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Témoignages

Jules en Corps Européen de Solidarité au Portgual

Jules, volontaire européen dans une association environnementale portugaise pendant 3 mois.

Initialement parti deux mois au Portugal en tant que volontaire européen, Jules, 23 ans, est finalement resté un mois supplémentaire pour poursuivre ses missions à Plantar Uma Arvore. Une association portugaise de sensibilisation à l'environnement. Il revient sur ses missions qui l'ont poussé à rester un mois de plus en volontariat !

J’ai participé au programme du Corps Européen de Solidarité pendant 3 mois au Portugal, avec l’association Plantar Uma Arvore. Je vivais et je travaillais avec 3 autres colocataires, 2 Allemands et une Française.

Nous commencions le travail à 8 heures, les coordinateurs venaient nous chercher directement dans l’habitation qui nous était mise à disposition. Les premiers mois, c’était la saison de la plantation. Nous devions planter les pousses que des donateurs avaient achetées, afin d’endiguer la progression des espèces invasives venues d’Australie. En effet, les acacias et les eucalyptus remplacent progressivement la flore locale si l’on ne fait rien, et sont aussi responsables de nombreux feux de forêts au Portugal.

L’autre partie du volontariat, le travail consistait à maintenir les parcelles de l’association en bon état, c’est-à-dire en se débarrassant de ces espèces invasives, en les arrachant ou en enlevant l’écorce. Le travail était rythmé, selon les jours, par la coordination de volontaires issus de la communauté locale comme des entreprises, des écoles ou des associations. Parfois, nous partions une semaine dans des parcelles plus éloignées pour travailler avec d’autres associations, ce sont les field trip. On peut voir sur la photo qui va suivre d’autres volontaires de l’association, mais qui travaillent dans un autre secteur, nous nous sommes réunis pour une semaine de travail au Nord du Portugal.

Volontaires Européen travaillant sur l'Environnement au Portgual

Autres volontaires de l’association Plantar Uma Arvore

Nous finissions le travail vers 13 h, ce qui nous laissait le temps de pouvoir visiter Sintra ou Lisbonne, et nous profitions de nos congés pour visiter le Portugal. J’ai eu l’occasion de pouvoir visiter Porto ou Faro par exemple. Je garde un excellent souvenir de ce volontariat, et je pense que les compétences que j’ai acquises me seront utiles dans ma vie professionnelle.

 

Visite de Lisbonne pendant le volontariat européen au Portugal

Visite de Lisbonne avec les autres colocataires.

Anne-Laure en cuisine lors de son stage professionnel Erasmus+ à l'étranger

Anne-Laure en Stage Professionnel Erasmus+ à Stockholm

« Cette expérience m’a permis de me donner plus de confiance en moi, de me prouver que je suis capable de travailler avec une équipe internationale et de m’intégrer dans un nouveau pays ainsi que de renfoncer mon anglais ».

Je m’appelle Anne-Laure, et je suis partis en stage professionnel Erasmus+ pendant 6 mois dans un café végan à Stockholm. Le café est une petite entreprise, avec des clients de tout horizon, ayant un attrait pour le style de vie végan et locale.Anne Laure en stage dans un café en Suède

J’ai d’abord commencé par effectuer des taches en cuisine afin de connaître les produits, de voir ce qu’on faisait et de voir la vie du café. Je faisais différentes recettes comme des salades, des crackers, des soupes ou encore du pain. Tout était fait maison ! Ensuite, je me suis tournée vers des missions de communication et de marketing avec la gestion et la mise un jour d’un fichier fournisseurs, puis la gestion des réseaux sociaux notamment Instagram. J’ai aussi réalisé plusieurs photos, créé des visuels et fait du montage vidéo.
En cuisine, j’ai travaillé avec deux collègues qui étaient chefs cuisiniers et aussi avec ma patronne suivant les jours. Pour la communication, j’ai fait la plupart des choses seules, parfois avec une collègue et ma patronne pour trouver des idées, etc.

 

 

 

Un stage à l’étranger marquant et riche en expériences

J’ai souhaité m’engager dans un projet comme celui-ci, car dans un premier temps, je voulais avoir une expérience à l’étranger avant de reprendre et de terminer mes études. J’ai donc voulu, par cette expérience, consolider mes connaissances, en acquérir de nouvelle, ainsi que découvrir une nouvelle culture et un nouveau mode de vie associé.

La plus grosse difficulté de mon séjour était au tout début lors de ma recherche de logement. À Stockholm, le flux est tendu et la recherche de logement très compliquée. J’ai dans un premier temps dû louer un Airbnb. Une fois sur place, j’ai pu faire plusieurs visites et finalement trouver un très beau logement !

Je suis fière d’avoir su m’adapter à la vie suédoise. J’ai voyagé seule aussi à travers le pays et socialement, j’ai su me faire des amis pendant ces 6 mois.

Cette expérience m’a permis de me donner plus confiance en Anne-Laure à Stockholm en mobilité à l'étranger moi, de me prouver que je suis capable de travailler avec une équipe internationale et de m’intégrer dans un nouveau pays. Elle m’a aussi évidemment permis de renfoncer mon anglais.

Quelque chose que je n’avais jamais vu avant en France : beaucoup d’immeubles ont une laverie commune et on doit alors réserver notre jour et l’horaire à l’avance. Donc, plusieurs fois, j’ai dû refuser de sortir, car j’avais ma lessive à faire. Je trouvais ça assez drôle comme excuse de pouvoir dire « désolée, je ne peux pas, j’ai ma lessive de réservée ! ».

Aujourd’hui, je rentre en France pour continuer mes études dans un master de communication et d’événementiel dans le sport. Ce master se fait en alternance, je vais travailler dans une entreprise qui organise un concours équestre international.

Photo de Volontariat Sénégal

Anaïs, 25 ans, 9 mois en Service Civique au Sénégal

« J’avais comme projet d’aller vivre au Sénégal depuis longtemps, mais sans savoir ce que j’allais y trouver. Mon service civique dans le pays de la Téranga a été un déclic pour mes choix de vie futurs ».

Je m’appelle Anaïs, j’ai 25 ans et j’ai réalisé un service civique international de 9 mois auprès de l’ONG ICD-Afrique dans la région du Delta du Saloum au Sénégal.

Contexte du départ

À la suite de mon Master en gestion de projets de solidarité internationale, j’avais une réelle volonté de découvrir le travail de terrain réalisé par une ONG dans le développement communautaire. Je voulais du concret après cinq années d’études et surtout éprouver ma capacité à vivre à l’étranger sur une longue durée. Le service civique a été pour moi un moment de pause pour réfléchir sur mes aspirations personnelles et professionnelles.

J’ai choisi d’aller au Sénégal car c’était un rêve d’y habiter, d’autant plus que ce pays concentre de nombreux projets de coopération internationale. Le Sénégal était donc pour moi un endroit qui m’attirait pour sa culture et son mode de vie, mais qui me permettait également de mettre en pratique mes compétences académiques en gestion de projet.

Photo de Service civique afrique

Mon implication dans le projet « Femmes et Coquillages »

Durant neuf mois, je me suis impliquée pour appuyer l’équipe locale dans la gestion du projet « Femmes et Coquillages » dans le Delta du Saloum.

Ce projet intervient dans 8 villages du Delta du Saloum pour soutenir les femmes récolteuses de coquillages à développer des solutions innovantes, comme la culture des huîtres et l’apiculture, afin de garantir la sécurité alimentaire et la préservation de l’écosystème mangrove.

J’ai travaillé avec l’équipe sénégalaise composée d’ingénieurs et d’animateurs, ce qui m’a permis d’apprendre beaucoup sur les problématiques environnementales auxquelles font face les populations (montée des eaux, salinisation des terres) et les réalités locales comme la compréhension de l’approche genre dans le contexte africain.

Au cours de mon service civique, j’ai participé à de nombreuses missions de terrain, comme la formation des femmes bénéficiaires à l’installation des parcs à huîtres et des ruches. Ces missions étaient très enrichissantes car elles m’ont permis d’avoir accès à des villages reculés, de discuter avec les femmes bénéficiaires sur leurs conditions de travail et de contribuer à faire évoluer les pratiques sur le plan local. Au-delà des missions de terrain, j’ai pu appréhender les différentes phases de la gestion de projet comme la planification budgétaire, le suivi-évaluation et la capitalisation.

Les moyens de transport pour les missions de terrain étaient assez originaux car je me rendais dans les villages avec l’équipe projet en pirogue, en charrette et en taxi-brousse.

Aussi, je me suis impliquée pour l’adoption d’une charte locale protégeant les ressources de l’écosystème mangrove. Avec l’animatrice du projet, j’ai été à la rencontre des autorités administratives pour porter les ambitions de cette charte. Pour conclure cette mission, j’ai participé à l’animation d’un atelier à destination de toutes les parties prenantes du projet pour l’adoption de cette charte. J’ai réellement pris de l’autonomie et de la confiance dans la réalisation de cette mission de plusieurs mois, car j’appréhendais le fait de prendre la parole en public.

Photo de Service Civique au Sénégal

Au-delà des missions d’appui au projet « Femmes et Coquillages », j’ai décidé de développer de nouveaux projets dans le Delta du Saloum afin de pérenniser l’Antenne locale d’ICD-Afrique. Je pense que c’est cette initiative qui m’a rendu la plus fière au cours de mon service civique. En effet, après avoir vécu plusieurs mois dans le village de Palmarin, j’ai remarqué que plusieurs ONG travaillaient pour la protection de l’environnement, mais que la question de la gestion des déchets était laissée de côté, alors même que les déchets plastiques envahissaient la plage et la réserve communautaire. Je suis partie à la rencontre des acteurs engagés sur cette question, et j’ai pu identifier les blocages aux projets précédents. Sur cette base, cela m’a permis d’écrire un nouveau projet pour la gestion et la valorisation des déchets plastiques, tout en concertant les populations locales sur leurs besoins.

Mon quotidien dans un village en zone rurale

Du fait de ma mission en service civique, j’ai habité durant neuf mois dans le village de Palmarin, au siège de l’Antenne Saloum d’ICD-Afrique. L’adaptation au début n’a pas été facile car je vivais en zone rurale, à trois heures de Dakar, dans une région dotée de peu de services et d’infrastructures.

Je pense que pour moi la plus grosse difficulté rencontrée a été l’isolement du village. J’ai pu compter sur l’équipe projet de l’ONG qui m’a intégré dès mon arrivée, et sur les belles rencontres que j’ai pu faire dans le village et au cours de mes voyages.

Cette expérience m’a été très bénéfique puisque j’ai fait preuve d’adaptabilité et de résilience pour m’intégrer. Au bout d’un mois à Palmarin, j’ai commencé à prendre mes marques et à découvrir la région.

Je ne m’étais jamais rendue en Afrique subsaharienne auparavant et j’ai été subjuguée par la beauté des paysages naturels dans le village même où j’habitais. Une réserve naturelle était située derrière ma maison, avec des baobabs majestueux, des oiseaux colorés et des familles de hyènes. A quelques mètres de chez moi, j’avais accès à l’Océan Atlantique et aux forêts de mangrove abritant de nombreux oiseaux comme des hérons, des flamants roses et des pélicans. J’ai vraiment été séduite par ces grands espaces naturels et par la bonté et l’hospitalité des sénégalais que l’on appelle « la Teranga » en wolof.Photo de Volontariat Afrique

Je suis fière d’avoir pu faire ma place dans ce petit village du Sénégal, de m’être faite connaître des habitants et je suis repartie avec le sentiment de m’être impliquée pour la population locale.

Mes perspectives

Cette expérience m’a fait prendre conscience que je souhaiterais continuer vivre à l’étranger, et en particulier en Afrique de l’Ouest, où je me suis sentie très bien accueillie. Aussi, ce service civique était ma première expérience auprès d’une ONG, et les missions variées que j’ai pu réaliser ont permis de m’assurer que je souhaitais poursuivre dans la coopération internationale.

Aujourd’hui, je prends conscience que mon service civique va être un catalyseur pour ma future carrière. Dans le secteur de la coopération internationale, les expériences de terrain sont très valorisées et j’ai acquis une spécialisation dans les projets de coopération pour l’égalité des genres et l’adaptation aux changements climatiques.

Je recherche un nouveau poste en VSI auprès d’une ONG dans la gestion de projets de coopération au Sénégal ou en Afrique de l’Ouest.

Dans le cadre du projet Volunteering for Social Care (MDPL2), Cristina est actuellement déployée en Bolivie dans la Fondation Munasim Kullakita pour une durée de 6 mois.  Elle revient sur son expérience en tant qu’EU Aid Volunteers 2 mois après son arrivée…

« Deux mois après mon arrivée, je peux dire que je me sens totalement intégrée à la fois dans l’organisation et dans le pays. Munasim est responsable de plusieurs programmes axés sur le trafic sexuel et la prévention du sans-abrisme chez les enfants. Je fais partie du projet BMZ, qui mène ses interventions auprès des jeunes vulnérables en situation de risque de pauvreté et/ou de consommation de drogues, ainsi qu’auprès des familles et des femmes vulnérables.

EU Aid Volunteers Bolivie

Tout au long de la semaine, nous menons différentes activités : Les lundis et les vendredis sont consacrés à la gestion des documents au bureau. Le mardi, nous travaillons dans la rue, en visitant les différents points ou lieux où se trouvent de nombreux sans-abris et nous assurons le suivi de leurs dossiers et de leurs besoins, tout en travaillant sur la réduction des risques, en essayant de les amener à passer quelques heures sans consommer. L’après-midi, nous montons des tentes pour la population générale où une équipe de psychologues et de travailleurs sociaux assurent un premier contact avec les personnes voulant nous approcher, et ainsi établir un lien avec d’éventuels nouveaux cas.

Volontariat en BolivieLe mercredi et le jeudi matin, nous fournissons des soins dans la Casa Luz Verde, un logement à plusieurs étages conçu pour aider les familles à haut risque d’exclusion, et les jeunes en situation de consommation et de rue. Nous réalisons des activités quotidiennes telles que des lessive, du nettoyage, la préparation du petit-déjeuner et du déjeuner, la formation et des ateliers comme de la couture. Nous organisons aussi des activités ludiques avec les plus jeunes, en orientant notre intervention sur la réduction des risques et la construction de liens familiaux et sociaux.

En outre, nous développons des campagnes de sensibilisation aux questions de genre et de prévention de la traite des êtres humains à des fins sexuelles, en sensibilisant le public à la détection et au signalement de ces cas.

 

Volontariat Amérique du Sud

Nous menons également des activités complémentaires pour l’autonomisation des réseaux communautaires. Par exemple, les activités de nettoyage, où nous coordonnons les services avec les autorités gouvernementales et combinons la capacité de réponse de la mairie locale, qui nous fournit un camion-citerne, et les membres des réseaux communautaires dans chaque quartier, principalement des commerçants, qui sortent avec leur savon et leurs brosses pour nettoyer les rues. De cette façon, nous abordons le problème de l’insalubrité des zones commerciales et nous renforçons le réseau communautaire par la coopération mutuelle.

Je me sens très satisfaite du travail que j’ai accompli et je pense que la fondation a un rôle énorme à jouer dans la lutte pour atténuer les inégalités sociales dans les zones de travail. Nous apprenons ensemble : travailleurs, volontaires et bénéficiaires. Et je crois que cela est vraiment nécessaire pour renforcer ces liens dans les programmes de coopération au développement, et qu’ils aient un réel impact… »

 

Nell, 23 ans, 6 mois en Italie en Stage Professionnel Erasmus+

"Cette expérience enrichira mes nouveaux projets [...] Mais surtout, elle m’a appris à travailler dans un contexte interculturel."

Je m’appelle Nell, j’ai 23 ans, et je suis partie avec l’ADICE dans le cadre d’un stage professionnel en Italie au sein de l’association Zefiro, dans la superbe ville toscane de Lucca pour une période de six mois.

 

Mes tâches ont été très variées : de la gestion de projets européen à la rédaction d’un article scientifique/sociologique dans le but de mieux comprendre le phénomène de décrochage scolaire en Italie ainsi que les situations des personnes possédant un statut de réfugié. Je me suis également chargée de la gestion logistique évènementielle, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’ennuyer!

Nous travaillions toujours en équipe avec mes collègues, Maria et Chiara, ainsi qu’avec le directeur de l’association, Mirco. Le but premier de Zefiro est de donner une seconde chance à des jeunes  ayant entre 15 et 18 ans et n’étant plus dans un cursus académique, ou ayant simplement achevé le collège, le lycée n’étant plus obligatoire à partir de 15 ans. Le public était donc majoritairement des jeunes adolescents qui suivaient les multiples cours que la structure propose : cours de cuisine, de graphisme et de montage vidéo.

 

Pourquoi avoir choisi de faire un stage professionnel ?

Pendant la pandémie, j’ai suivi et achevé une première année de master dans un domaine qui ne me plaisait plus vraiment. Suite aux complications liées à la circulation du virus, je me suis longuement questionnée sur ce que je voulais vraiment faire. Suite à une expérience de bénévolat avec les personnes migrantes à Dunkerque, j’ai eu un déclic : je veux faire quelque chose qui a un sens. De ce fait, j’ai pris une année sabbatique dans le but de m’enrichir professionnellement à l’étranger, et comme j’avais toujours gardé des flyers de l’Adice « au cas ou », je les ai contacté, et je suis partie !

As-tu rencontré des difficultés ?

La plus grosse difficulté rencontrée a surtout été la gestion évènementielle. Mes collègues et moi avions dû organiser les 10 ans de l’association Yes Forum ainsi qu’un workshop sur un projet européen dans lequel nous étions impliqués. Nous étions en charge de ce workshop car il se déroulait en Italie en même temps que l’événement pour Yes Forum ! Ça a été plus qu’enrichissant, mais ayant toujours eu du mal à gérer mon stress, je me suis vite sentie dépassée avec tous les mails des participants, les demandes particulières pour les hôtels, les factures, les litiges.. Heureusement que nous étions plusieurs à gérer la partie logistique, autrement, je ne sais pas comment je m’en serais sortie !

Ce dont je suis le plus fière, ce sont sûrement les relations que j’ai pu lier au cours de cette expérience avec toutes les personnes que j’ai rencontré dans le contexte professionnel et personnel. J’ai aussi pu apprendre une nouvelle langue (bien que je mélangeais énormément avec l’espagnol). Je suis avant tout, très fière de ce que j’ai pu accomplir grâce à Zefiro.

Cette expérience enrichira mes nouveaux projets car elle a pu me donner un avant-goût des cycles de fonctionnement de la gestion de projet qui sont primordiaux pour travailler dans l’humanitaire. Mais surtout, elle m’a appris à travailler dans un contexte interculturel.

Quelles sont tes anecdotes concernant ta mobilité en Italie ?

J’habitais juste en face d’une boulangerie où – en tant que française je suppose – j’allais (très) régulièrement. Mon premier jour, j’ai voulu gouter à la foccacia. Mais ce que j’ignorais, c’est qu’elle était à base d’huile d’olive, et quand je l’ai mangé avec les gens de mon logement dans la cuisine commune, j’ai bien évidemment mis du beurre à l’intérieur – en tant que française encore – mais je pense que mon geste a dû être perçu comme un « sacrilège » aux yeux de mes colocataires italiens qui m’ont tout de suite demandée pourquoi je faisais ça…

Nel blue dipinto di blu, mon prénom étant la préposition « dans, à l’intérieur de » en italien. Personne ne comprenait comment je m’appelais, et les jeunes de Zefiro m’ont vite donnée ce surnom tiré de la musique italienne la plus connue.

Aujourd’hui, je suis rentrée en France. Je reprends un nouveau master à Lille dans la coopération internationale, afin de me professionnaliser encore plus dans le domaine des migrations grâce au stage et aux connaissances que j’espère acquérir !

Visite de monitoring en Géorgie – avec la volontaire experte en finances que j’ai envoyé, et notre collègue de l’association partenaire géorgienne

Elona, 21 ans, 6 mois en Estonie en Stage Professionnel Erasmus+

J’ai la sensation que grâce à ça, j’ai changé pour le mieux, donc si je devais résumer ma mobilité en un mot, ça serait « évolution ».

Je m’appelle Elona, j’ai 21 ans et avec l’accompagnement de l’ADICE, je suis partie vivre en Estonie pendant 6 mois pour faire un stage professionnel Erasmus+.

Là-bas, j’ai travaillé à l’association estonienne Mondo, sur le projet SuDHAV3, en tant qu’assistante chargée de projet.

L’objectif du projet SuDHAV3 est d’envoyer des volontaires experts dans leur domaine (psychologie, couture, agriculture, éducation, etc.), dans des pays partenaires en Europe, Asie, et Afrique, afin de soutenir les organisations d’accueil et les communautés locales de ces pays. Le rôle des volontaires est d’aider l’organisation/les communautés locales à renforcer leurs capacités et développer leur résilience, par le biais de formations et d’activités à impact durable.
Mondo étant une organisation d’envoi dans ce projet, mon rôle était de recruter et préparer les volontaires à leurs déploiements, puis de les assister pendant ces déploiements : formations pré-départs, visas/permis de travail, conseils, communication avec les organisations partenaires, rapports financiers, etc.

Faire une pause avant de poursuivre ses études

J’ai décidé de faire ce stage après avoir obtenu ma Licence, parce que je voulais faire une pause avant de poursuivre mes études, partir à l’aventure, et acquérir une première expérience professionnelle à l’international. Je ne savais pas ce que je voulais faire précisément, mais je savais que je voulais travailler dans un contexte interculturel. Et en fonction de mon profil et de mes attentes, l’ADICE m’a proposé ce stage.

Puisque c’était en parfaite corrélation avec le Master que je visais (Relations Interculturelles et Coopération Internationale), j’ai sauté sur l’occasion !

 

La méthode des trois R

Je dirai que le plus difficile pour moi a été de commencer mon stage en pleine période de rush : j’ai dû prendre un rythme de travail soutenu, apprendre en autonomie, et m’adapter à mon travail rapidement, dès le départ, afin d’aider au mieux mes collègues qui étaient submergées par le travail. J’ai pris sur moi et ai travaillé dur, et j’ai finalement réussi à surmonter ça. Les trois R (Repos, Repas, Relations), que j’ai appris pendant ma formation pré-départ avec l’ADICE, m’ont également beaucoup aidé.

Je suis heureuse et fière d’avoir tenu bon, parce que j’ai réellement vécu une expérience incroyable. Ce stage m’a permis d’apprendre énormément : sur le domaine associatif, sur le métier de chargée de projet, sur le monde en général, sur moi-même. J’ai la sensation que grâce à ça, j’ai changé pour le mieux, donc si je devais résumer ma mobilité en un mot, ça serait « évolution ».

Une expérience à l’étranger qui laisse ses traces

Aujourd’hui, grâce à ce stage, j’ai été acceptée en Master à l’Université de Lille, et je travaille pour Mondo depuis la France, en tant qu’employée à mi-temps cette fois, à côté de mes études.

Petite anecdote : J’ai reçu une demande en mariage. Pendant mon stage, j’ai eu la chance de pouvoir partir en Géorgie pour faire une visite de monitoring. Et lorsque j’ai visité le musée du Palais Dadiani, une des guides m’a interpellé et a demandé à ma collègue géorgienne si je pouvais épouser son petit-fils !

 

Elona et Marlène (assistante de gestion de l'ADICE)

Marlène, notre assistante de gestion, retour sur son stage d’observation en Estonie

"Cela a pu me mettre en confiance, m’enrichir et conforter mes perspectives professionnelles"

Je m’appelle Marlène, assistante de gestion administrative et comptable à l’ADICE depuis presque 2ans. Grâce au programme  Erasmus+ VET,  je suis partie 2 jours en immersion au sein de l’organisation Mondo MTÜ, notre partenaire à Tallinn.

MTÜ Mondo est une organisation à but non lucratif créée en 2007 et dont l’objet est de promouvoir l’éducation globale et la consommation responsable, d’effectuer un travail de tutelle et d’information, et de dispenser des formations sur l’éducation globale, la coopération au développement et l’aide humanitaire. Aujourd’hui,  Mondo MTÜ est devenue la plus grande organisation estonienne engagée dans la coopération au développement, l’aide humanitaire et l’éducation mondiale.

J’ai été principalement avec la personne en charge de la comptabilité au sein de la structure mais j’ai également pu rencontrer, l’un des membres du bureau, l’assistante comptable, une stagiaire envoyée par l’ADICE, sa tutrice, chargée de projets et son assistante. Au travers des présentations des différents salariés, j’ai pu découvrir le fonctionnement structurel de MTÜ Mondo.

Le but premier de ce jobshadowing (stage d’observation) était d’échanger avec le comptable de la structure sur les outils de gestion qu’il avait spécifiquement mis en place pour l’un des projets de déploiement dont l’ADICE est partenaire, SUDHAV3 Sustainable Development through Humanitarian Aid Volunteering. Durant ma période d’observation, il m’a présenté ces outils mis en place pour faciliter la gestion avec les partenaires non européens qui rencontraient parfois quelques difficultés à renseigner les rapports à fournir. Il m’a également présenté d’autres outils qu’il utilisait au quotidien ainsi que le fonctionnement en interne concernant la comptabilité et l’administratif et décrit ses différentes missions.

 

En parallèle, j’ai également eu l’occasion de rencontrer Elona, la stagiaire envoyée par l’ADICE pour 6 mois chez MTÜ Mondo, arrivée depuis janvier qui occupe la fonction d’assistante de chargée de projets sur le déploiement des volontaires dans SUDHAV3, cela a été l’occasion d’effectuer son suivi et de connaître son ressenti par rapport au stage. J’ai assisté à un point hebdomadaire entre la chargée de projets et son assistante sur l’avancée du projet SUDHAV3.

Tout ceci in English of course, une belle opportunité d’améliorer mes compétences linguistiques puisque ce fut la première fois pour moi que la langue de travail principale était l’anglais. Je vais pouvoir m’inspirer de cette expérience et des choses apprises dans mon poste au quotidien.

En outre, cette visite a pu participer au renforcement du partenariat entre nos deux organisations. Par ailleurs, ce déplacement a aussi été l’opportunité d’échanges culturels et de bonnes pratiques.

En résumé, j’ai pu découvrir une organisation, son histoire, son implantation, ses missions, son fonctionnement. Et c’est important pour moi de rencontrer et de pouvoir mettre un visage sur les personnes avec qui j’ai des échanges par mail dans le cadre du projet.

Je garde également un très bon souvenir de la très charmante ville de Tallinn qui est pleine d’histoire.

 

Pour conclure, je dirais merci pour cette opportunité ! Cela a pu me mettre en confiance, m’enrichir et conforter mes perspectives professionnelles

 

Service Civique Léana

Léana, retour d’expérience sur sa mission de Service Civique en Arménie

"Je repars avec cette fierté d’avoir contribué à la diversité tant au sein de mes jobsites qu’au sein du programme AVC."

Bonjour à tous, je m’appelle Léana Correia Pinto, j’ai 23 ans et j’ai effectué un Service Civique en Arménie par l’intermédiaire de l’association ADICE.

Soucieuse d’entrer sur le marché du travail sans avoir de projet professionnel précis, j’ai préféré accumuler de l’expérience professionnelle dans des domaines qui m’intéressaient. La destination n’a pas été réfléchie en amont, je souhaitais simplement avoir une expérience en dehors de l’Europe afin de me distinguer des autres. Très rapidement, l’ADICE m’a mise en relation avec Armenian Volunteer Corps, association chargée de déterminer les structures d’accueil ainsi que les différentes missions qui correspondent à mes aspirations professionnelles.

Sortir de sa zone de confort pour définir son projet 

Durant 6 mois, j’ai eu la chance de parcourir les beaux paysages de l’Arménie mais avant tout de monter en compétences dans deux domaines qui m’intéressent, à savoir la communication et la gestion de projets. J’ai travaillé dans des structures associatives et publiques, étant des structures que je convoite et dans lesquelles je souhaiterais travailler. Mon service civique se divise en deux temps. Tout d’abord, j’ai travaillé 3 trois mois parallèlement au sein de l’Institut Européen, où je donnais des cours de français, au sein de l’Université française dans laquelle je faisais la promotion de l’incubateur universitaire auprès des étudiants et je devais chercher des mécènes pour financer le projet de l’université, et au sein de l’association SASTIC, entourée d’une équipe multiculturelle je brainstormais à leur côté pour élaborer le content plan et j’étais chargée de faire des recherches sur l’IA et sa possible implantation dans les secteurs qui promeuvent l’Arménie.

Bien que ces expériences m’ont toutes apportées, je me suis rendu compte qu’elles ne coïncidaient pas avec mon projet d’avenir, qui s’est bâti via mon expérience sociale en Arménie. J’étais venue pour un objectif professionnel, être employable sur le marché du travail sans avoir soupçonné que j’allais en apprendre davantage sur moi-même. J’ai appris à me redécouvrir pour me redéfinir. L’Arménie est un pays avec peu de diversité en termes de population. Ainsi à mon arrivée, je ne suis pas passée inaperçue. Ma couleur de peau, mes cheveux crépus et autres sont tous pleins d’éléments visuels qui indiquent ma différence à la population locale. Ceci a provoqué tous pleins de réactions ambivalentes, positives comme négatives qui m’ont pesées au point de programmer un retour en France pour me retrouver.

Témoignage Léana SC

Une dizaine de jours passés, je suis revenue en Arménie, plus motivée que jamais à tirer le bien de cette première partie d’expérience. Confortable désormais avec mon identité de femme noire, née en France d’origine cap-verdienne mais avant tout étrangère en Arménie, j’ai réalisé que je souhaitais promouvoir la diversité, la tolérance, la non-discrimination afin de contribuer au rapprochement des peuples et à pallier cette méconnaissance de l’autre. En quelque sorte, je remercie l’Arménie pour m’avoir permis de préciser les contours de mon projet professionnel.
Avec cet objectif en tête, les 3 mois restants, j’ai travaillé au sein de la Fondation Arménienne pour le Développement Durable (FADD) ainsi qu’au sein du Courrier d’Erevan.

Mon travail à la FADD, enveloppait aussi bien la communication que la gestion de projet. En ce qui concerne la communication, je m’occupais d’écrire des posts pour promouvoir les projets de la FADD sur leurs réseaux sociaux. Par exemple, j’ai écrit un post pour le 400ème anniversaire de Molière. Avec mes collègues nous avons fait une affiche pour accompagner le texte. J’ai également rédigé les différentes parties de la newsletter. En ce qui concerne la gestion de projet, la FADD est très impliquée auprès des enfants. Avec l’équipe nous mettons en place des initiatives en fonction des marronniers, de manière ponctuelle et régulière. Par exemple, pour la journée de l’enfance, l’équipe a organisé une rencontre entre les enfants et les joueurs de football de l’UEFA. Pour l’occasion, nous avons acheté des ballons de football, des bracelets avec le logo de l’UEFA, et des t-shirts avec le logo de la fondation et de son partenaire UEFA. Très régulièrement, je me rends avec l’équipe dans des écoles, qui ont bénéficié de notre aide financière pour rénover/construire leur salle de français, afin de les inaugurer. Lors de ces évènements, les enfants sont tout étonnés de me voir et me demandent sans arrêt “tu es française ?”. Je suis ravie de représenter une réalité de la France insoupçonnée. Beaucoup pensent que les français sont caucasiens.

Au sein du Courrier d’Erevan, j’ai immédiatement fait savoir que je souhaitais écrire des articles sur des sujets qui me concernaient. Ainsi, j’ai travaillé sur ces thématiques l’environnement, l’hospitalité et l’intersectionnalité en Arménie. Cette série qui n’a finalement pas vu le jour devait s’intituler “une étrangère en Arménie”. Je ne considère pas cette non-publication comme un échec mais au contraire il s’agit là d’un témoignage réel, qui sort de l’ordinaire mais qui demeure authentique. En plus des articles, j’ai également fait de la communication promotionnelle. Celle-ci s’est concrétisée par la rédaction de l’appel à partenariat. Enfin, Zara et Olivier souhaitaient mettre à profit mes compétences en négociation et relation presse pour me mettre en relation avec les futurs prospects.sci arménie léana

Cette dernière expérience très intéressante malgré tout, m’a fait réaliser que le chemin pour atteindre mon but sera long, parsemé d’embûches mais la passion qui m’anime demeure et me pousse à ne rien lâcher.

Une expérience aux multiples facettes et une ambition toute retrouvée

Mon expérience en Arménie m’a permis de mieux appréhender le marché du travail qui m’attend, à moins redouter mon entrée. L’Arménie m’a préparé au pire comme au meilleur. A ce sujet, je repars avec cette fierté d’avoir contribué à la diversité tant au sein de mes jobsites qu’au sein du programme AVC. Je les remercie d’avoir su accepter mon expérience et de s’être allié à mes côtés pour promouvoir la diversité. En effet, AVC a utilisé mon image dans toutes ses campagnes de communication. Très prochainement, une vidéo du programme AVC sera diffusée sur les écrans du centre de la ville dans laquelle j’apparais priant

L’Arménie m’a aidé à voir au-delà des délimitations de l’Union Européenne. Ainsi, j’ai décidé d’aller faire un voyage personnel en Turquie.

Bien décidé à persévérer dans cette voie, je vais rejoindre le master 2 Etude Européenne et Internationale parcours Ingénierie de projets européens option Parcours politiques à l’Université de Nantes.

SCI AVC Léana

Thibaut, 6 mois en Croatie en volontariat européen

"J’y ai appris énormément de choses, sur les autres et sur moi-même, j’ai appris une nouvelle culture, un nouveau mode de vie."

Je m’appelle Thibault, j’ai 25 ans et j’ai effectué un Service Volontaire Européen d’une durée de 6 mois au sein de l’association Help à Split en Croatie.

Help est une association qui travaille dans la réduction des risques liés aux addictions ainsi que la lutte contre le VIH et l’Hépatite. Elle permet aux personnes en situation de précarité de disposer de seringues, d’aiguilles, d’eau, d’acide, de préservatifs ou de vêtements de seconde main gratuitement. L’association propose aussi des tests de dépistage gratuits et anonymes pour le VIH/SIDA et Hépatite.

« J’ai aimé me sentir utile »

Au sein de cette association, j’avais plusieurs tâches à effectuer.

L’une d’entre elles était de travailler à la « Needle Exchange ». C’est l’endroit où les personnes addictes viennent chercher le matériel nécessaireThibaut, en volontariat européen en Croatie (seringues, aiguilles, acide, eau). J’ai aimé me sentir utile dans cette tâche car j’ai eu l’occasion d’être au contact de différentes personnes. C’est toujours intéressant d’avoir quelques conversations avec les usagés quand on travaille dans ce milieu !

Ma seconde tâche était d’enseigner ma langue, le Français. N’ayant aucune expérience dans l’enseignement, j’étais un peu perdu au départ, mais je me suis très vite habitué et c’était un plaisir d’enseigner cette langue deux fois par semaines !

Une des principales mission de l’association était aussi d’aller nettoyer la forêt de Marjan des seringues qui traînent au sol dans une certaine partie de ce parc ainsi que dans certains lieux indiqués par téléphone par des citoyens de Split. Cette mission est importante quand on peut voir le nombre de seringues et d’aiguilles qu’on y retrouve en y allant 3 heures une fois toute les deux semaines.

Nous avions aussi d’autres activités : nous avons réalisé une collecte de vêtements, nourritures et produits de premières nécessités pour les personnes en difficultés liés à la guerre en Ukraine. J’ai aussi pu organiser des activités pour la journée mondiale de la langue Française et faire la promotion et l’explication des activités de l’association Help.

Thibaut en volontariat à l'étrangerUn volontariat pleinement vécu

Je me suis vraiment bien adapté à cette vie de Volontaire, à la ville de Split et cet état d’esprit très méditerranéen ! La langue était difficile à apprendre au début mais il m’a fallut faire des efforts.
Je garde contact avec plusieurs personnes qui étaient en même temps que moi en Croatie et que j’ai rencontré lors d’événements ou de soirées à Split.

Maintenant, je n’ai plus aucune crainte sur le fait d’être à l’étranger à long terme ! Je compte renouveler ce genre d’expérience. J’y ai appris énormément de choses, sur les autres et sur moi-même, j’ai appris une nouvelle culture, un nouveau mode de vie.

Merci beaucoup à l’ADICE qui m’a permis de partir et de réaliser ce projet, qui m’a suivi tout au long du projet et a toujours su répondre à mes questions.

Pour conclure mon témoignage, je voudrais dire « N’ayez pas peur de partir et de découvrir différentes culture, tradition et pays ! ».

Angus Volontariat Arménie

Angus, une aventure complète en Arménie

Angus revient d'un Corps Européen de Solidarité de 10 mois en Arménie. Entre animation culturelle, ateliers linguistiques et découverte du pays, il revient sur ses missions, ses objectifs atteints et un avenir plus certain qui s'en dessine.

Je m’appelle Angus, j’ai 21 ans, et en septembre 2021, je démarrais mon aventure arménienne de 10 mois, dans le cadre du Corps Européen de Solidarité. Une aventure qui, comme je vais l’expliquer, m’a métamorphosé.

Contexte

Après avoir pris la décision d’arrêter mes études, j’avais besoin d’un nouveau challenge, qui me donnerait l’opportunité d’explorer de nouveaux horizons, tous autant personnels, professionnels, que culturels. J’ai donc pour cela contacté l’ADICE, qui m’a donné la chance de pouvoir effectuer mon volontariat en Arménie, plus précisément à Gyumri, seconde plus grand ville du pays, riche d’histoire, de culture et de contrastes. Là-bas, j’ai intégré l’organisation YIC (Youth Initiative Center).

YIC est une organisation qui a pour objectif de promouvoir les initiatives de la jeunesse arménienne, en leur donnant les outils nécessaires au développement de leurs idées, par le biais de divers « trainings », événements, formations, mobilités internationales… Mais aussi par l’implantation dans plusieurs villes arméniennes, de Youth Houses (centres de jeunesse), ouverts et gratuits aux jeunes de 13 à 18 ans.

Des activités enrichissantes

Au cours de mon volontariat, j’ai eu l’opportunité, mais surtout la liberté de proposer les activités de mon choix, dans différents environnements :

  • Le Creative Club, un club qui était dédié à la liberté créative et à l’apprentissage d’une culture artistique, par le biais de la découverte de mouvements artistiques et d’artistes. L’objectif était de s’inspirer de ces derniers et de leur philosophie, pour créer des œuvres toutes autant personnelles et riches de signification. Un club qui se déroulait aux Youth Houses de Gyumri, Spitak et Etchmiadzin.
  • Le French Club, un club d’apprentissage de la langue et de la culture française, il se déroulait uniquement à la Youth House de Gyumri.
  • Le European Club, un club qui partageait les valeurs européennes, qui éduquait à son histoire, sa géographie, ses politiques, ses projets… Ces activités prenaient place aux Youth Houses de Gyumri et de Spitak.
  • La French week, une semaine dédiée à la France, sa diversité culturelle, sa gastronomie, ses traditions, sa géographie, et bien plus encore… Un événement qui s’est déroulé à la Youth House de Gyumri.
  • Le Friday’s café, un évènement prenant place chaque dernier vendredi de chaque mois, qui consistait en des activités sur le thème de notre choix.
  • J’ai aussi eu la chance d’assister des leçons de français, à l’école française de Gyumri, avec des classes de CP et de 5ème.

Toutes ces activités m’ont tellement appris autant professionnellement que personnellement, et m’ont aidé a remplir les objectifs que je m’étais fixé avant ma mobilité. Comme être capable de m’exprimer devant un public nombreux et cela, sans appréhension ou encore pouvoir gérer un groupe, des activités, des projets, et bien plus… De plus, ces activités étaient l’opportunité pour moi de développer mes capacités linguistiques, en anglais, en français et en arménien.

Une expérience fondamentale

Qui sait où je serais, et ce que je ferais, si je n’avais pas eu cette expérience… Ces 10 mois auront été formateurs et riches en émotions, avec des hauts et des bas (même si les hauts l’emportent largement). Car c’est ça être volontaire, selon moi. Se retrouver avec soi-même, tout en explorant des cultures différentes et enrichissantes. Alors, oui, j’ai eu des bas, comme par exemple lorsque je tenais mon French club dans les locaux de YIC, locaux qui décourageaient les participants de venir, du fait de leur localisation, et pour d’autres raisons culturelles aussi… Ce qui a fait qu’ils ne venaient plus. Je peux dire que cette situation m’avait faite mal, du fait des efforts considérables que j’investissais dans ce club… Mais après mûre réflexion, après avoir pris de la distance avec mes émotions négatives, j’ai décidé de délocaliser le club à la Youth House, ce qui s’avéra avoir été une bonne décision. En toute honnêteté, ce cas précis est le seul point négatif de mon expérience, car tout le reste n’était qu’épanouissement, joie, positivité et fierté. Fierté d’avoir apporté ma pierre à l’édifice, qu’est l’éducation du futur de l’Arménie. Fierté d’avoir partagé des moments avec cette jeunesse, qui m’aura tant appris. Fierté de m’être aussi bien intégré au pays, à sa population et à sa culture. Tout cela dans un pays magnifique, qui aura ravivé en moi, la flemme de l’ambition, de la confiance et de la positivité.

