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Noémie, SVE en Italie

"J'ai réussi là où je pensais échouer !"

J’ai réalisé un Volontariat Européen de 4 mois, qui s’est déroulé entre Pise et Florence, dans la campagne Italienne. Mon travail était divisé en deux parties : j’aidais les coordinateurs sociaux qui travaillaient auprès d’une dizaine de femmes migrantes dans une maison d’accueil d’un côté et des travailleurs sociaux au sein d’une résidence d’une vingtaine de personnes souffrant de troubles mentaux, de l’autre.

 

Pour les migrantes, mon travail consistait à venir les voir, m’assurer que tout allait bien et discuter, créer des liens, apporter mon soutien dans le cadre des activités proposées (sorties Noël, carnaval, festivals, tombola, spectacles de théâtre de l’association, journée UNICEF…), mais également mon aide pour l’élaboration des CV et dans les recherches d’emplois. 

Je les informais aussi d’un point de vue juridique concernant les nouvelles directives de la Préfecture à suivre, ce qui a pu donner lieu à quelques tensions. Nous avions la possibilité de proposer et d’organiser des ateliers de cohésion/de conseils. Par exemple, j’ai pu dessiner, inventer et animer un atelier économies d’énergies domestiques, en anglais, auprès des filles au sein de la maison.

 

Dans l’autre structure, les résidentes appréciaient beaucoup le fait d’être entourées. Je participais et je proposais mon aide dans les différentes activités déjà mises en place (piscine, cuisine, gymnastique…) et des repas. J’ai créé un cours de relaxation musicale, en italien, par groupe et en autonomie. Pour finir, nous avons élaboré un calendrier sur l’année 2020 que nous avons ensemble traduit de l’Italien à l’Anglais puis pour ma part de l’Italien au Français. Éventuellement dans le cadre de mes interventions j’ai aidé les coordinateurs sociaux dans la traduction orale de certaines conversations avec les migrants.

 

De plus, au sein des deux structures nous participions à des réunions d’équipe. C’était l’occasion d’échanger sur les difficultés rencontrées, de discuter des nouvelles directives, et d’émettre / échanger des idées et des projets ensemble.

J’ai voulu partir en Italie pour effectuer cette mission suite à mon engagement en tant que bénévole au sein de la Cimade : une association de solidarité et soutien politique aux migrants, dans laquelle j’aidais par le biais de conseils juridiques. Je ressentais le besoin de comprendre plus personnellement leur situation et de les épauler dans leur vie quotidienne.

De plus, j’aspirais à accumuler de l’expérience dans le domaine social dans la perceptive d’une éventuelle reconversion professionnelle.
Je ne pensais pas intervenir dans l’autre structure, l’avoir fait m’a néanmoins apporté à différents niveaux, tel que relationnel et puis évoluer en parallèle avec une autre méthode de travail fût également enrichissant.

La chose la plus difficile pour moi a été d’apprendre l’italien, d’arriver sans parler un mot ou presque et ne rien comprendre. Il y a eu de nombreuses fois, en dehors de mes heures de travail, où je me suis sentie assez isolée à cause de la différence linguistique. Puis, on finit par s’y habituer, on prend son mal en patience et on accepte la situation. On continue de toute façon à entendre cette langue inconnue puis petit à petit les mots et les phrases prennent du sens et les premiers mots dits dans la langue étrangère apparaissent. Au final, à la fin de la mission, je m’en sors avec un niveau B1 ce qui n’est pas si mal.

La seconde chose difficile a été de voir la réaction, plutôt agressive, des filles migrantes envers nous car elles étaient obligées de suivre les directives mises en place par la Préfecture. Elles étaient vraiment dans une logique d’être contre « toutes formes de contrôle » qui n’en était pas une venant de nous, bien entendu. Seul le temps et les discussions ont pu apaiser les tensions et nous avons pu peu à peu gagner leur confiance.

 

Durant la mission j’ai parfois été découragée mais j’ai fait le choix de ne pas abandonner et j’en suis aujourd’hui très fière. Sur place, j’ai également pu compter sur le soutien de mon tuteur et de mes collègues présents et à l’écoute, prêts à me donner pleins de conseils et d’encouragements.

Je peux dire aujourd’hui que cette expérience fut l’une des plus intense de ma vie, tant sur le plan psychologique que sur le plan émotionnel. La mission a été intéressante humainement parlant : j’ai créé des liens aussi en dehors des structures d’accueil ; professionnellement car  cela confirme mon désir de me tourner vers un métier plus social ; culturellement : la façon de travailler en Italie est assez différente, tout est décidé au dernier moment et la vie est quand même moins stressante qu’en France.

Participer à ce projet m’a rendu plus forte. Le fait que les différentes structures me fassent confiance, soient optimistes et ouvertes aux différentes propositions, m’a donné confiance en moi.

Petite anecdote : « Étant là depuis peu de temps et ne maîtrisant pas l’italien, je me suis retrouvée devant au moins 300 personnes lors du dîner de Noël à devoir présenter l’association et mon travail ainsi que donner mon avis sur tout ça en italien ! Ahah, au final les gens ont été plutôt très tolérants 🙂 et j’ai réussi là où je pensais échouer ! ».

Ma citation :  » La persévérance est un talisman pour la vie « .

Quentin, SVE en Croatie

" J'avais une envie d’ailleurs, de faire partie d’une communauté et d’y apporter mon aide. "

Je m’appelle Quentin, j’ai 24 ans et j’ai effectué un Service Volontaire Européen au sein de l’association Udruga HELP dans la ville de Split en Croatie dans la région de la Dalmatie pour une durée de 6 mois.

HELP est une association qui travaille dans la réduction des risques liés aux addictions ainsi que la lutte contre le VIH/SIDA. Elle permet aux personnes en situation de précarité de disposer de seringues, d’aiguilles, d’eau, d’acide, de préservatifs ou même de vêtements de seconde main gratuitement.

L’association propose aussi des tests de dépistage gratuits et anonymes pour le VIH/SIDA et Hépatite.

Au sein de cette association j’avais plusieurs tâches à effectuer ponctuellement. L’une d’entre elles et la principale était ce qu’on appelle le « Needle Exchange ». C’est l’endroit où les personnes addictes viennent chercher le matériel nécessaire (Seringues, aiguilles, acide, eau etc). J’ai beaucoup aimé cette tâche car j’étais tout le temps au contact de différentes personnes et je me sentais vraiment utile. C’est toujours plaisant d’avoir une conversation, un mot sympa ou même juste un sourire quand on travaille dans ce domaine !

Ensuite la seconde plus grosse tâche était le fait d’enseigner ma langue maternelle au sein de l’association (Le Français). J’étais un peu perdu au début ne sachant pas par où commencer et n’ayant aucune expérience d’enseignement mais je me suis très vite acclimaté et c’était un réel plaisir de retrouver mes élèves deux fois par semaines ! J’y ai rencontré des personnes formidables et tissé une amitié avec certaines d’entre elles.

Une grosse mission de l’association est aussi d’aller nettoyer la forêt de Marjan des seringues qui jonchent le sol dans une certaine partie de ce parc. Cette mission est importante quand on peut voir le nombre impressionnant de seringues/d’aiguilles qu’on y retrouve en y allant 2 à 3 heures une fois par semaine.

Nous avions aussi des activités moins ponctuelles. J’ai pu organiser des activités pour la journée mondiale contre le SIDA, ou encore démarcher les boîtes de nuit pour y distribuer des préservatifs et quelques flyers durant plusieurs soirées organisées.

Je me suis très bien acclimaté à cette nouvelle vie de Volontaire, à la ville en général et cet état d’esprit très méditerranéen ! La langue était difficile à apprendre au début mais ayant un très bon niveau d’anglais je me suis vite débrouillé et fais des connaissances ! Je garde d’ailleurs contact avec plusieurs personnes/volontaires qui étaient en même temps que moi en Croatie et que j’ai rencontré lors de soirée à Split ou durant les différents Training et Meeting qui nous sont dispensés (On-Arrival training et Mid-Term meeting). Et j’en garde des souvenirs incroyables 🙂

Si je devais refaire cette expérience, je n’hésiterais pas une seule seconde ! Et le seul regret que j’ai, c’est de ne pas avoir eu l’occasion de rester plus longtemps. J’y ai appris énormément de choses, sur les autres et sur moi-même, j’ai appris une nouvelle culture, des nouvelles traditions, un nouveau mode de vie. Merci beaucoup à l’ADICE qui m’a permis de partir et de réaliser ce projet. L’accompagnement est au top et ils vous font sentir que vous n’êtes pas seul même si vous êtes à des milliers de kilomètres !

Si je devais résumer en une phrase cette expérience : « Happiness is only real when shared » !

Ornella, SVE en France

" Je voudrais encourager tous les autres à faire plus pour leur avenir, en quittant leur zone de confort. "

C’est l’histoire de mon arrivée en France. En mars 2019, j’ai terminé ma maîtrise en « études internationales » à l’âge de 27 ans. Une de mes priorités à ce moment-là était d’apprendre le français et ensuite d’essayer de trouver un emploi.

