’évaluation, ont également ajouté de la pression à mes activités.

Heureusement, je n’étais pas seule sur le terrain ! Lorsque je faisais de la recherche documentaire, de la collecte de fonds auprès des donateurs, du networking, des formations du personnel, de l’élaboration de rapports, communication interne, ou autres activités, j’ai reçu l’aide d’un groupe d’agents locaux dévoués, de manager du programme et du directeur de l’ONG, qui partageaient généreusement leurs expériences professionnelles, leurs connaissances et des idées sur ce qui pouvait être amélioré.

C’est principalement grâce à cette coopération que je suis particulièrement satisfaite des impacts sur le personnel et l’organisation, grâce auxquels une étude approfondie sur le Développement Organisationnel et le Renforcement des Capacités a été préparée. Elle inclut des perspectives importantes et recommandations pour le futur développement de l’organisation, ainsi que plusieurs initiatives telles que : projet pilote des volontaires expérimentés, plan d’action pour l’amélioration de la gestion des volontaires, mise en place d’un réseautage proactif avec des partenaires stratégiques, entretiens avec le personnel et ateliers sur le développement organisationnel et personnel. Ces ateliers ont pour but de favoriser une réflexion sur la gestion du personnel et sur le travail de l’organisation et de chaque individu, les objectifs à atteindre et ce qui peut être changé pour améliorer les activités et les résultats. Enfin, plusieurs formations à destination du personnel et des volontaires ont été organisées sur la collecte de fonds et les propositions de subventions pour leur permettre de faire des demandes à des donneurs externes.

Si les recommandations proposées dans le rapport d’études sont mises en place dans les prochains mois, l’impact sur la communauté devrait se faire ressentir sur le long terme : meilleure gestion de la communauté et des attentes des volontaires, une attention plus grande et plus ciblée sur les besoins de la communauté, une meilleure satisfaction des volontaires à propos de la planification des tâches, de la coordination, du tutorat et soutien, meilleure communication interne et travail d’équipe, charge de travail moins importante, ainsi qu’une amélioration de la continuité, de la cohérence et de la durabilité des projets et des programmes, un meilleur réseautage et une meilleure mobilisation des parties prenantes, une plus grande diversification des financements et des changements de vie en communauté. Il va sans dire que pour ce faire, la structure doit prendre en mains les changements ; tous les membres du personnel, surtout les managers et le directeur doivent s’engager à faire le nécessaire pour la gestion du changement organisationnel.

Je suis très reconnaissante de cette opportunité du programme EU Aid Volunteers qui m’a permise de découvrir une nouvelle culture asiatique, des différences, des différentes éthiques de travail, d’atteindre des défis personnels et de gagner en patience, apprendre des façons différentes de communiquer les mêmes idées, trouver de nouvelles approches créatives pour les formations, accepter de devoir consacrer plus de temps sur certaines tâches, et d’identifier les domaines dans lesquels je pourrais moi-même tirer profit de l’apprentissage (par exemple, comment superviser et motiver des personnes, etc.). Puisque je souhaite continuer dans le domaine du développement et de l’aide humanitaire, cette expérience me sera vraiment bénéfique pour mon futur travail.

En regardant en arrière, je recommanderais absolument cette expérience à ceux qui veulent apprendre davantage dans le domaine de l’aide humanitaire, travailler avec des ONG, tester leur propre persévérance, flexibilité et définir si l’aide humanitaire internationale et le développement est une voie professionnelle possible pour eux. En même temps, je mets en garde ceux qui candidatent à une offre EU Aid Volunteers pour « tenter le coup » (ou qui considèrent ça comme une option « tourisme ») au détriment de la communauté locale ; soyez conscients de vos propres connaissances, vos forces, vos défaillances et faiblesses, et soyez certains d’être motivés à apprendre, flexibles, persévérants et déterminés à réussir malgré tous les challenges, de sorte que l’organisation et la communauté avec lesquelles vous travaillerez pourront bénéficier de votre travail.

Alexis, SVE en Moldavie

"Le SVE m'a permis de me rassurer et de me donner beaucoup de confiance en moi sur le fait que je veux travailler dans la protection animale, et m'a ouvert des portes pour mes projets futurs."

Bonjour, je m’appelle Alexis j’ai 29 ans et j’ai effectué un SVE de 6 mois en Moldavie au sein du refuge animal « DATCHA ». Mes missions au sein du refuge étaient de promener les chiens, nettoyer les cages, les réparer aussi, administrer les soins, aider le vétérinaire pendant les stérilisations, prendre des photos pour les adoptions. Avec d’autres volontaires, nous avons aussi organisé une collecte de fonds pour aider le refuge. J’ai pu travailler avec des volontaires d’horizons différents (Afrique du Sud, Canada, Pays Bas, Autriche…). J’ai toujours voulu m’engager et faire quelque chose d’utile et la protection animale est un domaine qui me tient à coeur.

La plus grande difficulté a été de communiquer avec les locaux et surtout les employés du refuge, qui ne parlaient pas anglais, j’ai donc redoublé d’efforts en roumain pour à la fin de mon SVE être capable d’avoir de vraie petite conversation, jouer aux cartes, manger et rigoler avec eux.

Une anecdote? Oui, un jour j’ai oublié mon téléphone dans le bus pour aller au refuge, j’ai donc du marché 3 km dans la campagne moldave jusqu’au prochain village, évidemment je n’ai jamais retrouvé mon téléphone, mais dans mon « malheur », je suis tombé sur Filou, un petit chiot qui était seul sur les bords de la route, je l’ai donc pris avec moi et l’ai emmené au refuge.

Antonin, Service Civique en Inde

« Cette mission de volontariat s'inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d'expériences et d'outils. »

Je m’appelle Antonin Hery–Petit, j’ai vingt-et-un ans et j’ai fait une formation d’éducateur spécialisé à l’IUT de Tourcoing. Après l’avoir terminée en obtenant mon Diplôme d’État d’Educateur Spécialisé, je souhaitais avoir la possibilité d’une expérience de volontariat à l’étranger.
Avec l’aide de l’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européennes (ADICE), qui accompagne des jeunes (principalement de 18 à 30 ans) dans des projets de mobilité internationale, j’ai pu partir en Inde pour réaliser une mission de service civique de 4 mois et demi au sein de l’ONG Jeevan Rekha Parishad (JRP), à Bhubaneswar (Odisha, Inde).

C’est une  » organisation de recherche et de développement non-gouvernemental, indépendante, laïque qui travaille pour la paix, la solidarité, les droits humains et s’intéresse aux questions de moyens d’existence durables dans l’Orissa, État de l’Inde ».
« JRP travaille dans les divers champs de la santé, sur les droits humains, l’éradication du travail des enfants, la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité, la promotion du développement durable, le handicap infantile, l’agriculture, etc. »

Pendant mon volontariat, j’ai pu participer aux différents projets et missions proposés par JRP : donner des cours à des enfants dans les écoles de deux bidonvilles de Bhubaneswar, dans des écoles gouvernementales, produire des serviettes hygiéniques, soutenir l’éco-tourisme et la création de toilettes bio dans des villages du lac Chilika, être un soutien au professionnel de JRP qui s’occupe de la production et la vente du miel. De plus, une volontaire française a créé une cagnotte en ligne pour pouvoir acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai participé à ce projet. Pour ma part, je me suis occupé d’organiser des visites médicales dans les bidonvilles et d’emmener les enfants à un hôpital gouvernemental pour des consultations dentaires gratuites.

Au cours de ces quelques mois d’expérience de volontariat, j’ai pu participer à des activités et projets auxquels je n’aurais jamais pu participer en France ou dans un autre contexte.

Cette ONG indienne m’a beaucoup apporté, aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. J’ai notamment développé des compétences dans l’enseignement non-formel. Cette mission de volontariat s’inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d’expériences et d’outils. Bien sûr, j’ai aussi développé des compétences linguistiques, en Oriya et j’ai pu travailler et améliorer mon anglais. Culturellement, j’ai vécu une expérience d’une grande richesse, me permettant d’ouvrir un peu plus mon esprit sur le monde et plus spécifiquement sur ce pays qui regorge de milliers de « trésors non-matériels ».

 

Plus précisément, je suis particulièrement fier d’avoir mis en place les consultations médicales au sein des bidonvilles et d’avoir pu emmener, avec d’autres volontaires, les enfants à l’hôpital gouvernemental pour les consultations dentaires gratuites. Aussi, j’ai été capable de m’exprimer en anglais (et avec quelques mots d’Oriya) devant des groupes plus ou moins

importants d’enfants, d’adolescents ou d’adultes et je suis convaincu que cela va me servir pour ma vie future, personnelle et professionnelle.

Bien sûr, comme toute expérience, j’ai dû faire face à quelques difficultés dont la plus importante a été pour moi d’être peu accompagné par les professionnels de l’ONG. J’ai donc appris à travailler et réfléchir seul ou avec quelques volontaires pour préparer les cours et autres interventions.

Cette expérience de volontariat m’a conforté dans mon projet professionnel et je vais donc chercher du travail en tant qu’éducateur spécialisé, grâce à mon Diplôme d’Etat.
Pour résumer ces 4 mois et demi en Inde, je dirais que je suis maintenant une nouvelle personne.

 

Orlane, EU Aid Volontaire en Inde

"Je recommanderai le programme EU Aid Volunteer à ceux qui veulent prendre un virage dans leur carrière et à ceux qui veulent être mis au défi."

Orlane est cheffe de projet pour l’adaptation au changement climatique en Inde dans le cadre du programme EU Aid Volunteer. Découvrez son témoignage et l’environnement dans lequel elle vit dans cette vidéo !

Marion, SVE au Portugal

"A la suite de mes études, je voulais partir à l’étranger afin d’acquérir de l’expérience. Je me suis renseignée auprès de l’ADICE qui m’a proposé ce projet, c’est exactement ce que je recherchais."

J’effectue un Service Volontaire au Portugal, à Almada près de Lisbonne, pendant 6 mois. Je travaille au sein de deux associations RATO-ADCC, une organisation à but non lucratif qui propose des ateliers informatiques pour lutter contre l’exclusion (notamment des personnes âgées). La seconde association où j’accomplis mon volontariat est un centre sportif et culturel (CCRAM).

Au CCRAM, je suis au service communication et marketing, je crée des flyers et posters afin de promouvoir les différentes activités du centre. Je participe également aux événements culturels et sportifs, en photographiant les participants et les animations. Au sein de RATO-ADCC, j’interviens surtout lors d’ateliers dans des écoles afin de parler du volontariat et de mon expérience.

A la suite de mes études, je voulais partir à l’étranger afin d’acquérir de l’expérience. Je me suis renseignée auprès de l’ADICE qui m’a proposé ce projet, c’est exactement ce que je recherchais. Le travail que j’effectue ici est en lien avec mes études, alors j’ai tout de suite accepté.

Je suis toujours très contente de voir les flyers que j’ai créé être imprimés et affichés au sein du centre, ce la montre que le travail que j’accomplis est utile au CCRAM.

Mais je suis également fière d’avoir pu m’intégrer ici, dans un autre pays, avec une culture et une langue différentes. Et j’ai eu la chance d’être très bien accueillie par les associations, mais aussi par les autres volontaires avec qui je vis et je travaille.

Ce projet va m’apporter de l’expérience aussi bien professionnelle que sociale. Je découvre la vie associative, et je rencontre d’autres volontaires avec qui je visite un nouveau pays.

Si je devais résumer ce projet, ce serait en deux mots : véritable découverte.

Pierre-Alexis, Service Civique en Arménie

"Avoir fait le choix d’un service civique international en Arménie est assurément l’une des plus belles décisions prises durant les 25 premières années de ma vie."

Avoir fait le choix d’un service civique international en Arménie est assurément l’une des plus belles décisions prises durant les 25 premières années de ma vie. Belle dans le sens où ces 6 mois ont changé ma vision du monde pour toujours… et de quelle manière !

Diplômé d’une école de commerce, je n’avais à l’époque pas pu candidater au programme ERASMUS, faute de moyens. Du moins c’est ce que je croyais … (lorsque l’on désire vraiment quelque chose dans la vie, on fait en sorte de pouvoir l’obtenir). La raison principale était donc tout autre : je n’étais pas prêt mentalement. Pas prêt à me séparer de ma famille, mes amis et cette ville de Lille que j’aime tant. Bref, sortir de ma zone de confort pour un long moment.

A l’inverse, la France commençait aussi à m’irriter, Lille n’avait plus vraiment de secrets pour moi : les gens, les lieux, les atmosphères, tout devenait morose et vide de sens et mon « spleen » lillois commençait sérieusement à me ronger. A la veille de mes 26 ans, diplôme en poche, j’ai pris la décision de partir à l’inconnu.

J’ose le mot « inconnu » car en Occident, les pays du Caucase ne sont pas si populaires que cela et peu de personnes seraient en mesure de pouvoir en parler aussi bien que s’il s’agissait de l’Australie, du Canada, ou de certains pays d’Amérique du sud. Nous entendons souvent parler de ces destinations-là via notre entourage, les reportages-télés ou Internet, mais qu’en est-il de l’Arménie…?

Ce qui fait la reconnaissance de l’Arménie à l’international aujourd’hui  , ce ne sont pas forcément ses belles montagnes, ses églises orthodoxes millénaires (quoi que…), son peuple hospitalier, sa cuisine riche et variée et sa culture traditionnelle, mais bien malheureusement le Génocide de 1915 qui a vu l’Empire Ottoman (la Turquie actuelle) chasser et massacrer 1 200 000 arméniens de leurs terres … Je ne chercherais pas ici à en parler plus longuement. Ce n’est pas l’endroit, et surtout, je n’ai pas de connaissances assez précises sur le sujet. C’est aux Arméniens et aux Turques d’avancer sur le problème, sachant qu’a l’heure actuelle la frontière Turco-arménienne est entièrement fermée et les relations diplomatiques sont inexistantes.

En 6 mois, j’ai appris énormément de choses tant sur le plan personnel, professionnel que linguistique. Sur le plan personnel, comme j’étais loin de mes amis et de ma famille, j’ai pu expérimenter une forme de solitude quotidienne et cela m’a permis de consolider l’idée que le bonheur existe bel et bien mais qu’il s’agit d’abord d’aller le chercher seul pour ensuite le partager avec les autres. Que pour l’atteindre, il faut essayer d’être bienveillant et reconnaissant envers tout, même les choses les plus négatives qui soient, en prenant exemple sur les arméniens avec le génocide à savoir : la Résilience. La résilience pour être en paix avec soi et avec les autres afin d’accepter son passé et vivre dans le présent.

Par la même occasion, j’ai appris à mieux me connaitre car immergé dans une culture totalement différente avec sa langue, ses traditions, ses valeurs et sa vision du temps ; il a fallu partager ma vision, s’adapter, faire des concessions, accepter, bref jouer le jeu de l’interculturalité ! Désormais, je suis capable de comparer plus profondément la France avec un autre pays et mieux percevoir les aspects positifs et négatifs de notre société.

 

Sur le plan professionnel, j’ai compris que le sport était le domaine d’activité qui m’animait le plus. J’ai pu travailler en Arménie dans l’organisation de triathlons et dans le développement d’une application mobile de randonnée. Le sport a en effet ce pouvoir de fédérer peu importe les âges et les milieux sociaux. Les valeurs qu’il prône sont l’abnégation, la combativité et le surpassement de soi. Et les bienfaits qu’ils produisent sur la santé physique et mentale sont scientifiquement prouvés. Il n’y a pas à dire : le sport est essentiel à la vie. L’Arménie a consolidé cette idée en moi et c’est désormais sur ce chemin là que je vais avancer d’un point de vue professionnel.

Enfin, l’Arménie m’a apporté beaucoup d’un point de vue linguistique. J’ai appris une nouvelle langue : l’arménien. Je suis capable de comprendre et me faire comprendre par la population locale via une langue millénaire. J’ai aussi bien amélioré mon anglais puisque tous les jours j’étais en relation avec des volontaires venant du monde entier mais aussi au contact de la diaspora arménienne venant des quatre coins du monde.

Voilà, je crois avoir fait à peu-près le tour de la question même si il y a encore tant de choses à dire sur ce pays. Je conseille à n’importe qui de le visiter que ce soit pour quelques jours ou plusieurs mois. Cette région du monde est magnifique et se situe surtout à un carrefour de civilisations : l’ex-URSS au Nord, l’Occident à l’Ouest, l’Iran et l’Asie à l’Est et les pays d’Orient au sud…

Merci encore à l’ADICE pour la qualité d’accompagnement et d’écoute dont ils font preuve, merci à AVC pour son accueil chaleureux et son suivi quotidien et enfin merci à toutes les personnes venant du monde entier que j’ai eu l’opportunité de rencontrer. Il n’était question que de sourires et de partages ! Merci

Pierre-Alexis Firmin

 

L’équipe de l’ADICE remercie Pierre-Alexis d’avoir partagé son expérience de mobilité lors de l’événement du 21 mai.

Théo, SVE au Vietnam

"Cette expérience est une impulsion pour de nouvelles opportunités positives, allez-y !"

Hello ! Je m’appelle Théo, j’ai 23 ans et suis originaire de Normandie. J’ai étudié au département Infocom de Roubaix et l’une des enseignantes, Céline MATUSZAK, m’a conseillé de contacter l’ADICE pour échanger sur des projets de Mobilités, notamment en lien avec le développement durable. A la suite de mon Master Communication, je suis donc rentré en contact avec l’ADICE, notamment Léa et j’ai effectué un Service Volontaire Européen (SVE), avec une seconde volontaire Macédonienne. Ce SVE de deux mois, dans le cadre du programme EuroAsia Volunteering Assistance en lien avec les partenaires YESD (Tuyet), Mladiinfo s’est déroulé au Vietnam, à Hanoï, la capitale. C’est au sein d’une ONG, GreenHub, que nous avons effectué cette mobilité, avec une équipe de quinze personnes environ, dont l’objectif est de proposer des alternatives durables pour l’environnement. Elle agit notamment pour réduire la pollution plastique dans les océans (Baie d’Halong par exemple), trouver des alternatives, matériaux, techniques durables, mène des conférences auprès des citoyens, écoles, entreprises, favorise la biodiversité.

Durant ce programme, plusieurs missions nous ont été confiées par l’équipe de l’ONG, notamment en Marketing et Communication afin de promouvoir les activités et expertises de Greenhub. Pour ma part, j’ai développé, élaboré des supports, présentations pour le service environnemental, sur les projets en cours, l’engagement des jeunes, les 3R (Reduce, Reuse and Recycle). Également, j’ai proposé et élaboré des démarches et supports dans le domaine RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). De plus, j’ai effectué un benchmark et développé une proposition d’un plan de communication, marketing et de marque dont le but est de développer la notoriété de Greenhub. En parallèle nous participions à diverses activités comme des ateliers de recyclage dans les écoles, des sessions ateliers « ecobricks » avec des salariés. La participation à divers événements étaient aussi très captivante, par exemple à l’UNESCO concernant la réduction des déchets ou encore lors de conférences concernant l’engagement des jeunes au Vietnam, les projets en cours, la mise en commun des situations en fonction des régions et pays, l’échange de visions multiples.La plupart du temps nous travaillions en équipe pour les activités, nous effectuions des réunions tout en travaillant en autonomie. L’équipe de Greenhub nous a accueilli et accompagné dans une ambiance dynamique, simple et motivante favorisant notre implication. D’autre part, nous avons créée de véritables liens, encore aujourd’hui et avons rencontrés la famille de certains membres de l’équipe.