Une ambition retrouvée

Après cette expérience, mes ambitions professionnelles sont plus claires. En effet, je suis désormais capable de construire un plan quant à mon futur.
Pour ce qui est du futur proche, j’ai postulé à un autre projet de mobilité en Arménie, en Service Civique International, cette fois-ci à Erevan, afin de développer davantage mes capacités professionnelles dans un contexte que je connais, sain et confortable, qui selon moi, ne pourra être que bénéfique à mon développement.
Pour ce qui est de mon futur, après ma prochaine mobilité, j’ai d’ores et déjà quelques idées d’études que je pourrais commencer, dans le domaine de l’éducation.

Enfin…

À toutes les personnes qui liront mon témoignage, je n’ai qu’un conseil à vous donner : dépassez vos barrières, saisissez cette chance qui, pour sûr, restera à jamais gravée dans votre mémoire. Vous ne le regretterez pas !

 

volontariat en armenie

Marguerite, un service civique en Arménie pour se redécouvrir !

En novembre 2021, Marguerite s’envolait en Arménie pour effectuer un service civique international de 6 mois dans le cadre de son année de césure. Fort d'une expérience revigorante tant pour l'ouverture culturelle et les rencontres que pour l'opportunité donnée de se redécouvrir en terre inconnue, elle revient sur ces quelques mois riches en rencontres, en aventures et en dépaysement…

« En novembre 2021, je m’envolais en Arménie pour effectuer un service civique international de 6 mois dans le cadre de mon année de césure.
Retour sur ces quelques mois riches en rencontres, en aventures et en dépaysement…
J’ai été accueillie par Armenian Volunteer Corps (AVC), un organisme qui regroupe chaque année des dizaines de volontaires originaires des quatre coins du monde. Expérience multiculturelle garantie !

Différentes opportunités de s’investirvolontariat en armenie

Durant ma mobilité, j’ai eu l’occasion de travailler dans différentes structures :

  • oqni, une ONG qui crée des prothèses pour les soldats amputés;
  • le Courrier d’Erevan, un journal francophone en ligne;
  • l’Université française en Arménie.

L’avantage avec AVC ? On te donne l’opportunité de t’investir dans différents domaines et de faire évoluer ta mission au fil de ta mobilité, en fonction de ton profil et de tes attentes.

 

 

Une expérience interculturelle

J’ai vécu pendant deux mois chez Anahit, une Arménienne qui accueille régulièrement des volontaires de passage. Je recommande particulièrement à ceux qui partent à l’étranger, d’entamer leur séjour en vivant chez l’habitant, pour s’immerger dans la culture et prendre plus facilement leurs repères.

Moi qui ne savais pas à quoi m’attendre avant de partir, je peux dire que l’Arménie m’a séduite ! Souvent peu connue, elle a pourtant beaucoup à offrir… Des paysages à couper le souffle, un accueil à la hauteur de ses habitants et une richesse culturelle qui s’explique par l’histoire chargée du pays. J’ai trouvé dans l’Arménie le parfait mélange entre le dynamisme de la capitale et le dépaysement dans les villages, de quoi donner une note d’aventure à mon périple, tout en gardant mes repères.

Je me suis aussi confrontée à certaines difficultés, notamment concernant les mentalités conservatrices et le système patriarcal bien ancrés dans le pays. J’ai cependant vite dépassé ce premier sentiment de frustration, en acceptant que les différences fassent partie de l’expérience et grâce à mes rencontres avec d’autres jeunes, qui me permettent aujourd’hui de confirmer qu’on n’est jamais vraiment seul durant sa mobilité.

En quelques mots, j’encourage quiconque ayant le goût de l’inconnu, à saisir cette opportunité unique qu’offre l’ADICE de s’engager dans une mobilité qui ouvre l’esprit et des portes pour la suite.

Petit tips pour ceux qui s’aventurent en Arménie : n’hésitez pas à faire du stop si vous êtes à plusieurs, un moyen économique et fun pour se déplacer en dehors d’Erevan !

 

volontariat en armenievolontariat en armenie

Wahid

Wahid, direction l’Espagne pour découvrir le métier de Chargé de Projet en Mobilité Européenne

Déjà parti en Stage professionnel Erasmus+, Wahid est reparti 6 mois en Corps Européen de Solidarité en Espagne avec l'ADICE afin de préparer sa reconversion professionnelle... Il nous parle de sa mobilité à l'étranger.

Je suis Wahid, j’ai 31 ans et je me suis engagé avec le Corps Européen de Solidarité afin de mettre en place ma reconversion professionnelle.

J’ai effectué une mission de 6 mois en Espagne et plus précisément à Salamanque, au sein de la fondation « PLANB EDUCACION SOCIAL », une structure prônant l’éducation comme droit fondamental à chacun.

ndla : il s’agit de ma 3e expérience de mobilité, en effet, j’ai également eu l’opportunité de faire un stage professionnel Erasmus+ en Espagne avec l’ADICE et un volontariat International en Entreprise en Allemagne et pour le compte de la société Norauto International.

La fondation PLANB EDUCACION SOCIAL  est une structure ayant les attraits d’une PME à dimension familiale, cette dernière est composée de :

  • Roberto MUNOZ ALONSO dit « Ruper », qui n’est autre que le directeur,
  • Cristina FERNANDEZ PEREZ, responsable de projets européens, avec qui j’ai directement collaboré,
  • Judit CALLEJO RODRIGUEZ, travailleuse sociale, gérant le pôle jeunesse,
  • et Olga GARCIA MOCHALES SANCHEZ, travailleuse sociale.

Des missions responsabilisantes et formatrices

J’ai débuté cette aventure avec comme fer de lance d’apprendre le métier de « Chargé de Projet en Mobilité Européenne ». Pour ce faire, j’ai par le passé suivi des cours de « méthodologie de pilotage de projet », ce qui m’a donné un léger aperçu de ce que l’on attendrait de moi.

Ma première tâche a consisté à promouvoir les « ERASMUS DAYS 2021 » ayant eu lieu en octobre, pour ce faire, j’ai présenté sous la forme d’un PowerPoint les points saillants de ce qu’est le programme Erasmus+ à savoir : les Priorités, les Domaines ou encore les Enjeux. En outre, je me suis appuyé sur mon expérience propre pour détailler ce qu’est le stage professionnel.

Ensuite, on m’a demandé de mettre en avant l’Union Européenne en profondeur, qui est encore un parent pauvre pour la jeunesse espagnole qui ne s’identifie peu ou pas comme citoyen européen.

J’ai également dispensé un cours hebdomadaire de français au profit de la fondation. Le but étant de faire connaître davantage notre structure au grand public et faire vivre le quartier « Pizarrales ». D’ailleurs, Recruter un groupe de travail pour l’atelier de français s’est avéré être assez difficile en raison des associations étudiantes proposant déjà des « intercambios ». J’ai du alors différencier mes ateliers par des préparations au DELF, des cours plus formels et même des cours particuliers.

Et en lien avec son nouveau projet professionnelVolontariat européen Espagne

Par la suite, je suis entré dans le vif du sujet du pourquoi du comment de mon projet professionnel, à savoir : Ce que consiste concrètement le métier de « chargé de projet en mobilité Européenne ». Pour cela, je me suis focalisé autour de l’Action Clé 2 du programme Erasmus+ et plus précisément sur un Partenariat à petite échelle.

La fondation etait néophyte dans le domaine du sport, par conséquent nous partions d’une page blanche. J’ai décidé de focaliser mon travail sur l’apport de la pratique du football semi-professionnel chez les adolescents. Le sport dans le temps de l’enfant est un des leitmotivs prônés par la Commission Européenne, de ce fait, j’ai fait de l’adolescent mon groupe cible, dans la mesure où l’adolescence est une période charnière du passage de l’enfance à l’âge adulte. En effet, c’est durant ce temps que l’on se rêve à devenir sportif de haut niveau…

J’ai ainsi pu apprendre les différentes étapes qu’un véritable chef de projet met en place, c’est-à-dire :

  • la phase d’avant-projet
  • la planification des objectifs
  • la réalisation des taches
  • le suivi des actions

Ce volontariat européen m’a confirmé que j’étais sur la bonne voie, en apprenant petit à petit, même s’il me manque aujourd’hui encore un peu de rigueur. J’ai pu m’apercevoir que la gestion de projet en Mobilité Européenne était un champ vaste de par les 3 Actions Clés, les domaines (Éducation, Formation, Jeunesse, Sport) et les priorités horizontales et verticales.

Une mobilité, et un après mobilité

Cette expérience est d’importance puisqu’elle m’a permis de faire mes premiers pas dans la gestion de projet. Mais les choses ne s’arrêtent pas là… En effet, j’ai fait la découverte d’un dispositif très intéressant, il s’agit de la « période de mise en situation professionnelle » proposée par Pôle Emploi. Cette dernière sera mise en place pour le mois de juin 2022 et aura lieu au sein de l’Agence Nationale Erasmus Madrilène.

A côté de cela, ma candidature pour le stage livre bleu à la Commission Européenne a été présélectionnée, je suis dans l’attente d’une réponse à propos de mon dossier pour le programme des « Assistants de Langue Française à l’Étranger ».

Pour conclure mon témoignage, je n’ai qu’une seule chose à vous dire : OSEZ, quel que soit votre âge, votre situation ou bien vos origines socio-culturelles !

 

Wahid s’était déjà engagé avec l’ADICE en 2018 pour un stage professionnel Erasmus+ à Valencia à la centrale d’achats Norauto Esapgne. Retrouver son témoignage vidéo ici : Wahid, stage professionnel en Espagne.

Léo en Stage Professionnel Erasmus+ en Espagne

Léo, stagiaire assistant professeur de français en Espagne

Léo a 23 ans et avant de commencer son master, est parti 6 mois à Tenerife dans le cadre d'un Stage Professionnel Erasmus+ (VET). De l’assistanat à la partielle autonomie, il revient sur son expérience en tant qu'assistant de professeur de français dans l'école Montessori.

Je m’appelle Léo Duhamel, j’ai 23 ans et je suis parti en stage Erasmus+ en Espagne grâce à l’ADICE. Après avoir fait une licence d’anglais, je souhaitais avoir une expérience à l’étranger avant de commencer mon Master. Me destinant aux métiers en relation avec le domaine du FLE (Français Langue Étrangère), trouver un stage en tant qu’assistant professeur de français me semblait le plus pertinent. Je suis donc parti à Tenerife où j’ai trouvé un stage à l’école Montessori dans la ville de Santa Cruz de Tenerife.

Ce stage a duré du 6 novembre au 6 mai (6 mois). Je travaillais donc dans une école Montessori dont j’ignorai l’existence ou même la pédagogie. Celle de Tenerife est très petite, elle accueille les élèves de la maternelle jusqu’à quarto de la ESO (équivalent du niveau seconde en France). Il y a seulement une classe par niveau. Les élèves ont français obligatoire à partir de la classe de quinto de primaria (équivalent du CM2). La matière devient optative lors de leur dernière année. Chaque classe a deux heures de français par semaine et le niveau des élèves est généralement compris entre A1 et B1.

Je travaillais avec la professeure de français : dans les premiers temps je me contentais d’assister et d’aider les élèves. Avec mon tuteur de stage, quiLéo stage prof de français en Espagne était le professeur d’anglais, nous avions convenu que je devais préparer une learning situation. J’ai choisi de travailler avec les classes de sexto de primaria et de segundo de la ESO. Je devais donc préparer les cours, les  examens, les corriger et expliquer les leçons aux élèves. Les rôles se sont en quelque sorte inversés puisque l’enseignante devenait mon assistante.

La professeure de français a ensuite été en arrêt maladie plusieurs semaines, je me suis retrouvé du jour au lendemain la seule personne à pouvoir donner cours puisque les autres enseignants ne parlaient pas français. Cette situation a été stressante le premier jour, je devais préparer les cours , les examens et assister aux conseils de classes pour chaque classe. Mais j’ai réussi à m’organiser et à faire au mieux pour les élèves. Les autres enseignants et la direction ont été très satisfaits de mon travail et m’ont largement remercié. Je suis fier d’avoir relevé ce défi et je pense que ça a été beaucoup plus formateur qu’un simple assistanat. En avril une nouvelle enseignante de français est arrivée.

Si j’ai voulu effectuer ce projet, c’était pour voir si mon projet professionnel me correspondait réellement et le bilan est très positif. Je suis heureux d’avoir pu effectuer cette mobilité qui s’inscrit parfaitement dans mon projet professionnel. J’ai tellement apprécié cette expérience que j’ai postulé en tant qu’assistant au Mexique et en Espagne. Si je suis accepté, je souhaite effectuer mon Master FLE à distance et ainsi entamer une carrière d’enseignement du français, à l’international.

Liam Thorne, EU Aid Volunteers au Ghana

Bilan de ses 12 mois de Volontariat international avec GDCA : « La façon dont nous choisissons de passer notre temps en dit long sur nous et sur ce qui est important pour nous. Je sais qu'au cours de la dernière année, beaucoup de personnes différentes m’ont offert beaucoup de temps. De cela, je suis extrêmement touché et reconnaissant ».

Au cours des 12 derniers mois, j’ai été dans la position très privilégiée d’être aux premières loges de l’approche de Ghana Developing Communities Association (GDCA) en matière de développement communautaire. En tant que jeune praticien du développement, encore au début de ce que j’espère être une longue carrière, je voulais mieux comprendre comment le développement est conceptualisé et mis en œuvre du point de vue d’une organisation non gouvernementale (ONG) nationale comme GDCA et m’appuyer sur mes expériences précédentes dans le développement. J’ai été d’autant plus chanceux que GDCA a 40 ans d’expérience dans le nord du Ghana, mettant en œuvre un large éventail de projets et de programmes.

Aider au développement des VSLAs

En tant que volontaire de développement communautaire avec GDCA, j’ai été chargé d’améliorer l’orientation stratégique et la qualité de la mise en œuvre des associations d’épargne et de crédit (VSLA) existantes, d’abord dans deux districts, mais avec un effet ultérieur sur trois autres dans le nord du Ghana. Les VSLAs sont des groupes d’épargne communautaires généralement composés de 15 à 30 personnes d’une même communauté qui épargnent régulièrement de l’argent ensemble et peuvent accéder à des micro-prêts à faible taux d’intérêt. Cette méthodologie a été adoptée et perfectionnée dans le monde entier et GDCA met en œuvre des VSLA depuis 2015. La force particulière des VSLA est qLiam Thorne en réunion au Ghanau’au-delà du respect des règles générales de la méthodologie, les groupes se gouvernent eux-mêmes, peuvent faire en sorte que les VSLA s’intègrent dans leurs autres activités hebdomadaires, et les individus n’ont pas besoin d’un haut niveau d’alphabétisation pour réussir. De nombreux groupes avec lesquels GDCA travaille vivent relativement loin des banques ou d’autres institutions financières, et donc pour de nombreux membres de la communauté, les VSLA sont un moyen idéal d’accéder à des services de type bancaire de manière pratique, abordable, régulière et socialement engageante.

En tant que personne chargée de se concentrer sur ces questions, j’ai reçu la ressource la plus précieuse : le temps. Du temps pour comprendre les programmes de GDCA, du temps pour se renseigner sur le contexte de mise en œuvre, du temps pour rencontrer des groupes et en savoir plus sur leurs objectifs spécifiques, leurs aspirations, leurs défis, leurs statuts socio-économiques et leurs moteurs.

En résumé, j’ai eu le temps de me consacrer à cette composante et de travailler avec les équipes de district et de gestion pour d’abord évaluer la mise en œuvre actuelle et en tirer parti pour mieux aligner la stratégie, la méthodologie et les pratiques de mise en œuvre sur les meilleures ‘best practices’ du secteur. Mes collègues de GDCA ont un vif intérêt pour les VSLA, ont vu les avantages qu’elles apportent et détiennent eux-mêmes une solide expertise et un dynamisme dans ce domaine. Naturellement, ils doivent équilibrer cela avec une multitude d’activités et de tâches sans cesse croissantes à mettre en œuvre. En tant que tel, la décision d’accueillir un volontaire se concentrant sur ce domaine thématique spécifique répondait vraiment à un besoin spécifique.

Observation, évaluation et mise en œuvre

Les 12 mois ont été répartis en trois phases approximatives et fluides : observation/apprentissage, évaluation, et enfin mise en œuvre et suivi. Ici aussi, il est important de reconnaître la qualité de GDCA en tant qu’organisation d’accueil, me permettant de me forger une compréhension complète de leurs programmes pour mieux les comprendre et comment ils s’intègrent dans la multitude de programmes avec de multiple thématiques. Lors de l’évaluation des groupes, nous avons appris qu’il y avait une différence entre la solidité et la santé en ce qui concerne les VSLAs. La plupart des groupes étaient solides – se réunissaient régulièrement, géraient leurs finances de manière indépendante, réussissaient plusieurs cycles (années) d’épargne et entretenaient de bonnes relations entre les membres. Cependant, sur la base des outils d’évaluation de la santé des VSLA mesurant la santé des procédures, de l’engagement, de la tenue des dossiers, du leadership, des rôles et responsabilités et d’un certain nombre d’autres indicateurs, les groupes avaient tendance à obtenir des scores plus faibles. Nous avons appris que certains des critères d’analyse des outils d’évaluation étaient trop restrictifs. Ils ne correspondaient pas aux normes culturelles et sociales du nord du Ghana et ont donc injustement pénalisaient les groupes qui ne correspondaient pas à ces attentes prédéterminées. Dans d’autres cas, les groupes ne suivaient pas les aspects clés qui assurent leur succès. En collaboration avec les équipes de district, les conseillers techniques et la direction, nous avons validé ces conclusions et travaillé à l’élaboration d’un plan et des voies à suivre.Liam Thorne, volontaire international au Ghana

Un puzzle qui prend du temps

« C’est un processus » est quelque chose que j’ai souvent entendu et dont je me suis souvenu pendant mon temps avec GDCA. C’est pour dire que les choses prennent du temps, et que chacun apporte sa pièce au puzzle auquel d’autres contribueront également. Au cours des mois où j’ai été ici, je peux dire que nous avons reconstitué pas mal de morceaux du puzzle VSLA, mais d’autres seront encore nécessaires. Nous avons mis à jour un manuel de formation VSLA que nous avons également adapté et affiné pour nous assurer qu’il correspond aux besoins particuliers exprimés des groupes avec lesquels GDCA travaille. Nous avons également organisé des formations de mise à niveau avec 30 groupes dans cinq districts. Nous avons formé toutes les équipes de district à l’utilisation d’une plateforme appelée SAVIX. Il s’agit d’un système d’information de gestion (MIS) qui permet aux animateurs de terrain de suivre la performance des groupes VSLA grâce à la collecte de données trimestrielle. Les animateurs de terrain peuvent collecter ces données hors ligne sur leurs smartphones ou tablettes et les télécharger ensuite sur le serveur lorsqu’ils sont connectés. Les données générées peuvent ensuite être utilisées pour mieux comprendre les progrès de groupes spécifiques et donc mieux allouer des ressources ou des initiatives pour y répondre. Jusqu’à présent, GDCA a pu suivre 40 groupes à l’aide de SAVIX. Avec le temps, les données qu’il génère deviendront de plus en plus utiles pour évaluer la meilleure façon d’améliorer la stratégie et la mise en œuvre.

S’adapter aux besoins du terrain

Le dernier point que j’aimerais partager, et que j’espère ne pas oublier, c’est à quel point il peut être facile d’être trop concentré avec des mots comme « échelle » et « impact », et par conséquent d’oublier d’autres potentiellement plus ‘petites’ contributions et les changements qui ont été apportés. Par exemple, nous avons régulièrement entendu des groupes dire qu’ils souhaitaient pouvoir économiser plus d’argent chaque semaine que la méthodologie VSLA ne leur permet pas. Comme la plupart des membres sont des agriculteurs, il est fréquent qu’ils connaissent des mois sans beaucoup d’argent ainsi que, après la récolte, des mois où ils en ont plus. Naturellement, ils veulent économiser de l’argent lorsqu’ils en ont. La méthodologie VSLA se concentre plutôt sur des économies régulières relativement égales tout au long d’un cycle. Cependant, ayant identifié cela comme un besoin partagé par la plupart des groupes, nous avons travaillé pour identifier des façons d’adapter la méthodologie, en tenant compte des risques potentiels et des méthodes d’atténuation, et de mettre en place une méthode qui répondait mieux aux besoins des groupes. Cela, combiné à d’autres innovations au niveau mondial dans les VSLAs, signifie que les membres peuvent économiser et retirer de l’argent avec une plus grande flexibilité. Ce qui, après tout, sont des avantages que la plupart d’entre nous avons sans y penser.

Liam Thorne, 12 mois de volontariat au Ghana

Tant dans le cadre du travail qu’en dehors, au cours de la dernière année, j’ai beaucoup appris sur le Ghana et plus particulièrement sur le nord du Ghana. J’ai appris de sa culture, nourriture, son histoire, ses coutumes et probablement trop appris de sa chaleur ! Avec des collègues et des amis, j’ai partagé des expériences, des souvenirs, des connaissances, des histoires, des blagues, des rires, des frustrations et, plus important encore, du temps. La façon dont nous choisissons de passer notre temps en dit long sur nous et sur ce qui est important pour nous. Je sais qu’au cours de la dernière année, beaucoup de personnes différentes m’ont offert beaucoup de temps. De cela, je suis extrêmement touché et reconnaissant. J’espère qu’avec le temps, beaucoup d’autres, tant au Ghana que dans le monde, apporteront ici la prochaine pièce du puzzle.

 

Apprenez-en plus sur le programme EU Aid Volunteers et découvrez comment vous aussi, vous pouvez devenir volontaire juste ici.

 

Youssra, en stage professionnel pendant 6 mois à Malte

"Je m’étais initialement engagée dans ce projet pour améliorer mon niveau d’anglais, améliorer mes compétences digitales, et en apprendre davantage sur le fonctionnement du pays."

Je m’appelle Youssra, j’ai 24 ans et j’ai participé au programme de stage professionnel Erasmus+ à l’étranger. Ma mobilité a duré 6 mois et s’est déroulée à Malte, dans la petite ville de Marsaskala.

J’ai travaillé pour une nouvelle entreprise de décoration d’intérieur et j’accompagnais au quotidien la créatrice de la structure. Mes tâches étaient donc très variées :

  • Création de contenu de communication digitale
  • Création de vidéo promotionnelle
  • Assister la refonte du nouveau site web
  • Animer quotidiennement les réseaux sociaux de la structure
  • Assister dans le processus de recrutement
  • Élaboration de nouvelles procédures internes
  • Choix des nouvelles collections auprès des fournisseurs
  • Relation clients & fournisseurs.

Je m’étais initialement engagée dans ce projet pour améliorer mon niveau d’anglais, améliorer mes compétences digitales, et en apprendre davantage sur le fonctionnement du pays. J’ai rempli ces objectifs. Mais j’ai aussi développé d’autres compétences auxquelles je ne pouvais m’attendre pour mobilité.

La plus grosse difficulté que nous avons rencontrée a été le refus de livraison d’un fournisseur aux nouveaux tarifs des transports (eux-mêmes au COVID). De plus, nous avions déjà facturé ces produits à notre client final, qui est un des plus gros clients de l’entreprise. Cette période était particulièrement difficile, l’ambiance de travail n’était vraiment pas agréable. Nous avons finalement solutionné ce problème en supportant nous-même les frais de transport.
 
Il y a deux choses pour lesquelles je suis très fière aujourd’hui : les merveilleuses rencontres que j’ai faites (autant professionnelle, que personnelle). Puis la deuxième, c’est d’avoir trouvé un domaine dans lequel je n’ai pas l’impression de travailler (le recrutement). Je sais aujourd’hui que je souhaite travailler dans ce domaine.

Je suis convaincue que cette expérience m’aidera pour la suite de mon parcours. Elle m’aide déjà même. Je profite d’ores et déjà du réseau professionnel de mon ancienne responsable. J’ai eu une première proposition pour réaliser le recrutement du bar staff du Café Del Mar de l’île de Malte.

Pour finir, je dirai que sur le plan professionnel, j’ai découvert un domaine dans lequel je me projette. Sur le plan personnel, j’ai fait des rencontres incroyables qui ont fait évoluer ma façon de voir les choses. Nous disons que notre nouveau groupe d’amis est notre “seconde famille.

Je veux maintenant m’installer à Malte et y créer mon agence de recrutement. Les opportunités dans ce domaine sont énormes sur l’île, et davantage depuis le COVID. 

Vous pouvez retrouver le témoignage de Youssra à mi-parcours de sa mobilité ici.

François, en Corps Européen de Solidarité en Espagne

Je veux embrasser l’incertitude malgré mes peurs. Je m’ouvre aux possibilités qui s’ouvrent à moi.

Je m’appelle François, j’ai 26 ans et j’ai réalisé un volontariat européen durant 8 mois avec l’Adice en Espagne, plus exactement à Frómista.

Frómista, c’est un village de environ 800 habitants qui se situe dans la province de Palencia, en Castille y Léon. Situé sur le chemin français de Compostelle, Frómista est connu pour son église romaine très célèbre. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Espagne, dans beaucoup de villages, la population, en grande partie les jeunes, se rend en ville pour manque de travail ou de services. De fait, mon volontariat consistait à prendre part aux différentes activités proposés par la Casa de cultura ou de la mairie. J’ai effectué un volontariat de 8 mois, bien qu’au départ, je partais pour 6 mois. À ma grande surprise, j’ai souhaité poursuivre mon volontariat.
J’ai donc commencé mon volontariat en aidant à l’escuela de verano, l’équivalent du centre social en France, l’après midi, je travaillais à la piscine, organisant différentes activités ou je me rendais à mes cours d’espagnol. En effet, je ne parlais pas du tout espagnol. Par la suite, après environ deux mois, j’ai commencé à aider à l’office du tourisme étant donné que Frómista est pour différentes raisons, très touristique. J’ai réalisé des interviews pour la radio mais aussi des micros-trottoirs. J’ai travaillé à la maison de retraite et animé des ateliers de lecture facile, mémoire ou stimulation cognitive pour des personnes en situation de handicap. J’ai également pris part à beaucoup d’activités organisé par la mairie et la Casa de cultura, ce fut très enrichissant.

Pourquoi me suis-je engagé dans ce projet ? Premièrement, je souhaite adresser mes remerciements à l’Adice, qui a su cerner ma personnalité et mes attentes. De par la richesse de ce volontariat, sa grande diversité. En effet, je pense que si j’ai pu en retirer autant dans ce dernier, c’est principalement de par toutes les activités que j’ai pu réaliser. Je pense que je ne me serais pas autant épanoui dans un volontariat spécialisé dans une chose, j’aime bien toucher un peu à tout et ne pas me figer dans une chose en particulier. Je souhaitais apporter plus de sens à différents niveaux. J’avais le désir également de vivre une expérience de mobilité.

Les difficultés font partie intégrante du volontariat et les occulter ne serait pas honnête. Me concernant, ma plus grande difficulté fut la gestion de mes émotions, je suis d’ailleurs toujours en apprentissage. Lorsque parfois, je me retrouvais seul en voyage, puisque, presque chaque fin de semaine, je me rendais dans un autre village ou une autre vile, il était parfois non aisé de vivre mes émotions. Lorsque j’ai préparé l’organisation de la feria interculturelle, ce fut compliqué puisque il y eut beaucoup de désistements de dernière minute et nous avons du décaler plusieurs fois en raison de différents motifs. La colocation a été parfois difficile mais je suis très reconnaissant pour cette expérience. Je ressens de la gratitude pour tous les aspects de mon volontariat.
Ce dont je suis le plus fier, en dehors de l’organisation de la féria, c’est justement le fait que j’arrive à accepter davantage mes émotions et à adopter un dialogue interne plus compatissant et bienveillant envers moi-même.
Cette expérience vient enrichir mes futurs projets de par la variété des activités dans laquelle je me suis engagé. J’ai des expérience de terrain en organisation d’activités culturelles, en gestion bibliothécaire, en animation pour les enfants, en radio, en animateur pour personnes âgées et pour personnes en situation de handicap ou ayant des soucis d’apprentissage.
De plus, l’organisation de la Féria interculturelle m’a appris vraiment beaucoup et je suis plus à même de me lancer sur d’autres projets.

Une anecdote ? Un jour, alors qu’il n’y avait pas de transports de Palencia à Frómista et par fierté, j’ai voulu rejoindre EN VÉLO Palencia depuis Valladolid. Pour rentrer à Frómista, j’ai dû faire quasiment 8 kms. Il me restait 9 kms, je n’avançais plus avec le vent contre moi, et j’ai finalement appelé un taxi…! Le lendemain, je ne pouvais plus marcher. 🙂

Mon expérience de mobilité a été un voyage à la fois extérieur et intérieur.
Aujourd’hui, je veux continuer à apprendre de nouvelles compétences, de nouvelles langues, m’investir dans des projets qui ont du sens. Je veux embrasser l’incertitude malgré mes peurs.
J’aimerais refaire une expérience de mobilité mais davantage en rapport avec l’entrepreneuriat. Je m’ouvre aux possibilités qui s’ouvrent à moi.

Mariarita, en stage professionnel pendant 6 mois à Bruxelles

"Je suis très contente de cette expérience car cela m’a permis de voir les avantages et les inconvénients dans la conception de projets. Cela m'a aussi permis de valider et orienter mon futur professionnel."

Je m’appelle Mariarita et j’ai 32 ans.

J’ai intégré le projet Erasmus+ VET mobility program et en octobre 2021 je me suis installée à Bruxelles pendant 6 mois où j’ai effectué un stage professionnel auprès de la Fédération Internationale des ACLI (Associations Chrétiennes des Travailleurs Italiens) qui regroupe les associations ACLI du monde entier.

Mon rôle a été celui de redynamiser les liens entre les différentes associations qui font partie de la fédération et de m’occuper du développement associatif.

Plus précisément, j’ai collaboré avec les managers locaux dans l’élaboration et l’écriture d’un projet Erasmus + pour la mobilité des animateurs socio-éducatifs et sur l’écriture des missions de volontariat.

Pendant ces 6 mois j’ai eu des hauts et des bas. D’un côté, j’ai pu constater des difficultés que l’on peut rencontrer lorsqu’on travaille en réseau et en interdépendance – en particulier avec des personnes de pays et générations différents. De l’autre, j’ai pu éprouver la satisfaction de réussir à mettre noir sur blanc des idées en temps et en heures et respecter les méthodes de travail demandées par les professionnels du domaine. 

 

Je suis très contente de cette expérience car cela m’a permis de voir les avantages et les inconvénients dans la conception de projets. Cela m’a aussi permis de valider et orienter mon futur professionnel. »

Lisa, en stage professionnel pendant 6 mois à Région des Marches en Italie

"Ce stage a été pour moi un vrai tremplin dans le monde professionnel. Je conseille vraiment, à quiconque en a l’occasion, de s’engager dans ce genre d’expériences qui sont enrichissantes sur tous les plans."

Je m’appelle Lisa Legrand, j’ai 25 ans et j’ai effectué un stage professionnel VET Erasmus+ de 6 mois à la Région des Marches en Italie. Au cours de mon stage, j’ai pu prendre part à diverses activités.

J’ai effectué des rapports techniques et financiers de projets CTE du programme Interreg Italie-Croatie 2014-2020 ainsi que pour le projet INGRiD du programme Citizens, Equality, Rights and Values programme (CERV). J’ai également fait des rédactions de rapports et de synthèses sur les programmes Interreg Med, ADRION, Italia-Croatia. J’ai participé aux activités de lancement de la nouvelle Programmation Interreg 2021-2027. De plus, j’ai participé à la rédaction, à la mise en œuvre, au suivi et à la gestion des partenariats locaux et internationaux des différents projets et programmes Interreg promus par la Région des Marches. J’ai aussi participé à la construction de candidatures en réponse à des appels d’offres Interreg et d’Éducation à la Citoyenneté Mondial (ECM).

Au cours de ce stage, j’ai eu l’occasion de collaborer avec différents acteurs locaux, nationaux et internationaux.

Je me suis engagée dans un projet de mobilité professionnelle afin d’acquérir de plus amples compétences dans les projets européens et notamment dans les projets Interreg, ainsi que pour améliorer mon niveau d’italien sur le plan professionnel.

La plus grosse difficulté pour moi a été de collaborer à la construction d’un projet de capitalisation. En effet, c’était la première fois que je prenais part à la création d’un projet au sein d’une équipe de professionnels très compétents. Il a fallu s’adapter aux autres partenaires et à l’administration. Mais cette expérience est aussi celle dont je suis le plus fière, car malgré les difficultés, j’ai su m’adapter et ne pas baisser les bras.

Cette expérience m’a permis d’acquérir de solides compétences en matière de Coopération Territoriale Européenne. Ces compétences m’ont d’ailleurs permis d’être recruté au sein d’une entreprise d’analystes politiques pour un CDD de 6 mois à la suite de mon stage.

Ce stage a été pour moi un vrai tremplin dans le monde professionnel. Je conseille vraiment, à quiconque en a l’occasion, de s’engager dans ce genre d’expériences qui sont enrichissantes sur tous les plans.

Lucas et Florian, volontaires européen en Hongrie et sur les ondes…

"Cette mobilité m’a donné une vision et un aperçu de la vie dans un pays étranger" - Florian

Lucas et Florian VolontariatFlorian (24 ans) et Lucas (19 ans) sont partis en volontariat européen dans le cadre du programme du Corps Européen de Solidarité à Nyíregyháza, une ville de 120 000 habitants à l’est de la Hongrie. Pendant 12 mois, ils ont rejoint la structure de MustarHaz et ont participé à l’élaboration de podcasts radio avec d’autres volontaires internationaux. Animateurs radio compères, ils nous parlent à deux de leur mobilité internationale…

 

Quelle était votre mission ?

Florian « Notre mission était de réaliser des programmes radios diffusés sur les ondes locales (MustarFM 89.6), mais aussi sur internet (Spotify, Apple Podcast, Anchor). Le tout bien sûr en anglais ! Nous étions accompagnés lors de cette aventure par d’autres volontaires venant de différents horizons : Russie, Espagne, Italie, Maroc, Tunisie, Grèce.»

Lucas « Nous avons aussi pu réaliser quelques programmes en français. Et avons eu l’occasion de travailler avec des jeunes locaux, que ce soit à travers des projets communs avec l’organisation étudiante de la ville, ou en donnant des leçons de français dans un lycée.»

Pourquoi un volontariat international ?

Florian « J’ai décidé de participer au programme de volontariat européen pour pouvoir avoir une expérience à l’étranger. Mon objectif est de vivre à l’étranger, d’en apprendre plus sur le monde, les différentes cultures, les différentes personnes. Et c’était l’occasion parfaite pour le faire. Aujourd’hui, mon sentiment d’aventure et de découverte s’est renforcé et je veux continuer sur cette lancée.»

Lucas « Même si je ne connaissais absolument pas le domaine de la radio avant ce projet, j’ai pris un grand plaisir à apprendre et à partager mon opinion sur les différents sujets discutés. Finalement, c’est cette mission, avec ce but de réunir une équipe de volontaires internationaux afin d’échanger sur des sujets contemporains, qui a grandement influencé mon choix pour participer à ce volontariat. J’ai toujours eu envie de découvrir de nouvelles personnes et de nouvelles cultures, et cette mission m’a permis plus que je ne l’aurais espéré de m’ouvrir à tout cela, et d’en ressortir plus grand.»

 

Lucas x Florian en volontariat européen Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Florian « Il y a cependant quelques embûches pour arriver là (hormis les choses administratives). Il y a d’abord vous : comment vous allez vous sentir une fois partis ? Est-ce que vous allez être déboussolé en arrivant dans un nouveau pays que vous ne connaissiez pas et y vivre pendant 1 an ? Spoiler : oui, vous allez être perdu, et c’est normal ! La peur est la plus grande difficulté dans ce genre de projet : peur de l’inconnue, peur de mal faire, peur d’échouer. Mais cette peur peut se transformer en moteur pour vous pousser plus loin, à expérimenter, à apprendre. Pendant mon volontariat, ma plus grande peur était le COVID, non pas de l’attraper, mais de retourner à un mode de vie d’ermite cloîtré et ne pouvant pas trop bouger. Mais nous avons fait face au problème et depuis cela va beaucoup mieux.»

Lucas « Ma plus grosse difficulté a probablement été de s’acclimater et de s’adapter à la langue et au rapport avec la monnaie locale. Si l’on se fait assez vite à la question de la monnaie, une mission de volontariat d’un an n’est, par contre, pas suffisante pour se débrouiller en hongrois. On utilisait l’anglais au quotidien même si très peu de Hongrois le parlaient à Nyíregyháza.»

 

De quoi êtes-vous fier concernant cette mobilité ?

Florian « C’est dans les plus grandes peurs que surgissent les plus grandes fiertés. Pour moi, c’est celle de voyager malgré la situation sanitaire. J’ai entrepris mon premier voyage solitaire pendant cette année de volontariat, et 10 autres ont suivi. Avec la Hongrie, j’ai vu un total de 12 pays différents en an, à chaque fois avec son lot de surprises et d’émerveillement. J’ai pu faire et voir des choses que très peu de mon entourage à effectuer. J’avais peur de voyager en solitaire… Au départ, je ne savais pas comment m’y prendre ou par où commencer. Mais une fois dedans, c’est beaucoup plus simple. De plus, ces voyages m’ont permis d’avoir de nouveaux sujets de conversation pour certains de mes programmes radios.»

Lucas « Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir réussi à m’intégrer, à participer pleinement à la mission, et à tisser des liens profonds avec les autres volontaires en passant outre mes peurs d’être considéré trop jeune. En effet, j’ai commencé cette mission en ayant 18 ans, et la majorité des autres volontaires en avaient entre 25 et 30. Ce fut cependant une peur sans réel fondement, car je n’aurais pu imaginer vivre une si belle expérience aux côtés des autres volontaires. »

 

Des anecdotes ?Florian et Lucas

Florian « En ce qui concerne les anecdotes, quelques-unes me viennent en tête. Tout d’abord, l’administration hongroise est, pour moi, plus lente qu’en France, et je ne pensais pas ça possible ! Ensuite, les feux pour les piétons sont extrêmement longs, quelques secondes au vert pour 5 minutes de rouges ! Autre chose, je ne m’attendais pas à ce que la nourriture hongroise soit aussi épicée, j’ai été surpris plus d’une fois !

Lucas « Pour illustrer le choc du changement de monnaie, j’ai une petite anecdote à partager… Peu après mon arrivée en Hongrie, j’ai reçu mon premier mois d’indemnisation en liquide. Je me suis donc retrouvé avec 90 000 forints (la monnaie hongroise) en billets de 20 000. Moi qui étais habitué à considérer un billet de 50 comme étant plutôt important, j’ai dû radicalement changer d’opinion. »

 

Un mot pour la fin ?

Florian « Ces voyages et cette expérience de volontariat en général ont été pour moi très bénéfiques. Cette mobilité m’a donné une vision et un aperçu de la vie dans un pays étranger, chose que je recherche. Elle m’a permis aussi de devenir plus autonome et de mieux préparer des projets avec une équipe internationale. Mon niveau d’anglais aussi a augmenté et je veux continuer à pratiquer pour le garder à son niveau voire l’améliorer encore plus.
Je pense que je peux résumer mon expérience par une phrase :Le plus important dans un voyage ou une aventure, ce n’est pas la destination ni la planification millimétrée, mais le trajet et les embûches, et la capacité à les résoudre.»

Lucas « Cette mission m’a apporté tellement que quelques lignes dans un témoignage ne suffisent pas à en rendre l’importance. Malgré tout, si je devais choisir une phrase pour résumer mon expérience de volontariat, je choisirais cette citation de J.W. von Goethe : « Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l’un pour donner, l’autre pour recevoir. » J’ai en effet l’impression d’avoir au moins autant appris et reçu que donné lors de ce projet, et j’ai le sentiment ces deux choses sont autant fondamentales l’une que l’autre. »


Retrouvez les podcasts en français du duo ici : anchor.fm/mustarfm-france

Voir plus d’information sur le Volontariat européen.

Youssra, en stage professionnel, témoigne à mi-parcours de sa mobilité de 6 mois à Malte

"Avant de contacter l’ADICE, j’avais fait beaucoup de recherches sur comment partir, comme le VIA et le VIE, mais j’ai choisi de partir avec l’ADICE et je ne regrette pas du tout !"

Je m’appelle Youssra, je suis à Malte depuis 3 mois pour effectuer un stage professionnel chez La Cigogna Limited.

La première partie de mon stage est passée super vite !! J’ai eu le temps de travailler tous les objectifs que j’avais énuméré : progresser en anglais, améliorer tout le côté digital (flyers, Photoshop, monter une vidéo promotionnelle, communication digitale etc).
J’utilise même mes compétences digitales dans ma vie privée !!

J’ai également acquis des compétences dans la comptabilité et je ne m’y attendais pas, j’ai appris à faire pleins de tâches différentes comme faire des factures par exemple.
Au niveau des compétences linguistiques, je parle beaucoup espagnol avec les fournisseurs de la structure, ce à quoi je ne m’attendais pas non plus et j’en suis très contente.
Grâce aux nombreuses rencontres que j’ai faites en dehors de mon stage, je pratique également beaucoup l’anglais.