D’une manière ou d’une autre, je me suis retrouvée à chercher de nouvelles opportunités en Europe et j’ai découvert plusieurs programmes pour travailler à l’étranger. Alors je me suis dit « Je pourrais en choisir un parmi ceux, selon mes passions et mes désirs, qui pourrait aussi correspondre aux priorités de ma vie et à mes besoins de devenir économiquement indépendante ». J’ai donc décidé de postuler pour certains d’entre eux mais, en devenant volontaire quelque part, je savais que cela ne pouvait pas être la première option pour devenir indépendante. Mais j’ai continué à suivre ces procédures parce que je pensais que cela pouvait être un point de départ. Alors, me voilà.

J’ai commencé en octobre mon projet de volontariat européen, financé par le programme Erasmus + pendant 6 mois en France, et après trois mois, je peux dire que tout va bien.

Mon projet, a été coordonné par l’ADICE en collaboration avec l’Associazione Culturale ArciStrauss Mussomeli, qui était mon organisation d’envoi. Cela signifiait que je pouvais participer à un projet qui consiste à travailler dans toutes les activités de l’organisation d’accueil.

Mon expérience française a commencé le lendemain de mon arrivée ; ici, j’ai été accueillie par ma responsable Maddy qui n’a jamais hésité à m’aider et à me conseiller dans ces nouvelles expériences.

Elle est la responsable du projet européen de l’association Community, une organisation privée à but non lucratif située à Arques, dans les Hauts-de-France. L’association Community est le centre culturel qui m’accueille en tant que bénévole et me donne tous les outils et l’opportunité de m’améliorer personnellement et professionnellement. De plus, ce centre offre à toutes les personnes intéressées des ateliers et des activités de toute sorte, sans aucune discrimination d’âge ou d’origine.

Une fois que j’ai compris quelles étaient leurs activités et leurs priorités, j’ai commencé à manifester mon intérêt pour les projets européens. J’ai donc immédiatement commencé à soutenir mon référent dans des projets déjà mis en œuvre au niveau local et international.

En outre, il n’a pas été facile de m’adapter dans une nouvelle ville, dans un nouvel environnement de travail et surtout à une température vraiment différente ; quelque chose de particulièrement difficile pour une Sicilienne comme moi.

Néanmoins, une de mes grandes limites a été dès le début de communiquer avec les gens, c’est pourquoi j’ai décidé de commencer à travailler avec tous les autres volontaires (plus jeunes que moi) et les enfants qui fréquentent l’Association. Cette partie du travail consiste, surtout, à créer des ateliers et des activités manuelles ayant pour but la compréhension d’un sujet particulier. Dans ce sens, j’ai pu aussi avoir la chance d’être créative et de me concentrer sur des sujets que je considère vraiment importants tels que le changement climatique et l’interculturalité. Ce genre d’activités m’a aidé à apprendre des bases pour les conversations élémentaires. En fait, les difficultés en termes d’expression de nos propres sentiments à l’étranger sont l’un des principaux problèmes. Cela peut être source de frustrations ou d’insatisfaction, mais le secret est de trouver quelqu’un qui vous encourage à vous améliorer et qui est assez patient pour vous comprendre et comprendre vos sentiments. Ici, au travail, j’ai trouvé des personnes disponibles, patientes et passionnées, capables de me comprendre et de me donner les moyens de continuer. C’était le principal secret pour dépasser mes limites et ma période d’adaptation.

Au cours de ces mois, il y a eu beaucoup de choses dont je suis fière. Tout d’abord, mes capacités à avoir de bonnes relations personnelles avec tous ceux qui m’entourent, ensuite je suis vraiment fière de toutes les choses que j’ai apprises jusqu’à présent et que je suis encore en train d’apprendre. Troisièmement, mais ce n’est pas important, je suis vraiment fière de moi car grâce à mes ambitions, ma résilience et ma capacité à bien m’intégrer dans un nouveau contexte, j’ai également pu gérer mes craintes et me présenter à un entretien d’embauche, évidemment en français. Je viens de le faire et maintenant je suis une nouvelle employée de l’association Community et je fais partie de ce grand personnel et de cette famille.

Pour conclure, je mentionnerai que cette expérience est, jusqu’à présent, l’une des plus significatives pour ce qui concerne mon développement professionnel. Il ne s’agit que de mon expérience personnelle, mais je voudrais, par ce biais, encourager tous les autres à faire plus pour leur avenir, en quittant leur zone de confort sans oublier que : les grands rêves ne peuvent devenir réalité que s’il y a de la passion et des efforts pour les atteindre. Je vous assure que cela en vaut la peine et que vous ne le regretterez pas.

With Love

Ornella

Violaine, SVE en Espagne

"Je me sens beaucoup plus légitime, capable et forte."

¡Hola todos!

Je m’appelle Violaine, j’ai 27 ans et je reviens de 6 mois de volontariat en Espagne. J’ai vécu dans un village de plus ou moins 800 habitants qui s’appelle Frómista. Là-bas, j’ai travaillé dans plusieurs structures très différentes : la bibliothèque, les offices de tourisme, la résidence de personnes âgées, la escuela de verano et la piscine estivale. Peut-être vous dites-vous que ça fait beaucoup pour un seul volontariat… À vrai dire, c’est bien vrai, mais c’est ce que j’ai le plus aimé dans ma mobilité. Chaque jour était différents puisque je ne travaillais jamais aux mêmes endroits. Je devais donc faire preuve de flexibilité et d’adaptabilité.

À la bibliothèque, j’aidais les gens dans leurs recherches de livres ou internet, je les conseillais, j’aidais à l’organisation de la bibliothèque et je participais aux différentes animations.

Aux offices de tourisme, j’apportais mon aide aux pèlerins et aux touristes, je les conseillais et parfois je leur racontais un peu l’histoire du village.

À la résidence, je venais en soutient à l’animatrice de la structure. Étant moi-même animatrice sociale, nous avons pu énormément échanger sur les différentes manières de faire l’animation et partager nos idées.

Enfin, à la escuela de verano et à la piscine, j’ai pu travailler avec des enfants de 3 à 12 ans pendant tout l’été. À la escuela pour y faire des animations en tout genre et à la piscine pour gérer la bibliothèque estivale et faire également des animations.

Comme vous pouvez-vous en douter, j’ai travaillé avec beaucoup de personnes différentes, de tous les horizons professionnels et principalement du village. Quant à mon public, ils avaient tous les âges et venaient de Frómista, mais aussi des villages environnent.
J’ai également participé à deux semaines différentes de formation avec d’autres volontaires d’Espagne. Ce fût l’occasion d’échanger sur nos volontariats, d’avoir des débats sur l’Europe, de parler de nos pays respectifs, etc. Ces semaines ont aussi été l’occasion de créer des liens avec les autres volontaires et de profiter qu’ils soient dans d’autres villes pour aller les voir et passer les vacances avec eux. Ces formations m’ont été également un bon moyen de prendre du recul sur mon volontariat, de faire des petites introspections sur moi-même et sur celui-ci et de pouvoir repartir sur des nouvelles bases.

Si je devais résumer mon volontariat, je dirais qu’il a été basé sur l’aide à la personne, l’échange et l’apport de joie dans la vie. Ce qui, de mon point de vue, sont les principaux attraits d’un volontariat. Ce sont également deux des principales raisons de mon engagement. Les autres sont l’envie de voyager, de découvrir un nouveau pays, d’apprendre une nouvelle langue, … Enfin, il y a beaucoup de raison à celui-ci. J’ai donc profité d’avoir fini mes études en alternance et de ne plus avoir de travail pour me lancer dans l’aventure.

Comme je vous l’ai dit, j’avais l’envie d’apprendre une nouvelle langue. Qui aurait cru que ce serait mon plus grand défi ? En effet, m’a plus grande difficulté a été de parler Espagnol. Non pas que la langue soit compliquée, mais j’avais très peur de me tromper. Comment ai-je surmonté cette peur ? Et bien je me suis forcée à parler et j’ai appris à ne plus écouter ma peur. J’ai fini par comprendre que celle-ci était plutôt stupide, car les gens s’en fichaient pas mal. Le principal pour eux était que je les comprenne et qu’ils me comprennent.

Cette difficulté a été également m’a plus grande fierté. Un jour, il m’a été demandée de faire des animations toute seule à la résidence. J’avoue que mener une animation seule ne me fait absolument pas peur puisque c’est mon métier. Cependant, la faire dans une autre langue et une autre histoire. Pour tout dire, tout s’est très bien passé. Les personnes âgées ont été adorables, nous avons pris notre temps et j’ai réussi à mener mes animations de A à Z. Je suis même sortie de là avec l’envie d’en refaire plein toute seule.

On peut donc dire que cette mobilité m’a énormément apporté tant sur le plan professionnel que personnel. Je me suis même sentie pousser des ailes puisque maintenant, je souhaite réaliser plusieurs de mes rêves, car après tout si j’ai réussi tous les défis de mon volontariat pourquoi n’arriverais-je pas à réaliser mes rêves ? Je ne sais pas s’ils vont tous se réaliser, mais une chose est sure : Je me sens beaucoup plus légitime, capable et forte.

Lisa, SVE en Roumanie

"Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur."