J’ai pu aider, apporter durant les activités et événements, créer des supports, conseiller dans le domaine de la Communication et le Marketing. L’ensemble de l’équipe a été surprise de notre travail durant ce programme et nous en a félicité avec enthousiasme.

L’engagement de ce type de projet m’est venu par la volonté d’agir et d’aider des personnes dans le but de protéger l’environnement, de rencontrer des personnes dans un contexte nouveau et également de progresser en Anglais. Découvrir, rencontrer, échanger dans un parcours différent permet de saisir des méthodes, des savoir-faire et comportements.

Les premiers jours, les échanges et la compréhension sont complexes, notamment avec la langue (et mon niveau en Anglais qui était faible). En demandant des précisions, en traduisant, c’est plus simple et c’est un véritable moyen de progresser. Quelques semaines après mon arrivée les membres de l’équipe m’ont d’ailleurs fait remarquer mon progrès avec des expressions vietnamiennes en prime.

La détermination partagée par l’ensemble des membres de l’équipe à agir pour l’environnement est saisissante. Agir dans un contexte différent est véritablement enthousiasmant et favorise l’action collective. Ce SVE m’a permis de rencontrer des personnes expertes dans un domaine, comprendre différentes méthodes de travail, de progresser en langues et de m’investir dans une démarche importante. Ma volonté de poursuivre et de m’engager dans des démarches durables s’est accentuée notamment en rejoignant des groupes d’associations de Plogging (ramassage de déchets en courant…). Je souhaite poursuivre tant au niveau professionnel que personnel dans cette logique et de nouveau repartir dans un nouveau projet. Cette expérience, je pense, est une impulsion pour de nouvelles opportunités positives, allez-y !

Pour information, pour traverser les routes au Vietnam, il faut marcher simplement entre les voitures et scooters, ils ne s’arrêtent pas mais nous contourne, assez drôle ! Aussi, les pauses fruitées en équipe sont très importantes, pensez à ramener des fruits à l’équipe !

Paysages envoûtants, habitants très accueillants, nourriture fraîche, équilibrée sont au rendez-vous !

Le SVE est une aventure particulièrement intense favorisant la mutualisation des compétences de chacun et l’implication des individus au service d’une cause. Les contextes varient en fonction de nos expériences mais l’effervescence culturelle crée une dynamique constructive, durable et pleine de sens !

Léa, Service civique en Arménie

" J’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour ! "

Quand je dis à des Arméniens d’Arménie ou de la diaspora que je ne suis pas Arménienne, mais juste une simple française ils me demandent tous « Pourquoi tu as choisi de venir en Arménie ? ». Honnêtement « par hasard ». Je cherchais un volontariat à l’étranger et l’ADICE m’a dit « Nous avons une mission pour toi en Arménie, ça t’intéresse ? ». En une fraction de seconde des douzaines de questions se sont bousculées dans ma tête, plein de questions sans réponses, un monde complètement inconnu qui m’a poussé à dire « OUI ! ». A ce moment je savais que j’allais m’enrichir, mais je ne m’imaginais pas à quel point.

A mon arrivé j’ai été très bien reçu par les membres d’Armenian Volunteer Corps. AVC est une organisation qui accueille des volontaires du monde entier et leur propose une variété de placements dans différents domaines. Cet organisme est génial, il met tout en oeuvre pour plonger les volontaires à 100% dans la culture Arménienne. Grâce à eux j’ai pu vivre dans une famille d’accueil et découvrir le quotidien et les traditions des arméniens qui sont si importante à leurs yeux. J’ai également suivi des cours d’Arménien. En 6 mois j’ai voyagé dans toute l’Arménie, du Nord au Sud et d’Ouest en Est. J’ai vu des paysages à couper le souffle et rencontré des gens ayant la main sur le coeur. Tout cela sonne comme un air de vacance, mais rassurez-vous j’ai quand même travaillé. J’ai effectué mon volontariat à Urban Fondation for Sustainable Development, une organisation à but non lucratif qui mène des projets de recyclage et de gestion des eaux dans plusieurs régions d’Arménie ainsi qu’à Ararat tour, une agence de voyage. Avec Caroline, une autre volontaire en Service Civique parti grâce à l’ADICE, nous avons réalisé un livret sur le zéro déchet, mis en place des évènements de nettoyage de l’Arménie mais aussi nous avons proposé des cours de Français. Cette mission à bien confirmé mon envie de travailler dans le développement durable et m’a fait prendre conscience que dans certains pays cette notion n’est pas connue et qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour faire évoluer les mentalités.

Petite anecdote :
Durant le mois d’avril 2018, l’Arménie a vécu un moment historique : une révolution. Les Arméniens se sont soulevés contre leur président corrompu. La détermination et la solidarité des Arméniens mais surtout cette culture qui les rassemblent leur ont permis de renverser le pouvoir. La révolution de velours porte bien son nom, dans toute la ville les gens dansaient, chantaient, klaxonnaient. C’était un moment surréaliste qui a montré au monde entier que nous n’avons pas besoin d’armes et de violence pour faire une révolution. C’était un moment fort pour moi, qui va rester graver dans ma mémoire pour toujours.

Pour résumé, j’ai effectué mon Service Civique en Arménie etjJ’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour !

Es sirumem Hayastany u Hayerin! Shat shnorhakalem

Romane, Service Civique en Inde

"Je ne peux que conseiller à des gens désireux de faire ce type de projet de ne pas hésiter car on en ressort grandi et avec pleins de belles images en tête."

Je m’appelle Romane j’ai 23 ans et j’ai effectué un service civique de 6 mois en Inde, plus précisément à Bhubaneswar dans l’Orissa, un Etat situé dans l’est de l’Inde. Je travaillais pour une ONG qui s’appelle Jeevan Rekha Parishad (JRP) qui œuvre pour une égalité sociale et qui lutte pour une justice climatique. J’ai toujours voulu faire un voyage humanitaire et le service civique était l’occasion pour moi de pouvoir travailler à l’étranger dans un domaine qui n’est pas forcément lié à ma formation d’origine.

J’ai travaillé auprès des populations locales principalement dans deux bidonvilles, Kanchanjangha et Banafulla. Tous les matins, je m’y rendais afin d’enseigner aux enfants l’anglais et les maths, deux matières importantes à maîtriser pour aller à l’école gouvernementale. En effet, les cours aux bidonvilles ne peuvent pas remplacer l’école. Les autres volontaires et moi-même faisions notre possible chaque jour afin de donner l’envie à ces enfants d’apprendre et d’envisager un jour, d’aller à l’école.

Le travail dans les bidonvilles était une des missions principales, à côté de ça, le travail était très varié. J’allais régulièrement dans des écoles pour proposer des activités auprès d’adolescents. J’étais libre de proposer ce que je voulais, avec d’autres volontaires on a organisé divers temps d’échanges culturels et des jeux en extérieur afin de diversifier ce qu’ils font déjà à l’école.

J’ai également participé à des ateliers organisés dans le cadre d’un programme de sensibilisation sur les règles mis en place par JRP. Dans ces ateliers, je témoignais sur ma propre expérience par rapport aux règles et j’encourageais les jeunes filles à se sentir plus à l’aise avec leur corps. En Inde, il y a en effet beaucoup de stigmas autour des règles et les femmes doivent souvent rester chez elles pendant cette période et on leur interdit beaucoup de choses.

Ce que j’ai apprécié avec le fait de travailler avec une ONG comme JRP, c’est que j’ai pu effectuer pleins de missions variées et élargir mes compétences dans des domaines différents.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés bien qu’il n’était pas toujours simple de communiquer avec la population qui parlait très peu voir pas du tout anglais. J’avais

des cours d’orya (la langue locale) mais c’est une langue difficile. Je connaissais en revanche quelques phrases et quelques mots ce qui me permettait de pouvoir mieux m’intégrer auprès de la population.

Un des projets dont je suis fière, c’est la cagnotte que j’ai mise en place pour acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai tout géré seule avec un autre volontaire qui m’a aidé pour acheter les vêtements dans le marché local. Cela a été long et quelque peu laborieux mais je suis contente du résultat les enfants étaient plus que ravis. J’ai d’ailleurs réalisé une vidéo sur ce projet que vous pouvez voir sur ce lien vimeo : https://vimeo.com/329853077

Cette expérience a été très enrichissante pour moi, autant sur le plan professionnel que personnel. L’Inde n’est pas un pays toujours simple à vivre mais je ne garde que de très bons souvenirs. J’ai pu rencontrer pleins de personnes différentes aussi bien dans le cadre de mon travail que lorsque j’ai pu voyager ailleurs dans le pays.

Clémentine, SVE au Portugal

"Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi."

 

Je m’appelle Clémentine, j’ai 22 ans et je suis partie en Service Volontaire Européen au sein de l’association Rato – ADCC à Almada, au Portugal pendant 6 mois.

C’est une association qui propose des ateliers d’apprentissage des notions de bases des outils de TIC (technologie de l’information et de communication) à un public qui en est éloigné mais dont l’utilisation de l’informatique devient nécessaire dans leur quotidien : des personnes âgées, en situation de handicap ou encore issues d’une communauté marginalisée. Mon rôle était d’aider les participants lorsqu’ils rencontraient des problèmes pour suivre durant l’atelier. J’intervenais également durant des ateliers d’éducation non formelle sur le vivre ensemble ainsi que sur la mobilité internationale, dans des écoles locales.

En parallèle de ces ateliers ma mission était de créer des outils de communication et des documents supports pour les différentes plateformes multimédia de l’association et pour promouvoir les programmes de mobilités Erasmus +. J’y ai notamment réalisé des vidéos tutoriels reprenant des notions des ateliers, une exposition avec des témoignages d’anciens SVE ainsi que le Podcast OpenEuropa (https://www.mixcloud.com/ratoadcc/) qui interview des personnes ayant participé à un projet de mobilité.

Je me suis engagé dans ce projet car je souhaitais découvrir le fonctionnement associatif à l’étranger mais également développer et partager mes compétences en informatique et en design graphique. D’un point de vue personnel, je souhaitais apprendre une nouvelle langue et découvrir de nouvelles cultures afin de mieux comprendre le monde qui m’entoure.

La plus grosse difficulté que j’ai pu rencontrer a été la barrière de la langue. En arrivant au Portugal, je n’avais pratiquement aucune notion du Portugais, ce fut alors difficile de bien aider durant les ateliers car les participants, pour la plupart ne parlaient pas l’anglais, ni le français. Cependant, cette difficulté n’a pas été un problème très longtemps car j’ai très rapidement appris les bases du portugais grâce aux cours proposés par mon association et en essayant de pratiquer avec mes collègues de travail et mes colocataires.

La chose dont je suis la plus fière est d’avoir pu partager mes compétences en aidant des personnes en demande ainsi qu’en créant des choses concrètes qui seront utiles et qui aideront le quotidien d’un large public.

Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi. Autant de choses qui m’aideront à poursuivre mes projets et que je pourrais valoriser sur mon CV.

Durant ces six mois, j’ai rencontré des personnes venant du monde entier avec lesquelles j’ai tissé des amitiés fortes et avec lesquelles j’ai pu échanger beaucoup de point de vue et de nouvelles perspectives sur des sujets importants. Cette mobilité a donc été pour moi une expérience unique pleine d’aventures et de rencontres enrichissantes qui m’ont fait grandir.

Tracy, Service Volontaire Européen en Croatie

"Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et de vivre à l’étranger. ."

Je m’appelle Tracy, j’ai 24 ans et je suis partie pour 10 mois dans le cadre d’un SVE en Croatie à Split la deuxième ville la plus peuplée du pays, située dans la région de Dalmatie. J’ai été volontaire dans une association nommée « HELP » dont la mission consiste à accueillir des personnes ayant des addictions (drogues), et qui propose des tests gratuits et anonymement pour le VIH/SIDA. Mes deux missions principales en tant que volontaire étaient l’accueil et l’enseignement.

Ma première mission consistait à effectuer ce que l’on appelle le « Needle exhange », c’est-à-dire que l’on accueille les usagers qui se présentent à l’association et on leur distribue le matériel dont ils ont besoin (seringues, aiguilles, de l’eau, de l’acide et aussi des préservatifs). Mon autre mission était d’enseigner plusieurs fois par semaine le français à la population locale. Ce fût pour moi une première d’enseigner, j’ai beaucoup aimé le faire même si par moment ce n’est pas toujours facile d’expliquer toutes les règles bien qu’il s’agisse de notre langue maternelle. Aussi, nous avions des activités non-ponctuelles, comme nettoyer le parc où les personnes consomment, réaliser des activités à thèmes par rapport aux journées internationales (la journée contre le SIDA, contre le tabac, etc…).

J’ai décidé de m’engager à faire un SVE pour différentes raisons. En effet, j’avais comme projet, depuis quelques temps déjà, de partir à l’étranger, et ce programme permettait de le réaliser sur le long terme. Je me suis rapprochée de l’ADICE pour en savoir plus lors d’une réunion et ils ont accepté de m’accompagner dans cette démarche. J’ai choisi cette mission précisément par rapport à mon parcours professionnel, puisque j’ai fait des études dans le domaine du social.

Quand je suis arrivée en Croatie je ne parlais pas un mot de Croate et j’avais un anglais assez moyen. La langue fût compliquée pour moi au début pour échanger avec les personnes mais avec de la persévérance (j’utilisais l’anglais à l’appartement et à l’association tous les jours) et surtout avec l’aide et le soutien de mes colocataires, mon niveau d’anglais s’est beaucoup amélioré. J’ai vécu avec 5 autres volontaires de nationalités différentes venant de Finlande, d’Espagne, d’Allemande et d’Italie.

Ce que je retiens aussi c’est que durant mon SVE, j’ai eu la chance et l’opportunité de pouvoir voyager en Croatie (Zagreb, Dubrovnik et sur les îles), à Ljubljana en Slovénie, à Sarajevo et Mostar en Bosnie-Herzégovine et dans le Nord de l’Italie. Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et /ou de vivre à l’étranger. Je me suis améliorée en langues et en ai découvert de nouvelles.

Le bilan après ces 10 mois est que ce fût difficile de tourner la page, de dire au revoir à cette ville qui était finalement devenue comme une « maison », et de dire au revoir surtout à mes colocataires qui sont devenus une famille pour moi ! Ce fût une expérience très enrichissante, plus particulièrement sur le plan humain.

Baptiste, SVE en Roumanie

« Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d'épanouissement, d’expérience et d'aventure »

Prénom / Age : Baptiste, 29 ans

Programme ? Volunteering Generation (Service Volontaire Européen)

Où ? Terrain / contexte ? Izvoarele en Roumanie, dans un contexte rural

Combien de temps ? 8 mois

Votre mission / les tâches que vous avez effectuées ? Animation interculturelle, éducation non formelle, écriture d’articles, réalisation de vidéos de promotion, projection de films et de documentaires, ateliers de création, organisation d’événements interculturels, soutien scolaire, réalisation de visuels de promotion.

Avec qui avez-vous travaillé ? Quel type de structure ? Quel public ? J’ai travaillé en collaboration avec d’autres volontaires européens (SVE), des volontaires locaux ainsi que nos coordinateurs au sein des différentes écoles, collèges et lycée de la commune, dans les différents centres culturels mais également au sein de l’organisation ; le public avec lequel j’ai travaillé était un public jeune.

Pourquoi s’être engagé dans un tel projet ? Pour gagner en expérience dans le domaine de l’animation, pour être certain de vouloir continuer dans cette voie, pour pratiquer l’anglais et augmenter mon niveau, pour recevoir différentes formations et profiter d’un volontariat à l’étranger pour découvrir un nouveau pays.

La plus grosse difficulté rencontrée ? Comment l’avez-vous surmonté ? Au départ avec la langue, je ne parlais pas Roumain et mon niveau d’anglais était très faible, la communication a donc était difficile durant le premier mois, pour surmonter cela j’ai été patient, demandé aux gens de répéter, de m’expliquer plus simplement les choses et puis je me suis accroché et fait des efforts pour apprendre le plus rapidement possible.

De quoi êtes-vous le plus fier ? D’avoir appris tant de choses, d’avoir eu la possibilité de travailler pour cette organisation en particulier et d’avoir reçu de très bon « feedback ».

Comment cette expérience peut vous aider pour votre vie future ? Elle pourra m’aider car j’ai maintenant la confirmation que je souhaite continuer dans cette voie, au niveau professionnel elle m’aidera car c’est une expérience d’une longue durée dans un contexte interculturel.

Un mot / une phrase qui résume votre expérience de mobilité: « Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d’épanouissement, d’expérience et d’aventure ».

Lucas, en Service Civique International au Maroc

"Je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personnes que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité » "

J’ai effectué une mission de volontariat dans le cadre du service civique pendant 10 mois au sein de l’association Amuddu à Taroudant dans le sud du Maroc .

Amuddu est une association qui agit principalement dans le domaine de l’environnement, mais qui s’ouvre à d’autres domaines (le sport notamment). J’ai ainsi effectué plusieurs chantiers environnementaux dans des écoles : réaménagement d’espaces verts, conception de tables pour les enfants, mise en place d’un système de goutte à goutte, création de jardins, de fresques, etc. J’ai aussi réalisé des opérations de nettoyage dans certains quartiers de la ville.

Par ailleurs, j’ai participé à des missions qui sortaient du domaine environnemental avec la mise en place d’un tournoi sportif et d’un projet autour des élections municipales de Taroudant. En parallèle de ces activités, j’ai eu l’opportunité de créer un guide de Darija (dialecte marocain) à destination des futurs volontaires. Durant ces différentes activités, j’étais accompagné par les adhérents de l’association. Il m’est arrivé de travailler avec de jeunes écoliers et lycéens.

Je me suis engagé car je voulais faire une année de césure durant mes études et aussi car j’aime le voyage et la rencontre culturelle or le service civique est un bon moyen pour découvrir une culture tout en se rendant utile. Je considère cette expérience comme un atout majeur pour mon parcours car j’envisage d’orienter mes études vers l’humanitaire.

Aujourd’hui, je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personn  es que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité ».

Flora, Service Civique International en Arménie

« Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine ! »

Je m’appelle Flora, j’ai 21 ans et je suis partie faire mon service civique de 6 mois en Arménie. Là-bas, j’ai rejoint l’association Armenian Volunteer Corps (AVC). Après ma licence de psychologie, je voulais faire une année de césure avant de me lancer dans un master et l’idée d’un service civique à l’étranger trottait dans ma tête depuis un moment. L’idée de s’engager dans un projet tout en découvrant une toute nouvelle culture m’attirait et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

AVC est un organisme particulier qui nous offre la possibilité de travailler dans plusieurs structures, dans différents domaines. En arrivant, j’ai vite compris que l’Arménie était  très différente de la France.  Il faut savoir qu’ici, tout est plus simple, on peut travailler où l’on veut, cela ouvre des possibilités qu’on ne pourrait jamais avoir en France. Malgré notre statut de volontaire, on peut également avoir des responsabilités très rapidement même si l’on n’a pas d’expérience particulière dans le domaine où l’on travaille. Cela m’a déstabilisée au début. A peine arrivée, on m’a demandé d’organiser une collecte de A à Z toute seule. Je n’avais jamais fait ça et ça m’a paru impossible, mais avec le soutien d’AVC tout s’est bien passé. Aujourd’hui, je vois toutes ces opportunités comme des chances d’explorer et de faire de nouvelles choses.