J’ai également développé des compétences relationnelles. Assister une créatrice au quotidien m’a énormément enrichie, à la fois sur le plan professionnel et personnel.
Comme Malte est un paradis fiscal, je rencontre beaucoup d’entrepreneurs et j’apprends beaucoup à leurs côtés. Je me plais tellement sur place que j’envisage de m’installer ici, je vois mon avenir à Malte, je n’ai pas envie que ma mobilité s’arrête !

Concernant les nouveaux objectifs que je me suis fixée pour la deuxième partie de mon stage, je souhaiterais découvrir les secteurs qui recrutent ici pour prévoir ma vie d’après.

De nouvelles tâches vont m’être attribuées : je dois collaborer avec des prestataires extérieurs afin d’exécuter la refonte totale du site web. Et sinon je touche un peu à tout puisque j’assiste la patronne dans toutes ses tâches.
J’ai de la chance de bien m’entendre avec elle mais également avec toute l’équipe de l’entreprise.

Il y a bien eu un épisode plus compliqué avec l’un de nos fournisseurs qui rendait la réalisation de mes tâches moins facile. J’avais d’un côté l’impression d’avoir fait des heures de travail pour rien, puis d’un autre l’ambiance au travail n’était pas agréable. Nous avons finalement rebondi suite à un temps d’échange en équipe, et aussi grâce à mon positivisme qui fait beaucoup de bien, parait-il.

Pour remédier au seul petit différent que j’ai pu avoir avec ma tutrice, je lui ai demandé un entretien pour lui expliquer mon mal-être et le lendemain c’était oublié ! Aujourd’hui tout va mieux et nous nous complétons très bien sur le plan professionnel.

Concernant le logement, c’était plutôt compliqué au début puisque je voulais vivre en colocation mais je n’ai pas trouvé ce que je voulais. Finalement, ma structure d’accueil m’a beaucoup aidée en me logeant gratuitement pendant 2-3 semaines en attendant que je trouve un appartement
Aujourd’hui je vis dans un studio à 4 minutes à pied de mon lieu de travail, je suis dans le « vrai » Malte, dans une petite ville excentrée au Sud de l’île et je suis bien intégrée dans la vie locale.

Pour ce qui est de mon projet après le stage je souhaite trouver un travail sur place car je me plais beaucoup dans ce pays, et j’ai eu des échos comme quoi certains secteurs d’activités recrutaient beaucoup en ce moment.

Avant de contacter l’ADICE, j’avais fait beaucoup de recherches sur comment partir, comme le VIA et le VIE, mais j’ai choisi de partir avec l’ADICE et je ne regrette pas du tout !

Si je devais conclure sur l’accompagnement de l’ADICE, j’aime le fait que vous soyez à l’écoute face à mes besoins et réactifs également !!

Photo de Léana, service civique en Arménie

Un Service Civique à suivre en direct de l’Arménie !

À peine sa formation pré-départ terminée, que Léana, nous fait part de son envie de témoigner régulièrement sur sa future expérience. Portrait d’une volontaire en service civique international en route pour l’Arménie…

Léana est étudiante à en Master 2 Relations et Affaires Internationales, et a décidé d’effectuer une année de césure. Après 4 mois dans une agence de communication et de relation presse, elle s’envole, direction l’Arménie, pour un Service Civique International de 6 mois.

Image de valise

Orchestrée par l’association Arménian Volunteer Corps, Léana aura pour mission d’aider au développement des relations économiques entre l’Arménie et la France avec la Chambre de Commerce et d’Industrie France Arménie ; Mener des leçons de français dans une école européenne. Et finalement, aider au développement des relations Franco-Arménienne dans une Université Française en Arménie.

Quant à ses attentes concernant cette mobilité, « c’est une grande question » rétorque t’elle d’un air évasif… Avant de nous confier, qu’anxieuse de rentrer de suite dans le monde du travail, elle souhaitait développer ses compétences professionnelles. Elle espère ainsi, pouvoir rejoindre par la suite les structures dans le domaine publique et associatif qu’elle ambitionne.

Même si elle appréhende son intégration et la langue arménienne qu’elle ne connaît pas, notre volontaire a soif de découverte et nous le fait savoir « J’ai envie de tout faire, de tout découvrir !»

 

Une expérience à suivre !

Léana compte bien tenir un carnet de voyage le temps de son volontariat. Diffusé sous forme d’articles sur Linkedin, elle y parle de ses découvertes culturelles et de ses actions sur le terrain. Vous pouvez d’ores et déjà retrouver ses deux premiers billets ici.

Nous lui souhaitons une magnifique expérience de mobilité, pleine de réussite et d’accomplissement personnels et professionnels !

 

Si vous aussi, vous souhaitez développer ou affermir vos compétences professionnelles, alors la mobilité internationale est peut-être faite pour vous ! Inscrivez-vous à notre réunion d’information pour en apprendre plus sur les différents programmes de mobilité et sur notre accompagnement !

Préparation à la mobilité internationale : Elona témoigne

"L’accompagnement de l’ADICE est très important pour moi, [...] on répond à chacune de mes questions ; et cet accompagnement se fait jusqu’au bout, de la préparation à la fin de la mobilité."

Je m’appelle Elona, j’ai 21 ans, je suis titulaire d’une licence LEA. Je voulais faire une pause avant de poursuivre en Master, parce que je n’avais pas de plan bien défini pour mon futur métier : je ne savais pas trop ce que j’avais envie de faire une fois mon diplôme obtenu. Je n’avais aucune expérience professionnelle non plus. J’ai donc voulu tenter quelque chose de nouveau, et la mobilité me permettait d’avoir une expérience professionnelle, à l’international qui plus est, dans un domaine qui me plaît.

Face à la situation sanitaire actuelle, pourquoi as-tu décidé d’effectuer une mobilité à l’étranger ?

Lorsque j’étais en licence j’étais censée faire ma 3ème année à l’étranger, mais je n’ai pas pu partir à cause de la pandémie, (les frontières du pays où je devais partir étaient fermées), ce qui m’a beaucoup déçue. La situation sanitaire s’étant améliorée, quelques pays avaient réouvert leurs frontières, donc j’ai sauté sur l’occasion.

Pourquoi as-tu choisi l’ADICE comme structure d’envoi et pas une autre ?

Je venais d’arriver à Roubaix, (j’avais, à l’origine, déménagé pour mes études), je ne connaissais donc rien de Roubaix/Lille/Tourcoing, ni personne, et comme tout.e étudiant.e, je n’avais pas beaucoup de moyens. J’avais décidé de faire un service civique en France auprès d’une association, et en me renseignant sur les associations de Roubaix, je suis tombée sur l’ADICE et j’ai eu connaissance de leurs activités. J’ai vu que l’ADICE proposait également d’accompagner des jeunes qui souhaitent, avoir une expérience à l’international, ce qui correspondait tout à fait à mes besoins et à ce que je recherchais. Donc au lieu de contacter l’ADICE pour faire un service civique auprès d’eux, je me suis simplement inscrite à la journée d’informations, et ai décidé par la suite d’aller jusqu’au bout avec eux.

Pourquoi es-tu suivi sur le dispositif des stages professionnels Erasmus+ ? En quoi celui-ci te correspond-il ?

Au départ, je n’avais pas d’idée précise sur le dispositif : si je voulais faire de l’humanitaire, un service civique, un stage… Une des étapes de l’accompagnement de l’ADICE est l’entretien d’identification. Je me suis présentée, j’ai parlé de mes intérêts, j’ai dit que je n’avais pas d’idée précise de ce que je voulais faire plus tard ; et Hugo, le chargé de projet de l’ADICE avec qui j’ai passé l’entretien, m’a suggérée, en fonction de mon profil, de m’orienter vers le stage professionnel Erasmus+, qui me permettra d’avoir une expérience professionnelle à l’international : ce que je recherchais.

En quoi l’accompagnement de l’ADICE est-il important pour toi ?

L’accompagnement de l’ADICE est très important pour moi parce qu’il me rassure énormément :  je pars « à l’aventure », dans un pays que je ne connais absolument pas, et je suis guidée et aidée dans mes démarches, on répond à chacune de mes questions ; et cet accompagnement se fait jusqu’au bout, de la préparation à la fin de la mobilité.

Sur quels point l’ADICE a-t-elle permis de t’aider dans la préparation de ta mobilité ?

Sur quasiment tous les points. L’ADICE m’a, en premier lieu, orienté sur le choix du programme (volontariat, stage, etc.) que je voulais faire. Alizée et Amélie, (les chargées de projet qui m’ont soutenue), m’ont ensuite donné le plan d’actions à suivre (tout en m’accompagnant) : Faire CV/ Lettre de motivation type, Rechercher et contacter des structures d’accueil, Passer un entretien avec la structure, Faire une journée découverte, Suivre une formation pré-départ, etc., donc je n’étais pas perdue. Et surtout, Alizée et Amélie ont répondu à chacune de mes questions quelle qu’elles soient, et m’ont aidée lorsque j’en avais besoin : lire et corriger ma lettre de motivation ; m’aider à rédiger mes mails de candidature ; me mettre en relation avec certaines structures d’accueil ; à ma demande, vérifier mon contrat de logement dans le pays d’accueil, etc.

Dis-nous quelques mots sur ta structure d’accueil :

Ma structure d’accueil est l’association MONDO, à Tallinn, en Estonie. Il s’agit de la plus grosse association estonienne dédiée à l’aide humanitaire, l’éducation, et la coopération au développement des pays qui en ont besoin. C’est également l’association à l’origine du projet SuDHAV.

Quel est le but de ta mobilité (professionnellement et personnellement) ?

Le but de ma mobilité est d’acquérir une première expérience professionnelle, à l’international, dans un domaine qui me plaît. Grâce à cette mobilité, je vais pouvoir essayer un métier, développer et acquérir de nouvelles compétences, parler d’autres langues que le français, découvrir un pays, une culture, rencontrer de nouvelles personnes. Je suis quelqu’un de peu sociable et plutôt timide, donc j’espère qu’en m’exprimant souvent, je pourrais gagner plus de confiance en moi.

Quelles compétences souhaites-tu développer ?

J’aimerais apprendre à mieux travailler en équipe, à exprimer mes opinions/avis/émotions dans un groupe, apprendre à travailler plus rapidement en restant efficace, oser prendre des initiatives, améliorer mon anglais et si possible une autre langue.

Quel(s) impact(s) sur ton projet professionnel espère tu tirer de ton stage à l’étranger ?

J’espère que ce stage me permettra d’affiner ou de définir mon projet professionnel : d’avoir une idée de ce que je veux faire comme métier plus tard.

 

Léna, Corps Européen de Solidarité de 2 mois, au Portugal dans le domaine du développement durable

"Le volontariat m’a permis de gagner en maturité et en autonomie."

 

 

Je m’appelle Léna, j’ai 20 ans. Après une remise en question sur mes études durant le début de la pandémie, j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour me concentrer sur d’autres aspects de ma vie. J’ai pris contact avec l’ADICE pour effectuer une mission de volontariat et je suis donc partie 7 semaines au Portugal avec le programme Corps Européen de Solidarité pour l’association Plantar Umà Arvore, dans la région de Lisbonne.

Dans l’association, mon travail de bénévole consistait à aider à la replantation des arbres et à la maintenance dans le parc naturel de Sintra-Cascais, d’aider à coordonner les équipes de bénévoles lorsqu’il y en avait. Même si le travail pouvait être difficile et parfois répétitif, c’était avant tout une expérience humaine très enrichissante qui m’a permis d’évoluer, ainsi que de découvrir plein d’endroits, notamment grâce aux field trip.

 

 

 

Là-bas, la vie en colocation avec des personnes d’autres nationalités m’a permis d’améliorer mes capacités en anglais, autant sur le point de la compréhension et de l’expression. Cela m’a également permis de gagner en maturité et en autonomie.

Le plus dur pour moi dans cette expérience reste le retour en France et à la vie « ordinaire ».

 

Paco SC CBC

Paco, Service Civique à Curba de Cultura en Roumanie pendant 12 mois

"Je suis très heureux des liens que j'ai pu tisser avec la plupart des personnes que j’ai rencontrées, j’ai pu partager énormément de moments fantastiques avec eux, qui me resteront gravés à vie."

JPaco SC CBC 1e m’appelle BLIND-CEROI Paco, j’ai commencé mon Service Civique, en Roumanie, à 21 ans. J’ai ainsi eu l’honneur de signifier mon passage au 22 ans dans ce beau pays qui ne manque pas de tradition pour enjoliver la fête. Je suis parti durant 12 mois, dans le cadre d’un Service Civique, dans la région de Prahova, plus précisément à Izvoarele. Nous nous impliquions aussi énormément à Teisani, là où nous avons un autre centre de jeunesse dans le village. La majorité de nos activités étaient réalisées en milieu rural, nous avons donc appris à apprécier les dynamiques instaurées par les locaux pour vivre au mieux notre expérience. J’utilise “nous” car pendant un an j’ai partagé mon quotidien avec des volontaires locaux, qui ont grandement fait en sorte que ce projet soit exceptionnel.

Le contexte, ici, influence énormément notre quotidien en fonction de la météo, des nombres de cas du Covid-19, des saisons de récoltes, du calendrier religieux… Nous avons donc vécu notre expérience tels des locaux, rythmé par plein de facteurs extérieurs à l’association, tout en continuant à avancer dans les responsabilités que nous prenons avec nos coordinateurs. J’ai eu la chance d’être assez libre dans mon projet. Très vite des lignes directrices se sont dégagés, et le fait que d’autre projet se soient déroulés en simultané m’a aussi permis d’y prendre part à certains moment. J’ai donc pu au cours de cette année faire des activités, dans notre centre de jeunesse, à des fins ludiques, culturelles et artistiques…

L’association a aussi développé un projet fabuleux qui avait pour but de réaliser des activités dans des lieux dépourvus de centre de jeunesse ou d’attractions. J’ai eu la chance de pouvoir énormément participer à ce projet nomade et en faire l’expérience tout au long de l’année. Entre les démarches administratives, la promotion, ou la logistique, j’ai aussi pu prendre part à des formations de théâtre, de photographie, et des sensibilisations autour des questions actuelles. Nous avons aussi eu deux phases de un mois et demie chacune durant l’été, avec des volontaires “court terme”. Le premier projet avait pour objectif de faire un festival de 3 jours dans le village, le deuxième était dédié à la rénovation d’un centre de jeunesse. Nous avons pu prendre part à ces projets ce qui nous à fait énormément de bien car nous vivions comme dans une bulle à l’intérieur de notre volontariat.Paco SC CBC 2

Plus personnellement, j’ai eu l’extraordinaire opportunité d’être leader dans un groupe de jeunes roumain, pour des échanges de jeunes en Slovénie et Bulgarie. Cette expérience fût sensationnelle, super riche en apprentissage et le groupe avec lequel j’étais avait une super dynamique et ambiance ce qui a rendu cette période inoubliable. Nous avons travaillé avec des volontaires locaux mais aussi des instances nationales, d’autres associations en Roumanie, ou même des intervenants et des formateurs.

La pluralité des acteurs impliqués était aussi stimulante pour ce projet, et j’ai beaucoup progressé dans la manière avec laquelle je m’adresse à un public. J’ai souhaité de tout cœur faire ce Service Civique notamment car je connaissais déjà l’association après y avoir fait un projet de corps solidaire européen de deux mois. Je pense que la possibilité de rencontrer de nouvelles personnes régulièrement est l’une de mes motivation principale pour avoir commencé ce projet.

Ma plus grande difficulté s’est révélée vers la fin de ma mobilité car pendant longtemps j’estimais que la proximité que nous avions avec certains jeunes du villages et volontaires locaux était une force. Cependant, je pense qu’elle a aussi parfois été excessive puisque nous étions parfois sollicités sept jour sur sept pour partager un moment avec eux et souvent leurs familles, alors qu’à certains moment nous aurions préférer rester entre volontaires.

Je suis très heureux du lien que nous avons tissé avec la plupart des personnes que j’ai rencontrées, j’ai pu partager énormément de moments fantastiques avec eux, qui me resteront gravés à vie. J’ai appris beaucoup de choses, comme par exemple être débrouillard mais je pense que ce qui me servira le plus est ma capacité à être plus à l’aise socialement et lors de prises paroles en public. Il y a mille et une anecdotes à raconter, mais mes préférées sont sans aucun doute quand nous partagions un barbecue traditionnel dans la maison d’un habitant du village où il s’est passé les plus belles péripéties.

Paco SC CDC 3Ce que je retiendrai, c’est surement “Ne descurcam” qui signifie “nous gérerons la situation”. C’est une expression qui résume très bien ma période de volontariat. Avant la fin de ma mission, j’ai commencé les démarches pour rejoindre l’armée de terre française et je suis en attente de leur réponse.

Camilia, en stage professionnel, à Chypre dans le domaine de la solidarité

"Je suis très fière qu’on m'ait accordé une telle confiance au sein de l’organisation et qu’on m'ait donné ma chance de prouver de quoi j’étais capable".

Je m’appelle Camilia, j’ai 23 ans et j’ai effectué mon stage VET au sein de l’organisation Cyprus Stop Trafficking à Chypre.

L’organisation se trouve au sein de la capitale, à Nicosie. Elle possède 3 shelters. Le premier qui accueille les femmes victimes du trafic sexuel, le second qui héberge les hommes victimes de trafic du travail et pour finir le dernier dans lequel j’ai effectué la majorité de mon stage, recueille des jeunes mères avec leurs bébés dans l’attente de leur réponse à leur demande d’asile.

J’ai commencé mon stage le 5 juillet 2021 pour une durée de 6 mois.

Durant ma mission, j’ai eu la chance de travailler en équipe avec une assistante sociale qui travaillait au sein de l’organisation depuis 1 an. Elle m’a beaucoup appris et nous avons beaucoup échangé sur notre façon de travailler. Nous avons remarqué que même au sein de l’Union européenne il pouvait y avoir des différences sur le fonctionnement du système d’asile.

Notre rôle était de les accompagner dans les tâches de la vie quotidienne, de leur apporter un soutien moral ou encore de les accompagner dans l’éducation de leurs enfants. A partir du 1er octobre 2021 on m’a confié plus de responsabilités au sein du shelter.

J’ai dû m’adapter et apprendre à travailler seule car jusque-là je n’avais travaillé qu’en équipe. J’ai mis en place des ateliers à thèmes afin de développer et de pousser ces jeunes mères à l’autonomie.

Les ateliers étaient principalement axés sur la vie quotidienne comme par exemple : comment faire ses courses, quelle nourriture donner à mon bébé, le sommeil de bébé, le brossage des dents ou encore l’hygiène.

J’ai rencontré quelques difficultés car les filles n’étaient pas tout le temps « preneuse ». Ça peut se comprendre de par leur parcours de vie et leur jeune âge qui fait que parfois elles sont dans la « rébellion ». Malgré ça, j’ai su m’adapter à ces situations et j’ai essayé de trouver des solutions.

Mon but en venant ici était de voir un autre aspect de mon travail d’éducatrice, je voulais voir d’autres horizons et m’intéresser à ce qu’il pouvait se passer en dehors de la France et de la Belgique.

Je suis très fière qu’on m’ait accordé une telle confiance au sein de l’organisation et qu’on m’ait donné ma chance de prouver de quoi j’étais capable.

Je suis très contente d’avoir eu l’opportunité de vivre cette expérience, j’en ressors grandi aussi bien sûr le plan personnel que professionnel.

Si je devais choisir un mot pour résumer mon expérience je dirai enrichissante, même s’il y en a beaucoup d’autres pour la définir.

Axelle

Axelle, Corps Européen de Solidarité de 9 mois, en Croatie

"Aujourd’hui, je rentre en France avec des souvenirs plein la tête, de merveilleuses rencontres et de nouveaux objectifs pour l’avenir."

axelle CES

Je m’appelle Axelle, j’ai 22 ans, et je suis partie en mission de Corps Européen de Solidarité en Croatie pour une durée de 9 mois. Mon aventure a commencé quand j’ai pris la décision de contacter l’ADICE un an plus tôt. Mon objectif était de vivre une première expérience à l’étranger, par laquelle je pourrais à la fois alimenter mon CV pour l’avenir, mais surtout m’épanouir personnellement dans un nouvel environnement.

Après quelques entretiens, l’ADICE n’a pas mis beaucoup de temps avant de trouver une mission qui correspondait à mes besoins et mes objectifs. C’est ainsi que je me suis retrouvée à Split, en Croatie, dans une association de prévention et de réduction des risques liés aux drogues appelée Udruga Help. Leur mission principale : prévenir les maladies telles que le VIH ou l’Hépatite transmises par l’usage de drogues injectées par voie intraveineuse, et changer l’image que le public se fait des dépendants de drogues.

Ainsi, l’une de mes missions principales a été l’accueil des usagers de drogues au sein du Needle Exchange Program, consistant à leur fournir de façon totalement anonyme du matériel stérile afin d’éviter la propagation de maladies. Cette partie de ma mission était humainement très enrichissante puisque j’ai eu l’opportunité de rencontrer des êtres humains amicaux et bienveillants, loin de l’image qu’on peut se faire des usagers de drogues. Il nous arrivait également de nous rendre dans la forêt à la recherche de seringues usagées pour les mettre en sécurité, ou encore de participer à des événements ponctuels de sensibilisation aux risques liés à la drogue ou aux relations sexuelles non-protégées.

Ma seconde mission principale consistait en l’enseignement du français à des locaux. C’était la première fois que je donnais des cours, et c’était donc beaucoup de travail au début, mais toutefois une très bonne expérience. J’ai eu l’occasion de développer des compétences pédagogues et organisationnelles qui me seront très utiles à l’avenir, et la reconnaissance des élèves à la fin de chaque cours était un vrai boost de confiance en soi ! Au-delà de ça, j’ai eu la chance de pouvoir voyager et découvrir un pays magnifique, abritant des personnes chaleureuses et des paysages incroyables. C’était ma première fois en Croatie, mais ce ne sera certainement pas la dernière !

Axelle CES 1

Aujourd’hui, je rentre en France avec des souvenirs plein la tête, de merveilleuses rencontres et de nouveaux objectifs pour l’avenir. Grâce à cette expérience enrichissante, j’ai gagné en confiance en moi et en aisance relationnelle, et je souhaite poursuivre ma route dans cette direction pour vivre encore davantage de belles expériences, et peut-être un jour travailler dans une ONG à l’étranger. En attendant, je n’attends qu’une seule chose : repartir avec l’ADICE !

Un Volontariat international ? Oui, et après ? – Margot #1

"Ce sont ces expériences internationales qui m’ont particulièrement portée pour être recrutée"

Tous les mois, plusieurs dizaines de volontaires et stagiaires partent à l’étranger avec l’ADICE pour vivre de nouvelles expériences. Seulement, ces expériences ne sont pas une finalité, mais plutôt une étape clef afin de les aider à s’orienter personnellement et/ou professionnellement dans leur parcours.
L’ADICE vous propose de partir à la rencontre d’anciens volontaires/stagiaires et de vous pencher sur l’impact qu’a eu la mobilité sur leur parcours.

Aujourd’hui, retrouvons, Margot, partie un an l’année dernière en Bosnie Herzégovine dans le cadre d’un volontariat Européen. Dans le témoignage qu’elle avait réalisé au retour de sa mobilité (que vous pouvez retrouver ici), Margot nous confiait sa volonté de s’orienter dans un parcours professionnel plus en accord avec ses valeurs.

 

Il y a un an

« Je travaillais au sein d’une permaculture : je m’occupais des plantes et des animaux ; de la réalisation de projets (création d’hôtel à insecte, de poulailler, d’une piscine naturelle…) et de l’animation d’ateliers de sensibilisation auprès des scolaires et de jeunes handicapés.
J’étais également en charge d’un projet de recyclage et de zéro déchet sur le site de la ferme, avec notamment la collecte des déchets plastiques pour une revalorisation via les ecobricks.

À la sortie de mes études de sciences politiques et développement durable, finalisées par un stage au sein d’un think tank environnemental, je ressentais le fort besoin d’expérience « in situ » : aller sur le terrain afin de dépasser la théorie pour participer à la réalisation de projets concrets.

Après une première expérience au Costa Rica au sein d’un écolodge, l’ADICE me proposa ce projet en Bosnie Herzégovine. J’étais encore à l’époque loin d’imaginer que cette expérience m’enrichirait à ce point, et que les 4 mois prévus initialement allaient se rallonger en une année complète. »

 

 

 

Et aujourd’hui ?

« Je travaille désormais comme cheffe de projet au sein de la même structure dans laquelle j’ai effectué mon stage. Ce sont ces expériences internationales qui m’ont particulièrement portée pour être recrutée. Think tank environnemental accompagne les acteurs territoriaux dans leur transition écologique, et est orienté sur un ensemble de secteurs d’activités. Ainsi, mes connaissances en agriculture écologique, de la gestion de l’eau et des déchets m’apportent une expertise utile pour nos activités.
au-delà d’un savoir-faire professionnel, vivre en permaculture m’a offert une nouvelle vision du monde… Une vision tournée vers les autres, emplie de solidarité, mais surtout, une nouvelle vision concernant notre place au sein de notre environnement (et non plus de la place de l’environnement au sein de nos sociétés humaines) »

 

« Je voulais une expérience de terrain, j’ai été servie ! Mettre les mains dans la terre et partager avec les communautés m’a ouvert les yeux sur les véritables besoins de nos sociétés : reprendre place au sein de la nature »

 

 

(Découvrez le témoignage de Margot qu’elle avait réalisé l’année dernière au retour de sa mobilité.)

Nell EUROASIA

Nell, Youth Exchange en Slovaquie dans le cadre du projet EUROASIA II

Maintenant rentrée en France, je n'ai qu'une hâte et c'est de partir avec l'ADICE !

J’ai récemment validé ma première année de Master 1 en Affaires et Relations Internationales mention Tourisme. Après les nombreux confinements que nous avons vécus et comme beaucoup d’entre nous, j’ai pris la décision d’effectuer une année de césure. N’étant pas sûre de mon choix de master ainsi que de mon orientation, j’avais déjà entendu parler de l’ADICE des années auparavant en assistant à un forum sur la mobilité à Lille et j’avais conservé les fiches qu’ils m’avaient donné une fois avoir visité leur stand.

J’ai donc pris contact avec eux afin d’établir un projet d’échange à l’étranger et étant intéressé par le projet EuroAsia II, c’est donc tout naturellement que j’ai demandé plus de renseignements. Hugo (Chargé de projet à l’ADICE) m’a ensuite contacté pour me proposer de participer au Youth Exchange qui se déroule en Slovaquie et qui permet de préparer les volontaires à partir en mobilité chez un partenaire en Asie. Je n’ai pas réfléchi une seconde et j’ai immédiatement saisi l’opportunité d’en savoir plus sur cet échange.

Au cours de cette semaine, nous avons pu rencontrer de nombreuses personnes de divers pays (République Tchèque, Slovaquie et Italie) européens afin de discuter et d’échanger sur les différentes opportunités de volontariat. Il s’agissait aussi d’apprendre et de mesurer l’impact que le volontariat peut avoir sur les communautés d’accueil et comment faire des missions qui peuvent vraiment remplir leurs objectifs sur le long-terme.

Nous avons aussi pu réaliser plusieurs activités de groupe qui mettaient notamment en valeur l’importance des échanges interculturels ainsi que l’importance d’évaluer les besoins réels des partenaires internationaux ainsi que leurs attentes. Avec ces échanges, j’ai pu approfondir mon projet personnel et professionnel et déterminer quel type de mission sera le plus adapté pour moi. Mon objectif principal reste toujours de partir en mission de volontariat en Asie, dès que la situation sanitaire le permettra.

Maintenant rentrée en France, je n’ai qu’une hâte et c’est de partir avec l’ADICE !

Romane, stagiaire Erasmus+ EFP en Espagne

“Une éducation sociale qui nous aide à construire un futur et à grandir”. Je m’appelle Romane, j’ai 25 ans et cette petite phrase vient illustrer mon stage professionnel ERASMUS+ que j’ai effectué au sein de l’association Plan B Educación Social basée à Salamanca.

“Une éducation sociale qui nous aide à construire un futur et à grandir”. Je m’appelle Romane, j’ai 25 ans et cette petite phrase vient illustrer mon stage professionnel ERASMUS+. Je l’ai effectué au sein de l’association Plan B Educación Social, basée à Salamanca. C’est LA ville qui grouille d’étudiants et possède la plus belle cathédrale d’Espagne (selon moi). L’association Plan B base son travail sur l’éducation sociale autour d’une approche éducative principalement pour les jeunes. L’organisation propose des activités de loisirs (activités socio-éducatives, sorties, information), des projets d’insertion professionnelle (école pour former des moniteurs), de dialogue démocratique et de soutien éducatif. Elle propose aussi des activités avec les enfants autour de la participation au sein de leur quartier et aide les adultes dans leur projet de vie. Plan B développe des projets locaux pour les quartiers de la ville et des projets européens ERASMUS+ et Corps Européen de Solidarité.

Durant six mois, j’ai participé à des projets d’actions communautaires ou j’ai appuyé l’association pour un projet européen ERASMUS+KA2. Il vise à développer des méthodologies socio éducatives (formations, focus group) pour les organisations de la jeunesse afin de mieux mobiliser les jeunes dans les zones rurales au sein de leur communauté. J’ai travaillé à la coordination et au montage du projet, créé le partenariat européen et pensé les activités. J’ai également participé à la veille pour trouver des opportunités de financements européens.

J’ai choisi de rejoindre Plan B, lorsque j’ai su que l’association développait des projets européens autour de l’éducation sociale, et je savais que je pouvais en mettre un en place. Au cours de mon expérience, j’ai aussi donné des

ateliers de français gratuits pour les jeunes. J’ai également eu la chance de travailler avec des personnes en situation de handicap avec une organisation partenaire. J’accompagnais et participais avec les usagers aux activités ludiques et sportives (théâtre, entretien d’un potager, club de lecture facile, restauration de meubles). J’ai aussi appuyé des actions pour l’enfance afin de sensibiliser à l’environnement et aménager une bibliothèque pour le quartier.

 

En venant à Plan B, j’ai pu remarquer qu’on pouvait être force de proposition  et que l’association était ouverte à toute idée. Je pense toutefois qu’entrer dans un nouvel environnement de travail m’a été difficile pour pouvoir comprendre leur management d’équipe et trouver ma place. Avec la langue également, dans un milieu professionnel, ce n’était pas toujours simple. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un stage ou j’ai pu découvrir plusieurs actions de l’association. J’ai pu faire la rencontre de personnes bienveillantes, et je me suis fait des amis vivant ici en Espagne. Le cadre de vie était très agréable, je profitais entre balades et sorties le soir et tout était accessible à pied, et la ville a tout son charme avec les rues anciennes. J’ai bien profité de la cuisine traditionnelle, et savouré les divers tapas comme la jeta, qui est je le précise, de la joue de porc.

Aujourd’hui, je prends le temps de prendre du recul sur mon stage, et je sais que grâce à l’expérience acquise en gestion de projet, je voudrais continuer dans cette branche. Je souhaiterais mieux connaître les projets Erasmus+ pour développer des échanges de jeunes, mais aussi travailler sur des projets liés à l’égalité de genre, l’éducation chez les filles, sur des programmes internationaux et de coopération entre l’Amérique Latine et l’Europe, toujours en association ou ONG.

Stage VET Malte

Wendy, stagiaire Erasmus+ EFP à Malte

"La plus grosse difficulté que j'ai pu rencontrer est le stress, la pression. Je l’ai surmonté en communiquant avec mon patron, mes collègues. En prenant du recul, en m’organisant davantage par ordre de priorité."

Stage VET MaltePrénom. Age.

Wendy Da Rocha, 22 ans

Dispositif de mobilité.

Stage professionnel Erasmus+

Où ? Terrain / contexte.

La Valette, Malte

Combien de temps ?

6 mois de janvier 2021 à juillet 2021

Votre mission et les tâches que vous avez effectuées.

J’étais stagiaire en communication marketing. J’ai fait de la création de contenu, de la gestion de réseaux sociaux et site web, de la traduction, de la recherche/analyse, du développement commercial, et un peu d’évènementiel.

Avec qui avez-vous travaillé ? Quel type de structure ? Quel public ?

J’ai travaillé dans une agence de recrutement « The Latino Agent » qui met en connexion les entreprises maltaises avec les travailleurs étrangers, plus particulièrement les hispanophones (Espagne, Amérique Latine) mais aussi les Européens et autre. C’est une petite entreprise puisqu’elle compte 6 employés « fixes » et elle a été créé en 2018.

Pourquoi s’être engagé.e dans un tel projet ?

Je me suis engagée dans un stage professionnel car je voulais faire une pause dans mes études, prendre le temps de voir ce qu’il me plait et de faire autre chose que de la théorie. Je voulais connaitre le monde du travail et notamment dans mon futur secteur d’activité (Communication/marketing). C’était aussi l’occasion de mettre en pratique mes connaissances déjà acquises lors de ma licence de Langues Etrangères Appliquées et d’en apprendre plus sur le monde de la communication/marketing et les taches qui s’y réfèrent.

Stage VET MalteLa plus grosse difficulté rencontrée ? Comment l’avez-vous surmonté ?

Je dirais le stress, la pression. Je l’ai surmonté en communiquant avec mon patron, mes collègues. En prenant du recul, en m’organisant davantage par ordre de priorité.

De quoi êtes-vous le/la plus fier.ère ?

D’être pour la première fois partie seule, dans un pays étranger et de m’être débrouillé pour trouver un stage, un logement et tout ce qui s’en suit.

Comment cette expérience vient enrichir vos futurs projets ?

Ce stage est mon premier stage, en plus à l’étranger, en langue étrangère, dans mon futur secteur d’activité. Cette expérience m’a donc apporté beaucoup de choses que ce soit au niveau professionnel et personnel. Elle m’aidera aussi dans ma recherche d’alternance et dans mon alternance elle-même car maintenant je sais faire plus de choses et je connais le monde des agences. J’ai aussi développé mes compétences et cela va m’aider dans mes études futurs (Master).

Un mot / une phrase qui résume votre expérience de mobilité.

« Mela » car c’est le mot le plus utilisé à Malte et ça restera toujours dans mon esprit.

Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

Aujourd’hui, j’ai repris mes études avec un MBA (Master) en Communication Globale et Stratégie d’Influence à l’ISEG (La grande école du digital, du marketing et de la communication) à Bordeaux.

 

Stage VET MalteStage VET Malte

Victor, Corps Européen de Solidarité, dans le domaine de l’environnement

"Avant d’entrer en licence, je souhaitais vivre une expérience qui sorte de l’ordinaire."

Je m’appelle Victor, j’ai 20 ans et je suis parti avec le programme CES à Athènes en Grèce. J’ai rejoint l’association Archelon en tant que volontaire sur une période de 2 mois. Après mes deux années de DUT et avant d’entrer en licence, je souhaitais vivre une expérience qui sorte de l’ordinaire. J’ai ainsi découvert le CES qui offre cette chance.

Archelon est une association qui vient en aide aux tortues de mer en Grèce. J’ai rejoint le Centre de Sauvetage de tortues de mer qui se situe près d’Athènes. L’objectif du centre est de réhabiliter les tortues de mer dans leur milieu naturel, en prenant en charge les tortues blessées ou malades trouvées à travers la Grèce. L’association dispose également de plusieurs autres centres en Grèce qui se chargent de la protection des nids sur les plages.

Pouvoir s’occuper de tortues de mer au quotidien est une chance incroyable. C’est une tâche extrêmement variée puisqu’il faut répondre à leurs différents besoins. Chaque jour, un planning est établi et définit les soins à apporter aux  tortues et les tâches à effectuer. Ainsi, il faut nettoyer les tortues et leurs bassins, préparer leur nourriture et leur donner, parfois à la pince, surveiller si tout se passe bien dans les serres, assister aux soins…

L’expérience qui m’a le plus marqué est que certaines tortues n’arrivent pas à manger le poisson qu’on leur donne, il faut donc les nourrir à l’aide d’un tube. Ce fut au début une expérience très particulière car cela nécessite d’enfoncer un tube directement dans leur estomac puis, à l’aide de seringues, de leur donner la nourriture mixée.

Le centre reçoit de nombreux volontaires venant de toute l’Europe. Durant ma période de volontariat, nous étions en moyenne neuf volontaires, pour la plupart des étudiants en biologie marine qui venaient réaliser un stage. Partager ces deux mois avec eux m’a permis de m’ouvrir sur d’autres cultures dans une ambiance conviviale au quotidien.

Je ressors de ces deux mois de CES fasciné par les tortues de mer et le monde marin. Cela fut une grande source d’enrichissement personnel et professionnel. Ces deux mois d’expérience riches en apprentissages ont renforcé mon souhait de travailler à l’international et me laissent également l’opportunité de repartir au sein d’un autre projet sur une durée plus longue.

 

SAFA

Elise, Service Civique International en Belgique, dans le domaine de la solidarité

"L’ASBL SAFA est comme une maison, tant pour les enfants et les familles qui en bénéficient que pour l’équipe qui y travaille."

L’ASBL SAFA est comme une maison, tant pour les enfants et les familles qui en bénéficient que pour l’équipe qui y travaille. On s’y sent accueilli, compris et écouté, tant de choses donc chaque personne à besoin. Le but principal de l’association sera l’accomplissement des personnes qui passent entre ses murs colorés, à travers le jeu, les ateliers créatifs, le soutien scolaire, les sorties en extérieur…

SAFA SCI

Durant ces 8 mois passés à l’ASBL (Association Sans But Lucratif) j’ai pu apprendre énormément de choses sur moi et le monde qui m’entoure, trouver ma place dans cette association, tisser des liens avec les enfants et mes collègues de travail. Chaque personne peut nous

apprendre quelque chose, qu’importe son âge, tout se construit sur l’échange, et j’ai pu bénéficier de la bonne influence et des bon conseils de chaque personne que j’ai pu croiser.

Travailler le matin au bon fonctionnement de l’ASBL, chercher des appels à projet et remplir des demandes de financement pour essayer d’offrir le mieux aux bénéficiaires a été un vrai moteur quand à mon implication. Pouvoir l’après-midi accueillir les enfants afin de réaliser plusieurs types d’activités extérieures, artistiques, d’expression…Et aussi pouvoir retravailler sur leurs lacunes scolaires lors du soutien et les accompagner au fur et à mesure des jours, semaines, mois suivants est extrêmement enrichissant.

SAFA

Terminer cette aventure par le Camp et le Stage était la cerise sur le gâteau, vivre avec eux, faire pleins d’activités, rire et surtout rencontrer des personnes qui remercient les enfants pour leur énergie, leur gentillesse et leur savoir vivre n’a pas de prix.

Grâce à cette expérience j’ai une vision de ce qu’est le travail en équipe que je recherche et ce que je voudrais pouvoir mettre en place à terme dans mon futur travail. Les valeurs les plus importantes sont les valeurs humaines alors je partagerais tout ce que j’ai appris à SAFA à qui veut bien le recevoir.

Je terminerai ce témoignage en partageant un avis. Aujourd’hui nous ne laissons pas assez de place pour les Maisons de Quartier, Maisons des Enfants, Maisons de Jeunes, Ecoles de Devoirs, qui sont des endroits qui devraient bénéficier de plus d’attention, de plus de budget, de plus d’équipement, de plus de places. Beaucoup d’enfants grandissent dans ces endroits mais malheureusement pour la majorité il n’y a pas de quoi accueillir tout le monde par manque de moyens. C’est enfant que nous apprenons le plus de chose et que nous nous forgeons un caractère et c’est à ce moment précis qu’il faut le plus d’aide.

Je remercie tout le monde pour cette formidable expérience que j’ai pu vivre là-bas, je reviendrais à coup sûr !

EU Aid Volunteers

Témoignage Delphine, volontaire d’aide au développement, Pérou

"Aujourd’hui, j’estime que cette expérience a fait de moi une meilleure professionnelle mais, surtout, m’a fait grandir personnellement."

Je me suis engagée dans le programme EU Aid Volunteers et Volontariat de Solidarité Internationale car je souhaitais avoir un impact positif, à mon échelle, dans un contexte de solidarité internationale. Dans ce cadre, je suis partie deux fois (2019 et 2021) à Lima, au Pérou, pour une mission auprès de l’association APRODEH. 

Traduit littéralement, APRODEH signifie “Association pro droits de l’Homme”, (Asociación pro derechos humanos). Et pour cause, le Pérou a subi une large période de violences, dues à un contexte politique instable, entre les années 1980 et 2000. Cette dernière année, le dictateur alors en place, Alberto Fujimori, a fui pour le Japon à la suite d’un mouvement social massif demandant son départ. Depuis, le pays tente de se reconstruire, entre corruption et violations des droits de l’Homme.

En tant que chargée de communication, ma mission auprès d’APRODEH a consisté à participer au développement de la communication sur les réseaux sociaux et internet, enjeu encore plus essentiel à cause de la Covid 19. Cette mission s’est découpée en trois axes principaux : création de contenus pour les réseaux sociaux et la page internet, développement des outils de communication utilisés par l’association et formation des collaborateurs de d’APRODEH à l’utilisation de ces outils. 