Je m’appelle Lisa, j’ai 21 ans et je viens de passer 2 mois en Service Volontaire Européen en Roumanie. J’ai réalisé cette mission en plein Maramures dans la ville de Baia Mare chez Team For Youth Association qui y réalise un travail social.

Durant cette mission j’ai eu l’occasion d’assister des professeurs en anglais et en français. J’ai aussi eu à animer des ateliers lors du festival de la Balloon Fiesta. Une grande partie de mon travail consistait à monter des projets d’animation pour des enfants à l’hôpital, dans un centre communautaire, dans un orphelinat ou dans des écoles. Cette mission m’a aussi donné l’occasion de travailler avec des personnes handicapées.

Je me suis engagée car je souhaitais vivre une nouvelle expérience et découvrir de nouvelles choses qui peut-être me permettraient de trouver ma voie.

Je pense que ma plus grosse difficulté a été la barrière de la langue car lorsque je suis arrivée ici le roumain était une langue que je ne maîtrisais absolument pas. Afin de pouvoir communiquer avec les locaux en général, j’utilisais l’anglais mais aussi parfois l’espagnol puis ensuite grâce aux cours de roumain j’ai appris à dire quelques phrases basiques.

Je suis fière d’avoir participé à cette aventure, de m’être challenger en partant seule à l’étranger loin de tout ce que je connaissais et d’avoir pu apprendre de nouvelles choses entre autre une nouvelle culture.

Cette expérience m’a permis d’expérimenter de nouvelles choses à une période de ma vie où j’étais un peu perdue, notamment la voie de l’enseignement. Durant ce projet, j’ai pris plaisir à enseigner et je réfléchis sérieusement à m’orienter vers des études pour devenir professeur.

Contrairement à la France, la Roumanie n’est pas un pays multiculturel donc du fait de ma couleur de peau, je suscitais sans le vouloir beaucoup de curiosité au point où on m’arrêtait à de nombreuses reprises pour me demander de poser pour une photo.

Je décrirais cette expérience comme enrichissante et inoubliable.

Mohamed, SVE au Royaume-Uni

"Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne."

Je me présente Mohamed, j’ai 25 ans et je rentre tout juste d’un Service Volontaire Européen d’une durée de 6 mois à Liverpool, au Royaume-Uni.
J’ai été accueilli dans l’association Merseyside Expanding Horizons (MEH) au sein du The Joseph Lappin Centre situé dans un quartier populaire de la ville.

MEH est une association au sein de laquelle se trouve une équipe très diverse et internationale, j’ai pu acquérir une expérience dans le domaine de l’inclusion sociale en tant que assistant chargé de projet et travailler sur de nombreux projets liés à la formation, la jeunesse, le handicap, l’égalité, la lutte contre les discriminations et l’interculturalité.

L’avantage de cette mission était sans aucun doute la large étendue de tâches auxquelles j’ai pu prendre part et me former. J’ai, en effet, été largement impliqué dans les nombreuses phases de la gestion de projet, et en particulier de projets européens. J’ai pu participer à l’organisation d’événements, l’animation d’ateliers de formation, la participation à des phases de recherche (études de terrain, recherche documentaires), la participation à des meetings européens avec des associations partenaires, la rédaction de projets mais encore l’organisation et l’envoi d’un groupe de jeunes anglais dans le cadre d’un échange de jeunes entre Liverpool et la France.

Les principales difficultés étaient liées pour moi à découverte totale d’un milieu professionnel étranger, des compétences organisationnelles qu’il requiert et le respect de certaines deadlines. A cela s’ajoutaient des barrières linguistiques, particulièrement au début de la mobilité. Pour surmonter ce type de difficultés, il ne faut en aucun cas hésiter à demander de l’aide à tous mes collègues, mais aussi expliquer ses idées simplement, afin que la communication soit la plus simple possible.

J’ai donc travaillé à la fois dans le cadre de partenariats avec des associations de toute l’Europe, mais j’ai aussi beaucoup travaillé avec les membres de la communauté locale et associations locales, de tous âges dans le cadre de formations, ateliers et rencontres.
J’ai aussi beaucoup apprécié la part de travail très collective des projets menés notamment à l’échelle européenne et la rencontre des partenaires de différents pays où se confrontent différentes manières de travailler et différentes manières d’appréhender les problématiques sociales en fonction du contexte d’origine.

Je suis en outre très fier de m’être vu confié des responsabilités importantes dans un cadre égalitaire, un domaine qui était nouveau et qui m’intéresse fortement et me permettant d’accroître en autonomie et en confiance dans mon futur professionnel. Un SVE est aussi un excellent moyen d’étendre ses horizons et de se créer un réseau professionnel et d’amis au-delà même de l’Europe.

Je me suis engagé dans ce projet à la fin de mes études dans le but d’acquérir une expérience à l’étranger au sein d’une association à dimension européenne.
Avant de commencer cette mission, j’avais l’envie de découvrir autre chose que mon domaine d’études et découvrir le domaine associatif à l’étranger. Cette expérience m’a conforté dans mon envie de travailler à l’étranger.

Pour résumer mon expérience de mobilité j’ai choisi trois mots : inclusion, diversité, et inoubliable.

Claire, Service Civique en Italie

"Je trouve vraiment exceptionnel l’entraide et la solidarité que l’on peut retrouver entre les volontaires dans ce genre d’expérience."

Je m’appelle Claire Guevar, j’ai 21 ans et j’ai effectué un service civique de 6 mois en Italie dans le centre socio-éducatif « A Modo Loro ». Mes missions au sein de cette structure étaient d’organiser et gérer des activités pour les enfants, les aider à faire leurs devoirs et également gérer le service du déjeuner. J’ai eu la chance de rencontrer et de travailler avec Sara et Elisa (espagnoles), ainsi qu’Anna (polonaise) qui étaient elles aussi volontaires. Les enfants avaient entre 6 et 17 ans et venaient d’horizons différents.

J’ai décidé de partir faire un volontariat pour vivre une nouvelle expérience, découvrir de nouvelles choses, apprendre des autres, de nos différences voir même de nos similitudes à travers le monde. Grâce à cette expérience, j’ai eu l’opportunité de découvrir un nouveau public et une nouvelle structure.

J’ai rencontré des difficultés durant les premières semaines, en découvrant une nouvelle culture et surtout une nouvelle langue. J’ai parfois eu du mal à m’exprimer et comprendre les enfants, ce qui, pour eux comme pour moi, n’était pas simple, par exemple pour gérer un conflit, réconforter ou lancer une discussion avec un enfant qui rencontre des difficultés, un mal être. C’était sans compter sur l’aide des autres volontaires qui m’a permis d’avancer et gérer au mieux ces situations. Je trouve vraiment exceptionnel l’entraide et la solidarité que l’on peut retrouver entre les volontaires dans ce genre d’expérience.

Une petite anecdote, j’ai dû me rendre chez un médecin, en entendant mon accent il a cru que j’étais espagnole, je pense que cela est lié au fait que j’ai appris l’italien majoritairement avec des espagnoles. On peut donc dire que je parle italien en espagnol désormais, et vive l’interculturalité !

Une phrase pour résumer mon volontariat : une expérience avant tout humaine, plus qu’enrichissante et surtout inoubliable.

Adèle et Alessandra, Service Volontaire Européen, au Portugal

"Ce projet m’a appris à savoir ce que je veux, ce que je vaux et donc de savoir ce que je peux apporter afin de prendre confiance dans mes initiatives futures."

Je m’appelle Adèle Hugeux , j’ai 19 ans et j’ai effectué cette année un SVE d’une durée de 8 mois au Portugal, à Santa Maria da Feira, à 30 km de Porto, dans le nord du pays. Tout au long de ces 8 mois, j’étais volontaire dans une ONG locale du nom de Rosto Solidario qui a plusieurs terrains d’intervention : coopération pour le développement, éducation/citoyenneté et soutient aux familles. Pour ma part, j’aidais l’association dans la banque alimentaire et de vêtements. J’accompagnais aussi les employés de l’asso dans les écoles pour les projets d’éducation et de citoyenneté : nous nous rendions dans différents écoles pour présenter un workshop sur des thèmes variés dans un cadre d’éducation non formelle. Quand nous nous sentions plus à l’aise, avec les autres volontaires nous avons eu l’occasion de créer nous-même des workshops. En parallèle, j’étais 2 fois par semaine dans un jardin d’enfants de la ville, ou j’accompagnais les éducatrices durant les temps avec les enfants.Je faisais aussi partie d’un orchestre créatif composé d’adultes handicapés et je les accompagnais durant les répétitions et concerts.