Pendant ces 6 mois, j’ai pu avoir 7 placements différents (c’est le nom que l’on donne aux organismes pour lesquels nous travaillons). J’ai organisé des workshops et la fameuse collecte de vêtements d’hiver pour le centre de jeunesse : Masis Youth Center. J’ai participé à la gestion des réseaux sociaux de la Fondation Aznavour. J’ai aussi donné des cours d’anglais à des femmes handicapées à Agate NGO et animé un club d’anglais pour des enfants à American Corner. J’ai également travaillé dans un centre accueillant des enfants handicapés, ou encore traduit des matériaux touristiques d’anglais à français pour une agence de voyage. J’ai même eu la possibilité de travailler au Zoo de Yerevan ! Inutile de préciser que tout ceci n’était pas prévu dans mon contrat de base, rien n’est définitif, tout évolue. On peut demander à travailler où l’on veut et changer de placement s’il ne nous correspond pas.

Des expériences bien différentes les unes des autres, qui m’ont permis de développer différentes compétences, d’apprendre énormément de nouvelles choses, et surtout de prendre confiance en moi.

Dans la deuxième partie de ma mobilité, j’ai décidé d’aller plus loin dans mon expérience et de changer de ville. Je suis donc allée à Gyumri, deuxième plus grande ville d’Arménie. Bien différente de la capitale, la vie y est très différente, beaucoup plus traditionnelle. Là-bas, j’ai vécu une aventure beaucoup plus authentique et plus enrichissante qu’à Yerevan. Les habitants sont très  accueillants et chaleureux et mes placements étaient très intéressants. Le groupe de volontaires étant plus réduit, nous étions tous beaucoup plus proches et nous faisions beaucoup d’activités ensemble. C’est devenu une véritable famille et nous sommes très soudés. Gyumri est sans aucun doute la plus inattendue mais aussi la meilleure partie de ma mobilité.

Je ne pense pas qu’il y ait de difficultés insurmontables, la barrière de la langue peut poser problème, mais AVC nous offre la possibilité d’avoir 4h de cours d’arménien par semaine, ce qui permet d’apprendre rapidement les bases et de pouvoir se faire comprendre. On a un soutien et un suivi important, que ce soit en France ou sur place, donc on ne se sent pas délaissé.

Au bilan de ces 6 mois, il y a beaucoup de choses dont je suis fière. J’ai pu réaliser des workshops adaptés à un jeune public, malgré la barrière de la langue. J’ai pu donner des cours d’anglais à des adultes et des enfants. J’ai travaillé dans un zoo, entourée d’arméniens ne parlant pas un mot d’anglais. Je suis fière d’avoir su m’adapter à une culture et de m’être attachée à un pays dont j’ignorais tout avant de partir.

Mais le plus important de tout, je suis fière d’être allée au bout des démarches nécessaires pour partir. Le moment le plus difficile, c’est avant le départ. Une fois sur place tout est plus simple et on ne risque pas de le regretter. Si je devais encourager d’autres personnes à partir, je dirais simplement ceci : Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine !

Anaïs, Service Civique International en Arménie

Bonjour ! Je m’appelle Anaïs, j’ai 24 ans et je suis partie en service civique en Arménie pour une durée de 6 mois. Après avoir fini mon Master en communication, je souhaitais avoir une expérience à l’étranger et j’ai donc décidé de sauter le pas !

J’ai effectué mon volontariat dans la capitale de l’Arménie, à Erevan, au sein de la grande famille d’AVC (Armenian Volunteer Corps), une association qui place les volontaires dans différentes organisations, grâce à de nombreux partenariats.

J’ai donc eu la chance de pouvoir travailler dans plusieurs structures tout au long de mon volontariat, principalement dans le domaine de la communication. Au début, j’ai travaillé dans 3 associations : Kasa, une association francophone, pour laquelle j’ai collaboré sur un projet de tourisme solidaire. Également, au sein d’une association de défense des droits des femmes, principalement pour réaliser une analyse web. Cependant, après plusieurs semaines, voyant que je n’étais pas intégrée à l’équipe et que je travaillais toute seule, j’en ai parlé à ma tutrice d’AVC et nous avons décidé de trouver un autre placement.

Enfin, j’ai pu réaliser, parallèlement, quelques missions de communication pour AVC, dont la réalisation d’une campagne anti-tabac. Cette campagne m’a donné l’opportunité de participer à une émission de télévision, grâce à laquelle j’ai par la suite intégré l’Institut Nationale de la Santé, qui m’a proposé de créer une campagne anti-tabac dans la capitale, basée sur la campagne française : « moi(s) sans tabac ». Ce projet a été l’un des plus important pendant mon volontariat et cela m’a donné la chance de travailler dans la prévention, ce qui était mon projet de départ.

Étant bénévole à la Ligue contre le cancer en France, j’étais très heureuse et fière de pouvoir participer à ce projet et de pouvoir porter une campagne française en Arménie. Il est bien sûr nécessaire de s’adapter aux problématiques du pays, aux moyens, etc.

L’une des difficultés auxquelles j’ai dû faire face est la barrière de la langue. Comme nous avions réalisé une campagne arménienne, il fallait prévoir un temps de traduction des supports que j’ai pu créer et des différentes activités que nous voulions mettre en place, mais l’équipe était très complémentaire et nous avons pu mener à bien cette campagne.

Toutes ces expériences, aussi bien professionnelles et personnelles, m’ont permis d’avoir plus confiance en moi, de découvrir que le domaine de la prévention m’intéresse énormément, de faire des rencontres fabuleuses, et de manière générale, d’OSER plus.

Ainsi, je retente l’expérience du volontariat et espère repartir bientôt, cette fois-ci en Europe et j’encourage vivement les personnes qui seraient tentées de vivre cette expérience, de se jeter à l’eau !

Elections Européennes 2019

Le saviez-vous? les élections législatives européennes ont lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Quelques participants de l'ADICE vous explique pourquoi ils iront voter !

Sarah, volontaire européen en Arménie,  Geoffrey, Volontaire Européen en Macédoine et Sébastien, ancien Service Civique en Pologne sont tous les trois partis en mobilité avec l’ADICE.

Pour eux, l’Europe est quelque chose de très concret, d’assez évident même, qui donne envie de s’engager. De passage à Roubaix pour une formation pré-départ ou un bilan au retour de mobilité, l’ADICE leur a demandé d’expliquer en quelques mots les raisons pour lesquelles ils participeront aux élections législatives européennes du 26 mai prochain.

La réponse en image :

 

May, Service Civique International en Pologne

« Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi … et de prendre des initiatives »

Je m’appelle May, j’ai 22 ans et j’ai effectué un service civique international de 6 mois en premier lieu en Bosnie-Herzégovine puis en Pologne !

Effectivement, j’ai été transférée au cours de ma mission en raison d’un manque d’activité dans la première association. Je suis donc restée seulement deux mois à Stolac un village dans le sud de la Bosnie-Herzégovine ! Mon conseiller à l’ADICE m’a ensuite replacé au sein de la Fundacja Rozwoju Międzykulturowego EBU à Mińsk Mazowiecki une ville de Pologne à 45 minutes de la capitale Varsovie, où je suis restée les 4 mois finalisant mon expérience. Je vais donc me concentrer sur cette seconde partie !

L’action de l’association dans laquelle j’étais se concentre sur trois points : animation sociale, activités éducatives interculturelles et l’organisation d’événements pour la communauté locale !

A chaque saison, elle accueille une équipe d’une dizaine de volontaires européens (étant également hôte de SVE) ! Au cours de ma mission j’ai donc participé à de nombreuses et très différentes tâches qui peuvent se résumer à de l’animation interculturelle. Ceci pouvait comprendre des workshops sur la mobilité internationale dans des écoles (allant du primaire au lycée) ou bien de très nombreux événements locaux (comme des piques-niques ou des soirées interculturelles). J’ai eu la chance au cours de ces tâches de rencontrer un large spectre de public allant de l’enfant à l’adulte, handicapé ou non, ce qui mène à des expériences très diverses et enrichissantes. L’autre moitié de mon travail consistait à être en charge de plusieurs jardins d’enfants (de 2 à 6 ans) afin de préparer et d’animer des activités pour apprendre l’anglais de façon ludique (chansons et jeux). !

Je me suis engagée dans un projet de mobilité internationale durant une période d’incertitude quant à mon futur, je voulais apporter un souffle de nouveauté dans mon quotidien, en changer radicalement, en habitant dans un autre pays et expérimenter un autre domaine que le mien !

La plus grosse difficulté que j’ai rencontré est sans doute la communication avec les enfants au début de la mission mais c’est également ce qui me rend la plus fière. En effet, je ne me sentais pas à l’aise pour prendre la parole devant un groupe d’enfant avant cette expérience mais grâce au travail d’équipe et à la persévérance, j’ai pu mettre mes connaissances et mes capacités en fonction au cours des activités avec les enfants !

J’ai adoré découvrir la culture polonaise à travers le prisme de l’association, le quotidien des enfants et ceux des adultes qui essaient réellement d’ouvrir les mentalités et de faire changer les choses. Toutes les bizarreries culinaires polonaises telles que les pâtes aux fraises ou au contraire les découvertes merveilleuses des pierogis ou des soupes resteront gravées en moi (ou surtout dans mon estomac). Le rythme effréné de l’association m’a quand même permis de beaucoup voyager au sein de la Pologne qui est un pays fascinant. Ces quatre mois ont été très intenses, j’ai rencontré des personnes formidables et je regrette qu’ils soient maintenant terminés !

Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi et à savoir que je suis capable de voyager seule et de prendre des initiatives. Ce qui me donne automatiquement envie de repartir !

Amaury, Service Civique International en Pologne

« J’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs ! »

Cette mission m’a été proposée par une association nommée Fundacja Ebu située dans la ville de Minsk Mazowiecki. L’association est composée de volontaires venant de toute l’Europe et qui prône des valeurs comme la tolérance et le multiculturalisme.

Ma mission consistait à mettre en place des animations culturelles au sein de la population locale (dans des écoles par exemple). Cela signifie jouer avec la population, participer à des événements avec elle. J’allais tous les jours dans des écoles pour faire des activités avec les élèves (de tout âge : de 3 à 19 ans), donner des cours de français, d’anglais. Le but de ces activités étaient de leur apprendre quelque chose à chaque fois et je devais communiquer en anglais avec eux.

EBU avait aussi un partenariat avec la bibliothèque de la ville. Grâce à cela, nous organisions un événement par mois, avec à chaque fois des thèmes différents : marché de Noël, la Martinique, la Lettonie. Ma mission consistait bien à intervenir auprès de toute la population locale. Il m’est arrivé d’aller dans une maison de quartier pour chanter des chansons de Noël en polonais avec des retraités. Mais mon projet ne se limitait pas à de l’animation ; j’ai aussi coordonné des équipes, mis en place des projets, organisé des événements…

Je vivais dans une maison, dans la ville de Minsk Mazowiecki, aménagée pour accueillir d’autres volontaires européens. Nous étions une dizaine à vivre tous ensemble, avec des personnes venant d’Espagne, d’Italie, de Lettonie, de Roumanie. Nous communiquions tous en anglais. La vie là-bas était très agréable, j’apprenais tous les jours quelque chose, que ce soit sur la culture polonaise, la culture espagnole…

L’association m’a apporté un grand soutien et suivi pour m’aider à m’adapter. Elle m’avait assigné un « mentor », c’est-à-dire une personne qui faisait le lien entre la population polonaise et moi quand j’en avais besoin. Par exemple, quand je suis allé chez le dentiste, mon mentor (qui est devenue une très bonne amie) a pris le rendez-vous, est venue avec moi pour traduire ce qui m’était dit. J’avais un cours de polonais par semaine pour faciliter la vie quotidienne mais aussi pour m’aider à mieux me faire comprendre auprès des enfants quand l’anglais ne suffisait pas. Grâce à cela, je n’ai rencontré aucune difficulté et c’est ce dont je suis le plus fier : je m’explique : si j’ai accepté cette mission, c’était pour découvrir, faire de nouvelles choses (mais aussi mieux connaître la Pologne, qui est le pays qui a vu ma grand-mère naître).

En France, je n’avais jamais fait d’animation de ma vie, et je n’avais jamais quitté le domicile parental. Donc, m’adapter à des situations totalement nouvelles pour moi fut une expérience géniale. Grâce à cela, j’ai eu un déclic sur ce que je veux faire à l’avenir. Je me suis rendu compte que je stagnais trop en France, je ne savais pas ce que je voulais faire. Chose qui est maintenant plus claire.

En résumé, j’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs !

Je remercie l’ADICE qui m’a permis d’organiser ce projet et pour son suivi durant ces 6 mois.

Je remercie également Fundacja Ebu pour m’avoir accueilli et pour avoir été une deuxième famille.

Clémentine, Service Civique International au Maroc

"C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser"

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.

Alice, en Service Civique au Maroc

« Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée »

Je suis Alice, j’ai 24 ans et depuis toute petite j’ai toujours eu envie de partir faire une session de bénévolat à l’étranger. Avec un entourage assez craintif face à l’inconnu, je me devais de partir avec un organisme sérieux et si ce dernier était en plus reconnu c’était le jackpot ! Le service civique était un bon compromis, je suis donc partie 6 mois au sud du Maroc à 19km de Guelmim pour travailler dans une Association qui lutte contre la désertification.

Je voulais réaliser un service civique en lien avec le développement dans un domaine agricole responsable, ce qui me permettrait de poursuivre dès mon retour en France.

Je suis arrivée début Juillet dans un petit oasis de 50 habitants situé à la porte du désert, avec pour seul objectif : découvrir à la fois la permaculture et aussi une nouvelle culture, celle qui m’attendait en bas chez moi mais qui était pourtant si étrangère à la mienne.

Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée:

-plantation d’arbres dans la région
-création de 20 parcelles puis plantation et entretien de ces parcelles
– création d’un petit bassin d’irrigation
– entretien des plantes mais aussi de leurs systèmes d’irrigation
– soutien scolaire auprès des enfants ados du village une fois par semaine….

Le premier de mes problèmes a été la solitude : j’ai passé un mois seule dans une immense maison face à cette culture et cette nature infinie… heureusement l’ADICE a été au top pour calmer tout ça !

Mon tuteur m’avait prévenu qu’il ne laisse jamais seule leurs bénévoles très longtemps (de peur d’abandon peut être).

Un mois après deux colocataires allemandes arrivent …..et avec leur arrivée l’expérience a changé, elle a pris du sens, elle s’est accélérée, elle est devenue très vite jouissive : des road trip arrivent, repartent, des potes de France viennent passer quelques semaines de vacances, d’autres colocs arrivent : tout s’accélère, les habitudes, les habitants tout se met en symbiose…. Et le départ arrive déjà : alors on prend le temps de vivre, d’apprécier chaque tajine, chaque rigolade avec les enfants, on prévoit les derniers week-end entre colocataires… le retour

Depuis mon retour en France, j’ai réalisé que je me devais de continuer à travailler dans le domaine agricole et de le terre, je n’ai pas reçu assez de connaissances sur ce domaine donc je vais participer à une formation dans ma région. Je suis très fière d’avoir pris le risque de partir pour une longue période, de sortir de ma zone de confort et cela m’a beaucoup apporté. J’ai rencontré des personnes fabuleuses, ouvertes d’esprit, de toute origine : ça fait énormément de bien surtout quand on voit le contexte actuel dans lequel nous vivons …. J’ai été comme coupée du monde dans un petit Oasis de bonheur, une expérience très enrichissante, immergée dans une culture qui m’a beaucoup apportée. Je vous remercie beaucoup de nous donner l’occasion de vivre de telles expériences.

Jac, EU Aid Volunteer au Népal

"Réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience aux catastrophes naturelles est clairement important si nous voulons empêcher que l'histoire ne se répète au Népal. De nombreuses personnes ont toujours besoin de soutien [...]"

J’ai été déployé au Népal en Septembre pour travailler sur la réduction des risques de catastrophes. Le Népal est un pays relativement petit qui est socialement et géographiquement diversifié. Ces facteurs, associés à l’histoire intéressante du pays, notamment en ce qui concerne sa gouvernance, ont joué un rôle important dans la formation du Népal d’aujourd’hui.

Le pays est connu dans le monde entier pour ses sommets parmi les plus hauts de la planète et pour son emplacement dans les montagnes de l’Himalaya. Il est aussi connu pour les événements de 2015, quand il a connu un tremblement de terre destructeur et de puissantes répliques successives. Le séisme a tué près de neuf mille personnes, blessé des dizaines de milliers de personnes et laissé des millions de personnes dans le besoin d’assistance humanitaire. Les dégâts dans tout le pays ont coûté des dizaines de milliards de dollars au Népal et l’ont lourdement endetté.

Malheureusement, le pays est également vulnérable aux glissements de terrain, à la sécheresse et aux inondations. Il se classe plus haut que 83% des pays évalués selon l’indice des aléas multiples, qui mesure l’exposition aux aléas, les vulnérabilités socio-économiques et la capacité de réaction. De même, le Népal est dans le haut du classement concernant l’absence d’indice de résilience, qui évalue la sensibilité aux impacts des événements dangereux et l’incapacité à absorber, réagir et récupérer.

Dans le cadre de mes fonctions, j’ai travaillé dans trois districts du Népal – Katmandou, Nuwakot et Okhaldhunga. J’ai surtout travaillé avec des victimes dont les maisons ont été endommagées ou détruites lors du tremblement de terre, des groupes de femmes volontaires pour la santé, des autorités locales et des écoles. Ma mission était axée sur l’amélioration de la préparation et de la résilience. Mon travail consistait principalement à partager les connaissances et les meilleures pratiques à travers des formations et des ateliers, à mener des recherches, à soutenir la reconstruction, à soutenir les approches dirigées par la communauté et à collecter des fonds.

Réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience aux catastrophes naturelles est clairement important si nous voulons empêcher que l’histoire ne se répète au Népal. De nombreuses personnes ont toujours besoin de soutien et vivent encore dans des abris temporaires, offrant peu de sécurité. Les défis auxquels sont confrontés certaines personnes dans le pays sont énormes – discrimination, marginalisation, analphabétisme, pour n’en citer que quelques-uns. Comme nous le savons tous, le changement n’est souvent pas facile. Cela demande de la détermination. Cela prend souvent du temps à être réalisé. C’est une montagne qu’il faut gravir. Le Népal est un pays peuplé de montagnes, mais heureusement, il compte également de nombreux grimpeurs.

association partenaire: Vin Nepal

Cassandra, stage en Hongrie

"Cette expérience m'a appris énormément de choses qui m'ont fait grandir et m'ouvrir sur le monde qui nous entoure. Une phrase qui pourrait résumer ma mobilité à l'internationale serait : « Voir le monde de ses yeux est mille fois mieux que n’importe quel rêve » – Ray Bradbury"

Je m’appelle Cassandra et j’ai actuellement 24 ans. J’ai réalisé un Stage Erasmus + durant sept mois (Septembre 2018 à Mars 2019). J’ai effectué cette expérience de mobilité au sein de l’ONG Subjective Values Foundation située à Budapest en Hongrie. Le stage fut d’autant plus intéressant quant au regard de la politique intérieure hongroise. En effet, la situation actuelle des ONG dans le pays n’est pas propice aux organisations impliquées dans l’aide des minorités et/ou réfugiés. De plus, étant étudiante dans le domaine des relations internationales et des politiques étrangères, il m’est paru évident et important pour moi de réaliser ce stage.