La réelle plus value de ces mois passés au sein d’APRODEH a été pour moi la chance d’échanger avec des experts politiques, qui ont pu m’expliquer les enjeux de l’élection présidentielle de 2020 au Pérou, et les victimes de la période de violence de 1980 à 2000. J’ai ainsi pu interviewer des personnes victimes de stérilisations de force et des proches de personnes disparues ou assassinées par l’Etat péruvien. Ces parcours de vie, je n’aurai sûrement jamais eu l’occasion de les croiser en France. Tout le sens de cette mission a résidé pour moi en ce point : diffuser le message de ceux qui se battent pour le respect des droits de l’Homme et la justice.

Aujourd’hui, j’estime que cette expérience a fait de moi une meilleure professionnelle mais, surtout, m’a fait grandir personnellement.

Vidéo réalisée par Delphine dans le cadre d’une de ses missions avec Aprodeh. Visionnez la en cliquant sur ce lien

Découvre d’autres vidéos de nos volontaires sur notre chaîne Youtube, en cliquant ici.

Accompagnement avec l’ADICE : Témoignage de Manon

"Tout a été fait pour que le projet se déroule dans les meilleures conditions possibles"

A mon sens, l’accompagnement fourni par l’ADICE du début à la fin du projet est complet. On se sent vraiment en confiance et cela nous aide à moins appréhender le départ car on sait que nous sommes encadrés et que tout a été fait pour que le projet se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Pour ce qui est des outils mis en place, ils sont très intéressants car ils nous permettent de réfléchir à nos attentes vis-à-vis de notre projet professionnel et personnel. La dernière check-list avant le départ est très importante aussi car on peut vérifier que rien n’a été oublier afin de partir dans les meilleures conditions. Les mails de liaisons, nous permettent de se sentir encadrés et de voir qu’une fois dans le pays, nous ne sommes pas seuls malgré tout. Ces mails permettent d’avoir des informations de pouvoir régler des problèmes qui peuvent se poser pendant la mobilité et aussi de prendre des nouvelles sur nos activités, sur la vie a l’étranger, sur comment se déroule le volontariat et je trouve ça important de savoir qu’on est dans un autre pays mais néanmoins nous ne sommes pas seuls.

Le livret de compétences nous permet de réfléchir sur les compétences acquises et celles à acquérir. Je trouve important de savoir réfléchir et distinguer les différentes compétences que l’on a ou que l’on aimerait développer car cela nous permet de valoriser notre expérience, etc.. et cela peut nous aider aussi pour d’autres choses par exemple, pour un CV savoir distinguer ses compétences et les expliquer est très important. Pour la fiche perceptives au retours, je te trouve qu’elle est intéressante, dans le sens où une fois revenu en France après son expérience, on peut se sentir un peu perdu mais cette fiche nous fait nous questionner sur ce que l’on peut faire. C’est bien de partir à l’étranger faire des missions de volontariat, mais c’est aussi très bien de penser à l’après.

Pour les fiches pays et son contexte, transport et apprentissage linguistique, je les trouve également intéressantes car on a ainsi une première approche du pays dans lequel on va partir et vivre pendant une période plus ou moins longue. Néanmoins, j’ai eu quelques difficultés, notamment pour la fiche pays et son contexte, car, en fonction du pays dans lequel on se trouve, il y a des informations qui sont difficiles à trouver, ce qui rend la tâche un peu complexe quelques fois.

Avant de parti j’avais l’idée de travailler dans l’humanitaire. C’est pourquoi j’ai pensé que faire un volontariat pourrait m’aider à préciser mes envies mais aussi montrer mon envie de travailler dans l’humanitaire et mettre en valeur certaines compétences. Maintenant je sais que je voudrais toujours faire la même chose mais le volontariat m’a justement aidé a précisé un peu plus ce que je veux faire. Mon but étant d’être plus du coté social dans l’humanitaire et non pas du coté logistique. Dans tout les cas, je sais maintenant que je veux travailler dans le social et apporté mon aide aux personnes qui en ont besoin.

Retrouvez ici le témoignage de Manon sur son volontariat court terme en Bulgarie.

Amélie PALLAS SCI

Amélie, stagiaire Erasmus+ EFP à Valetta, Malte

"J’ai pu exprimer pleinement mes compétences sans restriction"

Prénom. Age.

Amélie, 24 ans

Dispositif de mobilité.

Stage Erasmus+ EFP

Où ? Terrain / contexte.

Valletta, Malta. Je travaillais dans une ONG qui est aussi un média indépendant qui travaille sur l’empowerement des migrants, développe des activités de plaidoyer tout en promouvant l’Afrique positivement dans l’actualité.

Combien de temps.

6mois.

 

Votre mission et les tâches que vous avez effectuées.

Chargée de mission. Tâches : Ecriture de projet, management de projet de coopération, écriture d’articles anglais / français sur les migrations, Management des réseaux sociaux, communication et relations publiques.

Avec qui avez-vous travaillé ? Quel type de structure ? Quel public ?

Principalement avec différents stagiaires qui se sont succédé au sein de l’ONG. Public : migrants.

Pourquoi s’être engagé.e dans un tel projet ?

Pour avoir une expérience à l’internationale 100% en anglais et pour développer mes compétences professionnelles en gestion et écriture de projet autour des questions migratoires.

La plus grosse difficulté rencontrée ? Comment l’avez-vous surmonté ?

La langue au départ. J’avais des difficultés à parler anglais et à comprendre les différents accents lorsque je communiquais avec l’équipe (équipe multiculturelle). Le travail de la langue est la clé. 

De quoi êtes-vous le/la plus fier.ère ?

Ma progression en anglais

Comment cette expérience vient enrichir vos futurs projets ?

Cette expérience m’a permis de développer mes connaissances sur les enjeux migratoires en Europe. Elle m’a aussi permis de me sentir plus à l’aise dans la pratique de la langue anglaise. J’ai pu également exprimer pleinement mes compétences sans restriction car l’équipe m’a donné une grande confiance dans le travail que je pouvais fournir et une grande liberté de développer de nouveau projet.

 

Une anecdote ?

Les routes sont tellement dangereuses que les maltais font le signe de croix avant de s’assoir dans le bus. Il faut toujours regarder à 2 fois lorsqu’on traverse la route à Malte.

Un mot / une phrase qui résume votre expérience de mobilité.

Fulfilling (Traduction: Gratifiant/Epanouissant). 

Aujourd’hui, où en êtes-vous ?

Je vais travailler au Maroc pour un VSI d’un an pour travailler sur les politiques publiques de décentralisation. Un retour à mes premiers amours de Master en expertise des politiques sociales et locales.

Amélie PALLAS SCI AMAM

Video YT de présentation du travail d’Amélie chez African Media Association :

https://www.youtube.com/watch?v=O5fwtJ9TWsI&t=5s

Manon, Corps Européen de Solidarité en Bulgarie

"Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle m’a beaucoup apportée, autant dans le personnel que dans le professionnel."

Je suis partie au moins d’Avril grâce à l’ADICE pour un Corps européen de solidarité pour une durée de 2 mois en Bulgarie avec l’association Focus.
Nous avions décidé de me faire partir pour un court terme car je n’avais jamais voyagé seule pour une longue durée et c’était donc comme un essai avant d’envisager une mobilité de long terme.
Avant mon départ j’appréhendais beaucoup car c’était quelque chose de nouveau pour moi et j’avais beaucoup de craintes concernant la mission mais aussi mon intégration au sein du groupe de volontaires qui était déjà sur place depuis le mois d’octobre.

Mes missions étaient de faire de l’activité manuelle en intérieur ou extérieur, dans un centre de jour pour personnes en situation de handicap et les aider pour le repas. Je travaillais également dans une école en faisant du soutien scolaire, et dans un centre de jour pour enfants en situation de handicap. Nous travaillions toujours en groupe avec les autres volontaires, ce qui m’a rassuré car j’appréhendais beaucoup d’être seule pour ce genre de mission car c’était une première expérience. Le fait de toujours travailler en groupe m’a fait prendre plus confiance en moi et en ce que je pouvais faire car les autres volontaires étaient toujours la pour m’aider en cas de besoin et petit a petit j’ai su m’adapter et faire les choses seule.

Je me suis engagée dans ce projet car j’ai toujours aimé voyager, découvrir de nouveaux horizons, mais je ressentais aussi ce besoin de donner mon aide, de faire quelque chose d’utile tout en voyageant. Ce projet m’a également permis de réfléchir à mon orientation professionnelle. Après cette mobilité, je pense entamer des études dans le domaine humanitaire.

Tout au long de mon volontariat j’ai été entourée des autres volontaires, qui sont tous devenus des amis très proches maintenant. J’avais très peur de mon intégration au sein du groupe, mais dès mon arrivée, ils m’ont intégrée comme ci j’avais toujours été là et j’ai réussie a dépasser cette appréhension et à m’intégrer assez vite. Cela a rendu mon expérience de mobilité encore meilleure grâce au soutien que l’on se donnait mutuellement.

Je n’oublierai jamais cette expérience. Elle m’a beaucoup apportée, autant dans le personnel que dans le professionnel. Après mon retour, j’ai décidé d’y retourner pour un long terme de 6 mois. Je n’appréhende plus du tout, au contraire, j’ai hâte d’y retourner et de retrouver les personnes du centre de jour ou encore les enfants avec qui je travaille.

Pour finir, si je devais donner un conseil, une petite phrase de fin, je dirais, foncez ! N’ayez pas trop peur car ça ne ferait que vous angoisser pour rien. Le soutien reçu des autres volontaires, de l’organisation d’accueil mais aussi de l’ADICE qui accompagne du début a la fin du projet, est très précieux dans les bons et mauvais moments et assure que tout se passe pour le mieux.

Charlène, volontariat européen, en Espagne dans le domaine de la culture et de la solidarité

"Une expérience unique, des souvenirs plein la tête, des émotions plein de cœur, et un tremplin dans la vie."

Je m’appelle Charlène, j’ai 25 ans et je suis partie 10 mois en volontariat européen dans le village de Fromista, en Espagne.

J’avais différentes missions à effectuer avec la mairie, comme de l’animation en EHPAD et avec des enfants, à la bibliothèque ou encore à l’office du tourisme. J’ai donc effectué ma mission auprès de personnes âgées, d’enfants, de touristes et des habitants du village. J’avais une tutrice pour chaque lieu.

J’ai souhaité m’engager dans un tel projet car j’ai déjà effectué des missions à l’étranger et je voulais renouveler l’expérience. L’altruisme et l’apprentissage sont deux thématiques qui font partie de ma vie.

Ma plus grosse difficulté fût lors des deux premières semaines de mon arrivée : je ne parlais pas du tout Espagnol donc les échanges et la communication étaient très limités, ce qui me frustrait beaucoup, moi qui suis de nature sociable.

Ce dont je suis la plus fière, c’est d’avoir réussi à créer une telle relation avec les habitants et d’être appréciée à ma juste valeur. Je sais que si j’y retournai, je serais accueilli à bras ouverts. Ça n’a pas de prix.

Cette expérience m’aidera certainement dans ma vie future car elle m’a permis d’apprendre l’espagnol et de développer encore plus de compétences pratiques et sociales.

 

Une anecdote ? Dès que j’ai mis le pied sur le sol Espagnol, mon portable ne fonctionnait plus. Je n’avais plus ni réseau ni wifi et impossible de remettre quoi que ce soit. Je ne pouvais donc contacter et prévenir personne de mon arrivée. J’ai dû demander aux passants à la gare de Madrid s’ils voulaient bien me laisser utiliser leur téléphone pour au moins prévenir ma coordinatrice de l’heure à laquelle j’arriverai à Palencia afin qu’elle puisse venir me chercher. Au final plus de peur que de mal : lorsque l’on se retrouve face à une difficulté, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide.

Alexandre, volontariat européen, en Bulgarie, dans le domaine de la solidarité

"C'est comme un "déclic" qui m'a ouvert beaucoup de portes et me laisse le choix d'en emprunter une sans pour autant la fermer derrière."

 

Je m’appel Alexandre et j’ai 21 ans. Je suis partis pour 6 mois faire un SVE en Bulgarie où j’étais avec des
personnes en situation de handicap dans un centre de jour « daily center » et des enfant dit “gypsy” dans une école. Au daily center, ma mission était de créer un contact social avec les bénéficiaires autour d’activités manuelles/sorties/sport etc.  A l’école ma mission était de soutenir les élèves qui avaient des difficultés d’apprentissage durant les cours et également de animer les temps de récréations.

Je me suis engagé dans ce projet parce que j’avais envie de m’engager en dehors de la France et c’était pour moi le parfait projet pour combiner engagement et découverte culturelle. Je voulais aussi confirmer mon orientation professionnelle. La plus grosse difficulté rencontrée était la pandémie du covid-19 puisque la vie de l’association était en pause. C’est déjà une situation “étrange” quand on la vit dans son pays mais le fait de l’avoir vécu dans un autre l’est encore plus.

 

 

 

Ce qu’il m’a le plus aidé, c’était de le vivre avec d’autres volontaires qui étaient la plus ou moins pour les mêmes raisons que moi. Alors on s’occupait comme on le pouvait autours de jeux de sociétés, etc. Là ou je suis le plus fier c’est d’avoir réussis à faire rire les bénéficiaires du daily center et d’avoir créer des liens de complicité.

Cette expérience va m’aider pour ma vie future puis qu’elle m’a apporté énormément sur le plan personnel, beaucoup plus que ce que je l’imaginais. Ce projet m’a confirmé que rien n’est impossible, il faut juste se donner les moyens de réussir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Six mois après la fin de la mobilité, je me dis que cela m’a permit de prendre du recul sur ma vie en général et de redéfinir mes envies et projets d’avenir. C’est comme un « déclic » qui m’a ouvert beaucoup de portes et me laisse le choix d’en emprunter une sans pour autant la fermer derrière.

 

Selena, service civique international, en Macédoine du Nord, dans le domaine de la médiation culturelle

"Je suis très heureuse d’avoir pu surmonter cette timidité professionnelle que j’avais et d’avoir su m’affirmer."

Je suis Selena, j’ai 23 ans et je suis partie à Tearce, un village en Macédoine du Nord dans le cadre d’un service civique. CED (Center of Education and development) m’a accueillie pendant
8 mois pour que je puisse établir différents projets culturels et artistiques mais aussi à visée écologique. Le contexte était assez particulier car il a vite fallu intégrer les spécificités interculturelles du pays. En effet, les villageois sont regroupés selon leur appartenance ethnique : il y a une partie albanaise, une partie macédonienne et une partie turque. L’école est aussi divisée selon ce critère. Les différentes ethnies se mélangent très peu et les regrouper autour de plusieurs événements était une des missions principales de l’organisme où j’étais. J’ai ainsi pu découvrir plusieurs cultures en un seul village et cela a été très enrichissant.

Tout le long de ma mission, j’ai pu expérimenter mais aussi affirmer mes capacités artistiques en passant par des réalisations d’illustrations traditionnelles, des retouches de photos sur Photoshop, des designs d’affiches, de flyers, des encadrements d’activités sportives et manuelles à destination d’un jeune public, mon expérience m’a globalement servie à mieux me situer professionnellement. Cela a été un vrai défi pour moi de travailler en équipe, d’apprendre à déléguer des tâches, à me responsabiliser mais aussi à savoir communiquer quand cela est nécessaire. Je suis très heureuse d’avoir pu surmonter cette timidité professionnelle que j’avais et d’avoir su m’affirmer. Ma plus grosse difficulté, hormis la place de la femme dans ce village qui parfois n’a pas rendu mon quotidien aisé, était je pense faire face à la pandémie. Beaucoup de questions se sont posées en terme d’organisations d’événements, beaucoup de zones floues, de nouvel agencement à avoir, encore une fois il a fallu vite s’adapter que cela soit dans l’association ou au quotidien. J’ai eu l’occasion à ce moment-là de réaliser des bandes-dessinées, illustrations mais aussi concours en ligne en lien avec la pandémie.

Beaucoup se demandent ce que cela peut rapporter de partir dans un pays dont on n’a jamais entendu parler auparavant, comme je le dis souvent “Plus de choses m’attendaient là où je ne
connaissais rien”, tout est accueilli différemment, tout n’est qu’apprentissage et découverte.

De manière générale, je tire une grande satisfaction de mon affirmation artistique et professionnelle grâce à cette mobilité.

Cela m’a beaucoup aidée à savoir distinguer ce que je savais faire et ce que je pouvais faire de ce que je ne savais pas faire et ce que je pouvais apprendre. J’aimerais beaucoup désormais me lancer en tant qu’artiste-illustratrice, je réalise d’ailleurs en ce moment un projet d’illustrations de cartes postales autour de mon expérience dans les balkans. De plus, j’ai comme projet de m’installer au Kosovo, un pays que j’ai pu découvrir lors de ma mission en Macédoine. Si j’avais un conseil à donner à ceux qui ont peur de se lancer c’est de ne jamais penser que quelque chose est impossible et bien sûr de croire en soi !

Marion, Stagiaire de la formation professionnelle, au Royaume-Uni dans le domaine de l’Éducation

"De pouvoir observer cette pédagogie de l’intérieur était avant tout un test pour savoir si je voulais en faire mon métier et la réponse est OUI."

Mon stage se trouvait à Londres dans une école alternative suivant la pédagogie Steiner. La London Steiner School a accepté de m’accueillir pour 6 mois, le fait que je sois française a joué en ma faveur puisque cette méthode met l’accent sur les langues et qu’ils leur manquaient du personnel français. La pédagogie Steiner allie le développement personnel et spirituel de l’enfant aux arts, c’est une façon d’enseigner qui me touche particulièrement et j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir faire ce stage afin d’observer et de m’impliquer dans cette pédagogie. Finalement mon stage s’est écourté en vu de la pandémie du covid 19 et des mesures prises pour éviter la propagation.

Cependant durant 2 mois j’ai pu observer les différents niveaux allant de 6 à 14 ans. Dans ces écoles l’enseignant garde la même classe durant toute la scolarité soit 7 ans. J’ai donc accompagné M. ooge dans sa classe niveau 1 et 2 (6-8 ans) tous les matins durant 1h30. On commençait avec des exercices psycho-moteurs en utilisant des balles, des chants, en claquant nos mains. Cela leur permet de travailler leur mémoire, leurs concentrations, leurs motricité, et pleins d’autres aspects. Puis on enchainait avec le cours principal axé sur la lecture, l’écriture ou les mathématiques. J’étais souvent chargé d’encadrer la classe 1 pendant qu’il s’occupait de la classe 2. Je les ai aussi accompagnés dans d’autres activités comme la balade dans la nature, la peinture, l’allemand et le tricot. Puis durant 3 semaines intensives de français pour la classe 7 et 8 ( 12-14 ans) j’ai assisté Mme Eaves. J’ai pu échanger en français avec les élèves et les aider dans la compréhension ou l’écriture. Nous avons vu la nourriture, les choses qui sont importants pour eux dans la vie et le bien être, autour de ces sujets nous avons pu échanger à l’oral et partager. Le jeudi après midi j’avais pour charge une dizaine d’enfants de 6 à 10 ans lors de l’After school club de 12h30 à 15h30. Je mangeais avec eux puis on faisait des activités jusqu’à ce que leurs parents viennent les chercher. On a par exemple fait des origamis, de la sculpture sur bois, des puzzles ou de la couture.

Ce projet était pour moi très important, parce que je me suis toujours intéressé aux pédagogies alternatives. Lorsque j’ai appris l’existence de la pédagogie Steiner je me suis tout de suite reconnu dans celle-ci puisqu’elle a réuni 3 points essentiels pour moi : le contact avec les enfants, les arts et la spiritualité. Le but de cette méthode est d’aider ces enfants à devenir des individus à part entière, les guider vers des savoirs, des savoirs faire et des savoirs être, tout en respectant leurs rythmes et leurs tempéraments. De pouvoir observer cette pédagogie de l’intérieur était avant tout un test pour savoir si je voulais en faire mon métier et la réponse est OUI. Pourquoi l’avoir fait à l’étranger ? Mon niveau d’anglais ne me convenais pas, et c’est très important pour moi de parler anglais dans l’avenir j’ai donc pris l’initiative de faire mon stage en Angleterre. C’était donc une double opportunité. La plus grosse difficulté que j’ai rencontré était définitivement la langue car j’aurais aimé plus partager avec les enseignants sur cette pédagogie et connaitre leurs ressentis et leurs expériences et aussi pour pouvoir mieux guider les élèves. Pour dépasser cela il m’aurait fallu plus de temps pour être plus à l’aise avec la langue. Le point positif est que plus j’avais de responsabilités plus je progressais en sortant de ma zone de confort.

Je suis très fière d’avoir pu donner un cours de 3h30 à la classe 8 sur la révolution française en anglais toute seule, c’était un challenge à la fois pour la langue mais aussi de mettre en place un
cours de A à Z puis de l’animer. Je pense avoir un grand avantage pour intégrer mon master grâce à ce stage que j’ai pu mettre en avant sur mon CV. Je me suis aussi inscrite en parallèle à un formation de 3 ans pour devenir enseignant Steiner, j’ai d’ailleurs était accepté pour la rentrée 2020 et je pense qu’une nouvelle fois ce stage à joué en ma faveur.

Liam, EU Aid Volunteers au Ghana dans le domaine du développement communautaire

"Chacun de nous réfléchit à la journée écoulée tout en pensant à la suivante. C'est aussi dans ces moments que nous pouvons discuter, partager, échanger et apprendre les uns des autres. Ce qui, au fond, est le but de ce projet de volontariat"

Au bureau de district de l’association Ghana Developing Communities (GDCA) à Savelugu, juste au nord de Tamale, le gentil ronronnement du ventilateur de plafond apporte une fraîcheur bien méritée à la chaleur. L’application météo de mon téléphone m’indique qu’il fait 38°C avec un taux d’humidité de 59%. Il fait chaud et je n’ai pas besoin de consulter mon téléphone pour le savoir ! J’ai adopté l’astuce de mes collègues qui consiste à avoir toujours un mouchoir à portée de main pour essuyer mon front et ma lèvre supérieure toutes les quelques minutes. Dehors, les enfants qui rentrent de l’école jouent sur la terre rouge, omniprésente ici, et le bruit régulier des moteurs de voitures et de motos qui passent est parfois interrompu par une chèvre qui appelle ses petits.

Nous venons de visiter une association villageoise d’épargne et de crédit (AVEC) dans une communauté voisine. Ces groupes composés de 15 à 25 membres (principalement des femmes) se réunissent chaque semaine pour épargner ensemble de l’argent en achetant des actions. Les groupes peuvent également faire fructifier leurs économies en accordant de petits prêts aux membres moyennant un faible taux d’intérêt. Ainsi, à la fin d’un cycle (qui dure généralement 12 mois), chaque membre est en mesure de récupérer ses économies avec un petit supplément composé des intérêts facturés aux membres et des amendes collectées lors des réunions du groupe. Les groupes peuvent également mettre de côté de l’argent dans un fonds social qu’ils gèrent et qui peut être utilisé comme une forme de micro-assurance pour les membres qui peuvent avoir des dépenses imprévisibles telles que des factures médicales, des frais d’obsèques et d’autres incidents de ce type qui nécessitent un paiement rapide. La force des AVEC réside dans le fait que les groupes sont auto-sélectionnés, autogouvernés et autogérés. J’entends par là qu’ils sélectionnent leurs propres membres et élaborent leur propre ensemble de règles et de règlements dans le cadre de leur constitution pour se gouverner eux-mêmes. Cela s’accompagne bien sûr d’une formation et d’un suivi régulier, mais en tant que concept, c’est ce qui le distingue des banques du secteur formel, où les groupes ne sont pas indépendants et ne peuvent pas décider eux-mêmes comment et quand mettre de l’argent de côté.

Mon rôle, pendant les 12 mois que je passerai à la GDCA, sera de soutenir l’équipe en mettant l’accent sur les AVEC. Pour être en mesure de le faire efficacement, je dois d’abord observer et comprendre la manière dont le concept des AVEC est mis en œuvre. Cela signifie observer et comprendre comment les groupes sont formés, comment les AVEC s’intègrent dans la conception du développement communautaire et des autres activités de la AVEC, quelle est la dynamique des groupes, quels sont leurs défis, quelles sont les raisons pour lesquelles les membres forment des AVEC, et une longue liste d’autres questions. Il est également crucial que je connaisse la charge de travail des agents de terrain (qui sont les membres de l’équipe qui effectuent la plupart des contrôles réguliers des groupes et passent la majeure partie de leur semaine au sein des différentes communautés). Sans ces informations cruciales, et sans une solide compréhension des AVEC dans ce contexte, les efforts, les idées ou les suggestions que je pourrais apporter risquent de manquer les éléments vitaux qui pourraient les rendre réalisables et utiles. Mon rôle est de travailler avec l’équipe pour partager les connaissances, les pratiques, les points de vue et les idées afin de voir comment nous pouvons, en collaboration, renforcer le travail des AVEC qui est en cours – la première étape consiste à recueillir des informations et à comprendre.

Pour y parvenir, il est essentiel de développer une relation solide avec les personnes avec lesquelles je travaille, que ce soit au travail ou en dehors. Le week-end dernier, mon mentor m’a gentiment invitée à l’accompagner pour faire son grand, très grand, achat mensuel au principal marché en plein air du centre de Tamale. Nous sommes parties en fin de matinée et sommes rentrées tard dans l’après-midi, après nous être arrêtées à mi-chemin pour prendre le déjeuner qu’elle avait soigneusement préparé le matin même.  Si, comme moi, vous n’avez jamais entrepris un marché si long et si énergivore que vous deviez faire une pause entre deux parties, je dois vous dire que le déjeuner était un complément délicieux et très apprécié. Après tout, on dit que le pire moment pour faire les courses, c’est quand on a faim !

Depuis mon arrivée, j’ai énormément profité de moments comme ceux-ci, où les collègues de la GDCA se sont vraiment surpassés pour me faire sentir à l’aise et bienvenu. Un autre moment qui me vient à l’esprit est celui où mon supérieur hiérarchique est venu me chercher le premier jour avec le chauffeur du bureau et m’a emmené faire du porte-à-porte dans les maisons de mon quartier pour me présenter à mes voisins. Il s’assurait ainsi que si j’avais besoin de quelque chose, je saurais à qui m’adresser, et que de leur côté, ils sauraient qui je suis. Ce ne sont pas des cas isolés d’efforts, mais seulement deux exemples que je peux partager ici ; ils résument parfaitement le type d’accueil et d’attention dont j’ai fait l’objet à mon arrivée et qui s’est poursuivi depuis.

La journée de travail s’achève au bureau du district et mon mentor (qui est le coordinateur du district) m’informe que nous rentrons à Tamale. La demi-heure de route, sur une route en ligne droite, est un moment de la journée qui se situe à la fois entre le travail et les loisirs. Chacun de nous réfléchit à la journée écoulée tout en pensant à la suivante. C’est aussi dans ces moments que nous pouvons discuter, partager, échanger et apprendre les uns des autres. Ce qui, au fond, est le but de ce projet de volontariat.

Ils m’appellent, je dois y aller !

EU Aid Volunteers, Sara Lucchetta – Histoire de réussite

"J'ai été sélectionnée par les Nations Unies pour travailler en tant que responsable de terrain. Je crois sincèrement que l'expérience que j'ai vécue en tant qu'EUAV m'a aidé à consolider mon profil et à clarifier les doutes que j'avais sur moi-même et sur mon parcours professionnel"

J’ai été sélectionnée par les Nations Unies pour travailler en tant que responsable de terrain, dans le cadre du programme VNU (programme des Volontaires des Nations Unies). J’espérais avoir une expérience avec les Nations Unies à un moment donné de ma carrière, alors quand j’ai été sélectionnée, j’ai décidé d’accepter tout de suite. D’anciens VNU m’ont dit qu’il s’agissait d’une excellente occasion de construire une carrière au sein du système des Nations Unies, mais je pense néanmoins que ce sera une expérience très enrichissante pour moi, et un bon moyen de voir comment fonctionne une grande organisation.

Bien sûr, je suis triste de quitter le programme EUAV et la Fundacion Munasim Kullakita, mais je pense que le moment est venu pour moi d’essayer de faire un pas en avant dans ce secteur. En ce sens, je crois sincèrement que l’expérience que j’ai vécue à la FMK en tant qu’EUAV m’a aidé à consolider mon profil et à clarifier les doutes que j’avais sur moi-même et sur mon parcours professionnel. Lorsque j’ai commencé à chercher des emplois il y a quelques mois, j’ai été positivement surpris de voir que l’expérience que j’ai acquise est attrayante pour les organisations et qu’elles étaient disposées à m’inviter à des processus de sélection, et cela est certainement dû à l’opportunité qui m’a été offerte en tant qu’EUAV et au grand soutien que j’ai reçu de votre part tout au long de l’expérience.

Encore une fois, je tiens à remercier l’ADICE  pour son soutien et pour le professionnalisme et l’engagement dont vous avez toujours fait preuve à mon égard.

Garance, en service civique international, en Italie dans le domaine de l’éducation et la culture

"Ce n’est pas parce que le monde est à l’arrêt que l’aventure doit s’arrêter elle aussi !"

J’ai travaillé   avec une équipe d’éducatrices, de psychologues, de pédagogues, de psychomotriciennes ainsi qu’avec deux autres volontaires d’origine espagnole dans une coopérative sociale qui se nomme « A Modo Loro». L’équipe est exclusivement composée de femmes. Le centre après-scolaire accueille des enfants et des adolescents tous âgés entre 6 et 18 ans. Aujourd’hui, le centre compte deux antennes dans la ville de Putignano et accueille environ 80 élèves.

Le 5 septembre 2020, je me suis envolée en direction des pouilles afin de réaliser un projet qui me tenait à cœur. Un projet pour lequel, j’ai tout plaqué. Il est important de préciser que lors de la phase préparatoire du service civique, il y avait beaucoup de doutes et d’incertitudes en particulier dus au contexte sanitaire mondial.

Si je me suis engagée dans une telle mission, c’est parce que j’étais complètement perdue. Je n’arrivais pas à savoir ce que je voulais, ni comment m’orienter professionnellement. Lorsque que l’on m’a parlé du service civique, j’ai vu que je pouvais tant apprendre et donner en retour.  On a tous un petit rêve qui nous trotte dans la tête. Celui que j’avais, c’était de parler une autre langue et m’immerger dans une autre culture. L’ADICE a su viser exactement là où il le fallait et la première mission proposée fut la bonne ! Travailler avec des enfants, des éducatrices, des psychologues et des psychomotriciennes m’intriguer et je voulais voir jusqu’où je pouvais aller et ce que j’avais à apporter.

La plus grosse difficulté parfois, c’est accepter le changement. Parce que durant un volontariat, il vaut mieux que vous le sachiez futurs volontaires, on change. On prend sur soi. On teste ses limites.  On découvre. On grandit. Lorsque l’on met le pied sur un territoire qui n’est pas le sien, tout devient plus difficile. Intégrer un nouvel environnement peut être très déstabilisant.

Il faut aussi accepter que votre vie en France et votre vie dans le pays d’accueil soit totalement différente. Pour cela,  je vous conseille de reprendre quelques activités que vous aviez l’habitude de faire en France. Si je dois vous donner un exemple, lorsque j’avais besoin de me ressourcer, je jouais de l’ukulélé.

Lors d’une mission à l’étranger, tout n’est pas rose. Le fait de ne pas avoir la possibilité de sortir (dû au covid-19), de ne pas retrouver ses amis et d’être dans le flou le plus total face à l’avenir, peut vous faire broyer du noir. Alors accrochez-vous et demander de l’aide si besoin. Les plus belles choses sont parfois très simples et ils en existent des centaines ! Ce qui m’a le plus aidé, c’est de parler avec ma colocataire, Alba, et mon mentor, Piero, qui sont devenus des amis très proches. Me sentir accompagnée par L’ADICE tout au long de ma mobilité m’a également beaucoup aidé. C’est pourquoi, je tiens à les remercier pour leur écoute et leur gentillesse remarquable !

Les choses dont je suis la plus fière, ce sont toutes les petites victoires du quotidien. Par exemple dans le centre après-scolaire, nous avons des enfants avec des troubles comme la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie, des problèmes psychomoteurs et comportementaux. C’est quelque fois très laborieux et extrêmement fatiguant pour l’élève de mener à bien tous ses devoirs. C’est pourquoi lorsque nous réussissons à accompagner les enfants dans leur parcours éducatif, peu importe les difficultés rencontrées au cours de la journée, c’est une victoire dont nous pouvons être fiers.ères .

Cette expérience a totalement bouleversé mes projets futurs. Juste après la fin de la mission, je compte rester en Italie. Un de mes principaux projets serait de reprendre un parcours universitaire dans le nord de l’Italie. Grâce à cette mission, je me suis défiée chaque jour un peu plus et depuis je me sens plus confiante en ce qui concerne l’avenir !  J’ai aussi découvert à quel point travailler avec les enfants est gratifiant. Je ne pensais pas que cela m’aurait autant plu et bouleversé !

Les anecdotes les plus drôles sont très certainement celles que j’ai pues avoir avec Alba. La cohabitation avec une personne dont on ne partage ni la langue ni la culture peut être un peu effrayante. Pour autant,  nous avons trouvé un très bel équilibre et nous réussissons à nous comprendre. Pour vous offrir un extrait de nos aventures : nous aurions pu ouvrir une piscine municipale dans l’appartement. Le frigo, le lavabo, la machine à laver et la douche se sont amusés, à tour de rôle, à créer diverses rivières dans la salle de séjour.

J’ai aussi un très bon lien avec mon mentor, avec mes collègues ainsi qu’avec les enfants du centre. Ils existent donc des centaines d’anecdotes ! La plus récente dont je me souvienne est la phrase d’un des enfants âgé de 7 ans : « aujourd’hui, je vis dans le pays sans voyelles. Donc je n’écrirai pas les voyelles. Parce que c’est illégal. Et les consonnes sont beaucoup trop difficiles à écrire. Donc je ne ferai rien. » Il était 14h, L’enfant venait à peine d’entrer dans la salle d’étude.

En une phrase : « Education is the most powerful weapon which you can use to change the world » – Nelson Mandela

Emma et Clara, en Corps européen de Solidarité en Grèce

"Pour résumer, je pense que cette expérience m’a fait beaucoup évoluer et m’a aidé à savoir ce que j’ai envie de faire de ma vie future. C’est une expérience inoubliable, avec des rencontres inoubliables. " -Emma

Emma:

Je m’appelle Emma, j’ai 19 ans et je suis partie faire un CES de 6 mois à Kalamata, en Grèce. Ma mission s’effectuait dans un centre équestre thérapeutique avec des enfants en situation de handicap. Lors de ma mission, mon rôle était principalement de preparer et entraîner les chevaux avant les sessions durant lesquelles j’assistais les thérapeutes. Je me suis engagée dans ce projet car j’avais envie de découvrir de nouvelles choses, de travailler pour une bonne cause mais surtout d’améliorer mon anglais.

Pour moi, la plus grosse difficulté rencontrée a été au début la communication entre les enfants qui ne parlaient pas anglais et moi qui ne parlait pas le grec. Mais j’ai très vite compris que c’était très simple d’y remédier puisqu’on arrivait à se comprendre avec les gestes et les quelques mots de grec que j’ai appris.

Je suis maintenant très fière de mon niveau d’anglais, mais aussi de la maturité et de l’autonomie prises grâce à cette expérience qui m’aideront très certainement pour ma vie future.

Pour résumer, je pense que cette expérience m’a fait beaucoup évoluer et m’a aidé à savoir ce que j’ai envie de faire de ma vie future. C’est une expérience inoubliable, avec des rencontres inoubliables.

Clara:

Hello, je me présente, Clara Dutilleul, 19 ans, j’ai effectué une mobilité grâce à l’ADICE.

Pendant l’été 2020 on me demandait très souvent “que veux-tu faire comme étude l’année prochaine ?” la réponse était toujours la même “je ne sais pas”, je voulais du temps pour moi, me vider la tête et me couper de mon confort pendant un bon moment, j’ai donc décidé de m’engager dans une cause qui me tenait à cœur.

 

Mon Corps européen de Solidarité s’est déroulé du 1 er octobre au 31 mars 2021, dans une ville de Grèce, Kalamata. 6 mois de passés et 6 mois de souvenirs inoubliables.

Pendant plusieurs mois avec d’autres volontaires de différentes nationalités, j’ai vécu dans un appartement et travaillé dans un Dog Shelter qui recueille près de 700 chiens, j’ai été agréablement surprise par le lieu, le fait qu’il soit tous dans un terrain ouvert et plutôt spacieux. Les chiens étaient à peu près tous très accueillants, ils te sautent dessus dès ton arrivée (attention ils salissent beaucoup). Bon bien sûr beaucoup de sécrétions et de bols à nettoyer, mais surtout beaucoup d’amour à partager.

 

Au début de mon CES, j’ai eu beaucoup de mal à communiquer avec mes colocataires qui venaient d’autres pays, mais avec du temps, j’ai appris, les affinités se sont créées et la barrière du langage n’était plus un problème et je suis assez fière de moi.

Étant originellement une personne ouverte d’esprit, qui n’est pas timide et assez sociable, je savais que je n’allais pas avoir de difficulté à m’adapter aux personnes que j’allais rencontrer.

Cette expérience est un gros +, mon ouverture d’esprit, mon sens du partage, de la communication et de la découverte sont encore plus larges qu’ils ne l’étaient.

J’ai une très belle anecdote, avec mes amis nous avons fait la rencontre d’un patron de centre d’équitation. Un film grec se tournait dans les montagnes de Kalamata, l’accès en voiture était impossible, il nous avait demandé de monter tout en haut de la montagne avec 3 ânes (qui pouvaient être montés) et 2 chevaux car ils en avaient besoin pour le film, comme par hasard, je suis tombée sur l’âne le plus têtu, cette montagne qui est normalement monté en 1 heure, je l’ai faite en 2 heures, c’était très drôle et le paysage était magnifique.

 

Comme phrase qui résume mon expérience, je dirais « vivre et laisser vivre ».

Aujourd’hui je suis prête à reprendre mes études, j’ai postulé dans le secteur commerce et je n’espère pas me tromper.

Hugo, Service civique à l’ADICE

"Je me suis engagé à l’ADICE car je voulais avoir une première expérience"

Je m’appelle Hugo, j’ai 25 ans et j’effectue une mission de Service Civique de 10 mois à l’ADICE. Puisque je suis arrivé en août 2020, je suis arrivé en pleine période de crise sanitaire et l’ADICE était dans une nouvelle phase d’adaptation face à ce contexte si particulier. Même si j’ai pu commencer ma mission en présentiel pendant quelques semaines, je travaille dorénavant principalement en télétravail avec quelques actions extérieures à nos bureaux ponctuellement.  

Jassiste principalement la chargée de projet qui accompagne les demandeurs d’emploi suivis en stage professionnel VET Erasmus+Avec l’appui des fiches pédagogiques de l’ADICE, mon rôle principal est d’accompagner les participants à définir leur projet de mobilité ainsi que leur projet professionnel sur le long-terme pour qu’ils puissent trouver une mission adaptée à leur parcours et leur profil. Je suis donc amené à travailler avec des structures locales (Missions locales, Pôle emploi, ) qui redirigent leurs participants vers l’association, ou avec les structures que les stagiaires contactent à l’international pour gérer la partie administrative et préparer la mission de stage.  

Je me suis engagé à l’ADICE car je voulais avoir une première expérience dans une structure associative portée sur la mobilité internationale. Cela m’a permis de développer plusieurs compétences, notamment professionnelles sur l’accompagnement, la gestion de projet, l’animation ou même la communication. A ma surprise, cela m’a aussi aidé à développer des compétences personnelles qui peuvent être mobilisées dans plusieurs contextes comme l’aisance à l’oral, le travail en équipe et la prise d’initiative. 

La plus grosse difficulté que j’ai pu rencontrer reste la prise de parole en public qui peut être stressante devant une grande audience, mais cela a pu être dépassé au fur et à mesure de mes interventions de sensibilisationD’ailleurs, je suis particulièrement fier d’avoir pu m’adapter aux conditions de travail que nous impose la crise sanitaire actuelle car cela m’a poussé à être plus autonome dans mon organisation et mon apprentissage. Cette expérience m’aura donc permis de prendre confiance en moi, en mes capacités, mais elle m’aura aussi permis de développer une certaine compréhension du programme Erasmus+ et des différents programmes européens en générale. 

En résumé, le Volontariat en Service Civique est une opportunité unique qui m’a permis de m’engager pour une cause d’intérêt général, tout en bénéficiant d’une expérience utile et valorisable par la suite. Lorsque j’aurais fini ma mission, je compte partir en volontariat à l’étranger afin de continuer à me former dans le domaine de la mobilité ainsi que la gestion de projet européens.  

Stage VET

Céline, Stagiaire Erasmus+ EFP au Portugal

"La ville de Lisbonne est captivante, reposante, j’ai tout de suite été adoptée."

Je m’appelle Céline Coturel, accompagnée par l’association de l’ADICE, j’ai effectué un stage professionnel Erasmus+. Etant en réorientation professionnelle, ce stage m’a permis de découvrir un nouveau métier. Je suivais en parallèle une licence professionnelle à distance, et faire les deux s’est avéré intense mais formateur. J’ai commencé mon stage de 6 mois à la Bibliothèque de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Lisbonne (FBAUL) en octobre 2020. 