Je me suis engagée dans un volontariat cette année car je n’avais pas d’idée exacte de ce que je voulais faire après le BAC, et je voulais profiter d’une expérience à l’étranger pour gagner en
indépendance et découvrir des métiers dans le social et le monde de l’association. Tout n’a pas toujours été facile, et je dirais que ma plus grosse difficulté a été l’arrivée au

travail : je suis tombée de haut car ce n’est pas ce à quoi je m’attendais et je me sentais très transparente et inutile au début. En effet la position de volontaire peut être délicate, les employés du jardin d’enfants par

exemple ne comprenaient pas vraiment ce que je faisais ici et ne savaient pas quoi faire de moi. Même ressenti pour l’orchestre, j’étais une pièce rapportée, et bien que le projet d’orchestre soit génial, je n’y trouvais pas ma place. J’ai eu l’impression que le projet n’était pas pensé en fonction des volontaires qui étaient accueillis. Quand j’ai été plus à l’aise avec le portugais, j’ai pu être plus force de propositions, notamment avec les enfants ou j’encadrais plus d’activités. De plus j’ai exprimé à ma tutrice ces problèmes et quand ils ont vu que je voulais m’investir plus ils ont
pu me faire participer à des projets intéressants. Ainsi, et c’est pourquoi je suis si contente de cette année, c’est qu’il y a eu une grande évolution entre le début et le moment ou j’étais vraiment à l’aise. Je suis très fière d’avoir pris des initiatives dans ces cas là, et surtout d’avoir osé mener des activités en portugais plusieurs fois devant un public…de portugais !

 

Il est certain que cette expérience en général me servira pour ma vie future car j’ai pris conscience de ce dont quoi j’étais capable et aussi de ce que j’aimais !

J’étais toujours très curieuse là-bas et j’ai adoré être en contact avec des personnes de cultures, âges et milieux très différents ! J’aime bien raconter l’anecdote du train, c’était l’un de mes premiers week ends au Portugal et je voulais aller voir des amis que je m’étais faits au training. J’ai fortement galéré à rejoindre une station de train qui n’en était pas une, sous une pluie battante et en essayant de comprendre ce que les seuls passants étaient en mesure de m’indiquer. Je suis enfin rentrée dans le train mais me suis faite menacée de descendre (au milieu de nulle part) car je ne pouvais régler mon ticket par carte bancaire. J’ai donc mendié dans la voiture pour payer mon ticket. Anecdote très représentative de mon année ou je me suis retrouvée dans des situations très drôles mais en réussissant à m’en sortir !

Pour finir, je choisis le mot «OSER» comme résumé de cette très riche expérience de mobilité!

 

 

Je m’appelle Alessandra et j’ai 25 ans. Je suis partie 7 mois au Portugal effectuer un Service Volontaire Européen (SVE). Mon volontariat au sein de Rosto Solidário fut très intéressant, en ce qu’il m’a permis de faire diverses activités. J’ai passé la plus grande partie du temps dans un collège à aider les élèves avec les cours de français et anglais. Le reste du temps, je me suis investie dans d’autres activités, telles que l’organisation des aides alimentaires et vestimentaires ou la préparation et l’animation de Workshops sur le thème des droits de l’Homme et les opportunités au sein de l’Union européenne.

Cela m’a permis de développer mon aisance à prendre la parole et de travailler de manière joviale avec les autres volontaires.

Je suis heureuse et fière d’avoir pu apprendre le portugais et de l’avoir parlé en si peu de temps.

Ce projet m’a appris à savoir ce que je veux, ce que je vaux et donc de savoir ce que je peux apporter afin de prendre confiance dans mes initiatives futures.

   

Adrien, SVE en Turquie

"Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres."

Merhaba, salut, je m’appelle Adrien et j’ai soufflé mes 27 bougies en Turquie. Là où j’ai effectué mon service volontaire européen (SVE) et plus précisément à Çanakkale.

La première chose à savoir est que tout est possible en Turquie.

Après ma Licence en Art du spectacle, j’ai commencé à travailler pour acheter mes fournitures de voyage afin de réaliser un projet de tour d’Europe. Puis à mon retour, après 4 mois d’autostop et traversé 11 pays européens, je me suis vraiment intéressé au voyage et j’ai commencé à chercher un projet à l’étranger et m’ouvrir au monde. Je me suis donc tourné vers L’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européenne, l’ADICE, qui au fil des échanges lors d’entretiens ou de mails m’ont proposé un projet social au sein de Koza, l’association pour la jeunesse de Çanakkale (Çanakkale Koza Gençlik Derneği).

Pour être franc je n’avais pas pensé à faire mon SVE en Turquie. Je voulais hors de l’Europe mais pas à la frontière européenne. Mais la Turquie m’a été proposée et j’ai accepté et sans regrets.

Je suis donc parti en février pour mon SVE de 6 mois au sein de Koza qui a le désir de sensibiliser les jeunes pour devenir responsable et prendre conscience de l’environnement et de la société dans laquelle ils vivent, pour devenir actifs et saisir les opportunités qui s’offrent à eux. Son objectif est de contribuer au développement personnel, social et professionnel à travers des activités ou des projets divers et divertissants.

Me voilà depuis quelques jours, et je suis agréablement surpris par temps de chose, l’hospitalité, l’entraide, la générosité… des traits typiques du caractère turc qui font d’eux des personnes plus européennes et plus ouvertes d’esprit que nous même européens.

J’ai donc eu des missions diverses et variées, comme l’accompagnement de personne en situation de handicap à la natation, un travail sur la motricité tout en prenant plaisir à nager. J’ai surtout été surpris par leurs capacités et l’endurance qu’ils ont pu avoir. J’étais épuisé après deux longueurs tandis que nos participants pouvaient continuer à faire 3 fois plus de longueurs sans prendre 5 minutes de repos.

Le retournement de situation était hilarant et ils jouaient réellement le rôle de professeurs tout en voulant élever leur niveau en anglais, un jeu d’échange qui a bien fonctionné. J’ai également eu la mission Aktif Tırtıllar, une mission avec deux projets. Une première partie consacrée à de l’aide aux devoirs avec des enfants locaux. J’essayais tant bien que mal d’être aussi utile que je le pouvais, mais de l’aide au devoir en turc sans pouvoir le parler c’est un défi énorme. Hors mi l’anglais ou j’ai pu me rendre utile, ce projet s’est inversé, et je suis devenu élève alors que ces enfants sont  devenus en quelques sortes mes professeurs de langue turque.

Pour la deuxième partie, elle consistait à améliorer la langue turque pour des enfants migrants venant d’Afghanistan. Finalement, j’étais un peu comme eux, essayant d’apprendre cette langue avec eux grâce aux livres d’apprentissage. Nous nous sommes donc entraidés sur la compréhension et la prononciation des mots à travers de multiples jeux ludiques.

Le nettoyage des rues avec les volontaires de l’association, un beau geste pour la planète qui mène à réfléchir sur nos actions, sur ce que l’on consomme et à changer de petites mauvaises habitudes car les petits ruisseaux font de grandes rivières. J’ai aussi eu des activités de langues, comme mettre en place et animer des cours de français, puis j’ai participé au projet en espagnol, et j’ai pu évoluer en anglais au speaking club, où nous discutions uniquement en anglais sur différents sujets qui amenaient des débats passionnants.

Après 6 mois et avoir quitté ma zone de confort en France pour être dans une zone d’apprentissage et finir par m’y habituer et m’y plaire, il est à nouveau temps de quitter cette zone de confort voir une zone magique pour retourner en France.

Cette expérience m’a appris à mieux me connaitre et à mieux déterminer mes projets avenirs. J’ai également, grâce à cet échange, eu un enrichissement social et culturel grâce à mes rencontres. J’ai beaucoup reçu des autres pendant cette aventure. Aller à la rencontre des habitants de mon pays d’accueil, échanger avec des personnes, qui comme moi ont tenté l’aventure internationale et qui m’ont aidé sur le plan social et culturel. Avoir un emploi du temps et créer une routine, visiter le pays autant que je le pouvais…. c’est une liste non exhaustives des choses qui m’ont permis d’apprécier cette expérience.

Et c’est pourquoi je conseillerais à tous les rêveurs,  les âmes vagabondes ou même ceux qui n’osent pas vraiment, de se lancer dans l’aventure du service volontaire européen. Vous risquerez d’être surpris par toutes les rencontres durant un tel projet mais aussi par de nouvelles expériences qui méritent d’être vécues.

Au plus je passais du temps en Turquie au plus je découvrais de nouvelles choses et que les idées reçues de ce pays sont fausses.

Il y a quelques mois je pouvais seulement dire que j’appréciais la Turquie mais maintenant je peux dire que j’aime la Turquie, plus précisément Çanakkale.

Abdourahmane, SVE en Géorgie

"L'une des plus grandes leçons que j’ai apprise ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions. [...] Ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie."

Oh la Géorgie, la première chose à dire à propos de ce pays, c’est que la nourriture est bonne, les Supra (type de banquet) sont les meilleures choses qui soient et si vous ne buvez pas d’alcool, ne venez pas en Géorgie … Ce pays, qui faisait partie de l’empire russe, a également un fort caractère. Les paysages montagneux, ces monastères et ces églises, autant d’histoire dans ce pays plutôt petit.