Mes missions au sein de l’ONG ont été multiples : organiser des conférences et workshops sur divers sujets, répondre à des appels à projets européens, faire des recherches par exemple sur le racisme et l’antisémitisme. Néanmoins, ma mission la plus importante fut la réalisation d’un rapport pour ENAR (European Network Against Racism) concernant les crimes haineux en Hongrie, tels que les crimes d’origine homophobe, raciste, etc. Pour cela, j’ai recherché des experts hongrois sur ce sujet (professeurs, doctorants, élèves, policiers, juges, avocats…) afin de les interviewer et ainsi pouvoir écrire le rapport qui fut par la suite envoyer à ENAR.

Cela n’a pas été facile au début, j’ai dû faire beaucoup de recherches pour m’imprégner du sujet, principalement concernant la Hongrie, puis contacter les experts, faire les interviews et les retranscrire. Par la suite, j’ai dû trouver des témoignages de victimes de crimes haineux qui se seraient produits en Hongrie à l’aide d’une data base. Celle-ci s’ouvre de plus en plus mais ce fut quand même assez compliqué sachant que les victimes souvent ne portent pas plainte ou ne veulent juste pas parler. Cela a été un travail laborieux mais très intéressant, enrichissant et passionnant, je suis très fière d’avoir accomplie cela d’autant plus que tout mon travail a été réalisé en anglais. On ne s’imagine pas à quel point cela peut être difficile de travailler dans une langue étrangère notamment face à des experts du sujet, ou encore de faire face à des obstacles au sein du pays quant à la langue, à la légitimité de mon rapport et de moi-même. Ce fut un challenge et une découverte pour moi à tous les niveaux. Une autre expérience m’a beaucoup enrichi sur le plan humain et confronté à une réalité invisible en Europe. J’ai organisé avec l’aide de mes collègues, un workshop dans le cadre d’un programme d’échange avec la Hongrie. Nous avons accueilli durant une semaine des professeurs turcs désirant trouver de l’aide quant à l’instruction des enfants réfugiés syriens. Cela consistait à leur donner des clés concernant la barrière de la langue, de la culture et de la gestion des enfants face à une pénurie de professeurs et des conditions qui ne sont pas optimales. A savoir par exemple comment gérer les traumatismes vécus par la plupart d’entre eux durant le conflit syrien.

Cette expérience m’a appris énormément de choses qui m’ont fait grandir et m’ouvrir sur le monde qui nous entoure. Une phrase qui pourrait résumer ma mobilité à l’internationale serait : « Voir le monde de ses yeux est mille fois mieux que n’importe quel rêve » Ray Bradbury

Lucas, SVE en Roumanie

Interview de Lucas, en service volontaire européen en Roumanie pendant 6 mois

Lucas, 19 ans, est parti à Timisoara en Roumanie afin de réaliser un service volontaire européen pendant six mois. Au cours de son volontariat, il a donné des cours de français à des collégiens et lycéens.

Pourquoi as-tu choisi d’effectuer un service volontaire européen ?

Si j’ai choisi de faire un volontariat européen c’est parce que je venais juste d’arrêter mes études, ça ne me plaisait pas, je ne savais pas quoi faire. J’avais, soit la possibilité de travailler, soit de partir à l’étranger, quelque chose que j’ai toujours voulu faire. C’est la raison pour laquelle j’avais envie de faire un volontariat à l’étranger.

Comment as-tu été accueilli et encadré au sein de ta structure ?

Très très bien accueilli. Dès mon arrivée à l’aéroport, la directrice de l’association et son frère sont venus me chercher en voiture et m’ont emmené directement à mon logement. J’ai pu réaliser mes objectifs car la structure d’accueil m’a bien encadré sur ce que je voulais réaliser.

Peux-tu nous décrire une journée type ?

Alors une journée type, on se lève aux alentours de 7:00, on va au bureau. Notre coordinatrice arrivait en même temps que nous. Elle nous expliquait ce que nous avions à préparer comme cours. Ensuite nous partions au lycée. Les cours pouvait durer une heure, deux heures voir trois. Une fois fini, nous retournions au bureau où l’on faisait un bilan sur les cours que nous avions donné. L’après-midi, pour préparer notre prochain cours, nous faisions des recherches en fonction du thème indiqué, par exemple l’environnement. Et en fin de journée nous avions des cours de roumain.

Quand j’étais chez moi avec mes colocataires nous présentions un à un notre cours. Cela nous permettait d’avoir un Feedback et des conseils.

Comment as-tu vécu la vie en communauté ?

Beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais. Nous étions six dans une maison et  nous nous sommes très bien entendus. Il y avait différentes nationalités : Espagne, Italie, Lituanie, France. Nous sommes devenus indépendants du fait que nous devions tout faire par nous-même. J’ai adoré faire cette expérience. 

Qu’est-ce-que cela t’as apporté professionnellement et personnellement ?

Je suis devenu indépendant, j’ai énormément gagné en confiance. Le fait de donner des cours, de travailler en tant que professeur et en équipe m’a permis de développer des compétences professionnelles.

Recommanderais-tu cette expérience de mobilité à l’étranger ?

Je la recommande à 100% parce qu’elle nous fait grandir humainement. On apprend tellement de choses au quotidien. Le fait de sortir de sa zone de confort peut-être inquiétant mais on final on profite à fond de l’expérience, ça nous enrichit complètement. Donc je conseille vraiment à tout le monde de faire cette expérience.

Estelle, en Service Civique en Roumanie

"On apprend beaucoup plus en parlant et faisant des erreurs plutôt que de se taire."

Hei, c’est moi, Estelle, bientôt 27 ans et partie en Roumanie pour un Service civique, pour une durée d’un an. J’ai été accueillie par Curba de Cultură, dans un petit village aux pieds des montagnes. L’association est en réalité un centre de jeunesse et bibliothèque, où les jeunes se rassemblent pour participer aux activités et événements organisés, se sociabiliser avec les volontaires européens présents pour les projets Erasmus+, ce qui leur donnent l’opportunité de se développer personnellement.

Mes principales missions de ce projet étaient le support du management de volontaires européens venus en SVE, et plus particulièrement pour un projet basé sur l’environnement. J’ai participé à la préparation et création de poubelles de recyclage dans les écoles primaires de la commune, et à la sensibilisation à l’importance du recyclage et du regard qu’ils portent sur l’environnement. Mais en général, j’ai participé à la préparation d’activités basées sur des méthodes d’éducation non-formelle, de sujets sensibles, d’interculturalité, de volontariat, … Mes missions étaient très variées, car je créais également les visuels de support de communication et promotion des activités et événements de l’association, utilisant les photos que je faisais.

Après mon SVE effectué au même endroit, j’ai décidé de continuer l’aventure avec le Service civique, pour être sûre d’avoir trouvé le domaine dans lequel j’aimerais approfondir et rassembler toutes mes connaissances. La rencontre avec les habitants et découvrir cette culture qui est mal connue a été le déclic pour rester, ainsi que l’équipe de l’association qui m’a aidé à m’épanouir et à me donner confiance dans les tâches que j’effectue.

L’aventure n’est jamais très facile et la barrière de la langue a été un challenge de tous les jours avec le contact des habitants de la vie quotidienne et des activités avec les jeunes. Mais finalement, je me suis rendue compte que l’on apprend beaucoup plus en parlant et faisant des erreurs plutôt que de se taire, mais surtout la langue universelle est le langage du corps et le mime. Cela m’a permis de passer des situations de malentendus à des discussions plutôt drôles. Et puis dans l’ensemble, ce qui me rend heureuse, c’est le sourire des enfants lorsque l’on fait les activités avec eux, et l’évolution et l’intérêt des adolescents qui s’impliquent un peu plus dans la vie locale (et internationale) et trouvent l’opportunité de découvrir de nouvelles cultures. Pour vivre une telle expérience, la seule chose qu’il reste à faire c’est… se préparer à toutes situations possibles et inimaginables, et en ressortir que le positif.

Cette expérience m’a fait comprendre beaucoup de choses autour de moi, et m’a permis de prendre confiance en moi et mes compétences. Mais surtout, cela m’a aidé considérablement à améliorer mon anglais !
A l’heure actuelle, je suis toujours en Roumanie, car j’ai décidé de prolonger cette immersion pour quelques mois encore, dans l’association en tant que coordinatrice d’activités. L’appel du contact avec les volontaires internationaux, les habitants locaux, l’anglais du quotidien, les montagnes et le “papanași” (surtout la cuisine roumaine en général) a été plus fort que tout !

Sarah, SVE en Slovénie

"Cette expérience ne peut être que bénéfique si on cherche à s’enrichir culturellement. De plus, cela m’a permis d'acquérir une expérience professionnelle où j’ai pu vraiment apprendre de mon entourage."

J’étais à Medvode, en travaillant avec une organisation non gouvernementale qui s’occupe du sport, tourisme, culture et jeunesse dans la ville.

Mon SVE a duré six mois, ce qui était pour moi la durée minimum. J’ai accepté de partir car le thème de la mobilité me plaisait particulièrement. Je suis en année de césure à l’université, je souhaitais en profiter pour me consacrer à ce pour quoi je ne prenais pas le temps dans mon rythme universitaire.

Ma mission concernait la photographie et la vidéo. On était libre sauf dans le cadre de la promotion de leurs événements et de la ville. En dehors de cela, on a organisé des ateliers numériques avec des jeunes sur des thèmes différents chaque semaine. Aussi, pour le dernier mois j’ai eu carte blanche pour réaliser la vidéo de notre choix.

J’étais en binôme avec Roberto un autre SVE qui avait le même projet que moi. On travaillait en étroite collaboration avec Simon notre coordinateur qui nous aidait au niveau logistique, Ursa notre mentor, Luka tuteur en photographie et Max tuteur en vidéo. Ainsi que tous ceux qui travaillent à Sotocje.

Je dirais que ma plus grosse difficulté était mon lieu de vie. Ce n’était pas prévu que l’on vive éloigné de notre lieu de travail et de tout le reste. L’organisation nous a prêté une voiture que mon binôme pouvait conduire. N’ayant pas le permis je suis reste peu indépendante mais j’ai pu changer certains de mode de vie.

Je suis fière d’avoir beaucoup progressé au niveau de mes passions pour la photographie et la vidéo. Je suis capable de monter un projet et de le mener à bout. Je dirais que cette expérience ne peut être que bénéfique si on cherche à s’enrichir culturellement. De plus, cela m’a donné une vraie expérience de travail en entreprise ou j’ai pu vraiment apprendre de mon entourage.

Une anecdote que j’aimerais raconter c’est un moment qui m’a vraiment surprise alors que j’étais en Slovénie depuis peu. Nous sommes passés chez les parents d’un collègue pour aller chercher du matériel. Ils nous ont accueillis alors qu’on ne se connaissait pas et nous ont offert des gâteaux, de la confiture et du jus. J’ai été frappée par leur ouverture naturelle et cet accueil qui est en fait très typique !

Il est difficile de résumer cette mobilité en une phrase, mais je dirais que je serais bien restée six mois de plus.

Elodie, SVE en Grèce

"C’est une expérience de vie unique. On a tout à gagner. Personne ne le décidera à votre place. C’est maintenant. PARTEZ !!!"

Bonjour c’est Elodie ! 😊 J’ai 29 ans, je suis éducatrice spécialisée depuis 2014. J’ai décidé d’effectuer un Service Volontaire Européen en Grèce pendant une période de 6 mois.

Sur place, j’ai pu mener deux missions : l’une dans un centre d’équithérapie et l’autre, dans un refuge pour chiens taille XXL car pas moins de 600 chiens sont accueillis.

En lien avec ma profession, je voulais découvrir l’équithérapie. Le cheval est un animal intéressant et très sensible. J’ai pu participer aux séances avec les enfants et observer des progrès chez certains d’entre eux après quelques séances. Une jolie connexion se fait entre l’animal et les enfants. J’ai aussi rempli d’autres tâches comme nourrir les chevaux, nettoyer le paddock etc.

Aussi, j’ai découvert plusieurs pans de l’association DASH (Dream of a safe haven), refuge pour chiens:

La réception des dons venus d’autres pays, le travail d’équipe mené pour les adoptions et la vie du refuge en elle-même. Je me suis sentie utile dans mes tâches : administrer des soins et médicaments aux chiens, nettoyer le sol des déjections canines, remettre en état niches et abris extérieurs, assister le photographe dans son travail en vue d’adoptions etc.

Aussi j’ai pu travailler et améliorer mon niveau d’anglais. Il y avait une petite dizaine d’années que je n’avais pas pratiqué cette langue. Cela n’a pas été facile au début pour communiquer avec les autres volontaires ou sur les lieux de mes missions. Beaucoup de frustration, d’incompréhension. Je n’ai pas hésité à aller vers les autres volontaires et commencer des discussions en anglais car je savais que la pratique pouvait m’aider et me permettre de m’améliorer rapidement.  Je me suis liée d’amitié avec des volontaires d’Arménie, de France et de Grande Bretagne. Vivre en colocation avec six autres personnes était nouveau pour moi. Je retiendrai une belle aventure humaine.

En parallèle, avec les autres volontaires, je me rendais très souvent au centre de jeunesse de ma ville, Kalamata. J’y prenais des cours d’anglais, de grec et de Salsa ! J’ai toujours rêvé d’apprendre à danser cette danse. C’était une chance incroyable.

J’ai découvert un pays, ses coutumes, ses fêtes, ses couleurs et ses traditions. J’ai rencontré des locaux et avec certains d’entre eux, lié un beau lien que j’espère garder le plus longtemps possible.

Ce projet européen est la meilleure décision que j’ai prise jusqu’ici dans ma vie. Il m’a apporté plus que ce que j’espérais. Il m’a permis d’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses, humainement comme professionnellement. Il m’a permis de me surpasser. J’ai rencontré de très belles personnes que je n’oublierai jamais. Mon ouverture d’esprit s’est élargie. Je reviens riche et « regonflée » d’une forte motivation pour mes prochains projets de vie. Je suis fière d’avoir saisi cette chance que je me suis moi-même créée.

C’est une expérience de vie unique. On a tout à gagner. Personne ne le décidera à votre place. C’est maintenant. PARTEZ !!!

Antoine, Service Volontaire Européen au Cambodge

"Je voudrais dire que ce SVE est la meilleure expérience que j’ai eu jusqu’à aujourd’hui. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup des choses sur moi-même, sur les autres et sur d’opportunités qui peuvent se présenter à moi!"

Hello ! Je m’appelle Antoine Fauvel, j’ai 23 ans, j’habite près de Lille, dans le nord de la France et j’ai effectué un SVE de 2 mois avec l’association ADICE. Ma structure d’accueil durant cette mission a été le CYA (Cambodian Youth Action) situé au Cambodge. Ce magnifique pays a encore beaucoup à faire en matière de développement des populations locales et du pays. J’ai été envoyé dans un petit village nommé Angkor Chey, près de Kampot. Dans ce village, les locaux vivent principalement de l’agriculture et il n’y a pas beaucoup de perspective d’avenir pour les plus jeunes. C’est pourquoi, après l’école publique le matin, les étudiants se rendent au centre d’apprentissage pour recevoir des cours d’anglais. Il y a environ 100 enfants âgés entre 6 à 17 ans et qui viennent au centre chaque jour.

Ma mission au sein du centre a été principalement de préparer les leçons le matin et d’enseigner l’après-midi, de 13 h 30 à 18 h. Lorsque nous avions le temps dans la journée ou le week-end, nous faisions également des travaux manuels, d’aménagement ou d’agriculture. Nous avons aussi proposé des activités sportives, artistiques et musicales aux élèves qui étaient intéressés.

Au centre, nous étions logés chez une famille d’accueil, nous avions une chambre pour 4 , deux volontaires allemands, mon mentor cambodgien et moi. On partageait tout ensemble, le logement, les repas, les tâches ménagères… C’était vraiment bien !

J’ai décidé de m’engager sur cette mission, car je voulais avoir une première expérience au contact d’un public d’enfant, m’améliorer en anglais, faire partie d’un milieu associatif et faire des rencontres internationales.

La plus grande difficulté que j’ai rencontrée a été la communication dans une langue étrangère. À mon arrivée au Cambodge, mon anglais n’était pas très bon. Puis rapidement, mon niveau s’est amélioré et j’ai été capable de communiquer avec tout le monde, ça a été très formateur d’être confronté à la langue tout le temps. Puis après, il y a le Khmer, car les locaux ne parlent pas l’anglais, j’ai appris certains mots, phrases et utilisé Google traduction, pour être capable de me faire comprendre.

Ce dont je suis le plus fier est de m’être prouvé que je peux moi aussi prendre part à un projet comme celui-là, avoir gagné en autonomie et de m’être intégré à un groupe dont la langue principale est l’anglais.

Je pense que cette expérience va m’aider à valoriser mes compétences, pour postuler dans divers projets ou entreprises et avoir plus de perspectives d’avenir.

Mes meilleurs souvenirs sont le temps passé avec les locaux qui nous ont invités juste parce que l’on passait près de chez eux, ou durant certaines célébrations. On a été invités à chanter, danser, partager le repas, c’étaient des moments vraiment amusants !

Finalement, je voudrais dire que ce SVE est la meilleure expérience que j’ai eu jusqu’à aujourd’hui. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup des choses sur moi-même, sur les autres et sur d’opportunités qui peuvent se présenter à moi! Alors n’hésitez pas, sautez le pas !

Petya, EU Aid Volunteer on deployment, in Thailand

" Grâce au Volontariat de l'aide de l'UE, j'ai pu constater comment la communauté locale se mobilise pour répondre à ses besoins avec des ressources locales, et j'ai eu la chance de la soutenir dans ce processus afin d'accroître la résilience de la communauté"

Apprendre et grandir ensemble en partageant connaissances et expériences

J’ai été déployé dans un petit village musulman de Kokpayom dans le sud de la Thaïlande, près de canaux d’eau de mer entourés de forêts de mangroves. La principale organisation hôte, Dalaa, s’est engagée à long terme dans le village en mettant l’accent sur l’éducation, l’apprentissage tout au long de la vie, le développement communautaire et la conservation de l’environnement.

C’était ma première expérience de terrain en Asie. Malgré les différences culturelles, l’hospitalité de la communauté locale a fait en sorte que l’on se sente chez soi dès le début. Au cours des six derniers mois, j’ai eu la chance de travailler avec des personnes et des organisations locales et de visiter d’autres sites de projets dans différentes régions du sud de la Thaïlande. Cela m’a donné un bon aperçu du développement rural et de la façon dont les communautés locales peuvent se mobiliser pour être plus actives.

En tant que volontaire de l’UE spécialisée dans le développement, j’ai eu l’occasion de travailler sur différentes initiatives de l’organisation d’accueil et d’améliorer mes compétences professionnelles et mes connaissances en acquérant une précieuse expérience de terrain. Mon travail était principalement axé sur l’éducation et le développement communautaire.