Céline Coturel témoignage

Au cours de mon stage, j’ai inventorié les fonds photographique des Beaux-Arts. La bibliothèque possède une vaste collection de tirages photographiques, de cartes postales, de photos sur verre ou en diapositives, et leur aspect était encore bien conservé. Il s’agissait de documents qui ont été utilisés comme ressources pédagogiques par les professeur.e.s de l’époque, dans des disciplines telles que l’architecture, l’histoire de l’art, la sculpture ou encore pour évaluer le travail des élèves, photographié pour leur attribuer une note.

J’ai pu ainsi redécouvrir des documents rares, datant des années 1930 ou 1970, et cela a été l’occasion pour nous toutes à la bibliothèque de (re)découvrir les oeuvres du très talentueux photographe Eduardo Portugal. 

Il a notamment photographié, un peu à la façon d’Eugène Atget, tous les monuments et détails d’architecture de tout le Portugal, volant parfois des instants de la vie quotidienne des habitant.e.s. 

Tous ces éléments n’étaient pas encore inventoriés et par conséquent non disponibles à la consultation. En veillant à les inventorier, il a fallu aussi nettoyer, numériser et organiser par thèmes toutes ces images. Quatre grandes catégories ont été créées: 1. photographies, 2. photographies sur verre  épreuves, 3. photographies postales et 4. Diapositives.

Mes tâches consistaient donc à entrer dans une base de donnée le descriptif détaillé de leur état, leur titre ou notes de l’époque s’il y en avait, ou faire une recherche s’il s’agissait d’œuvres d’art connues. L’objectif était que les documents puissent être catalogués et mis à la disposition des lecteurs par ma collègue et superviseuse Joana Mateus, force de patience et guide discrète sur laquelle j’ai pu m’appuyer durant toute la durée de cet apprentissage.

Ce qui m’a le plus plu a été de monter l’exposition, à la fois en virtuel et dans l’espace de la bibliothèque des meilleures photos / diapositives / cartes postales que nous avons pu retrouver et archiver.  Malgré les restrictions, il a été possible de le faire avant la réouverture de l’espace aux visiteurs. Joana a dû jouer des pieds et des mains pour maintenir le projet tant que j’étais encore là, sinon il aurait été reporté à plus tard, quand les écoles rouvraient au public et aux étudiant.e.s.

Je lui dois donc cette formidable exposition, toujours accessible en ligne sur le site de l’école. Je quitte les lieux en laissant derrière moi les vitrines de l’expo remplies de ces images d’artistes, qui m’ont tenu compagnie ces six mois de stage.

Stage VET Témoignage

Il s’agit donc pour moi d’une expérience de mobilité qui a renforcé et enrichit mon épanouissement professionnel et personnel. La ville de Lisbonne est captivante, reposante, j’ai tout de suite été adoptée. 

Clémentine et Antoine, en service civique international en Pologne

"cette expérience m’a apporté un gros plus au niveau de l’anglais et cela m’a permis de rencontrer plein de gens géniaux, des cultures différentes, mais aussi cette expérience m’as permis de me concentrer sur moi-même et je pense que cela m’a fait grandir et évoluer"

Je m’appelle Clémentine, j’ai 20 ans et j’ai effectué un service civique de 7 mois au sein de la fondation Ebu à Mińsk Mazowiecki, en Pologne.

 

C’est une association qui a pour but d’ouvrir les enfants et les adolescents, principalement de la ville, à différentes cultures mais plus particulièrement à l’Europe à travers des activités plutôt ludiques pour permettre la découverte d’un apprentissage différent.

La plupart du temps nous préparions des activités, parfois aiguillées par les professeurs avec lesquels nous allions travailler, adaptées à chaque tranches d’âges, car nous pouvions travailler aussi bien avec des maternelles qu’avec des jeunes qui, pour le coup, avaient à-peu-près le même âge que moi.

 

Ensuite nous allions seul ou en petit groupe dans les écoles pour faire les activités avec les enfants. Nous pouvions aussi nous impliquer dans la vie de  Mińsk Mazowiecki lors d’événements organisés par la ville ou par EBU. Nous avons aussi accueilli des enfants dans EBULab lors des vacances d’hiver comme un petit centre de loisirs, mais aussi des adolescents et des adultes, lors de meetings de langues, en petit groupe, afin de pratiquer ou peaufiner leur(s) langue(s) étrangère(s).

 

 

Je voulais faire ce projet car j’étais (et je suis) perdue au niveau de mon orientation, je voulais une rupture bénéfique où je pourrais faire des choses nouvelles, développer des compétences, avoir la possibilité d’acquérir de l’expérience à l’étranger et aussi parce que le projet me plaisait évidemment.

Ma plus grosse difficulté a sûrement été de rentrer en France en période de pandémie, mais dans le cadre plus professionnel c’est la première classe de la journée mon vrai challenge, à chaque premier groupe j’étais une boule d’anxiété et de stress mais plus la journée avançait et plus j’étais détendue. Je ne suis pas fière d’une chose en particulier mais je suis fière de l’avoir fait malgré les appréhensions que j’ai pu avoir et que tout se soit bien passé.

Comme je l’ai dit je ne sais pas trop où je vais avec mon orientation donc je ne sais pas trop comment cela va impacter mon futur mais en tout cas je me sens plus autonome et plus confiante au quotidien. Si je dois retenir qu’une chose d’EBU je dirais sans hésiter l’importance du travail d’équipe car ton équipe tu es absolument toujours avec, aussi bien au travail que dans ta vie privée. Aujourd’hui et depuis deux mois je retravaille dans les vignes à mi-temps, cela m’a d’ailleurs bien aidé pendant cette période de confinement. Et je pense me réinscrire à la Fac, peut-être en LLCER.

 

Je m’appelle Antoine, j’ai 23 ans cette mission de 6 mois m’a été proposée par l’association Fundacja Ebu situé à Minsk Mazowiecki en Pologne . Cette association est composée de plusieurs volontaires venant de toute l’Europe mais aussi des volontaires Polonais, ce qui était vraiment cool pour communiquer avec des polonais facilement ! Cette association a pour valeurs: la tolérance , la positivité et le multiculturalisme. Ma mission consistait à mettre en place des animations culturelles au sein de la population locale , surtout dans les écoles (maternelles , primaires , collèges et lycées). Mes principales missions étaient de trouver des animations intéressantes en fonction des thèmes que nous avions qui étaient la plupart du temps imposés( Noël, pâques par exemple ). Mais aussi parfois on participait à des événements et on devait aussi créer des jeux pour la population locale. La plupart du temps j’allais dans des écoles pour faire des activités avec les élèves ( de 3 à 19 ans) et donner des cours de français et d’anglais. Le but principal de ces activités étaient d’essayer de leur apprendre quelque chose à chaque fois pour qu’ils s’améliorent et pour leur donner envie d’apprendre de nouvelles cultures et de s’ouvrir au monde tout en s’amusant!

 

En février pendant deux semaines les enfants étaient en vacances, nous avions donc organisé des activités interculturelles portant autour des différents pays d’europe et du monde et toutes ces activités se déroulaient au sein de l’association (Ebu lab)comme une sorte de mini centre aéré. J’ai travaillé seul et en équipe, tout dépendait des jours et des activités proposées. L’équipe avec qui j’ai travaillé était très variées, c’est à dire qu’elle pouvait être composé d’une personne française, espagnole ou allemande par exemple. Ou alors avec plusieurs personnes souvent 2 ou 3 maximum. Je me suis engagé dans ce projet afin d’évoluer et d’essayer de mieux me connaître, mais la raison principale était de m’améliorer en anglais pour pouvoir continuer mes études en Master dans le domaine du commerce. Je suis assez fier des progrès que j’ai réalisé en anglais et de la façon dont j’ai su m’intégrer au sein de l’association et du pays, mais aussi d’avoir organisé des activités seul et d’avoir réussi à captiver des enfants qui ne parlaient pas ma langue natale ! La plus grosse difficulté que jai dû surmonté était sûrement lorsque j’ai été chez le coiffeur et que jai dû essayer de me faire comprendre alors que le coiffeur ne parlait pas du tout anglais ( je ne vous raconte pas le résultat final juste que ce rendez-vous chez le coiffeur valait bien son prix 5€) . Plus sérieusement pour moi le plus dur à surmonter était sûrement le manque de mes proches et la barrière de la langue à certains moments ..

 

Cette expérience m’a conforté dans mon choix de continuer mes études dans le domaine du commerce car je ne me vois pas continuer dans l’animation avec les enfants à l’avenir même si cela reste toujours un plaisir évidemment! En tout cas je tiens à remercier l’Adice et plus particulièrement Cyrielle et Jeanne qui m’ont permis de trouver ce service civique en Pologne à la fundacja Ebu et qui m’ont très bien suivis tout au long de mon séjour en Pologne. Mais aussi je tiens à remercier Eliza, la directrice de la Fundacja Ebu en Pologne à Minsk Mazowiecki qui m’a très bien accueillis et qui m’a aidé dans la réalisations de tout mes projets ! Pour conclure je dirai que cette expérience m’a apporté un gros plus au niveau de l’anglais et cela m’a permis de rencontrer plein de gens géniaux, des cultures différentes, mais aussi cette expérience m’as permis de me concentrer sur moi-même et je pense que cela m’a fait grandir et évoluer.

Théo Stage VET

Théo, Stagiaire Erasmus+ EFP en Suède

"Les expériences de mobilités comme celle-ci sont de véritables initiatives enrichissantes; des vraies effervescences de pragmatisme !"

Stage Erasmus+ de formation professionnel?

C’est le dispositif de mobilité que j’effectue actuellement, un stage professionnel en Suède, à Stockholm en lien avec l’ADICE, pour un café/restaurant responsable et engagé. En effet, depuis janvier 2021, j’ai rejoins Monika et Thérèse également les co-fondatrices de Fern & Fika. C’est un lieu proposant des aliments sains, végans, riches en protéines, fibres, et faits maison.

Mes missions, s’orientent notamment dans le développement de la communication, du webshop, des campagnes de publicité, et des slogans, mais je travaille aussi sur le SEO référencement, le marketing, et le packaging. Monika souhaite aussi développer le site internet, la vente à emporter et créer une marque pour amplifier son développement. J’aide également au café, à la fabrication des pains, et des cakes… Ce sont des missions captivantes, amplifiées par l’énergie et la bonne humeur de Monika !

Attiré par les pays Nordiques et le développement durable, je souhaite découvrir, rencontrer, développer mon niveau d’Anglais et mes compétences en communication dans une démarche alliant sens, action, innovation, et durabilité ! J’effectue ainsi des recherches et établis des propositions en fonction de ces orientations, ce qui nous permet d’établir des projets concrets pour le café/restaurant. Le stage est donc l’occasion parfaite pour apprendre et impulser ces actions.

La compréhension en Anglais est parfois complexe, mais c’est un bon moyen de progresser, naturellement car la population en Suède le parle vraiment facilement.

Stockholm est une ville agréable, l’omniprésence de la Nature est envoûtante : les paysages, forêts, mer, lacs à proximités sont vraiment enthousiasmants pour faire des activités à partager !

Un Fika ? C’est un moment incontournable à base de cafés et/ou repas accompagnés d’amis, familles, ou collègues. Pour les Suèdois.e.s, cela peut se faire à n’importe quel moment de la journée, ce qui m’a permis d’avoir de nombreuses invitations à accepter !

Les expériences de mobilités comme celle-ci sont de véritables initiatives enrichissantes, de vraies effervescences de pragmatisme !

Ronan, EU Aid Volunteers au Maroc

Cette mission vient accroitre mes connaissances et elle m’a permis d’accéder à un terrain de recherche-action pour valider mon parcours d’étudiant de master en Économie Sociale et Solidaire.

Cette mission EuAid Volunteers en tant que chargé de développement de projets à Jerada, au Maroc, vient confirmer et enrichir mon parcours personnel et professionnel et permet de donner du sens à mon engagement dans le secteur social et humanitaire. Celle-ci fut un moyen d’accroitre mes connaissances et elle m’a permis d’accéder à un terrain de recherche-action pour valider mon parcours d’étudiant de master en Economie Sociale et Solidaire.

En février 2019, j’ai intégré un master en économie sociale et solidaire au centre d’économie sociale du Cnam de Lille. Ce master est axé sur la pratique de la recherche action comme un moyen d’étudier un terrain en me plaçant en tant que chercheur et en tant qu’acteur. De ce fait, en mai 2019, j’ai décidé d’aller en quête d’un terrain d’action à l’étranger. Le volontariat était pour moi un moyen pertinent d’allier ces deux pratiques, celle « d’intervenant » social en tant que volontaire et celle d’étudiant chercheur inscrit dans un cursus universitaire.

Je me suis donc positionné sur une offre d’UE Aid volunteers auprès de l’association ADICE à Roubaix. J’ai été retenu sur cette mission, puis, en juin 2019, j’ai effectué la formation de pré-déploiement de la commission européenne en Belgique. Celle-ci fut le démarrage de ce parcours de volontaire, elle m’a énormément apporté tant sur le plan humain que sur le plan pédagogique. Une fois passé cette étape, j’ai intégré en septembre 2019 mon terrain, je me suis installé à Jerada, une commune située au cœur de la région de l’Oriental, à quelques kilomètres de la frontière avec l’Algérie.

J’ai donc été accueilli par l’association Isaaf Jerada Solidarité et Développement, une association locale bien implantée sur le territoire de Jerada, de sa province etc. Après une période d’accueil et d’immersion au sein de l’organisation, je me suis bien intégré, tant dans ma mission que dans mon environnement du quotidien. J’ai eu l’opportunité d’avoir une environnement d’action favorable à la réflexion, au développement de projets innovants, un environnement favorable à l’action etc.  Ma principale mission était de faire une veille sur les opportunités émanant des bailleurs de fonds internationaux sur les thématiques portés par l’association : l’inclusion, le volontariat, droits de l’homme etc.

Dans ce cadre j’avais pour mission de réfléchir sur des propositions concrètes, réaliste et réalisable par rapport au contexte local. Par-là j’ai renforcé mes compétences dans le champ de l’ingénierie de projets à fort impact social, économique ou environnemental. Durant ma mission, j’ai répondu à 20 appels à projets. Par ailleurs j’ai pu mettre en œuvre des projets et implémenter des activités auprès des cibles, des populations de Jerada et de sa province. En outre, j’ai pu mener ma recherche en faisant des entretiens auprès d’acteurs de la société civile locale, puis en réalisant une analyse globale des forces et faiblesses relatives aux capacités de la société civile de Jerada et de sa province.

Enfin, ces 18 mois d’immersion au sein d’une structure associative marocaine, sur un territoire, cela m’a permis d’accroitre des connaissances, capacités pour travailler dans un environnement étranger, loin de ma zone de confort.

 

Geoffrey, SVE de 6 mois en Turquie

"Ce dont je suis le plus fier est d’avoir su traverser et apprécier ce volontariat. Je pense me connaître un peu plus dorénavant après cette expérience, et c’était là mon principal souhait en partant."

Bonjour,

Je m’appelle Geoffrey, j’ai 27 et j’ai terminé un Service Volontaire Européen (SVE).

Mon SVE s’est effectué, à Antalya, une ville au sud de la Turquie de plus de 2 millions d’habitants, sur la côte méditerranéenne. Il a duré 6 mois, de septembre 2019 à février 2020. Plus précisément, mes missions s’effectuaient au sein de l’université publique d’Antalya, l’université d’Akdeniz. C’est dans cette immense université de plus de 30 000 étudiants que j’ai endossé mon rôle de volontaire. Les missions que j’ai effectuées au travers de mon volontariat ont été d’aider les étudiants de la faculté de tourisme et de gastronomie dans l’apprentissage de notre belle langue, au combien compliquée à apprendre. Pour cela, je me rendais dans les cours de français.

Mon rôle variait, tantôt plus en retrait, assis à côté d’un élève en train de réaliser un exercice de français en essayant de l’aider sans pour autant lui souffler les réponses. Tantôt plus actif, en présentant des Power Point sur le tourisme en France (lieux les plus fréquentés, anecdotes sur les monuments etc.). J’ai aussi eu des présentations ponctuelles dans d’autres cours, dont une a été de présenter les études de psychologie en France, puisque j’ai suivi ce cursus lorsque j’étais étudiant.

 

Je me suis lancé dans un SVE puisque je voulais explorer ma capacité à vivre à l’étranger, loin de mes proches et de mes habitudes ; mais aussi afin apporter mon aide et être au service des autres ; de plus je souhaitais découvrir une autre culture, des mentalités différentes ; et enfin apprendre à communiquer en anglais.

La plus gros difficulté que j’ai eu a été de communiquer avec les personnes en anglais . A mon arrivé en septembre, j’avais un niveau très basique, incapable de dire une seule phrase correctement, mais à la fin de mon SVE, j’étais capable de m’exprimer assez bien et de comprendre la plupart des mes interlocuteurs. Le chemin parcouru pour en arriver à ce résultat a été d’apprendre au travers d’une application presque tous les jours et de tenter de communiquer le plus possible avec mes amis et ma tutrice anglophones.

Ce dont je suis le plus fier est d’avoir su traverser et apprécier ce volontariat. Je pense me connaître un peu plus dorénavant après cette expérience, et c’était là mon principal souhait en partant.

Je pense que cette expérience va m’apporter plus de sérénité dans les interactions sociales que j’aurai ; et une plus value sur le marché de l’emploi, avoir une expérience de 6 mois à l’étranger n’est pas donné à tout le monde.

Anecdote : Ma tutrice (que j’adore) est parfois très tête en l’air. Il était prévu d’aller faire un tennis ensemble à l’université. C’était elle qui avait les raquettes de tennis et les balles dans sa voiture. Le jour J du tennis, sa voiture est amenée au matin au garage pour y rester quelques jours. Elle arrive au bureau et me montre, peu fier d’elle, qu’elle n’a pas oublié ses affaires de sport pour tout à l’heure, je lui ai donc demandé « Et les raquettes ? » Et bien sûr elle les avait laissé dans sa voiture. Ca peut sembler anodin comme ça mais ça lui arrivait de temps en temps d’être ailleurs.

Un mot : « Kanka » , mes amis l’utilisaient, cela veut dire en langage informel « frère ».

EU Aid Volunteers – Projet HVA

Le résumé en vidéo du projet de déploiement EUAV « Volontaires humanitaires en action: défis et opportunités – HVA »

Une vidéo décisive résumant le déploiement du projet HVA par EU Aid Volunteers avec des témoignages de volontaires, d’organisations d’accueil et d’envoi sur le terrain. Le projet a été mis en œuvre en Afrique et en Europe de l’Est.

Le projet réunit 3 partenaires de l’UE, de France, de Slovaquie et d’Estonie et 7 partenaires non-européens d’Albanie, de Géorgie, de Turquie, du Maroc et d’Algérie.

cliquez sur l’image pour voir la vidéo

Janek, Eu Aid Volonteers au Ghana

"As we spread the seeds around this village, there is more chance that something still start to grow"

La vidéo témoignage du volontaires EU Aid Janek déployé au Kongo, une région de l’Upper East du Ghana dans le cadre du projet SUDHAV2 présente son soutien à la création d’un centre local pour les technologies de l’information et de la communication.

Adeline Stagiaire VET

Adeline, Stagiaire Erasmus+ EFP au Portugal

"En dépit de la crise sanitaire actuelle, ce stage est une belle opportunité professionnelle et surtout une magnifique expérience humaine dans la bienveillance et l'entraide"

Bom dia !

Je m’appelle Adeline, j’ai 24 ans, cela fait 2 ans que j’ai obtenu mon Diplôme d’Etat d’Assistante de Service Social. Après mes études, j’ai enchaîné plusieurs CDD mais j’avais toujours la curiosité et l’envie de décAperçu de l’imageouvrir le travail social à l’étranger. Ce projet a pu être réalisé grâce au suivi de l’ADICE car je suis maintenant en stage professionnel de 6 mois au Portugal. Mon stage se déroule dans une association Cruz Vermelha Portuguesa (La Croix Rouge), dans la ville de Coimbra à 2h de Lisbonne.
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L’association est bien connue sur le territoire, les personnes ou familles en difficulté peuvent bénéficier de dons alimentaires ou bien, de dons vestimentaires. Mon rôle est de récupérer les dons alimentaires de grandes surfaces, puis de les redistribuer aux familles. Pour cela, je mets en place un calendrier de rendez-vous, ce qui me permet de pouvoir gérer les stocks et l’attribution des dons alimentaires ainsi que de respecter les mesures Covid-19.
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Adeline Stagiaire VET

Le vendredi soir, je participe aux maraudes, je prépare des sacs pique-ni que avec l’aide du centre social de la ville, et des couvertures chaudes pour apporter aux personnes sans-abris. C’est l’occasion de discuter avec eux, d’apporter une présence à ces personnes en situations d’exclusion et de maintenir un lien social.
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Pour réaliser ces missions, il m’a fallu apprendre le portugais, je ne connaissais pas du tout la langue à mon arrivée. L’association m’a inscrite à des cours du soir, niveau A1 puis A2, ce qui m’a permis de me débrouiller rapidement en portugais. Je suis également en colocation avec des personnes portugaises qui me font découvrir la culture du pays, de belles rencontres se font à travers cette expérience.
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En dépit de la crise sanitaire actuelle, ce stage est une belle opportunité professionnelle et surtout une magnifique expérience humaine dans la bienveillance et l’entraide.
Adeline

Margot partie 1 an en SVE en Bosnie-Herzégovine

"Au terme de cette expérience, ma perception de ce qui est véritablement essentiel s’est affinée et m’a aidé à m’orienter vers un parcours professionnel plus sensé et utile"

Je suis Margot, tout juste 25 ans. Pour tout dire, j’ai fêté mon quart de siècle en Bosnie Herzégovine, dans la permaculture dans laquelle j’ai été volontaire pendant un an. 

 

À la fin de mes études et après une courte expérience au sein d’une ONG environnementale, moi qui souhaitais être utile et participer à la création d’une société plus durable, j’ai ressenti le besoin de découvrir de nouvelles solutions et expérimenter l’écologie dans sa forme concrète, sur le terrain… Les mains dans la terre et les arbres au-dessus de la tête.   

 

Initialement, il s’agissait d’un projet de Service Volontaire Européen prévu pour une durée de 4 mois. Je ne connaissais rien de ce pays, de sa culture, de sa géographie, ni même de l’expérience de vivre dans une ferme. En somme, beaucoup dappréhensions en perspective au départ de cette expérience en terrain inconnu.  

4 mois, ça me semblait donc être un bon compromis pour prendre le temps d’apprendre l’essentiel, sans avoir à m’engager trop longtemps si l’expérience s’avère ne pas me correspondre. 

Au final, j’y suis resté 12 mois, avec un petit surplus. 

Située à quelques kilomètres de Mostar, la ferme est animée par une équipe de 4 permanents locaux, ma mentor Vanja et ma tutrice Sanja, ainsi que deux jeunes salariés. Déjà, au sein même de l’équipe règne une atmosphère de solidarité, d’inclusion et d’amitié. Très vite, ils m’ont intégrée et m’ont faire sentir partie de cette petite famille.  

Au côté de cette équipe, plusieurs volontaires internationaux sont venus successivement pour des durées variables, de quelques semaines à 3 mois. 

En dehors des heures de travail, je vivais seule à la ferme, mais j’avais la compagnie des 7 (puis 8, puis 9) chats, d’un chien, de quatre poules et d’un poisson rouge.  

 

La création d’une permaculture en Bosnie Herzégovine est un projet qui résonne d’autant plus dans le contexte de ce paysencore fortement meurtri par la guerre et ses tensions communautaires, engagé dans un lent processus de reconstruction et appauvri d’une partie de ses habitants à la recherche de meilleures opportunités en Europe du Nord. Parmi les nombreux défis auxquels la Bosnie doit faire face, la prise de conscience écologique, encore balbutiante, apparait comme un enjeu majeur pour s’assurer un développement durable et protéger l’incroyable richesse de ses sites naturels et historiques et de sa culture singulière.  

En sensibilisant au bienfait de la permaculture, au respect de la biodiversité et à la politique d’inclusionEko Dizajn joue un rôle essentiel dans la transformation de la communauté. 

Lorsque je suis arrivée, j’ai été surprise par les infrastructures dérisoires de récolte des déchets et de recyclage. A la vue des plastiques jonchant le sol et accrochés aux arbres et sachant qu’à peine 4% des déchets sont recyclés, il m’est apparu essentiel d’intégrer un projet destiné à une meilleure gestion des déchets. Avec l’aide du volontaire américain, j’ai introduit les écobriques, des bouteilles d’eau remplit de plastiques à usage unique qui, une fois bien compactes, peuvent servir à la réalisation de murs, bancs ou autres mobiliers. Le projet des écobriques a également été introduit au cours des ateliers organisés avec de jeunes handicapés et lors de la venue des étudiants de l’Ecole internationale de Mostar. Un script avait été écrit pour la réalisation d’une vidéo explicative, cependant le tournage a été suspendu lors de la survenu du Covid-19. 

 

Le projet recyclage s’est ensuite étendu à l’ensemble des activités de la permaculture, de la création de pot à semis en canette à la construction d’un hôtel pour insectes, toujours en utilisant les matériaux à disposition.  

La création de compost, le séchage du surplus des fruits et légumes et nos poules étaient autant de moyens de limiter notre production de déchets. 

Pour les produits d’entretien et d’engrais pour les plantes, les recettes étaient toutes fait maison : le bio enzyme fait à partir d’écorces d’agrumes, les purins d’ortie et de tomates utilisés comme répulsif, ou encore la lessive au lierre.  

 

Outre l’entretien et le développement de la permaculture, j’ai participé à divers ateliers de sensibilisation auprès de divers publics, de jeunes handicapés, des étudiants, ou des habitants de la ville de Mostar.  

Pour accroitre la visibilité et l’action de sensibilisation de la ferme, j’ai écrit quelques fiches pratiques et introductives sur la permaculture, et réalisé des vidéos.  

J’ai représenté l’association dans divers évènements internationaux, en Serbie lors d’une conférence sur le thème de l’attractivité des territoires ruraux, et en Russie lors du Parlement Européen des Jeunes pour l’eau.  

Enfin, riche de ma longue expérience au sein de l’organisation, j’ai aidé à la coordination et à l’accompagnement des nouveaux volontaires.  

 

Cette expérience a été riche non seulement en nouvelles connaissances, mais également en nouveaux savoir-faire et savoir-être. Toutefois, j’ai été parfois confronté à certaines difficultés. Travailler en équipe de manière générale peut s’avérer compliqué, mais travailler avec une équipe partageant entre eux une langue étrangère rajoute un obstacle supplémentaire. Il était assez frustrant de ne pouvoir s’intégrer pleinement dans un projet à cause de la barrière de la langue. Moi qui souhaitait m’engager dans la rédaction d’une proposition de projet, je n’ai malheureusement pas pu car les interlocuteurs étaient majoritairement bosniens. J’en discuter avec ma tutrice, mais le mieux à faire a été de demander la traduction d’une discussion et d’apprendre les rudiments de la langue pour être capable de saisir quelques informations. 

 

Au terme de cette expérience, ma perception de ce qui est véritablement essentiel s’est affinée et m’a aidé à m’orienter vers un parcours professionnel plus sensé et utileElle m’aura aidé à développer de nouvelles compétences et de nouvelles connaissances qui pourraient s’avérer être des atouts majeurs dans le cadre d’une carrière professionnelle.  

 

Apprendre de la permaculture, ce n’est pas seulement protéger ou respecter, c’est se réintégrer dans cette synergie de la natureEt la voilà notre vocation, reconstruire nos sociétés pour reprendre notre place au sein de cet écosystème, en ramenant la nature dans nos villes, en profitant des bienfaits de la Terre en cohérence avec nos besoins, sans surplus, en reconnaissant le rôle de chaque être vivant pour la pérennité du système dans son intégralité, et non pas seulement au seul bénéfice des hommes. Finalement, tout nous rapporte à la permaculture.   

Orane, partie 6 mois en SVE en Allemagne

"Le SVE a aussi été l’occasion de multiples rencontres, toutes plus enrichissantes les unes que les autres"

Ayant la volonté de m’engager dans une voie professionnelle porteuse de sens, j’ai décidé d’effectuer un Service Volontaire Européen au sein d’une ONG européenne à Stuttgart : le YES Forum. Cette organisation (Youth European and Social Work Forum) est un réseau européen de 39 organisations de 19 États membres de l’UE travaillant avec et pour les jeunes ayant moins d’opportunités.

Pendant 6 mois, j’ai eu la chance de participer aux diverses missions du YES Forum, notamment à la réalisation de projets européennes rassemblant des jeunes et des professionnels. Ainsi, j’ai participé à la rédaction de réponses à appels à projets, à l’organisation et à la mise en place d’événements européens.

 

Ce qui m’a plu lors de ces missions, c’est de concilier deux dimensions : le travail de préparation et le travail de terrain. En effet, au-delà de mes tâches logistiques, de recherche et d’organisation, j’ai eu l’opportunité de voyager dans plusieurs régions d’Allemagne mais aussi dans différents pays, afin d’assister à des conférences et séminaires sur le thème de la solidarité et de la jeunesse.

 

Les différents projets auxquels j’ai pris part m’ont beaucoup appris sur divers thèmes concernant les jeunes en Europe : la politique européenne, la mobilité au sein de l’UE, l’intégration des jeunes éloignés de l’emploi, mais aussi la question du genre par exemple. Cela m’a permis par exemple d’organiser et d’animer avec des collègues une semaine de séminaire à Berlin autour des inégalités et des discriminations liés à l’identité de genre ou à l’identité sexuelle, avec une trentaine de jeunes âgés de 18 à 22 ans provenant de 5 pays européens.

 

Le SVE a aussi été l’occasion de multiples rencontres, toutes plus enrichissantes les unes que les autres  : mes collègues à Stuttgart et les rencontres que j’ai faites sur place ou lors des projets, mais aussi de nombreux volontaires venant des quatre coins d’Europe avec qui je reste en contact et qui sont aussi l’occasion de voyager !

Aujourd’hui, le SVE m’a permis de confirmer mes aspirations professionnelles :  une expérience réussie, puisque j’ai décidé d’y rester 6 mois de plus en tant qu’employée du YES Forum !

Louise, Service civique en Pologne

"J’avais besoin d’une expérience professionnelle plus longue, afin de savoir réellement de quoi j’étais capable"

Je m’appelle Louise, j’ai 22 ans et j’ai effectué un Service Civique de 6 mois en Pologne à Mińsk Mazowiecki, qui est une ville se trouvant à 45 minutes de Varsovie. Je suis partie début novembre 2019 et je suis revenue fin avril 2020. Je travaillais pour la Fundacja Rozwoju Międzykulturowego EBU, une organisation à but non lucratif qui se concentre sur l’éducation interculturelle et le développement du travail de la jeunesse dans la communauté locale de Mińsk Mazowiecki.
Les objectifs principaux d’EBU sont par exemple : le développement du dialogue interculturel, l’éducation interculturelle et la sensibilisation aux autres cultures, ou encore promouvoir la tolérance et la compréhension. À chaque saison, EBU accueille une équipe d’une dizaine de volontaires européens, je vivais en colocation dans une grande maison avec des volontaires de toutes nationalités : des anglais, italiens, grecques, danois, finnois, irlandais, allemands ou encore espagnols.

Ma mission consistait à mettre en place des animations interculturelles au sein de la population locale notamment auprès des écoles. Par exemple, j’intervenais dans des classes d’écoles primaires, de collèges et de lycées et je faisais des activités sur le thème de l’interculturalité. J’intervenais aussi dans des classes de Français, le contact avec les professeurs de français s’est super bien passé, ils sont très accessibles et très investis. Je devais aussi préparer et animer des activités pour apprendre l’anglais ou le français de façon ludique (pour les enfants de 3 à 8 ans).
Je me suis engagée pour ce projet car après ma licence en Langues Etrangères Appliquées j’avais le besoin de faire une sorte d’année de césure. Je voulais aussi avoir une expérience professionnelle concrète et voir si j’étais capable de travailler dans un contexte international, les stages de deux mois après la licence c’est bien beau mais moi j’avais besoin d’une expérience professionnelle plus longue afin de savoir réellement de quoi j’étais capable et le dispositif du Service Civique est parfait pour ça.
Je ne regrette en aucun cas d’être partie en Pologne, EBU m’a appris tant de choses et je sors vraiment de cette expérience grandie, j’ai plus confiance en moi, j’ai aussi fait des efforts de communication : je m’affirme et je partage mes idées, j’exprime de ce que je ressens et ce que je pense plus facilement. Et moi qui adore voyager j’ai fait énormément de belles découvertes, j’ai aussi découvert la culture polonaise à travers l’association, à travers le regard des enfants que je voyais chaque jour et aussi des volontaires adolescents polonais qui essaient d’ouvrir les mentalités et de faire changer les choses en Pologne, en prônant par exemple la tolérance et l’ouverture d’esprit.
Ce projet m’a beaucoup aidé à savoir ce que je voulais faire après ma licence et à me forger un projet professionnel, en septembre j’intégrerai un master dans le domaine du Tourisme International et des Affaires Internationales, je suis confiante et sereine.

Clara, Stagiaire VET en Espagne

"Au-delà d’une expérience professionnelle, il s’agit d’une expérience personnelle et humaine. Grâce à ce stage, je rencontre chaque jour des personnes d’horizons différents."

J’ai toujours apprécié parler de ma culture et aider mes amis non francophones à améliorer leur niveau en langue française. C’est donc assez naturellement qu’après mes études j’ai eu l’envie d’enseigner le français de manière plus professionnelle. J’enseigne actuellement le français à Malaga, en Andalousie, dans une école de langues dans le cadre d’un stage professionnel.

Cette expérience me permet de mieux comprendre ce métier qui m’a longtemps plu, d’améliorer mes compétences pédagogiques, organisationnelles et bien sûr mes compétences en langues et en communication. Cela me permet également d’avoir plus d’assurance car je donne cours à des adultes et j’ai la charge de l’organisation des classes et je m’occupe également du matériel pédagogique.

Au-delà d’une expérience professionnelle, il s’agit d’une expérience personnelle et humaine. Grâce à ce stage, je rencontre chaque jour des personnes d’horizons différents.

J’ai également la chance de découvrir la culture espagnole et andalouse.

Bien évidemment, la crise actuelle du coronavirus a impacté ma mobilité. Il faut s’adapter aux mesures sanitaires qui changent souvent au travail et dans la vie de tous les jours et il n’est pas non plus possible de visiter l’ensemble du territoire espagnol. Il est tout de même possible (pour le moment…) de visiter l’Andalousie, entre mer et montagne, et de profiter de cette culture si chaleureuse où il fait si bon vivre.

Maïa, en Service Civique International en Belgique

"Solidarité est le mot d’ordre. Un esprit commun et des valeurs fortes qui m’ont donné envie de surpasser ma timidité pour participer à cette atmosphère positive."

La commune d’Anderlecht situé à quelques minutes du centre de Bruxelles, est riche d’associations qui permettent aux enfants des quartiers défavorisés de s’intégrer et d’être soutenu dans leur parcours scolaire ou professionnel.

Les Ateliers SAFA c’est quoi ? Fondée il y a une vingtaine d’année c’est une association de quartier qui accueille différents publics : enfants, adolescents, adultes. Objectifs et atelier varient en fonction de chaque groupe d’âge mais tous on en commun le partage, la découverte, l’entre-aide. La structure permet à ses adhérents de se créer une place d’acteur dans la vie du quartier en proposant divers projets au sein de celui-ci. La structure est très présente dans le paysage Anderlechtois de part la décoration de certains espaces publique par les enfants des Ateliers.

Psychomotricité, atelier conte, aide aux devoirs, ateliers créatifs, ateliers d’expression corporelle/théâtrale, projet participatif et citoyen, groupe de jeune, alphabétisation, (…) en bref je me demande déjà comment je vais résumer mon expérience en 1 page.

Mon rôle sur place à été de diriger les ateliers créatifs, ceux d’expression corporelle/théâtrale, de participer à l’aide au devoir et de participer aux tâches administratives. Toute initiative personnelle étant la bienvenue j’ai également proposer des petits ateliers autour du cinéma et de l’image avec un groupe d’enfant de primaire. Étant relativement à l’aise avec l’univers cinématographique j’ai su proposer mon aide afin de réaliser des montages vidéo pour les divers projets de l’association.

Si on devait résumer cette expérience je vous dirais à la fois que ça a été très difficile mais aussi que c’est un cadeau. Le plus difficile dans tout ça c’est d’arriver pas sûre de ses compétences, sans expérience et de devoir oser se faire une place. Avec très peu de confiance en moi et une timidité parfois maladive j’ai eu quelques fois envie de baisser les bras en me disant que finalement ce n’était peut-être pas fait pour moi et que je n’y arriverais jamais. Je me suis alors rappelé pourquoi j’étais venu ici et tout ce que je me répétais depuis des mois : « Je suis là pour apprendre, rencontrer et partager ». J’ai alors eu la chance d’être plus que bien entouré. Finalement j’ai réussi à me faire ma place, j’ai creusé dans le sens de mes acquis et j’ai donc réussi à mettre en place un petit atelier cinéma. A partir de ce moment-là j’ai pris beaucoup de plaisir à créer toute sorte d’activités, j’étais donc beaucoup plus à l’aise. Je me faisais enfin confiance. A partir de là j’avais tout gagné.

J’ai pu apprendre énormément notamment sur la gestion d’un groupe d’enfants et la mise en place d’atelier au sein d’une structure. Avec mes collègues nous échangions quotidiennement sur nos ateliers ce qui permettais aussi d’exposer les problèmes rencontrés et d’y apporter des solutions.

Le meilleur souvenir que je rapporterais c’est celui d’une équipe qui se démarque des autres de part son dynamisme, sa bienveillance, son esprit d’équipe et surtout son hospitalité. Solidarité est le mot d’ordre ; à SAFA une aide sera toujours apportée à celui qui la demande. Un esprit commun et des valeurs fortes qui m’ont donné envie de surpasser ma timidité pour participer à cette atmosphère positive. Un pas de géant pour moi et je leur en serais à jamais reconnaissante.

Eloïse, en Service Civique International au Maroc

"Il a été satisfaisant de participer de A à Z au montage de projets."

Je m’appelle Eloïse, j’ai 24 ans, et je suis partie en service civique à Taroudant (dans le sud du Maroc) au mois de juin 2019 pour une durée de 9 mois. Cette expérience s’est inscrite dans le cadre de mon master 2  de droit international, en tant qu’expérience professionnelle de fin d’étude.

L’intérêt de ce service civique a résidé dans la diversité des tâches et missions qui m’ont été confiées. J’ai animé des cours de soutien à la faculté de Taroudant, participé à l’organisation d’événements et d’activités culturelles dans le cadre de différents projets, ou encore à l’accueil de groupes de volontaires européens court terme. Enfin, j’ai contribué à la rédaction de deux appels à projet.

À travers ces différentes tâches j’ai travaillé avec les professeurs et responsables administratifs de l’université de Taroudant, avec des instituteurs de différentes écoles de la ville, ainsi qu’avec les membres de nombreuses associations locales et européennes avec qui nous avions des partenariats. Le public visé à travers ces activités était les étudiants de l’université, les élèves des écoles et la population locale.

Je me suis engagée sur ce projet car j’ai fait des études portant sur le droit au développement et le droit humanitaire, et je souhaitais vivre une expérience professionnelle dans un pays du Maghreb, car les problématiques rencontrées m’intéressent particulièrement.

De plus, lorsque le président de l’association m’a présenté la mission, il m’a fait part de leur souhait de répondre à deux appels à projet. Souhaitant développer mes connaissances en terme de gestion de projet, cette mission m’a paru tout à fait adaptée à mes objectifs professionnels.

Enfin, je partage l’intérêt que l’association porte aux causes et problématiques environnementales, et étais donc en accord avec ses objectifs et ses combats.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés. Mon séjour s’est très très bien passé, notamment grâce aux bénévoles d’Amuddu qui ont tous été présents et bienveillants. Néanmoins, être une femme à Taroudant a parfois été plus difficile que ce que j’imaginais. Il m’a été parfois difficile de trouver un équilibre entre mes convictions et le respect de la culture et des mœurs locales. Toutefois, les questionnements qui en ont émergé m’ont extrêmement enrichie et ont développé mon ouverture d’esprit. Toutes ces réflexions m’ont apporté beaucoup pour ma vie professionnelle future en me permettant de préciser mes objectifs professionnels, mais également pour mon enrichissement personnel en tant que femme.

Je suis fière d’avoir pu participer à la rédaction de réponse à deux appels à projet pour lesquels nous avons eu les financements ! Il a été satisfaisant de participer de A à Z au montage de projets.

Mon expérience de mobilité a été extrêmement stimulante en grande partie grâce aux rencontres extraordinaires que j’ai pu faire.

Adrian, volontaire en Service Civique en Belgique

"Grâce à cette expérience, je suis motivé à m’épanouir professionnellement en réinventant continuellement mon rôle à jouer dans le secteur de la jeunesse."