Quand l’ADICE m’a proposé cette mission, je ne savais même pas où se trouvait la Géorgie. J’ai donc effectué quelques recherches sur Google et évidemment, le premier résultat a été l’État américain.
J’ai fait autant de recherches que possible, je n’ai pas trouvé beaucoup de choses sur le net. Alors, dans l’optique de sortir de ma zone de confort, j’allais vivre une expérience extraordinaire. Je me souviens que dans la voiture en route pour l’aéroport, mon père m’avait demandé si quelqu’un allait venir me chercher une fois que je serais arrivé, le doute s’installe, car je n’étais pas très sûr que Nana (la coordinatrice de GYE) serait là. Arrivé à Roissy, j’écris un mail pour m’assurer qu’elle va venir me chercher à l’aéroport. Elle dit qu’elle va être là. Puis escale en Turquie, première fois en Turquie, j’ai échangé mon premier Lari (argent géorgien). Quand je suis arrivé en Géorgie, j’avais 5 minutes de doute avant de voir Nana et d’autres personnes qui ont joué un rôle important dans la mission de SVE. C’était ma bienvenue en Géorgie.

Donc, ma première impression en voyant l’appartement dans lequel j’allais passer les 6 prochains mois de ma vie, je pensais que ce serait très long ce SVE. En même temps, je n’ai jamais ressenti une impatience de ce genre de toute ma vie. J’ai à peine dormi la première nuit, car j’avais tellement envie d’être demain pour commencer l’aventure de façon officielle.

Maintenant, je vais aller plus vite dans le temps, car il était clair que tout était si nouveau pendant les jours et les semaines qui ont suivi mon arrivée. Aujourd’hui, toutes ces choses sont plutôt normales, mais j’étais comme un enfant entrant dans un magasin de jouets. Je n’aime pas vraiment ce que je vais faire, mais je dois le faire, je n’ai pas trouvé d’autre moyen de le faire. Je vais faire une liste de toutes les choses que j’ai pu réaliser pendant ma mission :

  • Premiers clubs : conversation en français, conversation en anglais, club de cinéma, création de jeux de société, conversation philosophique.
  • Puis entre autres, j’ai géré la chaîne YouTube et Instagram de GYE, écrit des articles pour le bulldozer (journal de l’organisation)
  • J’ai été bénévole dans un abri pour chiens
  • J’ai trouvé un partenaire pour GYE et j’ai pu aider pour la construction d’une application mobile, etc…

Voilà quelques-unes des choses que j’ai réussi à faire au cours de cette mission de six mois. J’ai beaucoup appris. Le plus important pour moi, ce sont les gens, que j’ai eu l’occasion de rencontrer. L’une des plus grandes leçons que j’ai apprises ici, c’est que le meilleur moyen d’apprendre consiste simplement à écouter les gens quand ils parlent et posent des questions.

Pendant ma mission, je suis allé faire ma première expérience officielle seul en auto-stop. La première, c’était en décembre lorsque nous sommes allés en Arménie avec deux collègues, mais ça, c’est une autre histoire. Quand je suis arrivé ici, j’avais tellement de stéréotypes sur les personnes qui font ce type de service volontaire et qui utilisent l’auto-stop pour se déplacer. Peut-être avec l’université et l’expérience que j’ai eue, je ne peux pas croire que quelqu’un puisse vous emmener dans sa voiture sans pour autant vous faire payer quelque chose, en France, nous avons blablacar, mais c’est une entreprise à laquelle vous devez payer quelque chose. C’est pourquoi je pense qu’ils sont hippies, mais sérieusement, ma façon de voir le monde et les gens a beaucoup changé. Le SVE est définitivement une vraie expérience qui change la vie.

Nicolas, SVE en Sicile

"Une expérience extraordinaire en terme d’acquisition de compétences et de rencontres humaines."

Je suis arrivé à Mussomeli le 8 avril aux alentours de 19h30 alors que j’avais quitté Lille le matin à 5h30 ; je vous laisse faire le calcul et vous comprendrez à quel point Mussomeli est un coin bien caché dans le centre de la Sicile. J’ai découvert un paysage hors du commun et fait la rencontre des volontaires ainsi que des encadrants de l’association. Nous sommes allés manger avec les
volontaires (dans une pizzeria bien-sûr) et ils m’ont tout de suite mis à l’aise. Le repas terminé, je suis rentré dans ma chambre et je n’ai pas pu m’empêcher de me poser une tonne de question « Dans quel genre d’aventure me suis-je lancé ? Comment tenir ici pendant 2 mois en parlant anglais tous les jours ? Pourquoi ne suis-je pas resté chez moi dans mon espace de confort ? etc… ». Avec le recul je pense que ces interrogations font partie du processus du départ à l’étranger.

Je me suis engagé dans ce projet pour développer mes compétences linguistiques et professionnels. Jour après jour, je m’ouvrais de plus en plus à mon environnement et aux gens qui en faisaient partie, je sentais mon anglais qui se libérait à tel point que je commençais à rêver en anglais à la fin de la première semaine.

Les missions étaient très variées, je me suis fait un plaisir de toutes les essayer, certaines m’ont moins plu que d’autres mais je suis volontaire et je suis curieux de découvrir de nouvelles choses. Nous avons eu le chance de passer la période de Pâques en Sicile, ce sont des fêtes très respectées des habitants puisque ici en Sicile la quasi totalité de la population est très religieuse. Nous avons également profité de ces vacances pour faire un road-trip en Sicile avec trois autres volontaires (un catalan, un hondurien et un français), ce fut une vraie aventure puisque nous changions tous les jours de villes et nous nous déplacions en transport en commun avec chacun un gros sac.

Revenons en aux missions proposées par l’association ; mon projet principal fut l’éducation : j’étais assistant de deux professeurs de français dans deux écoles différentes pour des jeunes entre 11 et 14 ans. Ils n’avaient pas un super niveau donc les cours étaient simples et basés sur de la prononciation et de l’apprentissage de mots/phrases utiles et simplistes. J’ai pu me découvrir un côté pédagogue et je me suis attaché à ces élèves, moi qui n’aime pas vraiment les enfants. Si bien que, lors du dernier cours, ils m’avaient préparé une surprise et ont demandé de faire des photos avec moi : un des meilleurs souvenirs que j’ai emmené avec moi ici en France.

Nous passions également 6 heures par semaine à nettoyer le parc de l’association, les missions n’étaient pas passionnantes puisqu’il s’agissait de ramasser les détritus mais avec tous les volontaires nous arrivions à installer une bonne ambiance, nous mettions de la musique et rigolions en même temps, j’en garde d’excellents souvenirs également.

Je ne vais pas m’attarder sur les autres missions comme l’aide aux personnes en situation de handicap ou encore la librairie puisqu’il s’agissait, pour mon cas, que de 1 ou 2 heures par semaine et ce ne sont pas les missions que j’ai préféré mais ce fut intéressant. Je pense qu’il est bien de savoir ce que l’on aime mais il est également important de savoir ce que l’on n’aime pas pour savoir ce que l’on ne veut pas faire, cela aide à définir son projet et ses objectifs.

La plus grosse difficulté était de s’adapter à la langue anglaise et italienne. J’ai fais des réels progrès en anglais, je peux communiquer aisément, l’italien reste compliqué mais je fais des efforts. Je suis fier d’avoir pu m’intégrer au sein d’une équipe de volontaires exceptionnels ainsi que d’avoir découvert une nouvelle culture.

Nous avons le droit à des jours de congés durant le volontariat, je les ai passé avec mon meilleur ami qui m’a rejoint sur Palerme au bout d’un mois et demi de projet, ça m’a fait du bien de le retrouver, ça m’a reconnecté avec ma vie en France, de part le fait que je parlais français avec lui aussi. Nous n’avons pas eu un super temps, comme pendant l’ensemble de mon volontariat, juste mes 3 derniers jours en Sicile étaient très chauds (environ 35° avec un soleil plein).

Cette expérience va m’aider dans ma vie future parce qu’elle m’a permis de gagner confiance en moi.

Cela fait moins d’une semaine que je suis en France et ma vie en Sicile me manque déjà, j’ai vécu énormément de choses formidables que je souhaite à toute personne voulant faire un volontariat.

Alexis, SVE en Moldavie

"Le SVE m'a permis de me rassurer et de me donner beaucoup de confiance en moi sur le fait que je veux travailler dans la protection animale, et m'a ouvert des portes pour mes projets futurs."

Bonjour, je m’appelle Alexis j’ai 29 ans et j’ai effectué un SVE de 6 mois en Moldavie au sein du refuge animal « DATCHA ». Mes missions au sein du refuge étaient de promener les chiens, nettoyer les cages, les réparer aussi, administrer les soins, aider le vétérinaire pendant les stérilisations, prendre des photos pour les adoptions. Avec d’autres volontaires, nous avons aussi organisé une collecte de fonds pour aider le refuge. J’ai pu travailler avec des volontaires d’horizons différents (Afrique du Sud, Canada, Pays Bas, Autriche…). J’ai toujours voulu m’engager et faire quelque chose d’utile et la protection animale est un domaine qui me tient à coeur.

La plus grande difficulté a été de communiquer avec les locaux et surtout les employés du refuge, qui ne parlaient pas anglais, j’ai donc redoublé d’efforts en roumain pour à la fin de mon SVE être capable d’avoir de vraie petite conversation, jouer aux cartes, manger et rigoler avec eux.

Une anecdote? Oui, un jour j’ai oublié mon téléphone dans le bus pour aller au refuge, j’ai donc du marché 3 km dans la campagne moldave jusqu’au prochain village, évidemment je n’ai jamais retrouvé mon téléphone, mais dans mon « malheur », je suis tombé sur Filou, un petit chiot qui était seul sur les bords de la route, je l’ai donc pris avec moi et l’ai emmené au refuge.