J’ai aidé l’ONG hôte à développer des activités de réseautage plus efficaces, afin qu’elle puisse établir des partenariats plus solides et durables. L’une de mes principales tâches a été d’aider l’ONG à développer un partenariat plus stratégique avec le collège communautaire local, dans le but de promouvoir et de soutenir l’éducation accessible à tous, l’apprentissage tout au long de la vie pour de meilleures perspectives et le développement communautaire. Les deux organisations sont en train de finaliser un protocole d’entente qui officialisera le partenariat.

Ce fut une excellente occasion de mettre mon expertise professionnelle au service de l’ONG locale pour identifier les besoins de la communauté en développant la phase pilote d’évaluation des besoins et des forces de la communauté de Kokpayom et en formant des volontaires locaux à cet outil. L’initiative d’une telle évaluation globale était la première du genre pour la communauté, car les recherches antérieures n’avaient pas une portée aussi large et ne visaient pas l’ensemble de la population du village. L’ONG hôte est maintenant familiarisée avec l’outil d’évaluation et l’utilisera à nouveau lors de la prochaine phase de l’évaluation en janvier 2019. Les résultats de ce projet aideraient l’ONG à améliorer ses activités et ses programmes afin qu’ils puissent atteindre encore plus de personnes dans le village, répondre aux besoins réels de la communauté et offrir de nouvelles opportunités d’apprentissage, de croissance personnelle et de développement. En outre, l’évaluation contribuera à la diffusion des connaissances et des compétences et au renforcement des capacités locales puisque les volontaires locaux formés (élèves du secondaire et étudiants universitaires), qui ont aidé à mener l’enquête, transmettront ces connaissances à leurs pairs. Les résultats de la phase pilote ont confirmé la crédibilité de l’ONG et son rôle clé dans le développement et l’autonomisation des communautés.

Un projet que j’ai accepté sans réserve et auquel j’ai travaillé avec grand plaisir était lié à l’éducation des enfants et à l’autonomisation des filles. J’ai eu la chance d’enseigner dans des écoles locales et de me familiariser avec le système éducatif local. Nous avons également organisé des activités parascolaires pour inciter les enfants et les jeunes à s’engager et les encourager à devenir des membres actifs de leur communauté. Le village s’est doté d’un nouveau  » Club des filles  » dont les activités se développent grâce à la créativité des filles et de plus en plus d’enfants manifestent leur intérêt à s’y joindre.

Ce que je considère comme le plus gratifiant dans mon expérience de bénévolat, c’est l’occasion de travailler en étroite collaboration avec la communauté locale, d’avoir un contact direct avec elle, d’interagir et d’apprendre les uns des autres. Grâce au Volontariat de l’aide de l’UE, j’ai pu constater comment la communauté locale se mobilise pour répondre à ses besoins avec des ressources locales, et j’ai eu la chance de l’aider dans ce processus afin d’accroître sa résilience. L’hospitalité et la gentillesse avec lesquelles la population locale a accueilli les volontaires ont contribué au succès du projet de déploiement et m’ont motivé à poursuivre mon développement professionnel dans ce domaine.

YOLO comme disent les jeunes. Ou plutôt MLNE comme pourraient dire les allemands (qui ne le disent pas, parce qu’on va pas se mentir, même en allemand ça reste imprononçable). Et c’est suivant ce précepte d’une sagesse extrême que je suis parti effectuer un stage de 3 mois dans le pays de Goethe, de Rammstein, ou encore de la Currywurst.

J’étais plus précisément dans le Land de la Saxe, à 10 km de la frontière tchèque, 1h30 en voiture de Prague. J’ai rejoint pendant 3 mois une entreprise de textiles techniques, dans le service R&D. Les volets de ma mission étaient au départ bien fixés (étude des composites, et travail sur la filtration). Mais au fur à mesure des jours, des années et des siècles, j’ai pu m’exprimer sur d’autres domaines, comme les technologies 3D (impression, scanning) par exemple. Globalement, ce fut une expérience très intéressante. Alors certes, pas culinairement. Par exemple, ayant ramené du fromage et des petit lus, je n’aurais pas imaginé que les allemands allaient autant les apprécier… le camembert sur le petit Lu !

Mais la rigueur allemande, la manière qu’ils ont d’échanger, en toute transparence et honnêteté, peu importe le ressentiment qu’ils ont à l’égard de chacun, sont autant de points qui m’ont apporté un regard neuf sur la manière de considérer la vie en entreprise.

C’est un pays frontalier du notre, et pourtant, mes différences culturelles peuvent être assez flagrantes. Et pourtant, cela ne m’a pas empêché de signer mon CDI. Je trouverai bien une manière d’importer la bière de nos Terres du Nord.

Il est amusant de partir si loin pour se découvrir soi même 

Ma mission de service civique consistait à tenir un programme situé au sein d’une école primaire locale visant à permettre un meilleur accès à l’éducation à de jeunes roms avec l’aide d’autres volontaires.

Nous avons ainsi passés de nombreuses heures à aider les enfants avec leur devoir, à leur réexpliquer les notions calmement, à leur rythme. Nous avons aussi organisé des événements, plus ou moins importants tels qu’un petit carnaval à la Dunkerquoise pour leur faire découvrir d’autre culture.

Il a été très compliqué de démarrer ce projet: n’ayant  alors aucune compétences dans la langue roumaine, ma contribution qu’elle soit auprès des enfants ou des autres volontaires pour au moins assurer un peu d’ordre était alors très faible, mais à force d’effort, j’ai fini par réussir à outrepasser cela et à créer de vraies relations avec ces enfants dont je me sentais très proches en partant. Ça a donc été un crève-cœur de les quitter mais je suis très fier d’avoir su développer cela.

 

Ce projet me semblais vraiment intéressant car l’éducation est quelque chose d’important à mes yeux, je pense que c’est elle plus que n’importe quelle hérédité qui façonne les gens et que tous y ont droit, cela associé à mon avis de découvrir une autre culture de l’intérieur m’as vraiment motivé à m’engager dans cela.

Ce projet m’a vraiment permis de découvrir une autre manière de penser et de prendre du recul sur ma propre situation: je pense aujourd’hui être bien plus à même de m’engager dans mes études sereinement en sachant la valeur de cela!

Témoignage de Krisztina, VSI en Inde

Krisztina est l’une de nos volontaires EU Aid partie à Bhubaneswar, en Inde, afin de réaliser une mission humanitaire.

 Elle travaille actuellement avec l’organisation OSVSWA sur une mission de développement communautaire.

“La semaine dernière, j’ai visité Tandahara, l’un des villages côtiers, où travaille OSVSWA, mon organisation hôte. Il se trouve sur la côte du golfe du Bengale, avec une population de 650 habitants.

En raison de sa situation géographique, la région est exposée aux inondations et aux ouragans. Les membres de la communauté locale m’ont fait parcourir la digue avec les autres membres de l’équipe et nous ont informé sur le problème croissant de l’érosion côtière et de l’impact des inondations passées. La digue a été partiellement endommagée et pendant la mousson, les installations sont inondées 1 à 2 fois par mois.

Les inondations récurrentes ont entraîné le déplacement des installations plus loin des bords de mer et ont mis à l’épreuve les pratiques culturales. Les inondations et les ouragans provoqués par la mousson accroissent la vulnérabilité des communautés déjà confrontées à des risques quotidiens : pénurie d’eau potable, dépendance à la culture du riz, manque d’assainissement, mauvaise gestion des déchets et manque d’installations sanitaires.

Les membres de la communauté ont été très accueillants et ont partagé avec nous leurs expériences des aléas naturels : Super Cyclone 1999 et Cyclone Phailin 2013. Etre sur le terrain m’a permis de mieux comprendre les vulnérabilités sociales et les difficultés quotidiennes auxquelles les habitants sont confrontés. Notre objectif à OSVSWA est de renforcer la résilience des communautés face aux risques quotidiens, aux catastrophes soudaines et à évolution lente.”

Tandahara, Puri District, Orissa State – India

1) On Climate Change Frontline: territorial struggle
Tandahara is a coastal village in the Bay of Bengal, which precise location keeps on changing due to constant shore erosion and rising sea level. It’s 650 inhabitants live with and from the ocean, but precious traditional knowledge of adaptation and coping is getting overwhelmed by the increase in rapidity of global warming. Similarly, local capacities remain powerless witnessing the embankment progressively being eaten by sea and wind.
Staying home has become an everyday challenge. There is not safe place anymore: high tide has become the new clock in the village as men, cattle, fields and water sources are regularly washed into sea. Vareen, the Lord of the Sea seems to remain insensitive to prayers, while the World chooses to look away.
Unfortunately Tandahara’s case represents only one drop in the ocean of the ongoing global environment crisis. In India alone, 63 million people are living in the Low Elevation Coastal Zone, highly vulnerable and highly impacted. So many more villages, towns, cities and even countries across the world seem to be doomed to geographically disappear. The waves wash away communities.
2) On Climate Change Frontline: jeopardized resources
In Tandahara the main source of income is agriculture, primarily rice crops, along with stock-raising. However as the sea progressively infiltrates the soil: salinization makes the land unfertile reducing the cultivable surface, and ultimately shrinking the community’s starch food quantity as well as their livelihoods.
Villagers still manage to harvest once in a year (instead of 2 in normal conditions), but until when? Harvest season is such an important event in Tandahara! … Event that unfortunately coincides with the cyclone season. In case of crop failure, the community is left resource-less, as it already happened in the past.
There is no tap water in the village and freshwater sources are progressively also being contaminated by the sea progression. One remaining pound supplies the whole community, used together by inhabitants and cattle, for field irrigation, for cleaning, cooking, laundry and bathing: sanitary risks are obvious, but resilience never occurs in a safe context.
Tandahara people don’t have much of a footprint -most of the households don’t have regular electricity. Adaptation here is a matter of survival. However, this time, climate is changing too fast for them to adapt.
3) On Climate Change Frontline: disaster and everyday life
Climate change is not only silent and discrete, slowly reshaping our environment and questioning our ways of life. Climate change may also be brutal, violent and extreme, it can sweep away the environment and take away life within a minute. Climate Change have diverse faces, making it difficult to recognize, to identify.
Nature sends signals: anomalies. Anomalies exist in every system – but an increase in the frequency and intensity of such anomalies is always indicating that a major breakdown is about to happen.
People in Tandahara are witnessing these signals almost on a daily basis: twice a month during monsoon, the village gets flooded. Cyclones repeatedly hit the community such as in 1999 and 2013. According to scientists half of the weather disasters occurring nowadays in the world are linked to climate change. Most of these signals, these warnings, are being ignored or too slightly taken.
The “multipurpose shelter” in Tandahara is a symbol: used as a school, as a bike and motorcycle parking, as an assembly hall, as well as a wedding and ceremony venue… daily life must goes on while knowing the worse might be coming.

Léa, SVE en Roumanie

" J’ai fait de l’animation dans un hôpital, un orphelinat, dans des écoles auprès d’un public de jeunes enfants. J’ai également eu l’occasion de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai fait de la « dance therapy » avec des jeunes autistes et des jeunes atteints du syndrome de Down."

Je m’appelle Léa, j’ai 18 ans et je suis partie 2 mois à Baia Mare, en Roumanie, afin de réaliser un Service Volontaire Européen au sein de l’association Team for Youth.

Je me suis engagée dans ce projet de mobilité pour acquérir de nouvelles compétences, découvrir un nouveau pays et sa culture dont on a beaucoup de préjugés, prendre davantage de confiance en soi, d’autonomie. Ce projet m’a permis de savoir dans quel domaine m’orienter pour ma future vie professionnelle.

Au cours de ces 2 mois, j’ai fait de l’animation dans un hôpital, un orphelinat, dans des écoles auprès d’un public de jeunes enfants. J’ai également eu l’occasion de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai fait de la « dance therapy » avec des jeunes autistes et des jeunes atteints du syndrome de Down.

La plus grande difficulté que j’ai rencontré a été la barrière de la langue car les enfants ne parlaient pas anglais et moi, je ne parlais pas roumain. Les gestes et les sourires ont été d’une grande aide pour passer outre la barrière de la langue mais aussi les bases de roumain que j’ai pu apprendre durant mes 2 mois de projet.

Je me suis prouvée que je pouvais vivre à l’étranger, me débrouiller toute seule, sans ma famille et ça j’en suis fière.

Cette expérience de mobilité internationale a été incroyable, je me suis sentie utile. Je conseille à quiconque voulant avoir une expérience à l’étranger d’oser partir, vous ne regretterez pas, vous allez avoir avec pleins de souvenirs et vous aurez envie de repartir.

Je suis parti avec le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs durant 6 mois dans un studio photo basé à Berlin, spécialisé dans la photo de mode ainsi que le portrait d’artistes et autres célébrités, avec une clientèle Allemande et mais particulièrement internationale.

Les taches ont été très variées: de la pre-production qui consiste à faire de la recherche, prévoir et réunir les acteurs nécessaires à la réalisation d’un projet, en passant par la production qui est le jour J du shooting (assister le photographe avec les lumières) à la post-production qui consiste à la retouche et finalisation du projet avec le client.

J’étais donc entouré par diverses professions se retrouvant fréquemment : la plupart du temps, en plus du photographe, une personne en charge du stylisme, maquillage, de la direction artistique ou de la production étaient présent lors des shooting.

Voulant lancer dans un futur proche mon propre studio de photographie mais n’ayant pas eu la chance d’étudier dans ce domaine la, travailler avec un professionnel étaient une aubaine pour apprendre de manière extensive la technique ainsi que construire un réseau.

N’ayant pas étudié l’Allemand durant mes études, trouver certaines information durant les phases de recherche et utile à la réalisation de tel ou tel projet ont parfois été un problème. Mais avec le temps, et un peu de volonté, j’ai pu de manière globale réunir les personnes ou objets nécessaires.

Je suis satisfait d’avoir pu rapidement acquérir la confiance du studio pour pouvoir gérer de manière indépendante la partie ‘studio management’, qui signifie de s’occuper la location de ce dernier à des clients (photographes et productions) externes qui ont besoin d’un espace le temps d’un projet.

Cette expérience m’a donc été très bénéfique professionnellement : grâce à cet apprentissage dense, j’ai pu acquérir les compétences et contacts qui me permettent de me sentir confiant quant au lancement de ma propre activité photographique.

 

Voyagez ! Vous ne pouvez qu’en être changé positivement.

Ilaria, 38 ans, graphiste, participe au programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs, durant 6 mois, aux côtés de Maryse. Venant de Lisbonne où elle travaille, elle s’exprime sur son parcours de mobilité en France.

Au sein de quelle structure travaillez-vous ?

Je travaille dans l’entreprise SPQI (Services et Produits de Qualité et Innovants), c’est une entreprise de recherche et aussi d’expérimentation scientifique sur la fertilité humaine et animale.

Quel a été votre parcours avant de réaliser votre projet de mobilité à l’étranger ?

J’ai étudié, durant 4 ans, dans une académie universitaire en Italie qui s’appelle I.S.I.A. C’est un institut supérieur pour le graphisme, le numérique, la photographie. J’ai travaillé en Italie dans une agence publicitaire et après dans un studio graphique pour les entreprises locales. Ensuite, j’ai travaillé à Lisbonne durant 6 ans. Je m’occupais des supports techniques, du numérique. Finalement j’ai postulé pour le programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs.

Pourquoi vous êtes-vous engagée dans ce projet ?

Je souhaitais me déplacer dans un autre lieu et aussi reprendre mon activité en lien avec mes études et mes précédentes expériences. Je souhaite créer ma propre entreprise, ou avoir deux, trois points de collaboration avec l’entreprise où je suis et continuer à faire mon activité.

Comment êtes-vous encadrée dans votre structure d’accueil ?

Maryse, ma tutrice, m’aide beaucoup, elle m’a proposée des formations dans le numérique, le marketing digital pour améliorer mes connaissances.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Je fais un point avec Maryse sur les documents à préparer. Je m’occupe de la partie graphique. Je fais des affiches, des dépliants, je prends des photographies, j’utilise des logiciels de PAO (Photoshop, Illustrator, InDesign). Je dois préparer des illustrations pour des présentations à destination des clients. Il faut aussi préparer les documents en anglais car ils ont des clients à l’étranger et aussi des produits à exporter.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Surtout quand j’ai commencé, avec la langue. J’ai appris le français en Italie, au collège, mais je ne l’ai pas parlé pendant 20 ans. Aussi au début, c’était difficile de comprendre l’activité de l’entreprise.

Recommanderiez-vous cette expérience de mobilité à l’étranger ? Si oui, quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent partir ?

Certainement ! Il faut avoir une base de connaissance de la langue locale, c’est essentiel, avoir les idées claires sur ce que l’on veut faire, c’est-à-dire avoir un projet bien construit. C’est important d’avoir une idée bien précise du projet que l’on souhaite réaliser. Il faut savoir être patient et avoir des capacités d’adaptation.

Anne-Paule est partie 4 mois en Irlande, dans le cadre du programme « Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs »

Je suis partie à Kilkenny, en Irlande, durant 4 mois avec le Programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs dans l’entreprise Showcase Ireland Events et en partenariat avec le Centre national d’Artisanat d’art et de design (DCCOIM). Je me suis engagée dans ce projet car je souhaitais découvrir le secteur de l’artisanat d’art, comprendre son organisation, ses enjeux et ses acteurs à travers des expériences de vie et des parcours professionnels. Je souhaitais également partager l’expérience du pilotage de projets européens et apprendre d’autres méthodologies de travail.

La mission consistait à assister la directrice du département « Recherche et innovation » dans le pilotage de projets de partenariat autour du design, de la créativité et de l’innovation. J’ai eu la possibilité d’organiser un showroom, d’animer des réseaux d’acteurs, d’organiser des expositions temporaires et réaliser des montages de projets de coopération européens.

J’ai travaillé à la fois avec des organismes publics partenaires comme des universités, avec des associations de village facilitant l’organisation d’événements innovants capables de réunir habitants, professionnels et designers. Cela a permis d’imaginer des projets collectifs avec des travailleurs indépendants dans le domaine de l’artisanat d’art ou encore avec un réseau européen de l’artisanat, etc.

La plus grosse difficulté rencontrée a été celle de mon niveau d’anglais. Cependant, je l’ai résolue en communiquant beaucoup avec mes collègues, en prenant des cours particuliers et en participant à de nombreuses rencontres professionnelles.

Je suis fière d’avoir pu créer un lien de confiance avec l’équipe très rapidement malgré mes difficultés de communication en anglais et d’avoir eu ainsi accès à des missions intéressantes.

Cette expérience m’a ouvert à d’autres horizons professionnels, d’autres réalités, elle m’a également permis de comprendre que la reconversion professionnelle était un long chemin. Partager avec d’autres personnes les mêmes interrogations, qui plus est dans un ailleurs géographique, m’a beaucoup rassuré. Les bonnes rencontres peuvent être un véritable accélérateur.

Je m’appelle Virginie, j’ai 32 ans et je suis partie en mobilité dans le cadre du programme L.U.C.I.E. pour environ 6 mois. Mon stage a eu lieu à KAIROS EUROPE, une « limited company » basée à Londres. C’est à la base un organisme de formation mais ils travaillent surtout avec des partenaires sur divers projets européens. J’ai été recrutée pour travailler sur les projets en lien avec l’Education de minorités, vu mon parcours à la fois social et éducatif.