C’est au lendemain de mes 23 ans que j’ai été déployé comme volontaire en Service Civique. Je suis originaire de Normandie et résident à Lille mais parfois il n’est pas nécessaire de partir très loin pour voyager et s’enrichir de rencontres.

C’est à Namur que j’ai effectué mon projet de mobilité, capitale de la Wallonie à une heure de Bruxelles, avec l’aide de l’ADICE me soutenant personnellement tout au long de mon intégration en Belgique. Mon engagement citoyen a duré 8 mois. Je suis devenu volontaire au sein de Dynamo International qui est une structure (ou ASBL en Belgique) d’aide à la jeunesse permettant à des jeunes ayant moins d’opportunités de partir en mobilité en Europe et au-delà. Ce sont des tremplins que propose l’association aux jeunes en essayant de faire de leur motivation ou leur âge les seules conditions à leur développement personnel et leur affirmation citoyenne par le voyage.

Dynamo International possède deux champs d’action : l’aide à la jeunesse et la coopération internationale entre travailleurs sociaux de rue. Mes missions m’ont investi dans les activités d’aide à la jeunesse. Concrètement, et sans rôle prédéfini, j’ai fait partie de l’équipe « Mobilité » pour assurer l’animation d’activités proposées aux jeunes de 13 à 25 ans. Ces activités portent sur l’ouverture culturelle, une réflexion sur l’actualité, des ateliers de création ou le sport. Mon rôle consistait aussi à un soutien dans les démarches administratives, dans les voyages réalisés par les jeunes au sein des programmes belges et européens proposés, à l’organisation de camps ou d’échanges de jeunes afin de rencontrer d’autres associations dans de nombreux pays Européens. Les activités pouvaient aussi bien se tenir sur une demi-journée ou sur deux semaines. Pour ma part, mes missions se sont principalement concentrées sur l’animation collective avec les plus jeunes.

Dynamo ayant une antenne à Bruxelles, il est régulier de s’y rendre pour travailler avec l’ensemble de l’équipe.  J’ai donc pu collaborer avec les éducateurs de l’association, le personnel administratif et une coordinatrice. D’autres volontaires ont été présent pendant ces 8 mois, venant du Portugal ou d’Italie. C’était l’occasion de créer de nouvelles dynamiques de travail et de langue.  Les partenariats que possède Dynamo permettent également de s’intéresser à d’autres acteurs associatifs, de suivre des formations avec eux et de collaborer lors d’évènements. On peut aussi bien travailler avec d’autres organisations de jeunesse, dans des écoles, des structures culturelles ou des acteurs locaux (centre de réfugiés, culturel, fermes, asbl d’outils pédagogiques, etc.).

Relativement jeune, l’antenne de Namur a pour enjeu principal de se faire connaître auprès des 18-25 ans que l’on peut accompagner dans leurs projets de mobilité. Ce public est parfois en proie à la précarité ou l’isolement dans le Namurois. Il mérite un accompagnement davantage éducatif lorsque les institutions compétentes n’assurent plus de suivi, sans sombrer dans la culpabilisation.  Il y a donc un important travail de relation partenariale à prolonger. La réalité de Bruxelles et celle de Namur n’étant pas les mêmes, un retour au travail social de rue, historique à Dynamo, a peut-être un rôle à jouer pour l’accès à certains jeunes ! Je suis convaincu comme que c’est là que réside la réelle rencontre.

Toujours étudiant, j’ai voulu profiter d’une année de césure pour combler un besoin d’engagement grandissant auprès d’un public qui a toujours attiré mon attention, en gardant le statut d’étudiant pour finir ma formation à mon retour. C’est aussi une légitimité que j’ai voulu acquérir. Un Service Civique était pour moi un début de réponse idéal à mes interrogations sur mon avenir, pour me sentir utile et m’estimer davantage au sein d’une équipe.

J’ai pu profiter d’une proximité avec mes proches, être dans un pays voisin à la France et saisir la bienveillance de mes collègues belges pour me sentir bien dans cette mobilité. Puis, le coronavirus a impacté le Monde. Pendant 2 mois l’accompagnement de Dynamo pour les jeunes ne pouvait se faire qu’à distance. Le plus dur a été de devoir faire une croix sur un échange de jeunes que l’on devait réaliser au Nord de l’Italie sur le thème du théâtre de l’inclusion après l’invitation d’une troupe féministe locale. Les actions d’une association comme Dynamo sont encore plus à repenser aujourd’hui.

Malgré cette leçon, je garde de très beaux souvenirs. Ce qui m’a rendu le plus fier dans cette expérience c’est le plaisir affiché des jeunes pendant un camp écocitoyen d’une semaine à quelques kilomètres de Namur. Aucune frontière n’a été franchie mais nous avons tous partagé un voyage sincère. C’est un réel test quant à sa capacité à gérer des situations de conflits, une logistique et c’était une vraie satisfaction de voir les enseignements qu’ils peuvent par eux-mêmes en tirer. Aujourd’hui j’ai foi en une éducation non-formelle.

A la veille de ma dernière année d’étude, et grâce à cette expérience, je suis motivé à m’épanouir professionnellement en réinventant continuellement mon rôle à jouer dans le secteur de la jeunesse.

Constance, VSI au Mozambique

"J'ai atteint mes objectifs initiaux et développé de nouvelles compétences [...] J'espère rester longtemps au Mozambique et souhaite à tous de découvrir un jour ce pays merveilleux"

ESSOR est une ONG française qui œuvre en faveur des populations vulnérables dans les domaines du développement agricole responsable, de la formation et de l’insertion professionnelle, et de l’éducation. Nous sommes présents au Brésil, au Mozambique, en Guinée Bissau, au Tchad et au Congo. 

Je suis entrée chez ESSOR Mozambique comme Responsable du projet Education sur la ville de Maputo et sa province. Mes fonctions consistent principalement à assurer la mise en place et le suivi de deux programmes, l’un à destination des enfants de 0 à 5 ans scolarisés dans des petites maternelles de quartiers dites « écoles communautaires », l’autre, le Parcours Citoyen, est à destination de jeunes adolescents de 13 à 18 ans. Je m’occupe aussi de l’appui institutionnel inhérent à ce genre de projets de développement (relations avec les pouvoirs publics, développement de partenariats, création ou participation aux réseaux d’acteurs nationaux et internationaux des secteurs de l’éducation et de la petite enfance etc.).  

Ma vie professionnelle est très riche, en rencontres, en émotions, en apprentissages.  J’ai atteint mes objectifs initiaux et j’ai développé de nouvelles compétencesnotamment dans la recherche de fonds et l’écriture de microprojets. Ces derniers mois je m’investis particulièrement dans trois projets : dans le préscolaire, la production d’un kit de matériels pédagogiques d’inspiration Montessori, l’autre est la création de Clubs de Jeunes qui rassembleraient les jeunes issus du Parcours CitoyenLe premier est une adaptation de l’expérience conduite en 2019 par nos équipes en Guinée Bissau, le deuxième un objectif commun à toutes les équipes Education de ESSOR. Enfin nous lançons avec nos partenaires locaux des potagers urbains sur tous nos lieux d’intervention. 

Je travaille en binôme avec une technicienne qui suit les activités terrain avec nos partenaires locaux. Nous sommes une douzaine au bureau, travaillant pour la coordination ou l’un des différents secteurs d’intervention de ESSOR. Les portes de tous sont ouvertes à tous, nous développons les synergies entre les secteurs et il y a une bonne dynamique. Ma tutrice est la Responsable Financière et Administrative, nos relations sont excellentes et à ses cotés j’ai notamment développé mes compétences en élaboration et suivi de budgets. 

Ma vie personnelle est à l’image de ma vie professionnelle, aussi passionnante qu’enrichissante : j’ai fait de nouvelles découvertes culturelles, admiré et/ou traversé de magnifiques paysages, et surtout tissé de grandes amitiés. J’espère rester longtemps au Mozambique et souhaite à tous de découvrir un jour ce pays merveilleux, cette Terre des bonnes gens comme on l’appelle. 

 

Constance Fleury

Accompagnement avant la mobilité avec l’ADICE : Témoignage de Léo

"Je veux en apprendre plus sur une manière différente de travailler tournée vers l’international."

Je m’appelle Léo, j’étudie le marketing dans le domaine de l’agroalimentaire, j’ai récemment pris une année de sabbatique pour voyager, favoriser une évolution personnelle, et développer des compétences professionnelles et linguistiques.

L’ADICE a développé un programme et un suivi en parfaite adéquation avec mes attentes. En effet le programme « Stage de la formation professionnelle » correspond à ma volonté personnelle de partir à l’étranger mais correspond aussi à ma volonté d’en apprendre plus sur le marketing dans une entreprise. Et tout cela en améliorant mon anglais, c’était donc le programme parfait au bon moment. J’ai aussi apprécié le suivi de l’ADICE qui favorise à la fois l’autonomie et la collaboration.

C’est justement sur ces deux points où le fonctionnement du suivi de l’ADICE est judicieux. Les points importants tels que le financement, l’administratif, l’assurance et la logistique du départ sont gérés par l’association. Pour la recherche de stage, la définition des objectifs et du projet, l’ADICE laisse une autonomie nécessaire pour créer un projet qui nous correspond. Cela permet de conforter son départ
et de partir en sachant que le projet est monté de façon à ce qu’il nous corresponde.

 

Il faut l’avouer, l’argument financier facilite grandement la recherche de stage. Quand les entreprises n’ont pas une obligation de indemnité, elles sont davantage ouvertes à créer un environnement professionnalisant et responsabilisant pour le stagiaire. De plus, pour ce programme, le stagiaire peut proposer un point de vue nouveau et différent, mais aussi des compétences intéressantes pour les entreprises.

Je me suis demandé lors de ma recherche de stage si les entreprises accepteraient l’accueil d’un stagiaire durant une période si spéciale. Mais il est vrai que si les gestes barrières sont respectés il n’y aucune raison de ne pas accueillir une nouvelle personne. De plus les moyens technologiques sont performants et permettent de répondre aux objectifs de l’entreprise et aux volontés du stagiaire à distance si nécessaire.

J’ai été impressionné par la gestion de cette crise sanitaire par l’association qui a su rapidement répondre aux interrogations des personnes déjà présentes dans les différents pays mais aussi permettre la création de nouveaux projets.

Je suis content d’avoir trouvé une entreprise qui me correspond par son produit, ses valeurs et son domaine. De plus les tâches répondent à la fois à ce que je sais faire mais aussi sont axées de façon à ce que j’apprenne (notamment sur le WEB). J’ai des responsabilités pluridisciplinaires, marketing commercial et export.

Mon but premier est d’améliorer mon anglais tout en travaillant dans un service et le domaine qui m’intéresse. Je veux en apprendre plus sur une manière différente de travailler tournée vers l’international. Et personnellement, j’aimerais bien sûr découvrir le pays et rencontrer de nouvelles personnes.

 

Je pense que ce départ à l’étranger pourra modifier ma perception de mon projet d’avenir dans le sens où mon immersion sera totale et longue. Avant de partir mon projet est de reprendre un M2 pour compléter mes compétences théoriques, je suis curieux de voir si le projet de mobilité modifiera cet objectif.

Benjamin, volontaire en Service Civique en Arménie

"La beauté des paysages m’a stupéfait, autant que l’hospitalité des arméniens."

Je m’appelle Benjamin Dubuis, j’ai 25 ans et je viens de faire un service civique de 8 mois en Arménie.

J’ai d’abord passé 3 mois dans la ville de Gyumri, au nord du pays. C’est la 2ème ville du pays et elle est d’environ 150 000 habitants. J’ai d’abord vécu dans une famille d’accueil arménienne, qui parlait aussi Russe. J’ai dû apprendre à parler, même si j’ai beaucoup plus utilisé Google Translate. J’ai ensuite passé 5 mois à Erevan la capitale où j’ai choisi de vivre dans un dortoir avec d’autres volontaires.

Lors de mon expérience à Gyumri, j’ai travaillé avec Armenian Caritas, une organisation caritative qui s’occupe des enfants handicapés et des personnes âgées afin de faciliter leur insertion dans la société. Passionné de photographie, j’ai aussi débuté un travail de photoreportage dont j’ai publié certaines photos sur mon site internet.

Je suis arrivé en Arménie avec pour objectif de présenter ce pays à tous ceux qui ne le connaissaient pas, mes amis, ma famille et tous ceux qui sont intéressés. Je n’y connaissais moi-même pas grand-chose. J’avais aussi l’ambition de me réorienter après ma licence en banque, car je n’aimais pas cela. J’ai eu l’occasion de travailler avec de nombreuses personnes et organisations. En arrivant à Yerevan, j’ai commencé à travailler à l’université Américaine en tant que photographe et en collaboration avec leur département marketing. J’ai eu l’occasion d’organiser des photo shoots d’étudiants, de professeurs et lors d’événements particuliers tel que des conférences.

En plus de mon travail, j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup voyager. De nombreuses excursions étaient prévues par mon organisme d’accueil : Armenian Volunteer Corps. La beauté des paysages m’a stupéfait, autant que l’hospitalité des arméniens. Il m’a été possible de voyager en auto-stop dans toute l’Arménie, et même la Géorgie, sans aucun problème. Il est même courant d’être invité à manger chez l’habitant et de partager des moments avec eux. Le jour de noël étant le 6 janvier en Arménie, j’ai pu partager un repas de noël avec une famille rencontrée en auto-stop !

Lors de la crise du coronavirus, mon organisation d’accueil, AVC, a été très attentive à notre bien-être et nous as suivis de près. J’ai pu continuer à travailler depuis chez moi en traitant les photos de l’université ou en travaillant sur un guide marketing sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui je suis de retour en France, je vais faire un master dans la coopération internationale et l’aide humanitaire à Lille. A côté je vais développer mes compétences en photographie afin d’être toujours plus créatif et d’explorer un peu plus le monde.

SVE

Alix, SVE en Grèce

"Grâce à cette expérience à l’étranger, j’ai encore plus le goût du voyage et je compte repartir au plus vite pour apprendre et voir de nouvelles choses."

Je m’appelle Alix, j’ai 18 ans et je suis partie 6 mois en Grèce. A la suite d’une erreur d’orientation, j’ai décidé d’arrêter mon premier semestre de droit pour vivre une expérience à l’étranger. Et ce fut la meilleure décision que j’ai pu prendre…

Je suis partie pour une durée de 6 mois en service volontaire européen. Le SVE m’a permis de choisir un projet qui correspondait à mon profil et mes attentes. Je l’ai réalisé en Grèce, plus précisément à Kalamata, dans le sud de la Péloponnèse. Mon volontariat s’est déroulé dans un centre équestre thérapeutique. Mes tâches principales étaient d’assurer la sécurité de l’enfant, du cheval et la propreté du centre. N’ayant aucune expérience professionnel et avec un public d’enfant atteints de divers handicaps, cette expérience m’a énormément appris sur les handicaps et la façon d’agir en fonction des différents profils. J’ai pu constater le suivi des patients lors de ces 6 mois et comprendre comment l’équithérapie pouvait avoir un réel impact sur la vie de ces enfants.

Le voyage m’a énormément apporté dans ma vie personnelle, le SVE était ma première expérience à long terme à l’étranger. J’ai pu développer de nombreuses qualités qui m’aideront dans ma vie future. Le fait de devoir s’adapter à une nouvelle culture, une nouvelle langue et de vivre en communauté au sein de volontaires venant de toute l’Europe m’a aidé à être plus tolérante et ouverte d’esprit. Dorénavant, je suis beaucoup plus engagée dans des causes qui me tiennent à cœur et je compte continuer d’investir mon temps libre dans des projets.

SVE

De plus, j’ai eu la chance de découvrir la Grèce qui est un pays incroyable où la culture et les traditions sont très ancrées, et c’est ce qui fait tout son charme. J’ai pu apprendre quelques bases de grec, goûter au plats traditionnels, voyager autour de ce pays et visiter des plages réputées mondialement pour leurs beautés.

Grâce à cette expérience à l’étranger, j’ai encore plus le goût du voyage et je compte repartir au plus vite pour apprendre et voir de nouvelles choses. Lors de mon volontariat, j’ai passé la plupart de mon temps avec 7 autres volontaires internationaux avec qui j’ai également énormément appris.

Le voyage m’a beaucoup apporté au niveau humain, j’ai dû repousser mes limites et apprendre à me connaître.

La période la plus difficile a été pour moi le confinement où mes émotions variées entre le stress, le doute et la peur. Cependant, j’en ressors plus forte et je suis fière d’avoir décider de passer cette période en Grèce avec les autres volontaires où l’on se soutenait mentalement.

Pour conclure, mon SVE était la meilleure expérience que j’ai pu réaliser jusque maintenant, et sans doute pas la dernière. J’ai pu acquérir énormément de connaissances et de compétences qui m’aideront dans mes études et mon avenir professionnel. De plus, j’ai beaucoup appris sur moi-même, j’ai pris en maturité et je me sens beaucoup plus confiante dans certaines situations.

Le SVE m’a permis de me réorienter de la bonne manière et de découvrir énormément de choses en 6 mois que je n’aurais pas découvert dans un cursus scolaire banal.

Sara, EU Aid Volunteers en Bolivie

"Cette expérience a été avant tout riche en enseignements et en découvertes, tant sur le plan professionnel que personnel. Le besoin de solidarité internationale est plus fort que jamais et j'espère que de plus en plus de volontaires vivront un voyage aussi enrichissant et inspirant que celui-ci"

En juillet 2019, j’ai été déployé à La Paz – Bolivie en tant que volontaire senior de l’UE pour la Fundacion Munasim Kullakita (FMK). 14 mois après mon retour en Italie, et je peux maintenant faire le bilan de ce que cette année a apporté et signifié pour moi. Même si cette année a été très inhabituelle – d’abord à cause des conflits sociaux et politiques qui se déroulent dans le pays, puis à cause des pandémies COVID-19 – je peux dire que l’expérience globale a été très positive et enrichissante.

La Fundación Munasim Kullakita (FMK) est une ONG bolivienne basée à El Alto. Depuis 2008, l’association s’est engagée à prévenir, éradiquer et minimiser les effets de l’exploitation sexuelle des enfants, en utilisant une approche innovante qui implique la communauté dans toutes ses phases. En plus d’intervenir auprès des victimes d’exploitation sexuelle et de traite, la FMK travaille également avec les personnes vivant dans la rue et, plus récemment, avec les migrants vénézuéliens et les demandeurs d’asile fuyant la crise économique et sociale dans leur pays.

Au sein de l’association, j’ai eu de nombreuses occasions de travail ; comme l’association est très active sur de nombreux fronts et qu’elle travaille avec plusieurs populations cibles dans différentes régions du pays, il était très intéressant de combiner le travail de terrain avec des tâches de coordination et de suivi, et de mener des activités tout en étant totalement immergé dans le contexte local. En effet, l’association est bolivienne et, outre les bénévoles, tout le personnel est local. En outre, le siège principal est situé à El Alto – une ville densément peuplée à 4 000 m d’altitude, accessible par téléphérique depuis La Paz – considérée comme le lieu andin le plus traditionnel et le plus folklorique de Bolivie, où les marchés colorés peuplés d’hommes et de femmes en vêtements traditionnels offrent une vue aérienne exceptionnelle depuis le téléphérique qui glisse au-dessus de la frénésie quotidienne.

En ce qui concerne le travail sur le terrain, j’ai eu la possibilité, tout au long de l’année, de travailler dans deux foyers d’accueil, qui accueillent des enfants, des adolescents et des jeunes femmes victimes d’exploitation sexuelle et de traite des êtres humains et les soutiennent, ainsi que leur famille, tout au long d’un processus de réhabilitation. J’ai également contribué à l’identification et au travail avec les migrants vénézuéliens et les demandeurs d’asile arrivant en Bolivie après des trajets turbulents sur les voies de migration régulière et irrégulière. Ces deux expériences ont été enrichissantes et m’ont permis de voir de très près de nombreuses réalités différentes. Malheureusement, mes activités sur le terrain ont été interrompues par deux contingences principales qui ont imposé à toute l’association de repenser les stratégies et les meilleures approches pour continuer à travailler avec la population, et par conséquent j’ai également dû m’adapter à de nouvelles tâches et méthodes de travail, mais comme j’aime à penser que chaque nuage a un bon côté.

En octobre, à la suite des élections présidentielles, une vague de protestations et de conflits a éclaté dans tout le pays, rendant dangereux de marcher dans les rues jusqu’en décembre. Cette situation a eu d’énormes répercussions sur la vie des Boliviens : certaines personnes ont perdu leurs êtres chers lors de violents affrontements, l’économie a stagné, le contexte social est devenu très tendu et le pays a montré à quel point il était profondément divisé malgré des années d’interventions politiques visant à générer l’inclusion et à surmonter la fracture culturelle et économique. La Fundación Munasim Kullakita, avec le soutien de l’UNICEF Bolivie, a vu l’opportunité de tenter de générer une cohésion sociale en proposant une intervention humanitaire visant à construire une culture de paix dans tout le pays. Dans ce contexte, j’ai eu la chance de coordonner l’intervention et de travailler avec le personnel local dans les zones les plus touchées par les conflits sociaux jusqu’en mars.

Le mois de mars a été un autre tournant malheureux : la Bolivie a annoncé ses premiers cas de Coronavirus, et un verrouillage total a été mis en place le 23 du même mois. Cela s’est ajouté à l’impact négatif que les conflits sociaux et politiques avaient déjà eu à la fin de 2019 : depuis mars, la Bolivie a été mise à rude épreuve sur le plan social, économique, politique et sanitaire. En raison de cette nouvelle contingence, nous avons dû interrompre le projet de construction de la paix qui avait commencé seulement quelques mois auparavant, mais une fois de plus, l’association et l’UNICEF Bolivie ont pu élaborer une nouvelle stratégie pour pouvoir continuer à aider les personnes les plus nécessiteuses en ces temps de pandémie. L’intervention d’urgence lancée fin mars est toujours en cours : le projet humanitaire en réponse aux effets de COVID-19 sur les populations locales vulnérables et les migrants et demandeurs d’asile vénézuéliens a permis d’apporter un soutien de base à de nombreux enfants et familles dans plusieurs régions de Bolivie, où l’urgence sanitaire est toujours d’actualité. Bien que depuis mars, je doive respecter strictement les protocoles de prévention et de protection et donc travailler principalement à domicile, j’ai eu l’occasion de coordonner et de suivre les efforts du projet, ce qui m’a donné un aperçu inestimable des activités de gestion et de suivi.

Malgré que cette expérience de volontariat a été marquée par des périodes difficiles liées à la situation sanitaire, elle a surtout été riche en enseignements et en découvertes, tant sur le plan professionnel que personnel. La nécessité de la solidarité internationale est toujours aussi grande et j’espère que de plus en plus de volontaires vivront un voyage aussi enrichissant et inspirant que celui-ci.

 

Hélène, Service Civique au Maroc

"Une très belle expérience qui m’a permis d’acquérir plus d’assurance et d’autonomie."

Bonjour à tou-s-tes,

Je m’appelle Hélène et j’ai 24 ans. Cela faisait un moment que ce projet me trottait dans la tête et je suis enfin partie en service civique pour cette année 2020. Avant de rentrer dans la vie active, je souhaitais pouvoir vivre une nouvelle expérience à l‘étranger, riche culturellement mais qui ne soit pas juste du voyage. J’ai travaillé durant 6 mois dans une petite ville nommée Chichaoua, au Maroc, dans un centre pour les femmes en situation difficile et géré par l’association Tildat. Ces femmes peuvent accéder à des formations de cuisine et de couture afin d’obtenir un diplôme. Cela leur permet d’obtenir plus d’autonomie. Lors de cette mission, j’ai beaucoup travaillé en binôme avec la deuxième service civique à travers différentes activités comme les cours d’arts plastiques pour les enfants ou les shootings photo au centre d’artisanat. Il s’agit d’un centre d’artisanat où des femmes réalisent des vêtements traditionnels, des tapis…et où il y a un grand savoir-faire mais les produits ne sont pas mis en valeurs. J’allais donc y prendre les produits en photos puis effectuer les retouches tandis que ma binôme les mettais en valeur pour faire de belles photos. Cela permet de rendre les produits à la vente attractifs pour le client. De mon côté, j’ai aussi donné des cours d’Anglais et d’informatique et un peu de cuisine pour les femmes qui viennent au centre.

Nous sommes intervenues à plusieurs reprises au lycée technique auprès des BTS où j’ai animé des ateliers d’affirmation de soi, puisque je suis psychologue en France, et je suis intervenue également dans un collège et une école primaire pour parler des émotions avec les élèves. Enfin, j’ai assisté aux séances d’écoute avec l’assistante sociale et j’ai animé des séances de relaxation à la fin des séances de sport. Cette mission m’a demandé beaucoup de flexibilité et j’ai également pu être très polyvalente et c’est un côté qui m’a beaucoup plus.

La grande particularité, et aussi la plus grande difficulté je pense, c’est que le covid-19 est tombé en plein milieu de ma mission et tout a été chamboulé. Les cours ont dû être stoppés et à la place j’ai filmé et monté des vidéos de cuisine pour que les femmes de la formation puisse continuer les cours à distance. J’en suis fière car celles-ci participent pleinement à l’obtention du diplôme pour les femmes et j’ai l’impression de contribuer concrètement à l’autonomisation des femmes en difficulté. Avec ma binôme nous avons aussi beaucoup contribué à l’embellissement du centre durant cette période en construisant un jardin en palette ou en réalisant des peintures. Nous avons aussi aidé aux distributions alimentaire et au réaménagement du centre en vu d’héberger des professionnels du corps médical durant cette période. C’était donc frustrant de devoir rester enfermée alors que j’aurai aimé aller à la rencontre des habitants et pouvoir voyager à travers le Maroc mais ma mission a aussi pris une toute autre dimension et m’a appris plein de nouvelles choses que je n’aurais pu acquérir sinon.  

Une très belle expérience qui m’a permis d’acquérir plus d’assurance et d’autonomie puisque le centre m’a laissé très libre dans mes propositions d’activités et dans la gestion de mon emploi du temps. Je repars du Maroc enrichie culturellement par toutes ces découvertes et surtout le cœur remplie de la gentillesse et la bienveillance de ses habitants. J’ai pu à de nombreuses reprises partager leurs tables ou leur foyer ou tout simplement dialoguer comme je le pouvais, tantôt en Français, tantôt en Darija (Arabe Marocain) à grand renfort de gestes et de sourires ! Par exemple, j’ai passé plusieurs week-ends au sein d’une famille traditionnelle à la campagne et j’y ai passé des moments très fort et que je ne vivrais jamais en France. Professionnellement, ma mission m’a également permis de m’adapter à un nouveau système de pensée et à un nouveau mode de vie et surtout j’ai pu y mettre en application mes compétences en tant que psychologue. J’ai adoré travailler dans le milieu associatif et j’aimerais avoir l’occasion de continuer mon travail au sein d’une association et/ou de travailler avec des femmes qui se trouvent en difficulté.

Aujourd’hui, je prépare mes valises (en tout cas, j’essaye d’y faire entrer tous mes souvenirs !) pour rentrer en France après un séjour riche en émotions et je souhaite m’insérer dans la vie active.

Martin, EU Aid Volunteers en Turquie

« Travailler dans une équipe où chacun est imprégné d'un état d'esprit différent est toujours un peu difficile. Mais, vivre avec d'autres cultures est un excellent moyen de réaliser combien nous ne connaissons pas, et combien nous sommes tous interconnectés ».

Je m’appelle Martin Pavelka et je suis un EU Aid Volunteers de Slovaquie, actuellement déployé comme volontaire et coordinateur de programme à Istanbul, en Turquie, par l’organisation française ADICE. Avant de venir en Turquie, j’ai travaillé pendant un an en tant que volontaire de SlovakAid avec des personnes déplacées à l’intérieur du pays (IDP) en Géorgie en tant que gestionnaire de subventions et de projets.

Mon organisation d’accueil, Small Projects Istanbul (SPI), est une ONG qui a pour mission d’intégrer et de fournir des moyens de subsistance à plus de 250 familles déplacées de la région MENA. SPI est un centre communautaire avec une branche d’entreprise sociale pour les femmes appelée Muhra.

À SPI, je m’engage dans diverses activités éducatives, récréatives, psychosociales et de cohésion sociale pour aider la communauté des réfugiés (principalement syriens) à mieux s’intégrer dans la société turque. La Turquie accueille actuellement quelque 4 millions de réfugiés, le plus grand nombre au monde. Malheureusement, le nombre d’organisations locales travaillant avec cette population n’est pas suffisant et leur efficacité est souvent contestée. Le SPI est une exception. Cependant, en raison de la crise COVID-19, nous avons dû transformer nos projets et nos activités en une plateforme en ligne.

Lors de mon déploiement en Géorgie, je savais que je voulais rester dans le domaine du développement international. Le programme « EU Aid Volunteers » permet aux professionnels de passer un an dans un contexte de développement ou humanitaire et de contribuer à la croissance de l’organisation d’accueil locale. C‘était une excellente occasion de vivre quelque chose de nouveau et de soutenir l’environnement local grâce à mes compétences.

N’imaginez pas des camps surpeuplés et des tentes peu solides

Mon organisation d’accueil SPI et moi-même cherchons à aider les familles de réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en créant un lieu sûr pour leur permettre d’apprendre, de se connecter les uns aux autres et d’accroître leurs possibilités de subsistance. Nous travaillons non seulement avec les enfants et les jeunes, mais aussi avec les femmes. Plus de quarante femmes déplacées travaillent dans notre entreprise sociale Muhra, où elles créent des bijoux et cousent des vêtements durables. Elles ont toutes la possibilité de participer à diverses formations telles que la couture, la confection, l’impression 3D ou des cours d’informatique.

En tant que coordinateur des volontaires, je suis responsable du recrutement, de la formation et de la fidélisation de nos volontaires, qui sont la force motrice de notre organisation. La plupart de nos volontaires sont turcs et syriens, mais nous acceptons assez souvent d’autres candidats, principalement européens. Outre la gestion des volontaires, je suis responsable de la mise en œuvre et du suivi de plus de vingt activités par semaine.

La communauté avec laquelle nous travaillons est déjà établie à Istanbul. La plupart des parents travaillent et leurs enfants vont à l’école. Cependant, leurs principaux obstacles sont la stigmatisation sociale, l’employabilité et le manque de fonds.

Au total, plus de deux cent cinquante familles sont inscrites au SPI. Chaque famille compte en moyenne quatre enfants. Bien que la plupart de nos bénéficiaires viennent de Syrie, nous travaillons avec un certain nombre de familles d’autres pays, comme l’Irak, l’Égypte, le Maroc et la Palestine. Elles ont toutes le statut de « réfugié sous protection temporaire ».

L’impact de la pandémie de COVID-19 sur les vies humaines

Malgré la situation actuelle avec le COVID-19, j’ai décidé de rester à Istanbul. C’est ma maison maintenant. Dans l’ensemble, la vie dans la ville s’est calmée mais elle ne s’est pas complètement arrêtée. Les organisations à but non lucratif fonctionnent souvent grâce à des subventions de donateurs internationaux. On ne sait pas très bien comment les secteurs du développement et de l’humanitaire vont fonctionner pendant cette crise.

Le Coronavirus a affecté non seulement notre organisation, mais aussi nos bénéficiaires, la communauté des réfugiés. De nombreuses familles ont perdu leur emploi et leur source de revenus. En réponse à cette situation, nous essayons de trouver des moyens de leur fournir au moins une aide financière afin qu’elles puissent couvrir leurs besoins les plus fondamentaux. Dans le même temps, nous avons commencé à distribuer des colis alimentaires aux familles les plus vulnérables.

Nous avons également lancé des activités en ligne, ciblant les enfants et les jeunes. Grâce à ces efforts, nous enseignons le turc, fournissons une aide aux devoirs et menons des activités créatives. La communication en ligne a ses limites, mais nous n’avons pas été dissuadés. Je pense que ce programme est d’une aide considérable pour les parents et soulage les familles du stress considérable lié à l’enseignement à domicile.

Le volontariat est enrichissant sur le plan professionnel et personnel

Je travaille avec une équipe très internationale et diversifiée où chacun vient d’un milieu différent. J’essaie donc d’exprimer mes idées simplement et de me dissocier de mes propres normes et croyances. J’essaie d’écouter pleinement ce que les autres disent sans avoir besoin de les convaincre de « ma vérité ». Grâce à ma sensibilité interculturelle et à mes compétences en matière de communication, je sens que je peux entrer en contact avec différentes personnes, tant sur le plan professionnel que personnel. En outre, je suis devenu plus résilient et plus fort sur le plan personnel, et j’ai appris à travailler avec des ressources limitées.

« Travailler dans une équipe où chacun est imprégné d’un état d’esprit différent est toujours un peu difficile. Mais, vivre avec d’autres cultures est un excellent moyen de réaliser combien nous ne connaissons pas, et combien nous sommes tous interconnectés ». Je pense aussi qu’il est nécessaire d’apprendre constamment quelque chose et de sortir régulièrement de sa zone de confort. Mes actions ne sauveront pas le monde, c’est plutôt une goutte d’eau dans un océan. Les illusions et les attentes exagérées de tout déploiement humanitaire doivent être mises de côté. Sinon, la déception risque d’être grande.

Expérimenter soi-même la migration

Nous entendons souvent des termes tels que migrant, demandeur d’asile ou réfugié. Il est cependant important de comprendre les différences qui existent entre eux. Un migrant traverse généralement volontairement les frontières de son propre pays. Les raisons peuvent être dues au travail, aux études ou au bénévolat. Les réfugiés, quant à eux, fuient leur pays à cause de la guerre, des persécutions, de la perte de liberté, etc. S’ils restent, ils risquent la mort, la torture ou l’emprisonnement.

Les médias et les établissements d’enseignement devraient être chargés de fournir des informations impartiales sur la migration. Malheureusement, le contraire est souvent vrai et seules les situations très extrêmes auront leur place dans les journaux. En outre, le phénomène du changement climatique a un impact accru sur les vies humaines et il contribuera à la migration des Slovaques à l’intérieur et vers d’autres pays. Nous comprendrons alors peut-être la migration de première main. Lorsque vous rencontrez des réfugiés, vous comprenez qu’au niveau humain, nous sommes tous égaux. Les préjugés sont cependant profondément ancrés en chacun de nous. Le changement de perception ne se produira que si la société civile, les médias et les gouvernements locaux commencent à sensibiliser et à éduquer les citoyens sur ces sujets.

Ces dernières années, beaucoup de choses ont changé grâce aux voyages, aux échanges d’études et à la mondialisation. Par exemple, les personnes âgées, grâce aux expériences de leurs petits-enfants, se familiarisent lentement avec le thème de la diversité et de la sensibilité aux autres cultures. J’espère vivement que la pandémie mondiale du coronavirus ne ralentira pas ce mouvement.

Théa, Stagiaire VET en Espagne

"Cette expérience a été plus que bénéfique pour moi, elle a été comme une révélation. Je suis sortie de ma zone de confort, j'ai essayé, j'ai eu peur, mais je l'ai fait !"

Durant mon stage au sein de la réserve écologique de Ojèn, j’ai eu l’opportunité de travailler au plus prêt de la nature et de la faune et de la flore. Mes missions quotidiennes étaient la prise en charge de groupe (scolaire, familial…) afin d’assurer des visites guidées de la réserve dans le but de sensibiliser sur l’environnement. Les 2 principales objectifs de ces visites sont: l’éducation environnementale et la conservation de la nature. Le soin de la faune et de la flore faisait aussi partie intégrante de mes missions. Chaque jour nous nous assurions que les animaux ne manquaient de rien et étaient en bonne santé dans leur milieu naturel.

J’ai eu l’occasion de travailler avec des biologistes, des vétérinaires et des guides de la nature, qui chacun par leurs expériences ont pu m’apporter de nouvelles connaissances et de nouvelles pratiques.

Après avoir travaillé pendant plus de 5 ans en tant qu’éducatrice spécialisée dans le secteur de la petite enfance, j’ai eu l’envie et le besoin de découvrir un autre milieu de travail et de me rapprocher plus de la nature. Soucieuse de l’environnement

et passionnée par les animaux, il était primordial pour moi de trouver un lieu en accord avec mes valeurs et mes convictions. J’étais désireuse d’apporter, à mon échelle, mon aide et de sensibiliser la population sur l’environnement et le bien être animalier.

La plus grosse difficulté que j’ai pu rencontrer durant mon stage a été la barrière de la langue, j’ai eu souvent l’envie de m’exprimer, de proposer mes idées, d’informer le public… sans oser le faire par crainte de me tromper, de ne pas me faire comprendre, de paraître ridicule. Mais au fur et à mesure, j’ai réussi a transformer cette difficulté et j’ai osé, j’ai parlé, je me suis trompée, mais j’ai appris, j’ai gagné en confiance en moi, et j’ai surmonté cette peur des premiers mois. Aujourd’hui je suis fière de mes progrès, j’ai encore beaucoup à apprendre, mais je ressens aussi bien sur le plan linguistique que personnel que j’ai évolué au cours de ces 6 mois.

Cette expérience a été plus que bénéfique pour moi, elle a été comme une révélation. Je suis sortie de ma zone de confort, j’ai essayé, j’ai eu peur, mais je l’ai fait. J’ai gagné en confiance en moi et en maturité. A présent j’imagine ma vie ici en Espagne et j’ai la grande chance de pouvoir travailler encore quelques mois dans la réserve écologique.

En conclusion, la phrase qui pour moi résume parfaitement cette expérience est: « Y CROIRE ET ESSAYER ».

Solène, Service Civique en Grèce

"Je me suis engagée dans ce projet afin de pouvoir avoir la chance de découvrir le métier d'éducateur spécialisé dans un autre pays."

Je m’appelle Solène, j’ai 24 ans et  je suis partie effectuer une mission de service civique de 11 mois en Grèce, afin d’acquérir une expérience professionnelle à l’étranger dans le but de reprendre mes études d’éducateur spécialisé par la suite.

Ma mission s’est déroulée à Levadia, petite ville au nord d’Athènes, dans un centre privé travaillant en accueil de jour afin d’accompagner et soutenir des personnes en situation de handicap physique et mental.

Il y avait sur place une équipe pluridisciplinaire composée de cinq personnes notamment  d’une psychologue, un coach sportif spécialisé dans le handicap. Mon rôle était surtout de soutenir les résidents dans leurs tâches quotidiennes comme dans les activités. Je devais passer du temps avec eux afin de les stimuler au quotidien, communiquer, et les faire sortir de leur bulle. Par exemple, en proposant des activités éducatives, des jeux, des sorties, des ateliers cuisine… ou toute autre activité qu’ils puissent remettre en pratique une fois chez eux afin de gagner en autonomie (les personnes venant au centre sont pour la plupart de jeunes adultes). Ce centre fonctionne comme une école mais est adapté à leurs capacités et leurs besoins.

Je me suis engagée dans ce projet afin de pouvoir avoir la chance de découvrir le métier d’éducateur spécialisé dans un autre pays, pouvoir comparer avec mon expérience dans ce domaine en France, et me conforter dans mon choix d’orientation dans un futur proche.

Les plus grosses difficultés que j’ai pu rencontrer étaient surtout le départ, que j’appréhendais beaucoup, et la barrière de la langue en arrivant car je n’avais aucune notion de grec pour me permettre de communiquer avec les résidents. En revanche, j’ai appris très vite les bases grâce à quelques cours de langue sur place et j’ai pris plaisir à apprendre et également progresser en anglais. La chose dont je suis la plus fière est justement d’avoir pu être capable de leur faire la lecture durant mes derniers mois de présence !

Cette expérience va j’espère pouvoir m’aider à trouver plus facilement une alternance pour la reprise de mes études, et elle m’a fait mûrir et gagner en autonomie. J’ai une meilleure connaissance de moi, je suis plus en confiance et ouverte à ce qui m’est différent ou inconnu. Mieux se connaitre, c’est se donner le pouvoir de changer, de s’aligner avec ses aspirations.

J’ai beaucoup apprécié la bonne humeur et la bienveillance qui émanait de part et d’autre de ce centre et j’ai pris plaisir à participer aux cours de musique et de peinture (sur le thème de Van Gogh cette année). Mon nom étant compliqué à prononcer, j’ai été rebaptisée « Moustaki » qui veut dire « moustache … » cela m’amusait beaucoup et nous avons tous fini par nous appeler moustache les uns les autres. Après le confinement nous dessinions même des moustaches sur nos masques pour rendre ça un peu plus joyeux !

Cette expérience était surtout professionnelle, mais elle m’a paru comme du temps qui m’était offert comme un cadeau et m’a permis d’avoir un regard différent sur moi-même. J’ai progressé en anglais et en grec, j’ai rencontré de belles personnes avec qui je resterai en contact sans aucun doute. J’ai aussi acquis des compétences pratiques. Cette expérience a été pour moi l’une des plus enrichissantes jusqu’à maintenant et si cela était à refaire je partirais tout de suite sans hésiter !

Estelle, SVE en Albanie

" À l’avenir, je pourrai évoquer cette expérience professionnelle à l’étranger pour ma recherche d’emploi. "

Je m’appelle Estelle, j’ai 24 ans et j’ai participé à un Service Volontaire Européen à Tirana, en Albanie.