Marion, SVE au Portugal

"A la suite de mes études, je voulais partir à l’étranger afin d’acquérir de l’expérience. Je me suis renseignée auprès de l’ADICE qui m’a proposé ce projet, c’est exactement ce que je recherchais."

J’effectue un Service Volontaire au Portugal, à Almada près de Lisbonne, pendant 6 mois. Je travaille au sein de deux associations RATO-ADCC, une organisation à but non lucratif qui propose des ateliers informatiques pour lutter contre l’exclusion (notamment des personnes âgées). La seconde association où j’accomplis mon volontariat est un centre sportif et culturel (CCRAM).

Au CCRAM, je suis au service communication et marketing, je crée des flyers et posters afin de promouvoir les différentes activités du centre. Je participe également aux événements culturels et sportifs, en photographiant les participants et les animations. Au sein de RATO-ADCC, j’interviens surtout lors d’ateliers dans des écoles afin de parler du volontariat et de mon expérience.

A la suite de mes études, je voulais partir à l’étranger afin d’acquérir de l’expérience. Je me suis renseignée auprès de l’ADICE qui m’a proposé ce projet, c’est exactement ce que je recherchais. Le travail que j’effectue ici est en lien avec mes études, alors j’ai tout de suite accepté.

Je suis toujours très contente de voir les flyers que j’ai créé être imprimés et affichés au sein du centre, ce la montre que le travail que j’accomplis est utile au CCRAM.

Mais je suis également fière d’avoir pu m’intégrer ici, dans un autre pays, avec une culture et une langue différentes. Et j’ai eu la chance d’être très bien accueillie par les associations, mais aussi par les autres volontaires avec qui je vis et je travaille.

Ce projet va m’apporter de l’expérience aussi bien professionnelle que sociale. Je découvre la vie associative, et je rencontre d’autres volontaires avec qui je visite un nouveau pays.

Si je devais résumer ce projet, ce serait en deux mots : véritable découverte.

Théo, SVE au Vietnam

"Cette expérience est une impulsion pour de nouvelles opportunités positives, allez-y !"

Hello ! Je m’appelle Théo, j’ai 23 ans et suis originaire de Normandie. J’ai étudié au département Infocom de Roubaix et l’une des enseignantes, Céline MATUSZAK, m’a conseillé de contacter l’ADICE pour échanger sur des projets de Mobilités, notamment en lien avec le développement durable. A la suite de mon Master Communication, je suis donc rentré en contact avec l’ADICE, notamment Léa et j’ai effectué un Service Volontaire Européen (SVE), avec une seconde volontaire Macédonienne. Ce SVE de deux mois, dans le cadre du programme EuroAsia Volunteering Assistance en lien avec les partenaires YESD (Tuyet), Mladiinfo s’est déroulé au Vietnam, à Hanoï, la capitale. C’est au sein d’une ONG, GreenHub, que nous avons effectué cette mobilité, avec une équipe de quinze personnes environ, dont l’objectif est de proposer des alternatives durables pour l’environnement. Elle agit notamment pour réduire la pollution plastique dans les océans (Baie d’Halong par exemple), trouver des alternatives, matériaux, techniques durables, mène des conférences auprès des citoyens, écoles, entreprises, favorise la biodiversité.

Durant ce programme, plusieurs missions nous ont été confiées par l’équipe de l’ONG, notamment en Marketing et Communication afin de promouvoir les activités et expertises de Greenhub. Pour ma part, j’ai développé, élaboré des supports, présentations pour le service environnemental, sur les projets en cours, l’engagement des jeunes, les 3R (Reduce, Reuse and Recycle). Également, j’ai proposé et élaboré des démarches et supports dans le domaine RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). De plus, j’ai effectué un benchmark et développé une proposition d’un plan de communication, marketing et de marque dont le but est de développer la notoriété de Greenhub. En parallèle nous participions à diverses activités comme des ateliers de recyclage dans les écoles, des sessions ateliers « ecobricks » avec des salariés. La participation à divers événements étaient aussi très captivante, par exemple à l’UNESCO concernant la réduction des déchets ou encore lors de conférences concernant l’engagement des jeunes au Vietnam, les projets en cours, la mise en commun des situations en fonction des régions et pays, l’échange de visions multiples.La plupart du temps nous travaillions en équipe pour les activités, nous effectuions des réunions tout en travaillant en autonomie. L’équipe de Greenhub nous a accueilli et accompagné dans une ambiance dynamique, simple et motivante favorisant notre implication. D’autre part, nous avons créée de véritables liens, encore aujourd’hui et avons rencontrés la famille de certains membres de l’équipe.

J’ai pu aider, apporter durant les activités et événements, créer des supports, conseiller dans le domaine de la Communication et le Marketing. L’ensemble de l’équipe a été surprise de notre travail durant ce programme et nous en a félicité avec enthousiasme.

L’engagement de ce type de projet m’est venu par la volonté d’agir et d’aider des personnes dans le but de protéger l’environnement, de rencontrer des personnes dans un contexte nouveau et également de progresser en Anglais. Découvrir, rencontrer, échanger dans un parcours différent permet de saisir des méthodes, des savoir-faire et comportements.

Les premiers jours, les échanges et la compréhension sont complexes, notamment avec la langue (et mon niveau en Anglais qui était faible). En demandant des précisions, en traduisant, c’est plus simple et c’est un véritable moyen de progresser. Quelques semaines après mon arrivée les membres de l’équipe m’ont d’ailleurs fait remarquer mon progrès avec des expressions vietnamiennes en prime.

La détermination partagée par l’ensemble des membres de l’équipe à agir pour l’environnement est saisissante. Agir dans un contexte différent est véritablement enthousiasmant et favorise l’action collective. Ce SVE m’a permis de rencontrer des personnes expertes dans un domaine, comprendre différentes méthodes de travail, de progresser en langues et de m’investir dans une démarche importante. Ma volonté de poursuivre et de m’engager dans des démarches durables s’est accentuée notamment en rejoignant des groupes d’associations de Plogging (ramassage de déchets en courant…). Je souhaite poursuivre tant au niveau professionnel que personnel dans cette logique et de nouveau repartir dans un nouveau projet. Cette expérience, je pense, est une impulsion pour de nouvelles opportunités positives, allez-y !

Pour information, pour traverser les routes au Vietnam, il faut marcher simplement entre les voitures et scooters, ils ne s’arrêtent pas mais nous contourne, assez drôle ! Aussi, les pauses fruitées en équipe sont très importantes, pensez à ramener des fruits à l’équipe !

Paysages envoûtants, habitants très accueillants, nourriture fraîche, équilibrée sont au rendez-vous !

Le SVE est une aventure particulièrement intense favorisant la mutualisation des compétences de chacun et l’implication des individus au service d’une cause. Les contextes varient en fonction de nos expériences mais l’effervescence culturelle crée une dynamique constructive, durable et pleine de sens !

Clémentine, SVE au Portugal

"Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi."

 

Je m’appelle Clémentine, j’ai 22 ans et je suis partie en Service Volontaire Européen au sein de l’association Rato – ADCC à Almada, au Portugal pendant 6 mois.

C’est une association qui propose des ateliers d’apprentissage des notions de bases des outils de TIC (technologie de l’information et de communication) à un public qui en est éloigné mais dont l’utilisation de l’informatique devient nécessaire dans leur quotidien : des personnes âgées, en situation de handicap ou encore issues d’une communauté marginalisée. Mon rôle était d’aider les participants lorsqu’ils rencontraient des problèmes pour suivre durant l’atelier. J’intervenais également durant des ateliers d’éducation non formelle sur le vivre ensemble ainsi que sur la mobilité internationale, dans des écoles locales.

En parallèle de ces ateliers ma mission était de créer des outils de communication et des documents supports pour les différentes plateformes multimédia de l’association et pour promouvoir les programmes de mobilités Erasmus +. J’y ai notamment réalisé des vidéos tutoriels reprenant des notions des ateliers, une exposition avec des témoignages d’anciens SVE ainsi que le Podcast OpenEuropa (https://www.mixcloud.com/ratoadcc/) qui interview des personnes ayant participé à un projet de mobilité.

Je me suis engagé dans ce projet car je souhaitais découvrir le fonctionnement associatif à l’étranger mais également développer et partager mes compétences en informatique et en design graphique. D’un point de vue personnel, je souhaitais apprendre une nouvelle langue et découvrir de nouvelles cultures afin de mieux comprendre le monde qui m’entoure.

La plus grosse difficulté que j’ai pu rencontrer a été la barrière de la langue. En arrivant au Portugal, je n’avais pratiquement aucune notion du Portugais, ce fut alors difficile de bien aider durant les ateliers car les participants, pour la plupart ne parlaient pas l’anglais, ni le français. Cependant, cette difficulté n’a pas été un problème très longtemps car j’ai très rapidement appris les bases du portugais grâce aux cours proposés par mon association et en essayant de pratiquer avec mes collègues de travail et mes colocataires.