Durant mon stage, j’ai pris part aux projets, créé des contenus en lien avec les attentes décidées en amont, organisé et dispensé des formations à des professionnels travaillant directement avec des réfugiés. Une autre partie de mon travail était la prise en charge d’étudiants européens en programme ERASMUS, à qui je devais trouver des entreprises pour les accueillir en stage (selon leur domaine d’étude), le logement, gérer les abonnements de métro, les visites culturelles et les accompagner dans toutes les difficultés qu’ils pouvaient rencontrer durant un mois à Londres.

J’ai donc travaillé avec divers publics, j’ai beaucoup développé mon réseau à travers toute l’Europe, principalement au sein de centres de formation, d’écoles ou d’associations. J’ai souhaité m’engager dans cette expérience car je voulais développer mes compétences et mon vocabulaire technique, pour améliorer mon employabilité en France.

En termes de points négatifs, je n’ai jamais travaillé avec un partenaire français, donc je n’ai pas pu me faire de connexion pour un éventuel retour.

Mon expérience était toutefois super, déjà car elle m’a montrée la réalité d’un terrain qui peut être un peu idéalisé, et parce que mon anglais est maintenant au top. De plus, j’ai eu la chance de beaucoup voyager. Je suis allée en Estonie, en Lettonie, en Pologne, deux fois à Berlin, deux fois à Istanbul, et en Italie.

Au bilan de ce stage, mon entreprise m’a proposé un contrat. Je suis fière d’avoir fait mes preuves et que les partenaires européens insistent pour que je poursuive les projets sur lesquels j’ai travaillé. J’ai fait des rencontres très enrichissantes et beaucoup appris sur les différentes manières de travailler.

Aujourd’hui, quand je regarde la France de loin, après avoir vécu au Luxembourg, au Liban et en Angleterre, je dois avouer ne pas forcément avoir envie de rentrer. J’ai un peu l’impression que la France est « old fashion », que tout doit être linéaire, que les horizons professionnels sont restreints… Je prends actuellement mon temps pour savoir où je souhaite m’établir, et ne suis pas fermée à tenter un autre pays.

Voyager et participer à un programme ERASMUS devrait être obligatoire. Découvrir d’autres façons de vivre, d’autres cultures, augmente la tolérance et l’adaptabilité. Je suis très contente d’avoir eu cette chance !

Il y a tant d’endroits où faire son stage… comment choisir ? Une idée, de la persévérance et une bonne dose de confiance et le tour est joué. Bonne nouvelle, je viens de faire mon stage professionnel en Espagne, et plus précisément sur l’île de Gran Canaria.

Je ne connaissais rien des Canaries, à part sa réputation de printemps éternel. Je n’imaginais pas concrètement vivre un jour sur cette île, mais c’est devenu mon nouveau challenge. Parfait pour rafraîchir mon espagnol. Je suis donc partie 6 mois pour intégrer le Centre d’Art Atlantique Moderne de Las Palmas de Gran Canaria en tant que chargée de projets artistiques. Passionnée d’arts et de cultures se fut l’expérience rêvée. Je me suis engagée dans ce projet facilement car il répondait à toutes mes attentes. J’ai pu explorer mes passions, voyager physiquement et spirituellement dans des univers complètement différents.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Ce n’est pas seulement un stage, c’est une expérience de vie intense. Lors de ce stage, j’ai travaillé directement en relation avec des artistes internationaux, toute l’équipe du musée et je suis allée à la rencontré du public. C’est un centre où l’entrée est gratuite avec une exposition principale tous les 3 mois. On y trouve aussi un centre de documentation, une boutique et un laboratoire de recherches artistiques. C’est un endroit agréable et accueillant. Il y a de nombreux événements : des concerts, des conférences, des inaugurations, des ateliers, des invités, etc. Je ne me suis jamais ennuyée et j’ai même pu proposer mon propre atelier artistique avec les enfants en lien avec l’exposition du moment. C’est tout à fait le genre d’endroit que j’adore. Il y a de la vie, du rythme, de la lumière, de la couleur. Il y a toujours quelque chose à découvrir. Le centre a également deux autres espaces d’expositions dans la ville. Il faut dire que le cadre de la vieille ville est plutôt enchanteur.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Las Palmas n’est pas une ville très charmante à première vue. Je pense que je n’aurais pas vraiment pu l’apprécier en tant que touriste. La côte est assez construite et les immeubles ne sont pas tous du meilleur goût. Il faut s’approprier la ville et vivre dans chaque quartier pour pouvoir l’apprécier. J’ai pu découvrir toutes les facettes de cette ville grâce aux locaux et aux étrangers que j’ai rencontrés. Il fait bon vivre à Las Palmas et cela n’a pas échappé aux surfeurs et autres nomades digitales. Mais comme c’est une île les gens viennent et repartent. Il faut souvent dire au revoir et ce n’est pas toujours facile, surtout après avoir vécu de belles aventures. Le temps est très changeant aux Canaries. En été les nuages stagnent au-dessus de Las Palmas. Ce qui donne “un mar de nubes”. Ce n’est écrit dans aucun guide, mais les locaux le savent bien. Pourtant, c’est vrai, il fait toujours bon et la température reste constante.

Les deux premiers mois nous étions plusieurs en stage et nous avons participé à 2 grands projets :

  • gotas de mar” une installation aquatique dans le stade de football de Las Palmas
  • “ escenario de arte” une installation futuriste dans l’entrée du théâtre Cuyas.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Ensuite j’ai suivi la logistique des expositions, les montages et démontages, j’ai lu la déclaration des droits de l’Homme en français pour la nuit des musées, et j’ai assisté deux artistes (une canarienne et une japonaise) lors de leur résidence artistique. Une expérience originale et chargée de sens.

Je suis fière et heureuse de cette expérience vraiment complète. J’ai découvert une palette de possibilités en accord avec mes futurs projets. Ce voyage m’a inspirée pour de nouvelles aventures créatives.

Marion.

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

 

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.

Je m’appelle Charlène, j’ai 24 ans et j’effectue un Service Civique avec l’ONG Jeevan Rekha Parishad en Inde, à Bhubaneswar, dans la région de l’Orissa pour une durée de 6 mois.

Depuis que je suis jeune, j’ai toujours désiré deux choses, voyager et aider les gens en menant des actions humanitaires. Le service civique était pour moi l’occasion de réaliser ces deux volontés. Partir dans un autre pays, m’adapter à la culture et apporter de ma personne sur le terrain était un rêve de jeune fille. Je peux dire que je ne suis pas déçue, au contraire, je suis la plus heureuse !

Les activités de la structure étaient multiples et j’ai pu réaliser différentes missions comme animer des cours éducatifs, auprès d’enfants âgés de 2 à 17 ans principalement, ainsi que des moments ludiques dans deux bidonvilles, Banafulla et Kanchanjagan.  Donner des cours d’anglais en école gouvernementale à Sitanath et des cours de français à l’école de Gurukul. J’ai également participé aux différents évènements en lien avec l’ONG tels que « EarthDay » « WomenDay », « 25 years of JRP »… Enfin, je me suis rendue dans des villages tribaux pour valoriser les actions et les activités de Jeevan Rekha Parishad par la mise en place de toilettes bio, la création de serviettes hygiéniques destinées à la vente et sensibilisation auprès de la population (village, école, bidonville…). En collaboration avec Earth Guardian, j’ai également mené des actions de défense environnementale.

La plus belle action que j’ai pu mener jusqu’ici, avec Simon un volontaire de Pistes Solidaires, et Lauriane, notre mentor français, a été de créer une cagnotte solidaire afin de récolter des fonds pour le petit Sankhar du bidonville de Banafulla. Ce jeune garçon est handicapé et totalement dépendant de sa famille à tout niveau (nourriture, douche, il marche pas, ne parle pas…). Nous avons donc utilisé ces fonds pour lui acheter un fauteuil roulant handicapé avec ceintures de sécurité et coussin de confort afin d’améliorer son quotidien. Grâce aux réseaux sociaux, ces fonds ont été rapidement collectés et utilisés dans une démarche humaine et solidaire.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées, je ne peux pas dire faire face à quelconque difficulté dans la vie quotidienne. Ce sont plutôt, à mon sens, des inconvénients. Si je devais en citer un, je dirais qu’il est pour moi difficile de faire face à la non ponctualité des indiens. Notamment dans le cadre professionnel, car cela compromet parfois les projets que nous décidons de mener, c’était surtout le cas sur un site d’action, à l’école de Gurukul.

Aujourd’hui, je profite de chaque instant et je fais en sorte de ne pas me laisser avoir par le temps. En 6 mois, on pense avoir beaucoup de temps et pouvoir repousser ce que l’on veut faire, mais le temps trop vite et il faut faire les choses dès que l’on en a envie et ne pas attendre le dernier mois.

Par la suite, j’aimerai créer ma propre association dans le domaine de la solidarité et de l’humanitaire, ce qui est un projet en cours de réflexion depuis déjà quelques temps. Cette expérience est donc forcément enrichissante pour voir de nouvelles façons de travailler.

Une citation résumant ce que je pense de cette expérience :

« Chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l’avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d’atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l’homme mène pour un bonheur futur, l’empêchent d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’oeil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. » René Barjavel, Si j’étais Dieu (1976)

Je pourrais mettre une quantité exceptionnelle de photos, mais si vous souhaitez en savoir et en voir plus, je vous invite à consulter mon wordpress : https://www.chrlnsurlescheminsdumonde.wordpress.com

Mon Nom est Mehdi, j’ai 23 ans et j’ai eu l’opportunité de faire un SVE de 2 mois en Italie, plus précisément en Sicile avec L’Association ArciStrauss.

Durant ces 2 mois, j’ai eu la chance de faire différentes activités. Ma principale activité était d’enseigner le français à des collégiens et lycéens. Ensuite j’ai eu l’occasion de travailler dans une bibliothèque, le travail était de trier et ranger essentiellement des livres anciens. De plus j’ai travaillé à Casa Rosetta qui est un centre accueillant des gens qui ont des soucis mentaux, mon rôle était de remplir leurs journées en faisant des activités. Vers la fin de Mon SVE, j’ai essentiellement travaillé avec des enfants, étant donné que c’était les vacances, je faisais animateur au centre aéré et j’offrais mon aide à Casa Vanessa, qui est une maison accueillant des enfants de tout âges, ayant des soucis avec leurs familles.

Au-delà de nos différentes activités, les responsables de l’association et les volontaires avions un projet commun : Villa Aldisio, il s’agit d’un parc de la ville, qui a était un peu laissé à l’abandon, donc notre job était de ramasser les déchets, couper l’herbe, passer à la plantation et mettre en peinture, afin que familles et enfants puissent venir au parc et passer du bon temps dans un endroit propre. En plus de cela, l’association ArciStrauss a mis en place des cours d’Italiens deux fois par semaine pour les volontaires, ainsi que des cours de cuisine afin de découvrir les spécialités Italiennes et Siciliennes.

Cette expérience était courte mais très bénéfique et enrichissante, le but était de découvrir autres choses pour la première fois, échanger avec des personnes qui ont une autre culture que moi et des points de vue différents, découvrir une autre langue et je peux dire que cela a été accompli avec succès. Donc toi qui es en train de lire mon témoignage, si j’ai un conseil à te donner…PARS !!! Ne te pose pas de questions ?

Je m’appelle Antoine et j’effectue un Service Volontaire Européen de 6 mois au sein de l’association Graine de Paix, située à Oran en Algérie.

« Je suis heureux et fier de m’être adapté facilement au contexte algérien ! »

Durant mon service volontaire, je travaille en équipe et participe à plusieurs activités. Je suis arrivé en proposant mes connaissances techniques en matière d’image pour la communication de l’association : le site web, les badges pour les adhérents, la réalisation des nouveaux flyers de l’association. Concernant mon travail sur le site web et le reste de la communication je suis également très libre mais je n’hésite pas à faire appel aux adhérents de l’association pour demander un coup de main. Je suis heureux de constater que l’on attend bien de moi que je fasse des propositions pour la visibilité de la structure.

Dans le même temps je participe à des ateliers d’animation et de médiation, j’apprends et j’aide mes collègues animateurs. J’ai mis en place un atelier « vidéo » au sein d’un collège algérien. Avec trois adhérents de l’association très motivés je prépare et anime chaque semaine cet atelier. J’ai également participé à la création de la « cellule communication » de l’association et à l’un des gros projets de la structure qui est de communiquer autour de la médiation de conflit.

Les hésitations du début ont laissé place à un sérieux investissement dans les projets de l’association. J’avais surtout de l’appréhension face à l’inconnu, peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas me sentir légitime, mais il se trouve que j’ai de formidables collaborateurs qui me soutiennent. J’ai ainsi trouvé ma place et je me sens utile et autonome dans mes activités au sein de l’association.

D’un point de vue culturel je ne suis pas en reste. Comme je le souhaitais, je côtoie quotidiennement une culture différente. En effet, vivre au sein d’une famille algérienne et travailler chaque jour avec des publics locaux m’apprennent beaucoup sur le pays et ses habitants.

 

J’ai pu faire plusieurs visites de la ville et, chaque fois, découvrir de nouvelles choses. Les cours d’arabe m’apportent également des éclaircissements sur la culture du pays et sur l’Islam. D’autre part, les adhérents de ma structure d’accueil prennent plaisir à me renseigner sur l’histoire de l’Algérie et en particulier celle d’Oran. Je me sens pleinement intégré dans le groupe et en accord avec les valeurs de l’association.

Bonjour, je m’appelle Alexiane et j’ai réalisé un Service Volontaire Européen de 4 mois au Portugal !

« Je pense qu’une expérience comme celle-ci t’apporte forcément quelque chose personnellement et professionnellement »

 

J’ai effectué mon volontariat au sein de l’association VERTIGEM au Portugal. J’ai toujours voulu partir pour avoir une première expérience à l’étranger et découvrir d’autres cultures ainsi que d’autres façons de vivre. J’en ressentais vraiment le besoin et malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer, je considère avoir vécu une aventure humaine très enrichissante.

Pendant mon projet, j’ai eu l’opportunité de faire des activités en plein air, telles que : le ramassage de fruits rouges, le recensement des arbres afin de noter leur évolution, les activités de manutention du jardin et de la ferme… et ainsi être au contact de la nature. J’ai également eu l’opportunité de participer à des ateliers sur la céramique, la photographie ainsi que de donner des cours d’anglais aux enfants à l’école maternelle.

Je pense qu’une expérience comme celle-ci t’apporte forcément quelque chose personnellement et professionnellement. Le fait de s’améliorer en langues étrangères et d’avoir voulu partir en tant que volontaire est un grand plus dans le CV. Mais toutes les rencontres, les moments loin de la famille, les endroits découverts, nous font vraiment nous connaître plus, même nous redécouvrir.

Je conseille à tout le monde de partir avec le projet qu’il veut, car même si vous partez et que sur place ce n’est pas tous les jours faciles, vous en ressortirez forcément avec une vision différente de vous-même, de la vie et de votre vie. Alors pour éviter les regrets, lancez-vous, préparez bien votre volontariat et vous n’aurez aucune raison de stresser. Si vous voulez partir mettez-y tous vos moyens pour le faire !

Vivez le jour présent et profitez !

Ella, SVE en Roumanie

"J'ai senti que je remplissais un vide en faisant quelque chose de concret. Entourée de ses grandes montagnes, j’ai appris autant sur moi que sur l’environnement dans lequel j’ai été immergée."  

Je m’appelle Ella, j’ai 27 ans et je reviens d’un Service Volontaire Européen de 6 mois dans le cadre du projet #BuildUpYourFuture.

Après mes études en psychologie, je me sentais perdue. J’ai choisi un SVE pour sortir de ma zone de confort, gagner en expérience et partager mon quotidien avec des personnes qui ont les mêmes valeurs que moi et pourront m’apporter de nouveaux savoirs.

Je suis partie en Roumanie, dans une petite ville du nom de Baia Mare, tout au nord. Elle se trouvait être, cette année, la capitale de la jeunesse en Roumanie. J’ai pu découvrir une ville active, à taille humaine, avec des jeunes désireux de s’impliquer dans de nombreuses actions culturelles et humanitaires. En arrivant, j’ai alors pris conscience que cette expérience serait avant tout, des mois de rencontres et de partage.

Mon premier objectif était d’embrasser la culture roumaine. Bien que ce soit un pays difficile à cerner, il n’en ait pas moins dépourvu de charme, comme ses papanași (à prononcer papanache). C’est un pays dans lequel il suffit de se laisser emporter par les traditions, les paysages et le quotidien complexe des roumains.

Être dans un pays étranger, spécialement la Roumanie, m’a fait prendre conscience que ma présence ici pourrait faire de moi un porte-parole d’un pays très mal connu et victime de préjugés.

Mon SVE était basé sur l’éducation non-formelle. En sensibilisant aux discriminations et à l’exclusion sociale, j’ai accompagné différents publics au travers d’activités variées. Dans ma mission, le principal intérêt était de construire par moi-même le sens des différentes activités que j’avais à choisir. J’ai principalement travaillé avec un public jeune. Cela n’a pas toujours été simple. Il m’a fallu déployer beaucoup de patience, une énergie constante ainsi qu’une grande disponibilité. Le plus important est d’être prêt à développer de nouvelles compétences.

Par exemple, travailler au sein d’un orphelinat, auprès d’un public souffrant d’handicaps psychiques et physiques a un été un bon moyen d’apprendre à être créative et d’améliorer ma façon d’apprendre à enseigner. Enseigner le français m’a permis d’aimer partager ma culture et ma langue maternelle. J’ai particulièrement apprécié travailler avec les communautés roms qui souffrent d’une grande discrimination. Même si ce n’était pas un public facile à capter, j’ai été très surprise par la façon dont ils acceptaient notre venue, puis leur motivation et leur désir d’apprendre et de partager.

En bref, j’ai eu la chance de ne jamais tomber dans la monotonie puisque j’ai également eu l’opportunité de travailler auprès d’enfants atteints de trisomie 21, de participer à une semaine de colonie de vacances, etc.

Pendant ce projet à long terme, je crois avoir potentiellement apporté aux communautés que j’ai côtoyé, un peu de bienveillance, au travers de mon implication. Le temps m’a aidé à me détacher de l’idée qu’il faut nécessairement trouver un sens à ce que je fais.  J’ai surtout appris à considérer les petites victoires du quotidien.

Pour six mois, j’ai senti que je remplissais un vide en faisant quelque chose de concret. Entourée de ses grandes montagnes, j’ai appris autant sur moi que sur l’environnement dans lequel j’ai été immergée.

J’ai en particulier appris à questionner la notion d’apprentissage. Aussi bien, apprendre par soi-même que transmettre des savoirs. Dorénavant, j’aimerais y dévouer un peu plus de mon temps.

Pour terminer je pourrai dire que le SVE est une joyeuse combinaison de gens désireux de construire une société fondée sur des différences qui permettent de promouvoir l’interculturalité. De cette manière, il permet aux individus d’avoir une plus grande ouverture d’esprit et d’être conscient de l’importance d’appartenir à une communauté tolérante, bienveillante.

Le Service Volontaire Européen est un bon moyen d’envisager d’autres perspectives pour son propre future et celui des autres, en échappant au schéma classique proposé par la société et certaines institutions.

 

 

 

 

 

Aïda, Service Civique en Macédoine

"J’ai effectué mon projet dans un centre pour enfants Roms situé à Shuto Orizari, là où se trouve la plus importante concentration de Roms au monde."