Mon séjour a duré quatre mois et demi et ma mission était d’enseigner le français à des enfants de 8 à 11 ans dans une école primaire. J’étais toujours assistée d’une maîtresse titulaire pour communiquer avec les enfants. Par la suite j’ai aussi effectué une mission de distribution de denrées alimentaires auprès de personnes démunies.

Je me suis engagée dans un tel projet d’abord parce que cela faisait des années que je voulais faire une mobilité à l’étranger et jusque-là cela n’avait pas été possible. De plus, la mission d’enseignement du français me plaisait beaucoup et cela me fait toujours plaisir de constater que des étrangers peuvent s’intéresser à ma langue, et donc je suis contente de pouvoir les aider à progresser. Enfin j’ai choisi l’Albanie en raison de son histoire qui m’intéresse beaucoup, de son architecture et de ses arts visuels.

La plus grosse difficulté pour moi a été la barrière de la langue. L’albanais est une langue qui ne ressemble à aucune autre et je n’avais aucune base en arrivant. De même, je n’ai pas toujours trouvé des interlocuteurs anglophones pour pouvoir communiquer. Donc j’ai pu bénéficier de leçons d’albanais pour me débrouiller au quotidien.

Ce qui me rend le plus fière, c’est donc d’avoir appris quelques phrases dans une langue toute nouvelle pour moi. À l’avenir, je pourrai évoquer cette expérience professionnelle à l’étranger pour ma recherche d’emploi, si je venais à travailler dans le domaine de l’enseignement. Finalement j’ai dû écourter mon séjour car mon activité s’est arrêtée à la fermeture des écoles en raison de la nouvelle épidémie.

Si je devais résumer mon expérience de mobilité en un mot, ce serait sans l’ombre d’un doute : « aventure ».

Sara, EU Aid Volunteers au Pérou

"La bestiole appelée Coronavirus arrive au Pérou, nous sommes le 6 mars 2020, et le premier cas de propagation a été signalé".

Le 18 juillet 2019, je suis arrivé à Lima, au Pérou, qui m’a accueilli avec un ciel gris et une humidité hivernale typiqueDès le lendemainj’ai commencé mon projet de Volontaire de l’Aide de l’UE dans l’Association Paz y Esperanza, en commençant à travailler sur la Discipline Positive dans le domaine de la protection de l’enfance. Les activités se développent bien, les relations avec le tuteur et les collègues me font grandir sur le plan personnel et professionnel.  

C’est dans ce contexte que le Coronavirus est arrivé au PérouC’est le 6 mars 2020 que le premier cas de contagion est déterminéBientôtil se répand rapidement dans tout Lima et ses régions. Pour lutter contre le tempsdix días plus tard, le président Martín Vizcarra a déclaré l’état d’urgence sanitaire avec verrouillage pour toutes les personnes se trouvant sur le territoire péruvien et a fermé les frontières intérieures et extérieures.  

La pandémie n’a pas frappé à la porte et demandé la permission. Elle est entrée dans la vie de chacun sans donner le temps de se préparer. Soudain, tout le monde a dû changer sa routine quotidienne et la façon de gérer ses relations avec les autres. Grâce à des mesures  de protection, tous les projets développés en face à face ont été suspendus et déplacés de manière virtuelle. Tout a changé et a été orienté pour faire face à l’urgence du Covid-19 qui a envahi le pays.

Les collègues de l’équipe de protection de l’enfance et moi-même, avec le soutien d’autres organisations, telles que Save the Children, Acción por los Niños et la municipalité de Lima, avons commencé à développer des ateliers et des discussions sur la discipline positive de manière virtuelle. C’était une excellente occasion de poursuivre la diffusion de l’éducation respectueuse des enfantsdansle but d’aider les parents à enseigner aux enfants le respect des droits de l’homme, en particulier dans  la situation actuelle. De plus, avec la collaboration de la municipalité, nous développons un programme en direct du FB, appelé Transformando Escuelas, pour parler de sujets pertinants. 

L’équipe a travaillé sur la production de dessins animés, sur la petite enfance d’un prince et sa relation  avec ses parents. Ce film a été adapté, incluant des éléments de Discipline Positive et produit par Paz y Esperanza. C’est une excellente ressource pour nous, qui donne des ateliers et des conférences en ligne. L’associationavec d’autres organisations locales et internationales, a développé une campagne de sensibilisation afin de diffuser quelques conseils sur la gestion du stress entre adultes et enfants. Les sentiments d’anxiétéd’envied’incertitude sont un grand défi à gérer, en particulier pour ceux qui ont perdu leur emploi et vivent dans la surpopulation.    

Paz y Esperanza a toujours cru en la participation des enfants qui aident la communauté à grandir et à se développer dans le domaine des droits de l’hommePour cette raisonavec la collaboration de l’organisation des enfantsnous avons écrit une lettre demandant au président Vizcarra de parler avec les garçons et les filles et d’écouter leurs besoins et leurs opinions.

La situation actuelle au Pérou est vraiment compliquée : les hôpitaux publics sont effondrés,  l’oxygène manque et l’économie est en chute libre. Un pays sans système  public  efficace et sans système de retraite public, a beaucoup de problèmes et il semble que le Pérou soit en train de perdre  la bataille contre le Coronavirus.

Paz y Esperanza et toutes les organisations au Péroucherchent le moyen d’aider et de soutenir les populations qui ne peuvent pas rester chez eux et endurer la situationIl est nécessaire de sortir pour travailler et acheter de quoi manger pour ses enfantsIl faut donc ne pas abandonner, continuer à se battre et à travailler pour respecter les droits de l’homme indépendamment de la situation actuelle. 

Mélanie, Service Civique de 10 mois en Belgique

"C'est une expérience enrichissante pour le volontaire comme pour les bénéficiaires. "

Je m’appelle Mélanie, j’ai 25 ans et je suis venue faire un service civique au sein d’un foyer pour personnes en situation de handicap au sein de l’association l’Arche en Belgique. J’avais déjà deux expériences en tant qu’animatrice dans des séjours adaptés et la rencontre avec ce type de public m’a véritablement passionnée. Moi qui ne m’étais jamais retrouvée face à une personne en situation de handicap mental de ma vie, je me suis retrouvée face à un public sensible, touchant, drôle, avec toutes ses complexités humaines. J’ai alors eu envie de travailler avec eux, de me familiariser avec les différents handicaps et j’ai décidé de me confronter à une vie en immersion pendant un an dans un foyer qui accueille des personnes en situation de handicap. Je me suis armée de mon ordinateur et j’ai commencé à postuler dans plusieurs pays d’Europe pour des missions qui visaient le handicap à chaque fois. J’avais envie de partir hors de France, d’aller à la rencontre d’une autre culture afin de voir les différences dans les méthodes, dans la vision du handicap, du niveau d’inclusivité de chaque pays. J’avais besoin de savoir si ma voie était effectivement celle-ci et je n’ai pas été déçue.

 

J’ai découvert, dans le foyer d’Aywaille de l’Arche Belgique, un public incroyable, sensible, touchant et aimant. J’ai rencontré une équipe d’éducateurs avec chacun ses propres méthodes mais toutes allaient dans un même sens : le bien être de la personne. J’ai pu y découvrir le fonctionnement d’un foyer à temps plein mais aussi d’un centre de jour. La découverte des PAI (projet d’accueil individualisé) a été particulièrement instructive. J’ai pu lire ce qui est envisagé pour chaque personne, en fonction de ses capacités, de ses besoins et de ses envies. Il y a un vrai travail de réflexion derrière chaque personne. On sent que les personnes évoluent dans un environnement favorable à leur bien-être et à leur construction personnelle que celle-ci soit physique, intellectuelle ou émotionnelle.

 

Ce qui m’a le plus étonnée, du moins au début, ce sont les crises qui peuvent surgir pour ce qui peut sembler être « pas grand chose ». Ce pas grand chose demande en réalité une analyse, un travail de réflexion, pour comprendre pourquoi la personne, à cet instant T, ne s’est pas sentie bien et ce qui peut être fait pour améliorer la situation à court et à long terme. On apprend aussi comment réagir ou ne pas réagir en fonction du handicap de certaines personnes. Il s’agit de creuser dans son passé, de comprendre sa personnalité avec tout ce que cela comporte. C’est un travail véritablement humain. Il faut également penser à toutes les personnes autour qui peuvent avoir été affectées par la situation car c’est en général une situation à rebond.

 

Un autre aspect qui m’a positivement surprise, c’est la prise d’initiative laissée aux volontaires. Je me suis rapidement sentie en confiance pour évoluer à mon rythme. J’ai eu envie de proposer des activités aux personnes et on m’a laissé faire à chaque fois. J’ai pu ainsi proposer un projet pâtisserie mensuel avec une résidente, domaine que j’apprécie particulièrement et pour lequel j’ai essayé d’être pédagogue en m’adaptant à chaque fois et en me remettant en question quand je sentais que quelque chose n’allait pas bien se passer. C’est vraiment agréable de pouvoir proposer des choses ou d’être naturellement intégrée aux activités déjà en place. On m’a d’ailleurs proposé de vivre dans un projet de semi-autonomie, un projet que j’ai vraiment hâte de voir se mettre en place. Ça va être une nouvelle expérience, enrichissante sur beaucoup d’aspects. Il s’agit d’une belle preuve de confiance, ce qui fait extrêmement plaisir dans le monde du travail. Je vais épauler deux résidents afin de leur permettre de s’épanouir dans un nouvel environnement, de développer leur autonomie, leur capacité d’adaptation et de créativité que ce soit au niveau de la cuisine, de la décoration, des activités ensemble, etc mais aussi de développer la capacité du vivre ensemble dans un environnement plus restreint en terme de personnes.

Il s’agit d’un vrai défi que j’ai hâte de vivre !

 

 

Nabila, stagiaire VET au Royaume-Uni

"J’ai eu l’opportunité de vivre une très belle expérience, de gagner en compétences tant techniques que linguistiques [...] afin d’ajouter une plus-value à mon parcours juridique et d’améliorer mon anglais professionnel"

Je m’appelle Nabila, j’ai 27 ans. Après avoir terminé mes études de droit en 2019, j’ai décidé de chercher un stage au sein d’un cabinet d’avocats à l’étranger, et notamment au Royaume-Uni, afin d’ajouter une plus-value à mon parcours juridique et d’améliorer mon anglais professionnel. En effet, après avoir passé quelques mois à éplucher les annonces d’emploi en France dans le domaine juridique, j’ai pris conscience de l’importance de savoir maîtriser l’anglais juridique pour intégrer le monde professionnel.

J’ai donc trouvé un stage au sein d’Irwin Mitchell LLP, un cabinet d’avocats londonien pour une durée de 6 mois, de janvier à juin 2020. Durant ces 6 mois, j’ai accompagné l’équipe « Employment Law » du cabinet qui gère tous les dossiers relatifs au droit du travail. Étant spécialisée initialement en droit des affaires, cela m’a permis de découvrir en profondeur le droit du travail anglais, qui n’est au final pas si différent qu’en France.

Mes missions consistaient en la rédaction de conseils juridiques divers pour les différents clients des « Partners » de l’équipe, la rédaction et la révision de divers contrats, la prise de note lors de rendez-vous avec les clients, la préparation de pièces pour les audiences, la prise des appels des potentiels nouveaux clients, etc. J’ai travaillé notamment sur des dossiers concernant des employés victimes de discrimination de la part de leur employeur ou de licenciement abusif, par exemple.

Au début, ça a été difficile de comprendre tout ce que l’on me disait et à formuler mes phrases. Je considère avoir toujours eu un bon niveau en anglais mais au niveau professionnel c’est complètement différent, surtout dans un domaine aussi technique qu’est le droit. Mais cela ne m’a pas abattu, j’ai, au bout de quelques semaines, tout de suite vu que j’avais beaucoup progressé et que je m’exprimais de manière plus fluide. J’en ai pris conscience quand j’ai réussi à comprendre les accents les plus compliqués du Royaume-Uni (rires).

Ma plus grande fierté au niveau professionnel est d’avoir co-écrit avec ma tutrice deux articles qui ont été publiés en ligne sur des revues spécialisées, avec mention de mon nom et ma photo. Moi qui ne connaissais rien au droit du travail anglais, je suis au final citée telle une experte dans le domaine.

Au niveau personnel, je suis fière d’avoir été capable de m’adapter rapidement à ma nouvelle vie anglaise. Malheureusement, avant même l’annonce du confinement pour endiguer la pandémie de la Covid-19, mon cabinet a pris la décision de nous faire télé-travailler. Cela a été un peu difficile au début car je n’avais plus ma routine de me rendre au travail et de côtoyer mes collègues tous les jours, mais au final je m’y suis vite habituée. Je suis bien évidemment déçue que cela arrive durant mon expérience à l’étranger mais je relativise et considère que j’ai tout de même eu l’opportunité de vivre une très belle expérience, et de gagner en compétences tant techniques que linguistiques.

Cette expérience de mobilité m’a conforté dans mon envie de passer l’examen du Barreau et de devenir avocate. Cela m’a également donné envie de travailler à l’étranger, pourquoi pas à l’occasion d’un V.I.E. (Volontariat international en entreprise)

Un mot qui résumerait mon expérience de mobilité, in English of course: « Brilliant! »

Maïlys, SVE en Géorgie

"Je me sens plus confiante qu’avant, plus libre, encore plus désireuse de voyager par la suite."

Je m’appelle Maïlys, j’ai 22 ans. Je suis partie en novembre dernier pour un Service Volontaire Européen en Géorgie.

En effet, après avoir eu mon diplôme d’éducatrice spécialisée et avoir travaillé quelques mois dans le Nord de la France, j’ai eu besoin de vivre une aventure à titre personnel avant de m’engager sur le long terme professionnellement. Je voulais me prouver certaines choses en sortant de ma zone de confort et découvrir la vie à l’étranger, faire des rencontres, m’intéresser à de nouvelles cultures, et en apprendre davantage sur moi-même. Quand l’ADICE m’a proposé la Géorgie, je ne savais même pas placer ce pays sur une carte, aujourd’hui, mon expérience géorgienne fait réellement partie de moi.

Je suis donc arrivée à Rustavi (4ème plus grande ville de Géorgie) pour 6 mois de SVE. Je vivais en colocation avec des volontaires lithuaniennes, polonaise, français, allemande, lettons. Ma mission était de travailler pour Georgian Youth for Europe, organisation dédiée à l’éducation populaire pour les jeunes de Rustavi ayant entre 8 et 25 ans, et s’appuyant sur les savoir-faire et centres d’intérêts de ses volontaires. Plus concrètement, nous devions préparer et mener des « clubs », c’est-à-dire des ateliers, ou des événements pour divertir et éduquer la jeunesse de manière non formelle. Ainsi, j’ai animé des clubs théâtre une fois par semaine ainsi que des ateliers d’écriture et des séances de fitness. Avec les autres volontaires et notre coordinatrice, nous avons également organisé des événements comme des cleaning day dans Rustavi, des soirées films ou karaoké, des ateliers écolos, des événements jeux de société, ateliers manuels etc.

La plus grande difficulté rencontrée a été pour moi le petit nombre voire l’absence parfois de participants à mes clubs ou aux événements, ce qui m’a donné le sentiment d’être inutile. Nous avons alors tenté d’améliorer la communication et la promotion et de modifier le programme, mais la fréquentation est restée très aléatoire, comme elle est basée sur la participation volontaire et spontanée des jeunes.

Concernant la Géorgie, j’ai découvert un petit pays plein de charme. J’en ai profité pour le visiter dès que j’en avais l’occasion en faisant du stop notamment. C’est un pays authentique qui n’est pas dénaturé par le tourisme, bien que l’économie du pays en dépende. La vie y est moins chère qu’en France.

J’ai eu un coup de cœur pour sa capitale Tbilisi, et ses paysages magnifiques (montagnes, cascades, parcs nationaux, monastères…). J’ai aussi adoré apprendre un nouvel alphabet et une nouvelle langue. J’ai découvert une culture très croyante, très chaleureuse et accueillante, où la notion de la famille est très importante et où celle du temps l’est peu. Je me suis toujours sentie en sécurité, et j’ai été très curieuse de découvrir leurs traditions ainsi que leur rythme et philosophie de vie. Je trouve aujourd’hui regrettable que la Géorgie et les pays du Caucase soient aussi peu connus ici en Europe de l’Ouest. J’y retournerai dès que j’en aurai l’occasion, sans hésiter, j’ai trouvé en ces lieux une deuxième maison et des amis très proches.

Je suis très fière d’avoir su créer et mener des ateliers en anglais et d’avoir quelques notions de géorgien. Je suis aussi très fière d’avoir su me débrouiller sur place pour voyager un maximum à l’intérieur du pays et d’être allée au contact de la population.

Je suis très heureuse d’avoir maintenant un réseau d’amis européens et de pouvoir partager ce que j’ai vécu. Tout simplement, je suis fière d’avoir su partir alors que ça me semblait difficile au départ.

Je me sens plus confiante qu’avant, plus libre, encore plus désireuse de voyager par la suite. Je me sens aussi plus indépendante. Le SVE aura été pour moi ce que je recherchais, un moyen de prendre confiance en moi et de vivre une expérience personnelle enrichissante. J’ai eu aussi un vrai coup de cœur sur la Géorgie et sa culture.

Louise, stagiaire VET aux Pays-Bas

"Cette mobilité fut une opportunité excellente que ce soit au niveau professionnel ou personnel […] C’est un réel tremplin."

Je m’appelle Louise, j’ai 24 ans, j’ai effectué un master en comptabilité, contrôle et audit. Je voulais débuter ma carrière à l’international mais sans un très bon niveau d’anglais c’était assez compliqué. J’ai donc eu la chance de pouvoir effectuer un stage VET Erasmus + pendant 6 mois à Utrecht, aux Pays-Bas. J’ai effectué mon stage dans une entreprise qui détenait plusieurs autres entreprises telles qu’une clinique psychologique, des holdings, un vendeur sur Amazon et une entreprise de consulting pour Amazon.

Du coté vie professionnelle, ce stage m’a apporté énormément. J’ai acquis de nouvelles compétences en comptabilité et finance. Je suis fière de pouvoir dire que désormais je comprends très bien l’anglais. Et pourtant, au début ce n’était pas gagné. J’avais un niveau très bas en anglais. J’ai réussi à m’adapter à ma structure d’accueil. Je suis arrivée dans une entreprise où nous sommes littéralement laissés en autonomie. Donc j’ai dû trouver les ressources nécessaires pour comprendre mon travail tout en apprenant l’anglais et en m’adaptant à la nouvelle structure. C’est une entreprise internationale avec des personnes issues de pays très différents (Russe, Slovaque, Autrichien, Grec, Indien, Irlandais…) Donc, il a fallu aussi s’adapter aux comportement de chacun et faire un effort de communication dans le but de pouvoir échanger et comprendre nos cultures et nos méthodes de travail. J’ai découvert le monde de l’entreprenariat car l’une des entreprises développait une marque sur Amazon. Donc j’ai pu comprendre et voir tout le processus pour devenir vendeur sur Amazon. Bien sûr, j’ai aussi appris toutes les spécificités comptables et financières d’une entreprise sur la marche d’Amazon. J’ai pu utiliser de nouveaux logiciels et appris à effectuer des reportings par exemple.

Du coté de la vie personnelle, j’ai pu goûter à la vie à l’étranger. Tous les jours, je me déplaçais en vélo. Quel luxe ! Le niveau et le mode de vie aux Pays-Bas sont excellents. J’ai vraiment adoré ce stage et je me suis sentie en sécurité partout. C’est vraiment un pays très bien organisé et sécurisé. Je n’ai pas eu du tout de problème particulier. Je me suis très vite acclimatée aux Pays-Bas et j’ai pris leurs habitudes comme de manger à 19h maximum ! J’ai aussi rencontré des personnelles exceptionnelles avec qui j’aurais des souvenirs inoubliables. Ce stage m’a permis de pouvoir vivre dans un pays étranger et de pouvoir m’adapter et découvrir un autre style de vie. C’est vraiment une opportunité excellente que ce soit au niveau professionnel ou personnel. Ce stage m’a permis d’être plus ouverte d’esprit, de mieux m’adapter à des situations inconnues, d’acquérir de nouvelles compétences linguistiques et professionnelles.

Cette mobilité m’a permise de confirmer mon envie de travailler à l’étranger dans un contexte international dans le domaine de la finance. Et je pense que cette expérience va me permettre de trouver un premier emploi plus facilement désormais. C’est un réel tremplin.

Le mot qui pourrait résumer mon stage c’est « Dankjewel » qui veut dire Merci en néerlandais. Car j’ai vraiment beaucoup apprécié ce Pays-Bas. Je suis reconnaissante d’avoir pu être si bien accueillie dans ce pays.  Je souhaite pouvoir y rester ou du moins y retourner. Je pense que nous n’avons pas forcément la bonne image des Pays-Bas. Mais lorsque l’on y vit et que l’on s’adapte au mode de vie, c’est à ce moment que l’on découvre toute sa diversité et que l’on apprécie son mode de vie. Je suis très contente d’avoir eu la chance de pouvoir vivre cette expérience et je suis fière d’avoir atteint mes objectifs.

Témoignage en confinement: Tatyana, EU Aid Volunteer en Inde

Échange culturel de l'extrême: de la célébration de Baba Marta au confinement - The Indian Way. Voici le récit de Tatyana, volontaire bulgare déployée dans l'association OSVSWA grâce au programme EU Aid Volunteer. Elle a vécu les débuts de la pandémie du Coronavirus dans le village de Bhubaneswar au nord-est de l'Inde.

Depuis mon premier contact personnel avec l’Inde et la culture indienne il y a plus de dix ans, je n’ai cessé de répéter, lorsqu’on me demande mes impressions, que c’est un pays de contrastes et d’extrêmes qui coexistent et qui sont vécus simultanément. C’est comme si vous pouviez voir les deux faces d’une pièce de monnaie en même temps, parce que vous essayez de trouver l’équilibre sur la tranche étroite qu’elles forment, là où elles se confondent. C’est ainsi que je perçois mes séjours de longue durée dans ce pays (jusqu’à présent 4, y compris celui en cours). Étant étrangère je ne m’attendais à rien de moins qu’une montagne russe sur laquelle je devrais à nouveau trouver l’équilibre. Je me suis jugée suffisamment préparée pour cela. Cependant, je n’avais jamais prévu qu’elle serait, cette fois-ci, mondiale et liée à des questions de santé et de sécurité.

Les six mois se sont écoulés relativement vite et calmement, sans qu’il y ait eu beaucoup d’actions. Je travaillais principalement au bureau, à la seule exception d’un voyage d’évaluation des besoins dans le village tribal de Sindurtaila, au fin fond de la jungle d’Odisha (région indienne).

J’avais même commencé à croire que cette fois-ci, je sauterais les « balançoires sauvages » entre les extrêmes et que je n’aurais pas d’histoires à raconter – beaucoup de choses ont changé en Inde au cours de la dernière décennie et tout se passait vraiment bien et le plus harmonieusement possible (avec beaucoup moins de débordements). Ou alors, m’étais-je simplement tellement habituée au mode de vie indien ? Quoi qu’il en soit, se retrouver à mi-chemin sur le plan culturel n’était pas si difficile qu’auparavant. C’est pourquoi il a été décidé de prolonger la période de déploiement de ma mission jusqu’à la fin du mois d’avril…

… Et nous voilà le 1er mars – mes collègues indien.ne.s (et espagnole) et moi-même – à célébrer l’ancienne tradition bulgare Baba Marta (grand-mère mars) au bureau. C’était un bel échange culturel et j’ai été heureuse de partager cette tradition unique avec mes collègues et j’ai apprécié leur intérêt et leur enthousiasme !

 

 

 

Ensuite, j’avais prévu de prendre des vacances autour de Holi (le 10 mars) – l’une des plus grandes fêtes religieuses de l’Inde et mon anniversaire (le 19 mars).

Cependant, les nouvelles concernant la propagation rapide du nouveau Coronavirus (SRAS CoV-2 ou CoVID-19) ont déjà commencé à créer de l’anxiété dans le monde entier. Ma collègue espagnole Andrea avait décidé qu’elle se sentirait plus en sécurité dans son propre pays et s’afférait à quitter l’Inde pour le 22 mars.

Les choses ne s’annonçaient pas idéales pour mes vacances, j’ai dû les annulées. Pourtant, contrairement à ma collègue, je voulais rester et poursuivre ma période de déploiement jusqu’à la fin prévue. Je pensais que l’Inde gérerait bien la situation épidémique, car les autorités avaient déjà entamé des campagnes de prévention sur les mesures à prendre. Il y avait un très faible nombre de patient.e.s enregistré.e.s pour la CoVID-19 : moins de 100 et seulement 2 à Bhubaneswar, où nous vivions et travaillions depuis début septembre.

 

 

« Échoués et enfermés en Inde »

Il s’est avéré que Andrea avait réussi à prendre l’un des tous derniers vols au départ de l’Inde. Tous les vols internationaux avaient été suspendus le 22 mars à 7h00. Initialement pour une semaine (selon l’annonce officielle). Elle s’était envolée quelques heures auparavant.

À partir de ce moment, les choses ont pris une tournure soudaine et inattendue assez rapidement et le 25 mars, un blocage total à l’échelle nationale a été déclaré.

Il est vite devenu évident que je ne pourrais pas quitter l’Inde de sitôt, malgré les efforts constants de l’ambassade bulgare et de la délégation de l’UE à Delhi pour m’aider à organiser mon rapatriement. Cela était dû au fait que les vols spéciaux de rapatriement provenaient tous des métropoles comme Delhi, Mumbai et Kolkata (Calcutta). Mais Bhubaneswar se trouvait très éloignée de toutes ces villes.

L’option la plus proche – Kolkata – prenait 8 heures et demie de route au total. Le franchissement des frontières entre les États a également été interdit et nécessitait des autorisations spéciales. Personne n’était prêt à prendre le risque de m’y conduire.

Je n’avais donc pas d’autre choix que de rester en Inde et de m’habituer à la vie dans une situation de confinement.

À quoi ressemblait le confinement version indienne pour une étrangère ?

Tout d’abord, j’ai dû me conformer à toutes les réglementations émises par les autorités (bien sûr) – qui provenaient du gouvernement central comme des autorités locales. J’ai suivi et je continue à suivre les recommandations du ministère de la Santé et de la Famille (MoHFW) publiées en ligne sur leur site web et sur les réseaux sociaux.

Je me suis retrouvée à utiliser une grande partie des outils et campagnes de sensibilisation pour me les adapter et les partager sur la page Facebook de mon organisation d’accueil, l’OSVSWA. Cela fait partie de la campagne de réponse COVID-19 de l’organisation : sensibiliser par le biais de messages sur les réseaux sociaux. C’était l’une de mes activités en tant qu’EUAV (EU Aid Volunteer) dans le domaine de la communication. Comme le travail au bureau avait également été suspendu, toutes les tâches se réalisaient à distance, en télétravail depuis la maison. Afin de rester en contact avec mes collègues, j’ai mis en place un espace de travail en ligne pour l’OSVSWA.

L’étape suivante, liée au travail, a naturellement été de soutenir les activités de l’OSVSWA liées à la campagne « COVID-19 Response ». Outre les postes de sensibilisation sur les médias sociaux, j’ai aussi créé une campagne de crowdfunding numérique sur la plateforme GoGetFunding et j’ai également postulé pour un projet de microfinance par l’intermédiaire de mon organisation d’envoi l’ADICE.

Grâce aux fonds reçus de ces sources, l’OSVSWA a organisé des sessions de formation dans 11 villages des zones tribales d’Odisha. La formation portait sur le lavage des mains, la distanciation physique et les comportements sécuritaires à adopter la pandémie, ainsi que sur la manière de prévenir la propagation du coronavirus. De la nourriture et des masques ont été distribués aux participant.e.s des sessions de formation.

 

 

 

 

Comme je ne pouvais pas me rendre dans les villages en raison des restrictions de déplacement et du nombre de personnes dans un véhicule, mes collègues indien.ne.s portaient les t-shirts EUAV SuDHAV-2 en signe de représentation de la coopération entre l’organisme et le programme européen.

 

 

 

 

Quant à la vie quotidienne à Bhubaneswar, elle a beaucoup changé : rues vides, magasins, restaurants, centres commerciaux, gymnases, salons de beauté, etc. fermés. La ville est soudainement devenue calme, très calme… Je n’avais jamais imaginé une Inde silencieuse, mais j’en suis témoin maintenant. La circulation folle a disparu – dans les très rares moments où je dois sortir de la maison pour acheter des produits de premières nécessités, je rencontrais juste quelques personnes dans la rue principale où il y avait auparavant une foule et encore moins de véhicules. Nous devions tous porter un masque ou une autre forme de protection sur le nez et la bouche et suivre la règle de la distance physique de 1,5 à 2 mètres d’espace entre les individus.

C’était surréaliste. La soi-disant distanciation sociale est un concept vraiment étrange et controversé pour le mode de vie indien. Étrange parce qu’il est pratiquement impossible dans de nombreuses situations et controversé parce que l’Inde a essayé de lutter réellement contre la distanciation sociale (en parlant de castes, de hiérarchies, de statut social, etc.) qui divise encore sa population. Dans ce cas, le terme approprié est donc celui de distanciation physique, et non sociale.

Sur une note positive, l’Inde pendant la partie la plus stricte du confinement (phase 1.0 et 2.0) s’est retrouvée non seulement moins bruyante, mais elle est aussi devenue moins polluée, en particulier avec l’air, et les gens ont commencé à prêter attention à l’importance de maintenir de bonnes habitudes d’hygiène tout au long de la journée.

Une journée typique pendant le confinement

  • Des horaires et des rythmes de sommeil et de travail irréguliers, comme se coucher vers 3 heures du matin, car c’est l’heure à laquelle la température de la pièce baisse un peu par rapport aux niveaux insupportables en journée et début de soirée. Le ventilateur au plafond reste en marche toute la nuit. Faire une sieste lorsque je me sens vraiment fatiguée et que je ne peux pas continuer sans pause (parfois même de 18h30 à 20h00). Je travaille en fin de soirée, lorsque j’ai enfin plus de temps libre après les nombreuses tâches que je dois accomplir.
  • Je cuisine et prépare mes repas tous les jours – 3 fois/jour. J’ai décidé d’abandonner le prêt-à-manger et la livraison de plats des restaurants pendant le confinement, afin de renforcer la protection contre le coronavirus et en raison des prix qui avaient doublés.
  • Beaucoup de choses, et je veux dire BEAUCOUP de communication tout au long de la journée par différents moyens et canaux : appels téléphoniques, SMS, emails, actualités, réseaux sociaux, etc. Cela devenait parfois accablant.

J’ai été en contact avec à la fois, une dame de la délégation de l’UE à Delhi, l’ambassade de Bulgarie, l’ADICE, OSVSWA, Andrea en Espagne, ma famille, mes ami.e.s. Tous à vouloir vérifier comment j’allais et pour m’informer des diverses choses qui se passaient.

  • En termes de socialisation hors-ligne, le mentor d’Andrea qui était aussi mon voisin, vit à l’étage supérieur de la maison de mes hôtes, est devenu mon premier point de contact en cas de besoins domestiques (comme l’organisation de l’approvisionnement en eau potable) et l’une des rares personnes avec qui socialiser, même si c’est très brièvement et à distance. Mais il était important de toujours garder une forme de présence physique pendant la phase la plus stricte du confinement.

Il semble qu’en réalité, je viens de faire l’expérience de ce que c’est que de vivre comme une femme indienne moyenne. Que l’on soit enfermée ou non, la plupart des femmes de mon âge restent à la maison et s’occupent de toutes les tâches domestiques et de leur famille. La seule exception est que j’ai été totalement seule et que je n’ai dû m’occuper que de moi-même.

Oh et aujourd’hui je continue à m’occuper de mes responsabilités en tant que volontaire, ce qui signifie que je dois aussi m’adapter aux nouvelles circonstances afin de poursuivre ma mission.

Camille, Service Civique en République de Macédoine du Nord

"Apprendre à lâcher prise. C’est certainement ce que j’ai le plus appris pendant ma mobilité."

Je m’appelle Camille Labbaye, j’ai 22 ans et je termine mon Service Civique de 10 mois à Skopje Macédoine (du Nord, le pays, ni la région grecque ni la salade). Je travaille au sein des ONG VCS-Volunteers Centre Skopje et Дневен Центар за деца на улица (Centre d’accueil de jour pour enfants des rues). L’objectif principal de mon travail est de promouvoir l’intégration sociale, l’égalité, l’éducation non- formelle pour un public varié de bénéficiaires, y compris les jeunes appartenant à des groupes marginalisés (qui ont de ce fait moins d’opportunités).

La décision de partir en volontariat international de long terme a été mûrement réfléchie. J’avais besoin de faire un point, une pause dans mes études, pour confirmer mon projet estudiantin et professionnel. Je rentre avec une idée très précise, une candidature acceptée et pleins de nouveaux projets en tête.

Je travaille comme aide-éducatrice auprès d’enfants en situation d’extrême pauvreté, parfois soumis à travailler dans la rue. Issus de la plus grande communauté Roms d’Europe, ces enfants peuvent être très rapidement en décrochage scolaire. Ma mission est entre autres de les aider dans leurs devoirs (mathématiques, macédonien, anglais, arts plastiques, …). En parallèle, je travaille aussi, avec une belle équipe composée de volontaires européens, sur le magazine VOICES, la préparation et l’animation d’ateliers au sein de lycées ainsi que d’évènements locaux et l’organisation générale de l’activité d’un Youth Center.

 

 

 

Dans ce pays et cette mission, ce qu’il y a de plus riche est cette pluri-culturalité. Plus de 4 nationalités différentes vivent au sein de ce petit pays, avec leur culture, leurs différences, leur accueil, leur convivialité, leur rythme de vie, … Et vivre/travailler au sein de cet environnement, avec d’autres volontaires venant des 4 coins de l’Europe, est très formateur. C’est ce qu’il y a de plus beau, car c’est du partage et de l’apprentissage, avec son lot de malentendus et de quiproquos.

Je ne peux pas résumer ma mobilité juste avec un mot ou une phrase, il y en aurait tellement ! Mais si vous choisissez de partir en mobilité dans les Balkans, vous ne le regretterez pas !

Lisa, Service Civique en Pologne

"Je ressentais le besoin de me prouver que j’étais capable de prendre ma vie en main, de voyager seule, de rencontrer des personnes, un pays, une culture."

Je m’appelle Lisa, j’ai 21 ans et j’ai effectué un service civique en Pologne. J’ai vécu dans la ville de Minsk Mazowiecki, non loin de Varsovie, pendant 6 mois. Mon objectif, certes très abstrait dit comme cela, a été de promouvoir l’ouverture culturelle et d’organiser des activités auprès d’enfants, de jeunes et de la communauté locale au sein de la fondation EBU. Il est difficile de mettre les mots sur ce que j’ai vécu et sur mon ressenti. Tout ce que je peux dire est que je suis fière d’avoir vécu cette aventure, elle m’a beaucoup apportée, tant sur le plan humain que “professionnel”. Cela faisait longtemps que je ressentais le besoin de me prouver que j’étais capable de prendre ma vie en main, de voyager seule, de rencontrer des personnes, un pays, une culture.

 

Je suis revenue en France plus autonome, entreprenante et indépendante. Je partais avec comme principal objectif : améliorer mon anglais. Mais grâce à cette expérience, j’ai évolué, j’ai découvert bien plus que je ne le pensais. Ma volonté d’améliorer à tout prix mon anglais est passé au second plan car j’ai été enrichi de bien d’autres choses. Je ne me pensais pas capable de gérer des activités, encore moins avec des enfants et malgré tout je l’ai fait. J’ai créé des ateliers, des activités et des jeux en anglais, j’ai même chanté et dansé avec les enfants !

Grâce à cette expérience j’ai gagné en confiance en moi et je suis maintenant plus confiante à m’exprimer devant un public. Je remercie d’ailleurs les enfants et ma responsable d’avoir
cru en moi.

 

Ces 6 mois en Pologne m’ont aussi permis de rencontrer de magnifiques personnes, venues des 4 coins de la Terre. Et c’est lors de ces rencontres qu’on s’aperçoit que le monde est fait de pays si différents et si proches à la fois. Les cultures sont différentes, la manière de voir les choses l’est aussi mais nous avons tous ce besoin de créer un lien social et d’avancer dans le même sens. Pouvoir partager sur nos vies a été très enrichissant. Cela m’a permis de me rendre compte à quel point j’avais de la chance de vivre dans un pays comme la France et de la situation dans laquelle j’étais.
J’ai été vraiment heureuse de découvrir la Pologne que je ne connaissais en fait pas vraiment. Ce serait vous mentir de dire que cette aventure n’a pas été difficile parfois, notamment
lorsque le manque de mes proches s’est fait ressentir mais il est tout à fait normal de ressentir cela. Le fait d’être en équipe aide beaucoup et permet de se soutenir mutuellement
lorsqu’un petit coup de blues apparaît. Même si je le pouvais je ne changerais rien de mon aventure, je suis très heureuse de ce que j’ai vécu. Et si j’avais un conseil à donner, croyez en vous, ne réfléchissez pas trop et foncez !

Noémie, SVE en Italie

"J'ai réussi là où je pensais échouer !"

J’ai réalisé un Volontariat Européen de 4 mois, qui s’est déroulé entre Pise et Florence, dans la campagne Italienne. Mon travail était divisé en deux parties : j’aidais les coordinateurs sociaux qui travaillaient auprès d’une dizaine de femmes migrantes dans une maison d’accueil d’un côté et des travailleurs sociaux au sein d’une résidence d’une vingtaine de personnes souffrant de troubles mentaux, de l’autre.

 

Pour les migrantes, mon travail consistait à venir les voir, m’assurer que tout allait bien et discuter, créer des liens, apporter mon soutien dans le cadre des activités proposées (sorties Noël, carnaval, festivals, tombola, spectacles de théâtre de l’association, journée UNICEF…), mais également mon aide pour l’élaboration des CV et dans les recherches d’emplois. 

Je les informais aussi d’un point de vue juridique concernant les nouvelles directives de la Préfecture à suivre, ce qui a pu donner lieu à quelques tensions. Nous avions la possibilité de proposer et d’organiser des ateliers de cohésion/de conseils. Par exemple, j’ai pu dessiner, inventer et animer un atelier économies d’énergies domestiques, en anglais, auprès des filles au sein de la maison.

 

Dans l’autre structure, les résidentes appréciaient beaucoup le fait d’être entourées. Je participais et je proposais mon aide dans les différentes activités déjà mises en place (piscine, cuisine, gymnastique…) et des repas. J’ai créé un cours de relaxation musicale, en italien, par groupe et en autonomie. Pour finir, nous avons élaboré un calendrier sur l’année 2020 que nous avons ensemble traduit de l’Italien à l’Anglais puis pour ma part de l’Italien au Français. Éventuellement dans le cadre de mes interventions j’ai aidé les coordinateurs sociaux dans la traduction orale de certaines conversations avec les migrants.

 

De plus, au sein des deux structures nous participions à des réunions d’équipe. C’était l’occasion d’échanger sur les difficultés rencontrées, de discuter des nouvelles directives, et d’émettre / échanger des idées et des projets ensemble.

J’ai voulu partir en Italie pour effectuer cette mission suite à mon engagement en tant que bénévole au sein de la Cimade : une association de solidarité et soutien politique aux migrants, dans laquelle j’aidais par le biais de conseils juridiques. Je ressentais le besoin de comprendre plus personnellement leur situation et de les épauler dans leur vie quotidienne.

De plus, j’aspirais à accumuler de l’expérience dans le domaine social dans la perceptive d’une éventuelle reconversion professionnelle.
Je ne pensais pas intervenir dans l’autre structure, l’avoir fait m’a néanmoins apporté à différents niveaux, tel que relationnel et puis évoluer en parallèle avec une autre méthode de travail fût également enrichissant.

La chose la plus difficile pour moi a été d’apprendre l’italien, d’arriver sans parler un mot ou presque et ne rien comprendre. Il y a eu de nombreuses fois, en dehors de mes heures de travail, où je me suis sentie assez isolée à cause de la différence linguistique. Puis, on finit par s’y habituer, on prend son mal en patience et on accepte la situation. On continue de toute façon à entendre cette langue inconnue puis petit à petit les mots et les phrases prennent du sens et les premiers mots dits dans la langue étrangère apparaissent. Au final, à la fin de la mission, je m’en sors avec un niveau B1 ce qui n’est pas si mal.

La seconde chose difficile a été de voir la réaction, plutôt agressive, des filles migrantes envers nous car elles étaient obligées de suivre les directives mises en place par la Préfecture. Elles étaient vraiment dans une logique d’être contre « toutes formes de contrôle » qui n’en était pas une venant de nous, bien entendu. Seul le temps et les discussions ont pu apaiser les tensions et nous avons pu peu à peu gagner leur confiance.

 

Durant la mission j’ai parfois été découragée mais j’ai fait le choix de ne pas abandonner et j’en suis aujourd’hui très fière. Sur place, j’ai également pu compter sur le soutien de mon tuteur et de mes collègues présents et à l’écoute, prêts à me donner pleins de conseils et d’encouragements.