La chose dont je suis la plus fière est d’avoir pu partager mes compétences en aidant des personnes en demande ainsi qu’en créant des choses concrètes qui seront utiles et qui aideront le quotidien d’un large public.

Cette expérience va beaucoup m’aider aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle car je pense avoir acquis un grand bagage de compétences, une meilleure connaissance de moi-même ainsi qu’une plus grande confiance en moi. Autant de choses qui m’aideront à poursuivre mes projets et que je pourrais valoriser sur mon CV.

Durant ces six mois, j’ai rencontré des personnes venant du monde entier avec lesquelles j’ai tissé des amitiés fortes et avec lesquelles j’ai pu échanger beaucoup de point de vue et de nouvelles perspectives sur des sujets importants. Cette mobilité a donc été pour moi une expérience unique pleine d’aventures et de rencontres enrichissantes qui m’ont fait grandir.

Tracy, Service Volontaire Européen en Croatie

"Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et de vivre à l’étranger. ."

Je m’appelle Tracy, j’ai 24 ans et je suis partie pour 10 mois dans le cadre d’un SVE en Croatie à Split la deuxième ville la plus peuplée du pays, située dans la région de Dalmatie. J’ai été volontaire dans une association nommée « HELP » dont la mission consiste à accueillir des personnes ayant des addictions (drogues), et qui propose des tests gratuits et anonymement pour le VIH/SIDA. Mes deux missions principales en tant que volontaire étaient l’accueil et l’enseignement.

Ma première mission consistait à effectuer ce que l’on appelle le « Needle exhange », c’est-à-dire que l’on accueille les usagers qui se présentent à l’association et on leur distribue le matériel dont ils ont besoin (seringues, aiguilles, de l’eau, de l’acide et aussi des préservatifs). Mon autre mission était d’enseigner plusieurs fois par semaine le français à la population locale. Ce fût pour moi une première d’enseigner, j’ai beaucoup aimé le faire même si par moment ce n’est pas toujours facile d’expliquer toutes les règles bien qu’il s’agisse de notre langue maternelle. Aussi, nous avions des activités non-ponctuelles, comme nettoyer le parc où les personnes consomment, réaliser des activités à thèmes par rapport aux journées internationales (la journée contre le SIDA, contre le tabac, etc…).

J’ai décidé de m’engager à faire un SVE pour différentes raisons. En effet, j’avais comme projet, depuis quelques temps déjà, de partir à l’étranger, et ce programme permettait de le réaliser sur le long terme. Je me suis rapprochée de l’ADICE pour en savoir plus lors d’une réunion et ils ont accepté de m’accompagner dans cette démarche. J’ai choisi cette mission précisément par rapport à mon parcours professionnel, puisque j’ai fait des études dans le domaine du social.

Quand je suis arrivée en Croatie je ne parlais pas un mot de Croate et j’avais un anglais assez moyen. La langue fût compliquée pour moi au début pour échanger avec les personnes mais avec de la persévérance (j’utilisais l’anglais à l’appartement et à l’association tous les jours) et surtout avec l’aide et le soutien de mes colocataires, mon niveau d’anglais s’est beaucoup amélioré. J’ai vécu avec 5 autres volontaires de nationalités différentes venant de Finlande, d’Espagne, d’Allemande et d’Italie.

Ce que je retiens aussi c’est que durant mon SVE, j’ai eu la chance et l’opportunité de pouvoir voyager en Croatie (Zagreb, Dubrovnik et sur les îles), à Ljubljana en Slovénie, à Sarajevo et Mostar en Bosnie-Herzégovine et dans le Nord de l’Italie. Ce que je peux dire à propos de ce projet, c’est que je suis fière d’avoir réussi à sauter le pas. J’ai plus confiance en moi, je suis moins effrayé de voyager et /ou de vivre à l’étranger. Je me suis améliorée en langues et en ai découvert de nouvelles.

Le bilan après ces 10 mois est que ce fût difficile de tourner la page, de dire au revoir à cette ville qui était finalement devenue comme une « maison », et de dire au revoir surtout à mes colocataires qui sont devenus une famille pour moi ! Ce fût une expérience très enrichissante, plus particulièrement sur le plan humain.

Baptiste, SVE en Roumanie

« Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d'épanouissement, d’expérience et d'aventure »

Prénom / Age : Baptiste, 29 ans

Programme ? Volunteering Generation (Service Volontaire Européen)

Où ? Terrain / contexte ? Izvoarele en Roumanie, dans un contexte rural

Combien de temps ? 8 mois

Votre mission / les tâches que vous avez effectuées ? Animation interculturelle, éducation non formelle, écriture d’articles, réalisation de vidéos de promotion, projection de films et de documentaires, ateliers de création, organisation d’événements interculturels, soutien scolaire, réalisation de visuels de promotion.

Avec qui avez-vous travaillé ? Quel type de structure ? Quel public ? J’ai travaillé en collaboration avec d’autres volontaires européens (SVE), des volontaires locaux ainsi que nos coordinateurs au sein des différentes écoles, collèges et lycée de la commune, dans les différents centres culturels mais également au sein de l’organisation ; le public avec lequel j’ai travaillé était un public jeune.

Pourquoi s’être engagé dans un tel projet ? Pour gagner en expérience dans le domaine de l’animation, pour être certain de vouloir continuer dans cette voie, pour pratiquer l’anglais et augmenter mon niveau, pour recevoir différentes formations et profiter d’un volontariat à l’étranger pour découvrir un nouveau pays.

La plus grosse difficulté rencontrée ? Comment l’avez-vous surmonté ? Au départ avec la langue, je ne parlais pas Roumain et mon niveau d’anglais était très faible, la communication a donc était difficile durant le premier mois, pour surmonter cela j’ai été patient, demandé aux gens de répéter, de m’expliquer plus simplement les choses et puis je me suis accroché et fait des efforts pour apprendre le plus rapidement possible.

De quoi êtes-vous le plus fier ? D’avoir appris tant de choses, d’avoir eu la possibilité de travailler pour cette organisation en particulier et d’avoir reçu de très bon « feedback ».

Comment cette expérience peut vous aider pour votre vie future ? Elle pourra m’aider car j’ai maintenant la confirmation que je souhaite continuer dans cette voie, au niveau professionnel elle m’aidera car c’est une expérience d’une longue durée dans un contexte interculturel.

Un mot / une phrase qui résume votre expérience de mobilité: « Le SVE est une expérience personnelle, professionnelle et humaine que je conseillerais à toute personne en quête d’épanouissement, d’expérience et d’aventure ».

Lucas, SVE en Roumanie

Interview de Lucas, en service volontaire européen en Roumanie pendant 6 mois

Lucas, 19 ans, est parti à Timisoara en Roumanie afin de réaliser un service volontaire européen pendant six mois. Au cours de son volontariat, il a donné des cours de français à des collégiens et lycéens.

Pourquoi as-tu choisi d’effectuer un service volontaire européen ?

Si j’ai choisi de faire un volontariat européen c’est parce que je venais juste d’arrêter mes études, ça ne me plaisait pas, je ne savais pas quoi faire. J’avais, soit la possibilité de travailler, soit de partir à l’étranger, quelque chose que j’ai toujours voulu faire. C’est la raison pour laquelle j’avais envie de faire un volontariat à l’étranger.

Comment as-tu été accueilli et encadré au sein de ta structure ?

Très très bien accueilli. Dès mon arrivée à l’aéroport, la directrice de l’association et son frère sont venus me chercher en voiture et m’ont emmené directement à mon logement. J’ai pu réaliser mes objectifs car la structure d’accueil m’a bien encadré sur ce que je voulais réaliser.

Peux-tu nous décrire une journée type ?

Alors une journée type, on se lève aux alentours de 7:00, on va au bureau. Notre coordinatrice arrivait en même temps que nous. Elle nous expliquait ce que nous avions à préparer comme cours. Ensuite nous partions au lycée. Les cours pouvait durer une heure, deux heures voir trois. Une fois fini, nous retournions au bureau où l’on faisait un bilan sur les cours que nous avions donné. L’après-midi, pour préparer notre prochain cours, nous faisions des recherches en fonction du thème indiqué, par exemple l’environnement. Et en fin de journée nous avions des cours de roumain.

Quand j’étais chez moi avec mes colocataires nous présentions un à un notre cours. Cela nous permettait d’avoir un Feedback et des conseils.

Comment as-tu vécu la vie en communauté ?

Beaucoup mieux que ce à quoi je m’attendais. Nous étions six dans une maison et  nous nous sommes très bien entendus. Il y avait différentes nationalités : Espagne, Italie, Lituanie, France. Nous sommes devenus indépendants du fait que nous devions tout faire par nous-même. J’ai adoré faire cette expérience. 

Qu’est-ce-que cela t’as apporté professionnellement et personnellement ?

Je suis devenu indépendant, j’ai énormément gagné en confiance. Le fait de donner des cours, de travailler en tant que professeur et en équipe m’a permis de développer des compétences professionnelles.

Recommanderais-tu cette expérience de mobilité à l’étranger ?