Je suis Aïda, volontaire de 25 ans à Skopje en Macédoine. Un petit pays des Balkans qui m’était inconnu avant d’arriver en novembre 2017 pour une durée de 10 mois dans le cadre d’un service civique français. J’ai effectué mon projet dans un centre pour enfants Roms situé à Shuto Orizari, là où se trouve la plus importante concentration de Roms au monde.

Au cours de ces 10 mois j’avais pour tâche d’assister l’équipe pédagogique du centre en aidant à enseigner aux enfants les bases du macédonien et mathématiques. J’ai aussi mis en place des activités manuelles et mis en place une collecte de fonds.

Pour laquelle je vous invite à soutenir. N’hésitez pas à partager avec votre entourage. Merci par avance pour votre soutien.  https://gogetfunding.com/essential-needs-for-a-better-life/

En parallèle, j’ai écris des articles pour le magazine de mon organisme d’accueil, VOICES.

Et j’ai eu aussi la chance de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai passé quelques jours dans un centre pour enfants autistes.

La décision de partir pour une mission de volontariat de long terme a été mûrement réfléchie. J’ai eu le besoin de faire une pause dans mes études afin de savoir ce que je voulais vraiment faire de ma vie professionnelle. Au terme de cette année, je sais dans quel domaine m’orienter.

La barrière de langue a été une difficulté puisque les enfants ne parlent pas anglais et je ne parlais pas un mot de macédonien au début du projet. Les gestes et sourires ont été très utiles pour passer outre ce problème.

J’ai été surprise de l’accueil, de la gentillesse des macédoniens, albanais, turcs, roms…Et oui, la Macédoine est un pays au sein duquel se côtoient différentes ethnies et religions. Au hasard des rues vous rencontrez des gens toujours prêts à vous aider même si la barrière de la langue fait défaut.

Un point qui m’a aussi marqué, c’est le train de vie posé et tranquille des macédoniens. Ils prennent le temps pour tout.

Osez vous lancer dans l’aventure de partir à l’étranger vous ne le regretterez pas, vous repartirez avec l’envie de voyager encore plus et pleins de souvenirs en tête.

C’est certain, dès que possible, je reviendrai en Macédoine et dans cette surprenante région que sont les Balkans.

Valentine, SVE en Italie

"si je devais choisir un mot pour définir mon projet ça serait « unique » parce qu'en allant en Italie j'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables, d'apprendre une nouvelle langue et surtout de vivre et de participer à des choses que je ne revivrai sûrement pas une seconde fois dans ma vie."

Je m’appelle Valentine, j’ai 18 ans et j’ai effectué un Service Volontaire Européen de 6 mois en Italie, au sein de l’association culturelle LINK.

Cette association a été fondée en 2003 par un groupe de jeunes passionnés par leur territoire, souhaitant promouvoir l’ouverture sur d’autres contextes culturels et le partage de valeurs telles que la solidarité, la citoyenneté active et le dialogue interculturel. Depuis sa création, le public cible de l’association sont les jeunes, en mettant l’accent sur la mobilité et le volontariat international comme une opportunité de croissance et d’apprentissage non formel.

Au départ je n’avais pas de réelles attentes concernant ma mission. Venant de sortir du lycée je souhaitais m’engagée en tant que volontaire avant de m’aventurer dans les études supérieures. Ayant besoin d’éclaircir mes idées sur ma carrière future, de prendre du recul, j’ai profité de l’opportunité offerte par l’ADICE. Entretiens validés, objectifs définis, formalités passées en revue, j’ai alors décollé pour Altamura, province de Bari, en Puglia, dans le sud du pays.

Le SVE est une expérience très enrichissante, peu importe la durée, je serais même tentée de dire indispensable pour des jeunes qui se cherchent. Le fait de changer de pays et perdre ses repères permet d’être aux commandes de soi-même, de se redécouvrir, prendre des initiatives, qui peuvent paraître anodines comme aller faire les courses ou simplement faire la vaisselle et qui au final sont des passages indispensables quand on se retrouve en indépendance totale.

Cependant, la vie durant le SVE n’est pas non plus toujours rose, parfois certaines activités ne nous plaisent pas, certains jours la vie en colocation est plus dure que d’autres, parfois on a le mal du pays, des parents, de notre routine. Mais malgré cela, le projet reste une belle expérience qui donne l’opportunité de faire de nouvelles rencontres, de découvrir une nouvelle culture et d’ouvrir son esprit.

Durant les 6 mois de mon projet, j’ai effectué un grand nombre d’activités différentes dont l’importance et la responsabilité ont augmenté au fil de ma mission. J’ai participé à de nombreux cours basés sur un type d’enseignement spécial (éducation non formelle) à l’école, j’ai eu l’occasion de

m’exprimer dans un programme radio à propos de différents topics, d’organiser des activités avec un groupe de jeunes chaque semaine et de donner de petites leçons de français dans un collège italien. Puis, on m’a donné la responsabilité d’écrire quelques articles en italien pour mon association. J’ai apporté ma contribution à l’organisation et à la création de certaines activités en binôme avec un autre volontaire, pour un projet de 2 semaines avec un groupe de jeunes venant de Hollande.

Aujourd’hui, la chose dont je suis le plus fière et celle qui ressort le plus de mon expérience est la confiance en moi que j’ai pu acquérir ainsi que la maîtrise de la langue dont je suis littéralement tombée amoureuse ! Je me suis d’ailleurs inscrite en licence LEA option anglais/italien à l’université pour la rentrée prochaine. Et pour finir, si je devais choisir un mot pour définir mon projet ça serait « unique » parce qu’en allant en Italie j’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables, d’apprendre une nouvelle langue et surtout de vivre et de participer à des choses que je ne revivrai sûrement pas une seconde fois dans ma vie.

 

 

 

Mariah, Service Civique en Roumanie

"j’aime beaucoup partir à l’aventure mais aussi aider les gens dans un autre pays. C’était l’idéal pour moi, j’aime la différence de culture, j’aime m’instruire sur de nouvelles choses historiques [...]"

Bonjour je m’appelle Mariah Martin j’ai 19 ans.

Je suis partie en Roumanie pendant 2 mois en Volontariat Européen et ensuite en Service Civique de 6 mois sur lequel je n’aurais fait que 4 mois.

J’avais pour but d’animer un after-school “ Heart to heart” ou « cœur à cœur » le matin de 8h à 12h avec une pause à midi pour manger et ensuite de 12h30 à 16h30. Le matin c’était le groupe des grands et l’après-midi le groupe des petits. Durant ces heures de travail nous débutons au début avec un Energizer.

C’est quoi un Energizer ? Et bien c’est une activité qui a pour but d’éveiller les personnes et de donner de l’énergie d’où son nom. Ensuite c’est l’heure des devoirs. Les enfants était classé par classe afin que nous puissions être organisée et c’est parti!

Doamna Doamna ??? (Qui veut dire madame en Roumain). Des Maths, du Français, de l’Anglais, de la physique Chimie, du Roumain et d’autres matières…, je leurs venais en aide dans la mesure du possible.

Ah j’ai oublié! Pendant l’été, nous avons accueilli les enfants le mardi et jeudi matin comme un centre aéré avec des activités. Nous avons également reçu des scouts de Marseille que nous avons emmené avec nous à l’école. Ils nous ont également aidé à mettre en place un Festival « e festival Fericirii » qui veut dire le « Festival du bonheur » dans un champ de maïs. Pour ce festival, nous avons fait un chantier en 1 semaine, en construisant des toilettes sèches ainsi qu’un podium. La destruction d’une maison traditionnelle roumaine pour en reconstruire une toute neuve était une bonne expérience, nous devions mettre de l’eau avec de la paille et de la terre et marcher dessus en suite la poser dans un moule et le retourner pour en faire une brique.

Pourquoi je me suis engagée dans un tel projet ? Tout d’abord, car oui en France nous n’apprenons pas tout sur tous les pays contrairement à la Roumanie… Mais également car cela pourrait m’être très utile pour reprendre un BTS tourisme mais aussi car mon but dans la vie est de travailler à l’étranger à l’international.

Cette expérience m’a appris beaucoup de choses et m’a aidé à perfectionner d’autres choses que je connaissais déjà. Elle m’a permis aussi de voyager en  Roumanie mais aussi dans les pays d’à côté les week-ends. J’ai aussi eu l’opportunité de participer à un échange de jeune à Palerme pour représenter Gipsy Eye (mon organisation d’accueil) devant d’autres associations et l’occasion de partir à la rencontre « des Citizens of Palerme » et de comparer avec les 3 pays participants qui était la Roumanie, la France et l’Italie.

De quoi suis-je suis la plus fière ?… de tout, notamment des projets personnels dans les autres écoles de Paşcani ! J’ai également parcouru la Roumanie en « Hitchiking » (auto-stop).

Et je terminerais avec une citation d’Albert Jacquard biologiste généticien et scientifique.

« Désormais la Solidarité la plus nécessaire et celle de l’ensemble des habitants de la terre ».

 

 

 

 

Tifaine, stage professionnel en Suède

"Cette expérience m’a permis de renforcer mes compétences en illustrations, typographie, mise en page, animations..."

Je m’appelle Tifaine et je suis partie durant 6 mois à Stockholm, en Suède afin de réaliser un stage dans une agence de design graphique : A+X Creative Studio.

L’agence est composée d’une quinzaine de personnes et je travaillais la plupart du temps avec d’autres designers graphique.

Durant mon stage, on m’a accordé beaucoup de responsabilités. J’effectuais pratiquement le même travail que les autres designers graphique au sein de l’agence. J’ai travaillé en équipe ou toute seule, sur plusieurs projets : packaging, affiches et motion design. J’ai aussi participé aux réunions de réflexion, portant sur les concepts, où je pouvais donner mon avis et être écoutée.

Cette expérience m’a permis de renforcer mes compétences en illustrations, typographie, mise en page, animations…

Les chefs de projet déterminent qui va travailler sur quel projet, ensuite des équipes sont formées. Puis le directeur artistique avait toujours le dernier mot pour valider nos idées à présenter aux clients. Cependant, il s’agissait d’une hiérarchie horizontale, et nous travaillions tous dans le même espace ouvert. Nous avions différents clients : Libero (Lotus couches en France), Aboslute Vodka, BioFood, Footner (Marque de soins, pour les pieds), Mathem (épicerie en ligne), Lyko (Site web de produit de beauté), etc…

Je me suis engagée dans ce projet car je voulais avoir une expérience professionnelle supplémentaire sur mon CV, pour m’améliorer en anglais dans mon domaine professionnel et me sentir suffisamment confiante ensuite pour postuler à un poste de graphiste en France ou à l’étranger. Et aussi, pour découvrir la culture suédoise.

Ce dont je suis le plus fière est d’avoir réussi à me faire engager après mon stage pour 6 mois de plus, et qu’après les 6 mois ils n’ai toujours pas voulu que je parte et aurait voulu me garder plus longtemps encore (mais j’ai décidé de rentrer en France). Je suis fière de mon niveau d’anglais acquis (même s’il y a encore à progresser bien sûr). Et je suis fière d’avoir finalement réussi à me faire intégrer après 11 mois restées là-bas.

Ce stage m’a apporté plus de confiance en moi, plus de maturité et une ouverture d’esprit encore plus grande. J’ai pu voir le fonctionnement des conditions de travail d’un autre pays. En particulier dans les pays nordiques, les conditions sont nettement plus agréable qu’en France. Le rythme est moins soutenu, la pression n’est pas le point centrale pour faire travailler les employés, au contraire ! Elle est au maximum évitée. Le travail n’est pas la vie, et il ne s’agit jamais de faire d’heures supplémentaires (ou très rarement). Le lieu de travail se doit d’être un lieu où l’on s’y sent bien et où l’on a envie d’aller.

J’espère que cette expérience me permettra de décrocher un travail en France ou à l’étranger plus facilement grâce aux nouvelles compétences acquises.

Pour terminer, une petite anecdote sur la vie au travail à Stockholm: Un jour un de mes collègues, le Senior Designer, mais pas le boss, est rentré chez lui en urgence à 15h pris d’une panique car il n’avait pas fini ses lessives!!! (à savoir que les Stockholmois utilisent cette excuse comme une vraie raison dans plein de situations différentes.)

 

Nacer, stage professionnel en Angleterre

"Je suis Chef Boulanger-Pâtissier-Traiteur en France et j’ai effectué un stage de 6 mois à Preston en Angleterre."

Je m’appelle Nacer, j’ai 26 ans, je suis Chef Boulanger-Pâtissier-Traiteur en France et j’ai effectué un stage de 6 mois à Preston en Angleterre.

Passionné par mon métier et après avoir voyagé dans plusieurs villes de France, Belgique, et travaillé pendant 6 ans en tant que responsable d’une équipe de huit personnes. Suite à cela, j’ai voulu m’ouvrir à d’autres horizons.

J’ai fait connaissance avec l’ADICE qui m’a permis de réaliser un stage en Angleterre au sein du restaurant « Grillaz ». Le début fut assez compliqué dans la recherche de logement, étant seul français en stage à ce moment, sans garant, ni famille d’accueil, c’est mon manager Javid qui m’a soutenu dans mes démarches et qui m’a beaucoup appris à travers les missions et les responsabilités qui m’attendaient au sein de l’entreprise.

Une entreprise du centre-ville profitant d’une très bonne réputation, d’une clientèle jeune, étudiante, familiale ce qui m’a permis de très vite travailler mon anglais, mon accueil auprès des clients et mon savoir culinaire. Les tâches nombreuses et variées en tant que co-manager m’ont permis de me dépasser. Durant mon stage, j’avais pour mission de réaliser la carte des desserts. J’ai pu prendre beaucoup d’initiatives qui m’ont aidé à gagner en confiance et passer à la seconde étape qui reposait sur les commandes auprès du fournisseur, du planning ou encore de la comptabilité. Certes, je n’ai pas compté mes heures ni le nombre de jours travaillés. Mais cela en valait la peine car mon but et rêve est de partir au Canada afin de créer ma propre société de desserts et de pâtisseries françaises.

Je suis fier du chemin accompli car cela me rapproche de jour en jour en jour de mon rêve qui est de créer une entreprise à l’international, qui représenterait le savoir-faire français, la qualité et surtout procurerait un plaisir gustatif.

Rassembler des communautés, des origines différentes ou même des religions, autour d’un plat ou d’un dessert reste la plus belle chose à vivre.

J’espère atteindre mon objectif et je remercie l’ADICE ainsi que son équipe pour la chance et l’opportunité qu’elle offre et la bienveillance à notre égard. Je pourrai ainsi dire au futurs jeunes que la clef réside dans la détermination, que la terre est grande et vaste et que seul on va plus vite, ensemble on va plus loin…

Caroline, stage professionnel en Espagne

"Cette expérience de dix mois m'a permis d'apprendre le métier de libraire dans une petite librairie familiale de livres neufs et d'occasion."

Je m’appelle Caroline, j’ai vingt-huit ans, et j’ai effectué un stage professionnel Erasmus+ dans une librairie à Grenade, en Espagne. Cette expérience de dix mois m’a permis d’apprendre le métier de libraire dans une petite librairie familiale de livres neufs et d’occasion. Mes missions principales concernaient la gestion de l’inventaire et le catalogage des livres, la gestion de la vente en ligne sur différentes plateformes et sur les réseaux sociaux, l’accueil du public, et la participation aux événements de la librairie.

Nous n’étions que deux à travailler au sein de la librairie, la propriétaire, qui était ma tutrice, et moi. Nous avons eu un réel échange professionnel. J’ai beaucoup appris d’elle et j’ai également pu donner mon avis et mes idées qui ont été mises en place.

J’étais déjà parti en Espagne, dans une autre région, il y a six ans dans le cadre de mes études, et je voulais renouveler l’expérience, mais avec une approche professionnelle et culturelle. En m’engageant dans ce programme, mon objectif était d’élargir mon domaine de compétence en découvrant un nouveau métier et des manières de travailler différentes. Je voulais également vivre un dépaysement et découvrir une culture différente de la mienne.

Ce dont je suis le plus fière est d’avoir réussi à m’intégrer dans un nouveau pays, que ce soit sur le plan professionnel, que sur le plan social, personnel et linguistique. Au bout de dix mois de stage, j’ai réussi à être autonome dans mon travail et à accomplir les activités de libraire. J’ai également su dépasser ma timidité pour aller vers les autres et rencontrer des personnes venant de tous les horizons, et d’apprendre d’elles. Mon niveau d’espagnol était moyen, et je n’avais pas pratiqué la langue depuis des années. A l’issue de cette année, j’étais fière de constater que je pouvais facilement communiquer avec des espagnols.

Cette expérience m’a appris à avoir plus confiance en moi et en mes idées, et à voir de manière différente les petits problèmes du quotidien.

Le stage professionnel offre une formation et de nouvelles compétences, mais il permet aussi de s’enrichir personnellement au contact des autres et d’un nouvel environnement.

 

 

 

 

Maddy, SVE en Géorgie

"Si je devais décrire mon projet en une phrase, je dirais que la vie est faite d´expériences qu´il faut saisir !!"

Je me présente, je ‘appelle Maddy et j’ai 30 ans. Je vis actuellement à Roustavi en Géorgie depuis presque 10 mois dans le cadre d´un Service Volontaire Européen.

Mon projet est de 11 mois au sein d’ «International Scout Center in Roustavi ».  Mes principales missions sont de réaliser diverses activités avec des enfants et adolescents dans différents centres, puis notamment de participer à un art club à l´ISCR et depuis que l´été a commencé, je participe à des camps scouts à Pona en Kakheti. Pour réaliser ses missions, je travaille avec des géorgiens et d’autres volontaires.

Ayant besoin de faire un break dans ma vie et étant toujours intéressé par le domaine de l’éducation spécialisée, j’ai postulé pour ce projet qui me permet de mieux me consacrer à ce domaine-ci, ainsi que de découvrir une nouvelle culture.

Ma plus grosse difficulté a été mon anglais, en effet à mon arrivée en Géorgie, mon niveau d´anglais était très faible. Toutefois, j’ai eu la chance qu’Erwan, un autre volontaire français soit là pendant mes deux premiers mois. Aujourd’hui, je me suis vraiment améliorée, je suis capable de dire ce que je souhaite dire, d’avoir une conversation et je commence à regarder les films sans sous-titre mais quand je rencontre quelqu’un de nouveau, j’ai parfois besoin d´un peu de temps pour m’adapter à l’accent.

En plus de l’expérience professionnelle, je pense que ce projet m’a beaucoup aidée d’un point de vue personnel, j’ai plus confiance en moi, je me connais mieux et je vais pouvoir réaliser quelques projets qui ont émergés en Géorgie à mon retour en France.

Comme j’ai pu l’expliquer, je participe à des camps scouts, j’apprécie énormément ces moments, dormir en tente, être plus proche de la nature, organiser et surtout être déconnectée du monde virtuel. Si je devais décrire mon projet en une phrase, je dirais que la vie est faite d´expériences qu´il faut saisir !!

Dans moins de deux moins mon projet se terminera, pendant le temps qu’il me reste je vais participer à d’autres camps scouts et prendre quelques vacances pour visiter les alentours. A la suite de mon SVE, je souhaite partir en Nouvelle Zélande dans le cadre d’un Working Holidays Visa.

Théo, stage professionnel en Allemagne

"Je suis parti en Bavière, dans une petite start-up de 9 employés située au sud de Munich, qui propose des solutions d’électrification des zones rurales à l’aide des énergies renouvelables."