Je peux dire aujourd’hui que cette expérience fut l’une des plus intense de ma vie, tant sur le plan psychologique que sur le plan émotionnel. La mission a été intéressante humainement parlant : j’ai créé des liens aussi en dehors des structures d’accueil ; professionnellement car  cela confirme mon désir de me tourner vers un métier plus social ; culturellement : la façon de travailler en Italie est assez différente, tout est décidé au dernier moment et la vie est quand même moins stressante qu’en France.

Participer à ce projet m’a rendu plus forte. Le fait que les différentes structures me fassent confiance, soient optimistes et ouvertes aux différentes propositions, m’a donné confiance en moi.

Petite anecdote : « Étant là depuis peu de temps et ne maîtrisant pas l’italien, je me suis retrouvée devant au moins 300 personnes lors du dîner de Noël à devoir présenter l’association et mon travail ainsi que donner mon avis sur tout ça en italien ! Ahah, au final les gens ont été plutôt très tolérants 🙂 et j’ai réussi là où je pensais échouer ! ».

Ma citation :  » La persévérance est un talisman pour la vie « .

Félix, stagiaire VET au Royaume-Uni

"Je retiens surtout des points positifs de cette expérience [...] j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses responsabilités et d’améliorer fortement mon autonomie dans le travail. J’ai pu prendre confiance en moi et je peux désormais travailler et communiquer dans une langue étrangère."

Je m’appelle Felix, j’ai 25 et je termine un stage professionnel européen d’une durée de 6 mois à Londres.

Après avoir terminé mes études en sciences sociales à l’Université de Lille, je me suis dirigé vers un Service Volontaire Européen avec l’ADICE à Liverpool au Royaume Uni, afin d’avoir une première expérience à l’étranger et dans un domaine qui m’intéressais : la solidarité et l’inclusion sociale. J’ai eu la chance de trouver une mission qui correspondait aussi à mon domaine d’étude et mon projet professionnel, à savoir la gestion de projets dans une ONG travaillant sur l’inclusion sociale au niveau local et Européen, Merseyside Expanding Horizons.

Après mon Service volontaire européen j’ai voulu continuer à me former professionnellement dans le même domaine professionnel pour être capable de trouver un emploi dans ce même pays d’accueil, le Royaume Uni, à la suite de ma seconde mobilité.

J’ai eu la chance de trouver ce stage à Kairos Europe, une organisation basée dans le sud de Londres, et travaillant principalement sur des projets européens concernant l’inclusion sociale, l’éducation pour adultes, les migrations, etc.

Je retiens surtout des points positifs de cette expérience. Du fait de la petite taille de la structure j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses responsabilités et d’améliorer fortement mon autonomie dans le travail. J’ai pu prendre confiance en moi et je peux désormais travailler et communiquer dans une langue étrangère.

Dans le cadre de mon stage j’ai eu la chance voyager et de représenter mon organisation lors de réunions de projets à Potence, dans le sud de l’Italie, mais aussi en Grèce à Athènes et Thessalonique.

Mon objectif pour la suite est de profiter de cette expérience pour trouver un emploi en Angleterre au sein d’une organisation à visée sociale.

Coline, stagiaire VET au Portugal

"J’en ressors grandie et avec une vision plus étendue et surtout plus juste de cette profession."

Je m’appelle Coline, j’ai 31 ans. Après des études de journalisme et plusieurs années d’expérience dans les domaines de la communication et de la rédaction web, j’ai décidé, en 2018, de changer d’orientation professionnelle et de devenir professeure de FLE (Français Langue Étrangère), en d’autres termes, d’enseigner le français à des adultes non francophones. J’ai alors suivi une formation et ai même obtenu mon diplôme (DAFLE : Diplôme d’Aptitude à l’Enseignement du Français Langue Étrangère). Ma formation, bien que très intéressante, restait pourtant assez théorique. Une fois mon diplôme obtenu, je ne me sentais pas légitime de me tenir devant une classe et de commencer directement à travailler. C’est pourquoi j’ai alors cherché un moyen de réaliser un stage qui aurait pu m’apporter les clés pouvant compléter solidement ma formation et me permettre, ainsi, de me sentir plus en confiance dans l’exercice de cette nouvelle profession. En faisant des recherches et en parlant autour de moi, j’ai découvert l’Adice et son programme de Stage Erasmus +.

J’ai réalisé ma mobilité professionnelle à Lisbonne, Portugal, au sein du Centro Europeu de Linguas (CEL). J’ai choisi cette structure d’accueil car elle me semblait être la mieux adaptée à ce que je recherchais. Une structure qui existe depuis 1985, reconnue par l’éducation nationale portugaise, reconnue par l’Union Européenne et qui a gagné plusieurs prix, dont le dernier en date en 2018 dans l’innovation de l’enseignement des langues étrangères aux personnes sourdes et malentendantes.

Le CEL offre différents types de cours : individuels, en groupe et aux entreprises. Les élèves peuvent être des enfants comme des adultes à la retraite. Ceux dont je m’occupe ont entre 15 et 77 ans et je leur enseigne le français et l’anglais. J’ai également eu l’occasion, pendant les trois premiers mois de mon stage, de donner des cours en entreprise, au siège de la plus grosse banque portugaise : Caixa Geral de Depositos.

Lors de mon stage, je n’ai pas rencontré le cadre que j’attendais. Au CEL, les professeurs sont très libres dans l’exercice de leur profession, et je me suis directement vu attribuer des classes que je devais gérer seule. J’ai dû appréhender mes peurs de départ (serais-je une bonne professeure ? Comment bien structurer les cours ? Comment s’assurer que j’aurais assez de matériel pour toute la durée de mon cours ?, etc.) ; beaucoup de questions auxquelles j’ai dû, très vite faire face. Il est indéniable que le Centro Europeu de Linguas m’a immédiatement fait confiance et je sais que les retours de mes élèves sont plutôt positifs. Je suis consciente qu’il s’agit d’une grande chance pour moi et j’apprécie tout particulièrement le fait d’avoir eu l’occasion d’enseigner en entreprise et je remercie chaleureusement le CEL pour tout cela.

Un point négatif cependant, j’étais venue pour y enseigner le français et sur la petit vingtaine d’heures de cours que j’ai, je me retrouve à enseignement seulement 3 heures de français par semaine. Je suis consciente qu’enseigner l’anglais représente une opportunité et que cela peut m’ouvrir des portes, néanmoins, je me sens légèrement frustrée quant aux peu d’heures de français que j’enseigne.

Comme mentionné précédemment, certains de mes élèves sont retraités et au vu de la situation du Coronavirus, je dois à présent donner des cours en ligne. Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux face aux nouvelles technologies. L’un de mes élèves, âgé de 72 ans, très volontaire et impliqué dans l’apprentissage de l’anglais, ne se décourage cependant pas devant les difficultés des classes en lignes et essaie, tant bien que mal, de trouver des solutions pour pallier ses incompréhensions technologiques. Cela donne souvent des situations drôles et caucasses, mais rien n’altère sa volonté d’apprendre et sa bonne humeur communicative.

En rentrant en France, je souhaiterais faire un bilan de compétences afin de voir s’il serait possible, pour moi, de me réorienter. En effet, ce stage m’a beaucoup apporté et a certainement consolider ma formation, mais il m’a ouvert les yeux sur certains aspects, certaines réalités du métier que je ne soupçonnais pas, notamment l’absence de travail en équipe. Avant de faire ce stage, je n’avais jamais réalisé à quel point avoir une vie “de bureau” et des collègues avec qui échanger chaque jour était important pour moi et m’aidait à garder le moral. Je considère ce stage comme tout à fait réussi, car j’en ressors grandie et avec une vision plus étendue et surtout plus juste de cette profession.

Jérémy, Service Civique en Arménie

"C’était sûrement l’expérience la plus enrichissante que j’ai vécue jusque-là"

Je m’appelle Jérémy LORIN, et j’ai actuellement 23 ans. Voulant vivre une expérience professionnelle à l’étranger et désireux d’effectuer mon service civique, je me suis engagé pour une durée de 6 mois en Arménie. L’appui aux activités liées à l’environnement, au développement durable et a l’agriculture biologique étaient mes principales missions. J’ai eu l’occasion de travailler pour plusieurs organisations. J’ai commencé mon volontariat avec deux placements. Le premier à l’école Daniel Varhuzan où j’assistais des enseignants pour faire différentes activités, quelques jeux afin d’apprendre le français à des enfants. Le second à Eco aghb, une association qui à pour but d’améliorer le recyclage sur Yerevan (capitale de l’Arménie).

J’ai ensuite eu l’opportunité de donner mon temps pour Hyelandz eco village, un superbe lieu pour l’écotourisme. C’est un petit hôtel restaurant qui possède sa propre ferme et qui fait plein de produits locaux (confiture, miel, jus de fruit, fromage, etc…). J’aidais à la récolte, au triage, et à la préparation des différents fruits avant transformation pour confectionner leurs produits citée plus haut. Enfin mon dernier jobsite était à Energy agency of armenia, j’effectuais des recherches à propos de nouvelles technologies ou de projets existant concernant les énergies renouvelables afin d’alimenter leur website. Tous ces postes étaient très intéressants et enrichissants.

 

 

 

En dehors des placements, j’ai pu découvrir un pays magnifique avec une culture, une langue, des traditions différentes et une population très accueillante en général. J’ai également eu la chance de pouvoir faire pleins d’activités liées ou non à la culture arménienne.

 

Pour conclure je dirais que c’était surement l’expérience la plus enrichissante que j’ai vécu jusque-là. Je conseille vivement aux personnes qui ont l’opportunité d’effectuer ce type de contrat de le faire. Après cette expérience humaine unique j’envisage de continuer en trouvant un VIE qui je pense m’apportera plus au niveau professionnel dans mon domaine qui est la production et l’efficacité énergétique.

 

Quentin, SVE en Croatie

" J'avais une envie d’ailleurs, de faire partie d’une communauté et d’y apporter mon aide. "

Je m’appelle Quentin, j’ai 24 ans et j’ai effectué un Service Volontaire Européen au sein de l’association Udruga HELP dans la ville de Split en Croatie dans la région de la Dalmatie pour une durée de 6 mois.

HELP est une association qui travaille dans la réduction des risques liés aux addictions ainsi que la lutte contre le VIH/SIDA. Elle permet aux personnes en situation de précarité de disposer de seringues, d’aiguilles, d’eau, d’acide, de préservatifs ou même de vêtements de seconde main gratuitement.

L’association propose aussi des tests de dépistage gratuits et anonymes pour le VIH/SIDA et Hépatite.

Au sein de cette association j’avais plusieurs tâches à effectuer ponctuellement. L’une d’entre elles et la principale était ce qu’on appelle le « Needle Exchange ». C’est l’endroit où les personnes addictes viennent chercher le matériel nécessaire (Seringues, aiguilles, acide, eau etc). J’ai beaucoup aimé cette tâche car j’étais tout le temps au contact de différentes personnes et je me sentais vraiment utile. C’est toujours plaisant d’avoir une conversation, un mot sympa ou même juste un sourire quand on travaille dans ce domaine !

Ensuite la seconde plus grosse tâche était le fait d’enseigner ma langue maternelle au sein de l’association (Le Français). J’étais un peu perdu au début ne sachant pas par où commencer et n’ayant aucune expérience d’enseignement mais je me suis très vite acclimaté et c’était un réel plaisir de retrouver mes élèves deux fois par semaines ! J’y ai rencontré des personnes formidables et tissé une amitié avec certaines d’entre elles.

Une grosse mission de l’association est aussi d’aller nettoyer la forêt de Marjan des seringues qui jonchent le sol dans une certaine partie de ce parc. Cette mission est importante quand on peut voir le nombre impressionnant de seringues/d’aiguilles qu’on y retrouve en y allant 2 à 3 heures une fois par semaine.

Nous avions aussi des activités moins ponctuelles. J’ai pu organiser des activités pour la journée mondiale contre le SIDA, ou encore démarcher les boîtes de nuit pour y distribuer des préservatifs et quelques flyers durant plusieurs soirées organisées.

Je me suis très bien acclimaté à cette nouvelle vie de Volontaire, à la ville en général et cet état d’esprit très méditerranéen ! La langue était difficile à apprendre au début mais ayant un très bon niveau d’anglais je me suis vite débrouillé et fais des connaissances ! Je garde d’ailleurs contact avec plusieurs personnes/volontaires qui étaient en même temps que moi en Croatie et que j’ai rencontré lors de soirée à Split ou durant les différents Training et Meeting qui nous sont dispensés (On-Arrival training et Mid-Term meeting). Et j’en garde des souvenirs incroyables 🙂

Si je devais refaire cette expérience, je n’hésiterais pas une seule seconde ! Et le seul regret que j’ai, c’est de ne pas avoir eu l’occasion de rester plus longtemps. J’y ai appris énormément de choses, sur les autres et sur moi-même, j’ai appris une nouvelle culture, des nouvelles traditions, un nouveau mode de vie. Merci beaucoup à l’ADICE qui m’a permis de partir et de réaliser ce projet. L’accompagnement est au top et ils vous font sentir que vous n’êtes pas seul même si vous êtes à des milliers de kilomètres !

Si je devais résumer en une phrase cette expérience : « Happiness is only real when shared » !

Aubry, service civique au Maroc

"J’avais besoin de prendre du temps pour moi, de réfléchir et de m’aérer l’esprit dans des contrées inconnues [...] Après un an passé enfermé dans un bureau, j’avais envie d’être au grand air"

A la sortie de de mes études, le désir de réaliser un service civique à l’étranger s’est manifesté en moi.  J’avais besoin de prendre du temps pour moi, de réfléchir et de m’aérer l’esprit dans des contrées inconnues. Au gré de mes recherches, je découvris l’Adice, une association roubaisienne qui proposait ce dispositif pour les jeunes.

Exécrant les villes et leur pollution, mon idée était de partir en milieu rural, avec des missions autour de l’agriculture. Après un an passé enfermé dans un bureau, j’avais envie d’être au grand air et de me dépenser physiquement. De plus, je suis sensible à cette thématique car toute ma famille est issue du secteur agricole. Pour moi, c’était leur adresser une sorte de clin d’œil complice !

L’Adice me proposa une seule solution : l’association Aïcha, près de Guelmim, dans le sud du Maroc. Sans me poser 36 questions, j’ai préparé mon sac à dos et quitté les vaches de ma Normandie natale pour les dromadaires du Sahara.

Arrivé à Agadir, c’est un certain Monsieur Jawad qui me récupère en taxi. On s’enfonce pendant 4h à travers le sud du Maroc. Les montagnes et l’aridité des paysages m’offrent un contraste avec ma verte plaine natale. Il me dépose dans un petit village appelé Oumifiss, d’environ 80 habitants. Niché entre deux pics rocailleux, ce petit oasis sera le théâtre de mon futur séjour. Visiblement c’est l’heure de la sieste, car il n’y a pas un chat dans la rue. Je suis accueilli par les autres volontaires et stagiaires, tous très sympathiques. Il y a des français, des allemands, des marocains. Ça parle anglais, français, arabe. Bref, ça a l’air de bien vivre.

Sous la houlette de « Tonton Mustafa », le président de l’association, et de Mehdi, le jardinier. Je prends la pleine mesure de ce qui m’attend. L’association Aïcha a pour objectif la lutte contre la désertification et le développement de proximité. L’idée est donc de freiner le désert en plantant des arbres, tout en permettant une vie économique par les fruits et les légumes produits. Résumé par la fameuse devise de l’association « œuvrer pour la plantation de la culture de plantations d’arbres », le travail s’annonce féroce.

 

 

Très vite, je prends le rythme de mes missions quotidiennes. La majeure partie d’entre elles est agricole : récolte des olives et des figues de barbarie, taille, irrigation, bouturage, gestion du potager ou encore nourrir les bêtes. En parallèle, nous réalisons des cours de français pour les enfants du village et les ados du collège voisin. Les journées sont bien remplies et il faut faire parfois face à des imprévus. Par exemple, les évasions occasionnelles de nos 4 chèvres, qu’il m’a fallu courser sur une dizaine de kilomètre de l’autre côté de la montagne…

Ma vie sociale est également pleine : boire le thé, randonner, encore un thé, jouer au football, un autre thé quand même, sortir au souk et un dernier thé pour la route. J’ai également l’occasion d’aller visiter un peu la région les week-ends. L’attraction locale reste tout de même les matchs du Barça dans le café voisin. J’ai bien essayé de faire retransmettre les matchs du Stade Malherbe de Caen mais il n’y pas beaucoup de fans dans le coin.

Au fur et à mesure de mon séjour, je sympathise beaucoup avec les gens du village. Les familles invitent à manger ou alors on sort ensemble en ville. Le contact est si chaleureux et si sincère que je garde beaucoup d’amis là-bas. Le moment venu, c’est dur de dire au revoir à tous ce petit monde qui m’a accueilli pendant six mois… Mais comme dit le proverbe, on se reverra bientôt Inch Allah !

Ornella, SVE en France

" Je voudrais encourager tous les autres à faire plus pour leur avenir, en quittant leur zone de confort. "

C’est l’histoire de mon arrivée en France. En mars 2019, j’ai terminé ma maîtrise en « études internationales » à l’âge de 27 ans. Une de mes priorités à ce moment-là était d’apprendre le français et ensuite d’essayer de trouver un emploi.

D’une manière ou d’une autre, je me suis retrouvée à chercher de nouvelles opportunités en Europe et j’ai découvert plusieurs programmes pour travailler à l’étranger. Alors je me suis dit « Je pourrais en choisir un parmi ceux, selon mes passions et mes désirs, qui pourrait aussi correspondre aux priorités de ma vie et à mes besoins de devenir économiquement indépendante ». J’ai donc décidé de postuler pour certains d’entre eux mais, en devenant volontaire quelque part, je savais que cela ne pouvait pas être la première option pour devenir indépendante. Mais j’ai continué à suivre ces procédures parce que je pensais que cela pouvait être un point de départ. Alors, me voilà.

J’ai commencé en octobre mon projet de volontariat européen, financé par le programme Erasmus + pendant 6 mois en France, et après trois mois, je peux dire que tout va bien.

Mon projet, a été coordonné par l’ADICE en collaboration avec l’Associazione Culturale ArciStrauss Mussomeli, qui était mon organisation d’envoi. Cela signifiait que je pouvais participer à un projet qui consiste à travailler dans toutes les activités de l’organisation d’accueil.

Mon expérience française a commencé le lendemain de mon arrivée ; ici, j’ai été accueillie par ma responsable Maddy qui n’a jamais hésité à m’aider et à me conseiller dans ces nouvelles expériences.

Elle est la responsable du projet européen de l’association Community, une organisation privée à but non lucratif située à Arques, dans les Hauts-de-France. L’association Community est le centre culturel qui m’accueille en tant que bénévole et me donne tous les outils et l’opportunité de m’améliorer personnellement et professionnellement. De plus, ce centre offre à toutes les personnes intéressées des ateliers et des activités de toute sorte, sans aucune discrimination d’âge ou d’origine.

Une fois que j’ai compris quelles étaient leurs activités et leurs priorités, j’ai commencé à manifester mon intérêt pour les projets européens. J’ai donc immédiatement commencé à soutenir mon référent dans des projets déjà mis en œuvre au niveau local et international.

En outre, il n’a pas été facile de m’adapter dans une nouvelle ville, dans un nouvel environnement de travail et surtout à une température vraiment différente ; quelque chose de particulièrement difficile pour une Sicilienne comme moi.

Néanmoins, une de mes grandes limites a été dès le début de communiquer avec les gens, c’est pourquoi j’ai décidé de commencer à travailler avec tous les autres volontaires (plus jeunes que moi) et les enfants qui fréquentent l’Association. Cette partie du travail consiste, surtout, à créer des ateliers et des activités manuelles ayant pour but la compréhension d’un sujet particulier. Dans ce sens, j’ai pu aussi avoir la chance d’être créative et de me concentrer sur des sujets que je considère vraiment importants tels que le changement climatique et l’interculturalité. Ce genre d’activités m’a aidé à apprendre des bases pour les conversations élémentaires. En fait, les difficultés en termes d’expression de nos propres sentiments à l’étranger sont l’un des principaux problèmes. Cela peut être source de frustrations ou d’insatisfaction, mais le secret est de trouver quelqu’un qui vous encourage à vous améliorer et qui est assez patient pour vous comprendre et comprendre vos sentiments. Ici, au travail, j’ai trouvé des personnes disponibles, patientes et passionnées, capables de me comprendre et de me donner les moyens de continuer. C’était le principal secret pour dépasser mes limites et ma période d’adaptation.

Au cours de ces mois, il y a eu beaucoup de choses dont je suis fière. Tout d’abord, mes capacités à avoir de bonnes relations personnelles avec tous ceux qui m’entourent, ensuite je suis vraiment fière de toutes les choses que j’ai apprises jusqu’à présent et que je suis encore en train d’apprendre. Troisièmement, mais ce n’est pas important, je suis vraiment fière de moi car grâce à mes ambitions, ma résilience et ma capacité à bien m’intégrer dans un nouveau contexte, j’ai également pu gérer mes craintes et me présenter à un entretien d’embauche, évidemment en français. Je viens de le faire et maintenant je suis une nouvelle employée de l’association Community et je fais partie de ce grand personnel et de cette famille.

Pour conclure, je mentionnerai que cette expérience est, jusqu’à présent, l’une des plus significatives pour ce qui concerne mon développement professionnel. Il ne s’agit que de mon expérience personnelle, mais je voudrais, par ce biais, encourager tous les autres à faire plus pour leur avenir, en quittant leur zone de confort sans oublier que : les grands rêves ne peuvent devenir réalité que s’il y a de la passion et des efforts pour les atteindre. Je vous assure que cela en vaut la peine et que vous ne le regretterez pas.

With Love

Ornella

Leila, EU Aid Volunteer en Palestine

"J'encourage vraiment les gens à explorer et essayer et pas seulement s'arrêter à la première impression"

Leila, volontaire du projet SudHAV2 a été déployée en Palestine. Retrouvez son témoignage sur notre chaîne youtube: https://www.youtube.com/watch?v=zYD-wsPaFmY

N’hésitez pas à visionner les autres témoignages disponibles !

Et comme Leila, ne manquez pas cette opportunité et envoyez vos candidatures à info@adice.asso.fr. Toutes les informations concernant chacune des missions sont présentes dans cet article !

Violaine, SVE en Espagne

"Je me sens beaucoup plus légitime, capable et forte."

¡Hola todos!

Je m’appelle Violaine, j’ai 27 ans et je reviens de 6 mois de volontariat en Espagne. J’ai vécu dans un village de plus ou moins 800 habitants qui s’appelle Frómista. Là-bas, j’ai travaillé dans plusieurs structures très différentes : la bibliothèque, les offices de tourisme, la résidence de personnes âgées, la escuela de verano et la piscine estivale. Peut-être vous dites-vous que ça fait beaucoup pour un seul volontariat… À vrai dire, c’est bien vrai, mais c’est ce que j’ai le plus aimé dans ma mobilité. Chaque jour était différents puisque je ne travaillais jamais aux mêmes endroits. Je devais donc faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité.

À la bibliothèque, j’aidais les gens dans leurs recherches de livres ou internet, je les conseillais, j’aidais à l’organisation de la bibliothèque et je participais aux différentes animations.

Aux offices de tourisme, j’apportais mon aide aux pèlerins et aux touristes, je les conseillais et parfois je leur racontais un peu l’histoire du village.

À la résidence, je venais en soutient à l’animatrice de la structure. Étant moi-même animatrice sociale, nous avons pu énormément échanger sur les différentes manières de faire l’animation et partager nos idées.

Enfin, à la escuela de verano et à la piscine, j’ai pu travailler avec des enfants de 3 à 12 ans pendant tout l’été. À la escuela pour y faire des animations en tout genre et à la piscine pour gérer la bibliothèque estivale et faire également des animations.

Comme vous pouvez-vous en douter, j’ai travaillé avec beaucoup de personnes différentes, de tous les horizons professionnels et principalement du village. Quant à mon public, ils avaient tous les âges et venaient de Frómista, mais aussi des villages environnent.
J’ai également participé à deux semaines différentes de formation avec d’autres volontaires d’Espagne. Ce fût l’occasion d’échanger sur nos volontariats, d’avoir des débats sur l’Europe, de parler de nos pays respectifs, etc. Ces semaines ont aussi été l’occasion de créer des liens avec les autres volontaires et de profiter qu’ils soient dans d’autres villes pour aller les voir et passer les vacances avec eux. Ces formations m’ont été également un bon moyen de prendre du recul sur mon volontariat, de faire des petites introspections sur moi-même et sur celui-ci et de pouvoir repartir sur des nouvelles bases.

Si je devais résumer mon volontariat, je dirais qu’il a été basé sur l’aide à la personne, l’échange et l’apport de joie dans la vie. Ce qui, de mon point de vue, sont les principaux attraits d’un volontariat. Ce sont également deux des principales raisons de mon engagement. Les autres sont l’envie de voyager, de découvrir un nouveau pays, d’apprendre une nouvelle langue, … Enfin, il y a beaucoup de raison à celui-ci. J’ai donc profité d’avoir fini mes études en alternance et de ne plus avoir de travail pour me lancer dans l’aventure.

Comme je vous l’ai dit, j’avais l’envie d’apprendre une nouvelle langue. Qui aurait cru que ce serait mon plus grand défi ? En effet, m’a plus grande difficulté a été de parler Espagnol. Non pas que la langue soit compliquée, mais j’avais très peur de me tromper. Comment ai-je surmonté cette peur ? Et bien je me suis forcée à parler et j’ai appris à ne plus écouter ma peur. J’ai fini par comprendre que celle-ci était plutôt stupide, car les gens s’en fichaient pas mal. Le principal pour eux était que je les comprenne et qu’ils me comprennent.

Cette difficulté a été également m’a plus grande fierté. Un jour, il m’a été demandée de faire des animations toute seule à la résidence. J’avoue que mener une animation seule ne me fait absolument pas peur puisque c’est mon métier. Cependant, la faire dans une autre langue et une autre histoire. Pour tout dire, tout s’est très bien passé. Les personnes âgées ont été adorables, nous avons pris notre temps et j’ai réussi à mener mes animations de A à Z. Je suis même sortie de là avec l’envie d’en refaire plein toute seule.

On peut donc dire que cette mobilité m’a énormément apporté tant sur le plan professionnel que personnel. Je me suis même sentie pousser des ailes puisque maintenant, je souhaite réaliser plusieurs de mes rêves, car après tout si j’ai réussi tous les défis de mon volontariat pourquoi n’arriverais-je pas à réaliser mes rêves ? Je ne sais pas s’ils vont tous se réaliser, mais une chose est sure : Je me sens beaucoup plus légitime, capable et forte.

Lisa, SVE en Roumanie

"Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur."

Je m’appelle Lisa, j’ai 21 ans et je viens de passer 2 mois en Service Volontaire Européen en Roumanie. J’ai réalisé cette mission en plein Maramures dans la ville de Baia Mare chez Team For Youth Association qui y réalise un travail social.

Durant cette mission j’ai eu l’occasion d’assister des professeurs en anglais et en français. J’ai aussi eu à animer des ateliers lors du festival de la Balloon Fiesta. Une grande partie de mon travail consistait à monter des projets d’animation pour des enfants à l’hôpital, dans un centre communautaire, dans un orphelinat ou dans des écoles. Cette mission m’a aussi donné l’occasion de travailler avec des personnes handicapées.

Je me suis engagée car je souhaitais vivre une nouvelle expérience et découvrir de nouvelles choses qui peut-être me permettraient de trouver ma voie.

Je pense que ma plus grosse difficulté a été la barrière de la langue car lorsque je suis arrivée ici le roumain était une langue que je ne maîtrisais absolument pas. Afin de pouvoir communiquer avec les locaux en général, j’utilisais l’anglais mais aussi parfois l’espagnol puis ensuite grâce aux cours de roumain j’ai appris à dire quelques phrases basiques.

Je suis fière d’avoir participé à cette aventure, de m’être challenger en partant seule à l’étranger loin de tout ce que je connaissais et d’avoir pu apprendre de nouvelles choses entre autre une nouvelle culture.

Cette expérience m’a permis d’expérimenter de nouvelles choses à une période de ma vie où j’étais un peu perdue, notamment la voie de l’enseignement. Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur.

Contrairement à la France, la Roumanie n’est pas un pays multiculturel donc du fait de ma couleur de peau, je suscitais sans le vouloir beaucoup de curiosité au point où on m’arrêtait à de nombreuses reprises pour me demander de poser pour une photo.

Je décrirais cette expérience comme enrichissante et inoubliable.

Mélanie, service civique en Equateur

"Cette expérience [...] m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. "

J’ai réalisé un Service Civique à l’International au sein de la structure CINCA Ecuador pendant 8 mois, du 18 février au 13 septembre 2019. Une ferme agro écologique démonstrative, implantée dans une région d’Equateur (Pedro Moncayo) connue pour ces floricultures de roses. Ces dernières années la production de roses avec l’usage de produits chimiques s’est intensifiée, entraînant des problèmes sur la santé des hommes et sur l’environnement. L’objectif de CINCA Ecuador est donc de montrer à la population et aux producteurs locaux, qu’ils peuvent vivre d’une activité saine pour leur santé et l’environnement tout en bénéficiant d’une rémunération et d’un niveau de vie correct.

Ma mission était de promouvoir l’agriculture biologique et contribuer à sensibiliser à la protection de l’environnement.

J’ai réalisé plusieurs tâches :

-Communication :

  • Site web : création, recherche et rédaction de contenus en espagnol et anglais, gestion et mise à jour, rédaction d’articles pour la partie blog du site
  • Réseaux sociaux : création, lancement, community management
  • Outils de communication : flyers, affiches explicatives / signalétiques, livrets
  • Matinée de sensibilisation à l’agroécologie et à l’environnement avec des enfants de la communauté, mise en place d’activités ludiques et éducatives
  • Recrutement des volontaires via : Facebook, France Volontaires Equateur, Workaway, Wooffing America Latina, Helpx, Volunturing, Piste Solidaire, Planète Urgence, bouche à oreille.
  • Accueil et gestion des volontaires dans la ferme

-Agroécologie :

  • Entretien et développement des lits de culture : semer, planter, désherber, abonner, récolter, préparation à la vente
  • Mise en place de la permaculture dans la ferme : association de plantes, réalisation de couvertures naturelles pour les lits de culture, abonnage naturel
  • Préparation d’engrais et de bioles organiques
  • Mise en place de constructions alternatives : bioconstruction ou construction avec des matériaux recyclés

– Vie en Equateur :

  • Apprentissage de l’espagnol, découverte d’un nouvel environnement, d’un fonctionnement de travail, d’une nouvelle manière de vivre, d’une culture, etc.
  • Vie en communauté et partage des tâches quotidiennes avec les volontaires

Lors de cette expérience j’ai eu l’opportunité et la chance de travailler avec des personnalités différentes : travailleurs locaux, enfants de la communauté, organisations / entreprises locales aidant au financement du projet ou à la recherche de matériaux nécessaires à certains acteurs, organismes de recherche de volontaires, volontaires. Cela a été l’occasion de communiquer de manières différentes en fonction du public.

J’ai souhaité m’engager au sein de ce projet, car celui-ci était déjà en lien avec un aspect de ma vie personnelle. Etant végétarienne depuis 8 ans, je m’intéressais progressivement à la provenance de mes aliments et à la manière dont ils avaient été produits. J’ai donc pensé que cette expérience me permettrait d’en apprendre davantage sur le sujet et de m’impliquer en faveur de cette cause. Cette expérience était également l’opportunité pour moi, par la suite, de justifier mon envie de vouloir m’impliquer pour la protection dans l’environnement lors de ma future recherche d’emploi.

Ma plus grosse difficulté a été le changement de mode de vie. En effet, je suis passée d’une vie d’étudiante à Paris à une vie à la campagne en Equateur. Au début le changement n’a pas été simple, mais il a fallu faire preuve d’ouverture d’esprit, d’envie d’apprendre et de découvrir, s’adapter pour vivre l’expérience pleinement. Aujourd’hui, je me sens fière et chanceuse d’avoir eu la possibilité de réaliser ce Service Civique, d’avoir pu rencontrer, vivre, découvrir, apprendre toutes les choses qui étaient sur mon chemin.

Je suis très heureuse d’avoir participé à la création et à l’écriture d’un site internet en espagnol et en anglais. C’est la première fois que je réalisais ce type d’exercice, ça a demandé beaucoup de temps et d’investissement, mais le résultat était au rendez-vous.

Je suis également fière de mon dépassement personnel, d’avoir appris à sortir de ma zone de confort, d’avoir su et voulu apprendre, découvrir et rencontrer. Aujourd’hui, je me rends compte que cette expérience m’a transformée et m’a profondément enrichie.

Cette expérience loin de mes repères, de mon quotidien, de mes proches et de ma culture m’a permis de me découvrir personnellement, de connaître mes envies, besoins et mes limites. Elle m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. Le fait d’avoir rencontré des personnes de tout horizon m’a permis de m’ouvrir et d’élargir mon champs de vision et ma manière de penser.

Une fois, un samedi, nous avons invité les enfants de la communauté pour qu’ils participent à une matinée de sensibilisation à l’agroécologie. Durant toute la matinée ils ont pu participer à des activités ludiques et éducatives autour de l’agroécologie et de la protection de l’environnement, le succès était au rendez-vous. Au moment de clore cette matinée, nous avions cuisiné pour les enfants différents plats végétariens composés de plusieurs légumes. Certains ont aimé et au contraire, d’autres n’ont pas aimé et ont rendu leur assiette quasiment pleine. Cette expérience nous a montré qu’un long chemin de sensibilisation était encore nécessaire pour changer et faire évoluer les habitudes culinaires en Equateur.

C’est une expérience profondément marquante et enrichissante qui m’aura permis d’évoluer professionnellement et surtout personnellement.

Aujourd’hui, je réalise que j’ai de plus en plus envie de lier mes aspirations personnelles à mes aspirations professionnelles. Je souhaite donc trouver un emploi en communication au sein d’une entreprise / d’un projet qui soit orienté vers la protection de l’environnement, l’agriculture biologique, le bio ou l’éthique.

Mohamed, SVE au Royaume-Uni

"Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne."

Je me présente Mohamed, j’ai 25 ans et je rentre tout juste d’un Service Volontaire Européen d’une durée de 6 mois à Liverpool, au Royaume-Uni.
J’ai été accueilli dans l’association Merseyside Expanding Horizons (MEH) au sein du The Joseph Lappin Centre situé dans un quartier populaire de la ville.

MEH est une association au sein de laquelle se trouve une équipe très diverse et internationale, j’ai pu acquérir une expérience dans le domaine de l’inclusion sociale en tant que assistant chargé de projet et travailler sur de nombreux projets liés à la formation, la jeunesse, le handicap, l’égalité, la lutte contre les discriminations et l’interculturalité.

L’avantage de cette mission était sans aucun doute la large étendue de tâches auxquelles j’ai pu prendre part et me former. J’ai, en effet, été largement impliqué dans les nombreuses phases de la gestion de projet, et en particulier de projets européens. J’ai pu participer à l’organisation d’événements, l’animation d’ateliers de formation, la participation à des phases de recherche (études de terrain, recherche documentaires), la participation à des meetings européens avec des associations partenaires, la rédaction de projets mais encore l’organisation et l’envoi d’un groupe de jeunes anglais dans le cadre d’un échange de jeunes entre Liverpool et la France.

Les principales difficultés étaient liées pour moi à découverte totale d’un milieu professionnel étranger, des compétences organisationnelles qu’il requiert et le respect de certaines deadlines. A cela s’ajoutaient des barrières linguistiques, particulièrement au début de la mobilité. Pour surmonter ce type de difficultés, il ne faut en aucun cas hésiter à demander de l’aide à tous mes collègues, mais aussi expliquer ses idées simplement, afin que la communication soit la plus simple possible.

J’ai donc travaillé à la fois dans le cadre de partenariats avec des associations de toute l’Europe, mais j’ai aussi beaucoup travaillé avec les membres de la communauté locale et associations locales, de tous âges dans le cadre de formations, ateliers et rencontres.
J’ai aussi beaucoup apprécié la part de travail très collective des projets menés notamment à l’échelle européenne et la rencontre des partenaires de différents pays où se confrontent différentes manières de travailler et différentes manières d’appréhender les problématiques sociales en fonction du contexte d’origine.

Je suis en outre très fier de m’être vu confié des responsabilités importantes dans un cadre égalitaire, un domaine qui était nouveau et qui m’intéresse fortement et me permettant d’accroître en autonomie et en confiance dans mon futur professionnel. Un SVE est aussi un excellent moyen d’étendre ses horizons et de se créer un réseau professionnel et d’amis au-delà même de l’Europe.

Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne.
Avant de commencer cette mission, j’avais l’envie de découvrir autre chose que mon domaine d’études et découvrir le domaine associatif à l’étranger. Cette expérience m’a conforté dans mon envie de travailler à l’étranger.

Pour résumer mon expérience de mobilité j’ai choisi trois mots : inclusion, diversité, et inoubliable.

Michaela, EU Aid Volunteer au Népal : retour sur son premier mois de mission

"C'était vraiment agréable de rencontrer mes nouveaux collègues et ils m'ont accueillis à bras ouverts. Je me suis sentie acceptée et incluse dès le début."

(Massimo Modesti- volontaire EU Aid, Caddie Dong et Luisa Ledda- volontaires VIN)

Bonjour, je m’appelle Michaela Rossmann et je suis une volontaire EU Aid, envoyée par l’ADICE, pour faire du bénévolat avec VIN pour les 8 prochains mois.

Je viens d’Italie, mais je vis au Royaume-Uni depuis 14 ans et je suis maintenant basée à Katmandou en tant que volontaire senior en coordination et management. Mon travail se concentre sur les processus et les procédures au sein de l’équipe de VIN. Cela comprend l’examen de la logistique, de l’information fournie aux bénévoles avant le placement et de la façon dont les bénévoles de VIN reçoivent du soutien pour s’assurer qu’ils vivent la meilleure expérience possible.

VIN offre une approche holistique pour soutenir le développement des communautés marginalisées autour de la vallée de Katmandou et d’Okhaldunga. L’organisation a une variété de programmes dans les domaines de l’éducation, de l’autonomisation des femmes, du développement des jeunes et des enfants, de la réduction des catastrophes et des risques, de la santé publique et des soins médicaux ainsi que de l’environnement et de la conservation.

Je suis arrivée à Katmandou fin septembre et mon manager, Dinesh Katiwada, est venu me chercher à l’aéroport et m’a emmené à l’appartement, où je vis avec un autre volontaire. Heureusement, je suis arrivée un samedi pour m’orienter et découvrir les environs le dimanche avant de partir au bureau de VIN le lundi. Le bureau est à 5 minutes à pied de l’appartement, donc très bien situé.

C’était vraiment agréable de rencontrer mes nouveaux collègues et ils m’ont accueillis à bras ouverts. Je me suis sentie acceptée et incluse dès le début. J’ai également bénéficié d’une initiation de trois jours, qui comprenait la santé et la sécurité, un aperçu du fonctionnement de VIN, des informations culturelles ainsi que des cours en népalais. C’est un peu délicat, mais c’est bien de savoir que je peux dire des choses comme : la nourriture est délicieuse !…. parce que c’est délicieux ! Daal Bhat (lentilles et riz) et Momos (boulettes de pâte farcies) sont tout simplement délicieux.

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Dinesh et moi avons créé un plan de travail mensuel qui m’aide à prioriser ma charge de travail. En ce moment, je suis en train d’examiner l’information que les bénévoles reçoivent après leur demande, mais avant leur arrivée. Il est très important que les bénévoles reçoivent des renseignements exacts sur leur affectation, que ce soit pendant deux semaines ou trois mois, car il est essentiel de bien comprendre le rôle du bénévole pour en assurer le succès.

J’ai également participé à la Semaine des droits de la personne, ce qui m’a permis d’organiser un atelier sur la violence faite aux femmes ainsi qu’un atelier scolaire sur l’égalité des sexes et le harcèlement sexuel.

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J’ai collaboré avec des volontaires internationaux et des volontaires locaux sur la façon d’animer ces sessions et nous avons atteint 216 étudiants dans deux écoles différentes et 66 femmes dans trois groupes coopératifs.

Un des commentaires de l’élève explique l’impact que la séance a eu sur elle : « J’aime ce programme et son organisation. Je pense que cette organisation devrait travailler dans toutes les zones rurales de notre pays. Je parlerai à mes amis, à mes enseignants et à ma famille de l’égalité des sexes et du harcèlement sexuel. Et je suggère à mes parents, à mes enseignants et à mes voisins de parler du harcèlement et de le contrôler. »

C’était aussi formidable de pouvoir animer la réunion mensuelle des bénévoles de VIN. Cela m’a permis de vraiment voir ce que les bénévoles apprécient le plus et où il y a place à l’amélioration. C’était une séance amusante avec des jeux, des gâteaux et des commentaires !

Au cours du premier mois, tous les volontaires EU Aid au Népal ont également été invités à la résidence de l’ambassadrice de l’UE, Veronica Cody. Il s’agissait d’un bel év