Je m’appelle Théo et j’ai pu partir à l’étranger grâce au programme Erasmus+. C’était la première fois que je devais me retrouver seul à l’étranger loin de tout… De plus, le pays où j’ai effectué ce stage était l’Allemagne, un pays que je ne connaissais pas et dont je ne parlais pas la langue, heureusement, mon tuteur m’a vite rassuré en me disant que tout le monde communiquait en anglais dans la boite.

Je suis donc parti en Bavière, dans une petite start-up de 9 employés située au sud de Munich, qui propose des solutions d’électrification des zones rurales à l’aide des énergies renouvelables (panneaux solaires et hydroliennes).

Au cours de ce stage, j’ai dû travailler sur un tout nouveau projet, réaliser un micro réseau électrique composé de trois maisons et alimenté par des panneaux solaires et potentiellement des éoliennes. Afin de mener à bien la mission, j’ai dû me renseigner sur le sujet, lire un bon nombre de thèses et le tout en anglais, lire des livres techniques en anglais et réaliser un bon nombre de réunions avec mes collègues afin de réunir toutes nos idées. A la suite de ce projet, j’ai également pu effectuer certains tests pour voir si la théorie que nous avions mise en place concordait avec la pratique. J’ai également réalisé d’autres travaux comme la rédaction d’un rapport technique en anglais, le câblage d’une armoire électrique, réaliser des schémas électriques sur ordinateur …

J’ai réalisé ce projet afin d’obtenir de l’expérience pour avoir plus de poids face à un potentiel employeur. Grâce à ce stage, j’ai également pu découvrir une région magnifique, la Bavière, avec des paysages somptueux, des jardins, des lacs, des montagnes … Il n’est jamais évident de partir à l’étranger, surtout dans un pays dont on ne parle pas la langue, et encore, j’étais chanceux car la plupart des allemands parlent anglais.

Une des difficultés que j’ai pu rencontrer pendant ces trois mois et demi était en effet la langue. Avant ce stage je ne connaissais pas un mot d’allemand, et certains allemands ne parlent toujours pas anglais … Alors, on improvise, avec les gestes… ! Ce stage m’aura dans tous les cas permis d’apprendre à me débrouiller, j’ai également beaucoup progressé en anglais et j’arrive maintenant à tenir une discussion sans problème ! Il m’apporte également une expérience supplémentaire que d’autres personnes n’auront pas forcément, et en sortant de l’école, c’est toujours bon à prendre !

Outre le côté travail, j’ai également pu découvrir d’autres cultures, en effet nous étions tous et toutes de nationalités différentes, alors lorsque nous partagions un repas, ou un verre, il n’était pas rare que chacun parle un peu de son pays d’origine, ce qui était très enrichissant ! Par ailleurs, bien qu’ils soient très sérieux au travail, les allemands adorent faire la fête, durant ce séjour, j’ai pu voir de nombreuses fêtes : religieuses, fêtes de villages, ou encore des sortes de mini fêtes de la bière, le tout toujours dans une ambiance joviale et bon enfant.

Je suis très content d’avoir réalisé cette expérience car j’ai beaucoup appris, autant du côté professionnel que personnel, c’est ce qui résume pour moi l’esprit de ce stage.

Manon, SVE en Allemagne

"Tenter l'expérience du SVE, c'est se confronter à la réalité du monde, apprendre sur soi et sur les autres, et développer des capacités extraordinaires."

Bonjour, je m’appelle Manon Cadeau, j’ai 23 ans et je vis actuellement l’expérience « Service Volontaire Européen » à Bremerhaven, en Allemagne.

Depuis plusieurs années, j’envisageais de partir à l’étranger, mais je ne savais pas comment m’y prendre et j’avais de l’appréhension. J’étais serveuse dans un restaurant suite à l’interruption de mes études. Suite à des difficultés d’ordre personnel, et au vu de ma situation professionnelle qui menait à une impasse, je me suis lancée. À ce jour, je pense que le SVE représente l’un des actes les plus courageux de ma vie !

Mon objectif personnel était de prendre mes distances avec la France et de devenir plus indépendante. Professionnellement, je souhaitais avoir une expérience significative dans le travail social, afin de savoir si cela me convenait ou pas. Je voulais découvrir plus particulièrement, le domaine de l’immigration. J’ai contacté l’ADICE en avril, après avoir trouvé le contact sur internet. 5 mois après, je commençais mon service volontaire à AWO. C´est une organisation allemande qui s’occupe de plusieurs secteurs sociaux de la ville : vieillesse, handicap moteur et psychique, immigration, jeunesse…

Une part de mon contrat a été établi avec la « Jugendwerk », animation pour les jeunes. Dans ce cadre, mes missions vont de l’animation événementielle aux camps de vacances. Pour la seconde partie, j’ai eu la chance de choisir. J’ai donc naturellement émis le désir de travailler dans le secteur de l’immigration.  J’assiste un professeur, deux fois par semaine, dans des classes spécialisées pour les enfants issus de l´immigration. Mes taches sont de soutenir les plus faibles, mais aussi de proposer des cours sur le thème de mon choix, des activités manuelles ou sportives, des sorties culturelles. Ce sont mes projets les plus stables, mais en parallèle, je fais beaucoup d´autres choses, comme la création d´un Graffiti Workshop, d´un film, des groupes de parole, de l´aide aux devoirs en français…

Je suis très indépendante dans mon travail et on me demande de faire les projets qui me plaisent réellement. J’adore cette liberté et la diversité de mes activités. Mon SVE m’a permis de développer des compétences multiples et de prendre confiance en moi et en mes projets. En parallèle du travail, j’ai rencontré des gens extraordinaires notamment aux séminaires. Je me suis encore plus ouverte culturellement aux autres et j’ai développé mes capacités langagières en allemand et en anglais. Vivre un an dans un pays étranger t’apprend aussi beaucoup sur toi et te permet de te recentrer par rapport au monde. Je ne dirais pas que ça a été facile tous les jours, surtout que le Nord de l’Allemagne est connu pour son hiver rude, et que la ville dans laquelle je suis, manque un peu de dynamisme. Mais le bilan après 10 mois passé ici est quand même très positif.

Bien sûr, je pense que chaque expérience est différente. J’ai eu de la chance de tomber dans une structure compréhensive avec des projets motivants. Mais dans tous les cas, tenter l’expérience du SVE, c’est se confronter à la réalité du monde, apprendre sur soi et sur les autres, et développer des capacités extraordinaires.

Emelyne, stage professionnel en Espagne

"Je suis partie 6 mois en stage de mobilité au sein du centre d'accueil pour réfugiés (CAR) de Sevilla en Espagne."

Je m’appelle Emelyne et j’ai 29 ans. Cette année, je suis partie 6 mois en stage de mobilité (VET) au sein du centre d’accueil pour réfugiés (CAR) de Sevilla en Espagne.

De formation assistante sociale, je me suis au fil de mes différentes expériences personnelles et professionnelles, découvert une passion pour l’interculturalité et le phénomène migratoire, je ressentais une curiosité sur la façon dont les choses se passent ailleurs, en particulier aux portes de l’Europe. L’année dernière, j’ai à cette fin réalisé un SVE en Sicile alors principale porte d’entrée vers l’Europe avec la Grèce. Pourtant bien que très positive sur le plan social et personnel, cette expérience s’est révélée un peu frustrante au niveau professionnel. En effet, ayant des missions générales de volontariat pas directement en relation avec mes intérêts professionnels ou au contact des personnes, je ne me suis pas toujours sentie très utile.

Cette année, j’ai donc décidé de repartir cette fois-ci en stage professionnel et en ayant exclusivement des missions de travailleuse sociale. Le CAR de Sevilla est un centre d’hébergement et d’accompagnement pour demandeurs d’asile primo-arrivants pour une période comprise entre 6 et 9 mois selon leur degré de vulnérabilité. Les pays davantage représentés au sein de la structure étant le Vénézuela, la Syrie, l’Ukraine mais également plusieurs pays d’Afrique. Les résidents du centre bénéficient d’une aide à l’hébergement et la nourriture mais également de cours d’espagnols, d’un accompagnement social, psychologique, médical, d’une aide à la formation et à terme d’une aide à la recherche d’emploi.

Lors de ce stage, j’ai travaillé directement en relation avec l’assistante sociale de la structure réalisant certains entretiens et l’assistant lors des ateliers d’information collective relatifs aux droits et au contexte culturel. J’ai également pu réaliser beaucoup d’accompagnements extérieurs, en étant aussi chargée de certaines relations partenariales notamment avec « el banco del tiempo » (la banque du temps), association permettant aux personnes inscrites d’échanger des services entre elles sous forme d’heures de bénévolat (type réseau SEL en France). Cela peut donc leur permettre de tisser du lien avec des personnes locales, de retrouver une confiance en soi et un sentiment d’utilité grâce au partage de savoirs et savoir-faire. C’est tout à fait le genre d’initiatives que je voudrais réussir à reproduire lors de mes expériences futures. Je suis également intervenue dans des écoles avec d’autres membres de l’équipe pour sensibiliser aux droits des réfugiés et aux différents conflits à travers le monde.

D’un point de vue professionnel, j’ai beaucoup apprécié de travailler dans une structure d’hébergement et de suivre les personnes dans leur quotidien. Cette expérience m’a permis de découvrir la législation espagnole en matière d’immigration. J’ai pu découvrir de nouvelles pratiques professionnelles et partager les miennes, échanger sur les différents systèmes. J’ai également, pris conscience des différences relatives à l’accompagnement social selon les pays. En Espagne, les professionnels de l’accompagnement social semblent pouvoir se montrer chaleureux plus librement (proximité des corps et tutoiement).

D’un point de vue personnel, évoluer dans un contexte interculturel m’a permis d’échanger et de partager sur les différentes cultures et visions du monde. Je pense que l’on a tous à apprendre les uns des autres et que travailler au contact de personnes différentes et/ou étrangères est une richesse et une remise en question permanente. Je pense que voyager et être au contact de personnes originaires du monde entier aide vraiment à réaliser que l’on est tous égaux et qu’à l’autre bout du monde.

D’autre part, vivre 6 mois en Espagne m’a permis d’entretenir mon niveau d’espagnol (je le parlais déjà avant de partir) et de découvrir une nouvelle culture. Peut-être d’ailleurs de découvrir davantage la culture andalouse qu’à proprement parler « espagnole ». J’ai beaucoup aimé découvrir les particularités et l’identité des habitants de Séville, très fiers de leur appartenance à leur ville.

Ce stage de mobilité m’a confortée dans mon choix de travailler avec des migrants et de continuer à vivre des expériences à l’étranger pour en apprendre davantage et développer de nouvelles compétences.

Bastien, jeune entrepreneur en Italie

"Cette expérience a été une opportunité pour moi de sortir la tête du guidon et de confronter mes idées, envies avec un professionnel aguerri."

Je m’appelle Bastien, j’ai 32 ans et j’ai réalisé un stage professionnel de 5 mois en Italie dans le cadre du programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs.

L’année dernière je me suis lancé dans un projet de micro-entreprise autour de mes pratiques de facilitateur et de formateur en éducation populaire. J’ai choisi de m’engager dans ce programme de mobilité dans le but de découvrir un univers professionnel similaire au mien, de développer de nouvelles compétences dans la gestion de projet européen mais aussi et surtout pour étendre mon réseau.

J’ai travaillé pour Quaros Consulting avec Evangelista Leuzzi dans la petite ville de Taurisano dans le sud de l’Italie. J’ai eu la chance d’intégrer une équipe très sympathique et à l’écoute dans un environnement accueillant et familial.

Evangelista est un entrepreneur expérimenté qui travaille comme « progettista » pour des programmes européens depuis plus de 10 ans. J’ai donc profité de son expérience et nous avons collaboré ensemble pour la conception de nouveaux projets. Evangelista a été très intéressé par mes pratiques de démocratie participative et nous avons développé de nouveaux projets mêlant nos pratiques respectives. Cette collaboration pratique m’a permis de développer de nouvelles compétences et de découvrir de l’intérieur le programme Europe For Citizens. Cette collaboration nous permettra de coopérer dans la durée grâce à des projets pluriannuels. Au niveau professionnel, cette expérience m’a également permis de prendre le temps pour penser et repenser mon projet et prendre un peu de recul. Cette expérience a été une opportunité pour moi de sortir la tête du guidon et de confronter mes idées, envies avec un professionnel aguerri.

Au niveau personnel j’ai eu la chance de passer 5 fantastiques mois dans un environnement local extraordinaire. Et pas seulement pour le paysage, la place, les champs d’oliviers et les pâtes de la mamma ! Mon immersion dans la vie locale m’a permis de découvrir un contexte rural et interculturel enrichissant et de rencontrer d’autres collaborateurs, d’autres associations et d’autres personnes qui s’investissent dans le domaine de l’éducation populaire.

Une aventure italienne aussi riche humainement que professionnellement, que je recommande chaudement !

Léonie, SVE en Bulgarie

"Cette expérience m’a permis de me recentrer sur moi-même, et de comprendre vers quel type d’étude je voulais me tourner."

Bonjour je m’appelle Léonie Briendo, j’ai 18ans et j’ai eu l’opportunité de faire un SVE au sein de l’organisation non gouvernementale, Focus à Pazardjik en Bulgarie, pour une durée de six mois.

Durant mon SVE ma mission était de travailler, et de réaliser des travaux manuels, avec des personnes en situation de handicap, mais aussi avec plusieurs autres volontaires, venus d’un peu partout en Europe.

Pour nos résidents, nous avons créé un certain nombre d’activités manuelles, mais nous avons aussi créé des événements pour eux (pièce de théâtre pour les fêtes de Noël, spectacle de marionnettes pour la saint Valentin, Pantomime en extérieur pour l’arrivée du printemps…) et des activités en extérieur (Jardinage, création en extérieur…)

J’ai souhaité m’engager dans un tel projet pour acquérir une certaine ouverture d’esprit, pour développer mon anglais, pour donner de mon temps à des personnes qui n’avaient qu’une envie c’était recevoir, mais surtout pour prendre le temps de me recentrer sur moi et sur mes valeurs. Je souhaitais également comprendre comment les étrangers percevaient la France.

Ce qui a été le plus dur pour moi, fut les réguliers départs des autres volontaires qui avaient un temps de mission plus court que le mien. Cependant, j’ai réussi à garder contact avec la grande majorité d’entre eux grâce aux réseaux sociaux.

Je suis particulièrement fière de mes progrès en anglais, de tout ce que j’ai pu donner aux résidents, et principalement du lien que j’ai pu établir avec eux. Cette expérience m’a permis de me recentrer sur moi-même, et de comprendre vers quel type d’étude je voulais me tourner. Cette expérience m’a aussi permis de rencontrer des personnes formidables qui pourront m’aider dans le futur. Elle m’a aussi permis de comprendre à quel point un sourire valait bien plus que toutes les richesses du monde, et qu’une main tendue pouvait nous aider à avancer.

Aujourd’hui, je suis de retour en France et je prends le temps de me réadapter à la vie française. Je me prépare pour la prochaine rentrée universitaire et je retrouve ma famille et mes amis.

Rachida, Service Civique en Bosnie-Herzégovine

"cette mobilité m’a permis d’enrichir mon CV d’une expérience à l’étranger et de m’améliorer en anglais"

Dobar dan !

Moi c’est Rachida, et du haut de mes 22 ans, je rêve de découvrir le monde.

Suite à l’obtention de ma licence j’ai décidé de faire un break pour voyager. Après quelques mois de recherches et une prise de contact avec l’ADICE, me voilà engagée pour un Service civique de 9 mois en Bosnie-Herzégovine.

21 mai 2016, c’est le grand jour. Avec l’autre volontaire qui partira avec moi, nous voilà à Bruxelles dans notre bus, direction la Bosnie. C’est parti pour 27h de bus et ses premières rencontres. En effet, le bus étant rempli de bosniens expatriés venus travailler en Europe, ce fut donc l’occasion d’échanger. Ils étaient pour la plupart étonnés de notre projet d’être volontaires en Bosnie alors qu’eux se voyaient obligés de quitter leur pays pour trouver un emploi. Alors que j’appréhendais un peu ce trajet, je fus touché par la chaleur des bosniens et leur gentillesse.

Il est presque midi le lendemain lorsque nous arrivons à Sarajevo. Mais il nous faudra encore 4h de bus jusqu’à l’association Orhideja à Stolac, petit village du sud au milieu de montagnes et lieu de notre mission. Après 2 jours de trajet donc, rencontre avec la responsable et les membres de l’association, majoritairement féminin.

L’association se bat effectivement pour développer le travail des femmes (grâce à l’existence d’une coopérative agricole notamment), leurs droits et a installé un centre social pour leurs enfants. Elle propose également la vente de produits artisanaux (confitures, spécialités locales, savons et huiles essentiels..) ainsi qu’une maison d’hôtes. Mais c’est en réalité bien plus que cela.

Dans un contexte difficile et marqué par son passé, Orhideja se veut une structure de cohésion et d’unité, au-delà de tout caractère religieux ou ethnique; un petit espace de liberté où chacun peut venir et discuter autour d’un café s’il le souhaite.

Mes missions touchaient principalement à la communication de l’organisme. Mise à jour du site web, de la page Facebook, réalisation de flyers, participation à la vente des produits artisanaux… ces tâches me permettaient de pratiquer mon anglais mais aussi de découvrir une nouvelle langue: le bosnien, tout en ayant la chance d’exercer mon métier de communicante dans un contexte international et à travers de nouvelles méthodes de travail.

Mais ce fut aussi beaucoup de travail avec les femmes de l’association autour de la transformation des fruits et légumes reçus des producteurs locaux et à la gestion de l’auberge. Presque toutes les activités se réalisaient en équipe, favorisant la bonne ambiance et l’intégration de tous.

Pour moi, cette expérience fut surtout un enrichissement personnel et culturel. J’ai tout d’abord rencontré des personnes exceptionnelles et un peuple accueillant, curieux d’échanger. J’ai également eu la chance de voyager en Croatie et au Monténégro, l’occasion de découvrir un peu plus les Balkans, de rencontrer de nouvelles personnes, une nouvelles culture, une nouvelle langue.

J’ai également découvert un autre style de vie, assez tranquille. Les gens prennent leur temps en Bosnie, un peu trop parfois, mais l’on prend rapidement le rythme « polako, polako » (doucement, en bosnien).

Mais cela m’a surtout conforté dans mon idée de voyager et découvrir le monde, l’une de mes motivations premières lors de mon engagement. Je pense réellement qu’un projet de mobilité est une expérience extrêmement bénéfique que ce soit au niveau personnel (gagner en autonomie, découvrir une autre culture, apprendre une langue, s’ouvrir, prendre de la distance par rapport à sa propre culture et à soi-même…) que professionnel (les activités très variées permettent de faire le point sur ce qui nous intéresse vraiment).

Aussi, du point de vue professionnel, cette mobilité m’a permis d’enrichir mon CV d’une expérience à l’étranger et de m’améliorer en anglais, même si je reste insatisfaite de mon niveau (ce fut d’ailleurs ma principale difficulté lors de ma mission).

C’est aussi pour cela que, dès mon retour, je me suis inscrite à des cours d’anglais avant de repartir vers d’autres horizons, et en attendant de reprendre un master la rentrée prochaine.