Je la recommande à 100% parce qu’elle nous fait grandir humainement. On apprend tellement de choses au quotidien. Le fait de sortir de sa zone de confort peut-être inquiétant mais on final on profite à fond de l’expérience, ça nous enrichit complètement. Donc je conseille vraiment à tout le monde de faire cette expérience.

Sarah, SVE en Slovénie

"Cette expérience ne peut être que bénéfique si on cherche à s’enrichir culturellement. De plus, cela m’a permis d'acquérir une expérience professionnelle où j’ai pu vraiment apprendre de mon entourage."

J’étais à Medvode, en travaillant avec une organisation non gouvernementale qui s’occupe du sport, tourisme, culture et jeunesse dans la ville.

Mon SVE a duré six mois, ce qui était pour moi la durée minimum. J’ai accepté de partir car le thème de la mobilité me plaisait particulièrement. Je suis en année de césure à l’université, je souhaitais en profiter pour me consacrer à ce pour quoi je ne prenais pas le temps dans mon rythme universitaire.

Ma mission concernait la photographie et la vidéo. On était libre sauf dans le cadre de la promotion de leurs événements et de la ville. En dehors de cela, on a organisé des ateliers numériques avec des jeunes sur des thèmes différents chaque semaine. Aussi, pour le dernier mois j’ai eu carte blanche pour réaliser la vidéo de notre choix.

J’étais en binôme avec Roberto un autre SVE qui avait le même projet que moi. On travaillait en étroite collaboration avec Simon notre coordinateur qui nous aidait au niveau logistique, Ursa notre mentor, Luka tuteur en photographie et Max tuteur en vidéo. Ainsi que tous ceux qui travaillent à Sotocje.

Je dirais que ma plus grosse difficulté était mon lieu de vie. Ce n’était pas prévu que l’on vive éloigné de notre lieu de travail et de tout le reste. L’organisation nous a prêté une voiture que mon binôme pouvait conduire. N’ayant pas le permis je suis reste peu indépendante mais j’ai pu changer certains de mode de vie.

Je suis fière d’avoir beaucoup progressé au niveau de mes passions pour la photographie et la vidéo. Je suis capable de monter un projet et de le mener à bout. Je dirais que cette expérience ne peut être que bénéfique si on cherche à s’enrichir culturellement. De plus, cela m’a donné une vraie expérience de travail en entreprise ou j’ai pu vraiment apprendre de mon entourage.

Une anecdote que j’aimerais raconter c’est un moment qui m’a vraiment surprise alors que j’étais en Slovénie depuis peu. Nous sommes passés chez les parents d’un collègue pour aller chercher du matériel. Ils nous ont accueillis alors qu’on ne se connaissait pas et nous ont offert des gâteaux, de la confiture et du jus. J’ai été frappée par leur ouverture naturelle et cet accueil qui est en fait très typique !

Il est difficile de résumer cette mobilité en une phrase, mais je dirais que je serais bien restée six mois de plus.

Elodie, SVE en Grèce

"C’est une expérience de vie unique. On a tout à gagner. Personne ne le décidera à votre place. C’est maintenant. PARTEZ !!!"

Bonjour c’est Elodie ! 😊 J’ai 29 ans, je suis éducatrice spécialisée depuis 2014. J’ai décidé d’effectuer un Service Volontaire Européen en Grèce pendant une période de 6 mois.

Sur place, j’ai pu mener deux missions : l’une dans un centre d’équithérapie et l’autre, dans un refuge pour chiens taille XXL car pas moins de 600 chiens sont accueillis.

En lien avec ma profession, je voulais découvrir l’équithérapie. Le cheval est un animal intéressant et très sensible. J’ai pu participer aux séances avec les enfants et observer des progrès chez certains d’entre eux après quelques séances. Une jolie connexion se fait entre l’animal et les enfants. J’ai aussi rempli d’autres tâches comme nourrir les chevaux, nettoyer le paddock etc.

Aussi, j’ai découvert plusieurs pans de l’association DASH (Dream of a safe haven), refuge pour chiens:

La réception des dons venus d’autres pays, le travail d’équipe mené pour les adoptions et la vie du refuge en elle-même. Je me suis sentie utile dans mes tâches : administrer des soins et médicaments aux chiens, nettoyer le sol des déjections canines, remettre en état niches et abris extérieurs, assister le photographe dans son travail en vue d’adoptions etc.

Aussi j’ai pu travailler et améliorer mon niveau d’anglais. Il y avait une petite dizaine d’années que je n’avais pas pratiqué cette langue. Cela n’a pas été facile au début pour communiquer avec les autres volontaires ou sur les lieux de mes missions. Beaucoup de frustration, d’incompréhension. Je n’ai pas hésité à aller vers les autres volontaires et commencer des discussions en anglais car je savais que la pratique pouvait m’aider et me permettre de m’améliorer rapidement.  Je me suis liée d’amitié avec des volontaires d’Arménie, de France et de Grande Bretagne. Vivre en colocation avec six autres personnes était nouveau pour moi. Je retiendrai une belle aventure humaine.

En parallèle, avec les autres volontaires, je me rendais très souvent au centre de jeunesse de ma ville, Kalamata. J’y prenais des cours d’anglais, de grec et de Salsa ! J’ai toujours rêvé d’apprendre à danser cette danse. C’était une chance incroyable.

J’ai découvert un pays, ses coutumes, ses fêtes, ses couleurs et ses traditions. J’ai rencontré des locaux et avec certains d’entre eux, lié un beau lien que j’espère garder le plus longtemps possible.

Ce projet européen est la meilleure décision que j’ai prise jusqu’ici dans ma vie. Il m’a apporté plus que ce que j’espérais. Il m’a permis d’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses, humainement comme professionnellement. Il m’a permis de me surpasser. J’ai rencontré de très belles personnes que je n’oublierai jamais. Mon ouverture d’esprit s’est élargie. Je reviens riche et « regonflée » d’une forte motivation pour mes prochains projets de vie. Je suis fière d’avoir saisi cette chance que je me suis moi-même créée.

C’est une expérience de vie unique. On a tout à gagner. Personne ne le décidera à votre place. C’est maintenant. PARTEZ !!!

Antoine, Service Volontaire Européen au Cambodge

"Je voudrais dire que ce SVE est la meilleure expérience que j’ai eu jusqu’à aujourd’hui. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup des choses sur moi-même, sur les autres et sur d’opportunités qui peuvent se présenter à moi!"

Hello ! Je m’appelle Antoine Fauvel, j’ai 23 ans, j’habite près de Lille, dans le nord de la France et j’ai effectué un SVE de 2 mois avec l’association ADICE. Ma structure d’accueil durant cette mission a été le CYA (Cambodian Youth Action) situé au Cambodge. Ce magnifique pays a encore beaucoup à faire en matière de développement des populations locales et du pays. J’ai été envoyé dans un petit village nommé Angkor Chey, près de Kampot. Dans ce village, les locaux vivent principalement de l’agriculture et il n’y a pas beaucoup de perspective d’avenir pour les plus jeunes. C’est pourquoi, après l’école publique le matin, les étudiants se rendent au centre d’apprentissage pour recevoir des cours d’anglais. Il y a environ 100 enfants âgés entre 6 à 17 ans et qui viennent au centre chaque jour.

Ma mission au sein du centre a été principalement de préparer les leçons le matin et d’enseigner l’après-midi, de 13 h 30 à 18 h. Lorsque nous avions le temps dans la journée ou le week-end, nous faisions également des travaux manuels, d’aménagement ou d’agriculture. Nous avons aussi proposé des activités sportives, artistiques et musicales aux élèves qui étaient intéressés.

Au centre, nous étions logés chez une famille d’accueil, nous avions une chambre pour 4 , deux volontaires allemands, mon mentor cambodgien et moi. On partageait tout ensemble, le logement, les repas, les tâches ménagères… C’était vraiment bien !

J’ai décidé de m’engager sur cette mission, car je voulais avoir une première expérience au contact d’un public d’enfant, m’améliorer en anglais, faire partie d’un milieu associatif et faire des rencontres internationales.

La plus grande difficulté que j’ai rencontrée a été la communication dans une langue étrangère. À mon arrivée au Cambodge, mon anglais n’était pas très bon. Puis rapidement, mon niveau s’est amélioré et j’ai été capable de communiquer avec tout le monde, ça a été très formateur d’être confronté à la langue tout le temps. Puis après, il y a le Khmer, car les locaux ne parlent pas l’anglais, j’ai appris certains mots, phrases et utilisé Google traduction, pour être capable de me faire comprendre.

Ce dont je suis le plus fier est de m’être prouvé que je peux moi aussi prendre part à un projet comme celui-là, avoir gagné en autonomie et de m’être intégré à un groupe dont la langue principale est l’anglais.

Je pense que cette expérience va m’aider à valoriser mes compétences, pour postuler dans divers projets ou entreprises et avoir plus de perspectives d’avenir.

Mes meilleurs souvenirs sont le temps passé avec les locaux qui nous ont invités juste parce que l’on passait près de chez eux, ou durant certaines célébrations. On a été invités à chanter, danser, partager le repas, c’étaient des moments vraiment amusants !

Finalement, je voudrais dire que ce SVE est la meilleure expérience que j’ai eu jusqu’à aujourd’hui. Ça m’a permis d’apprendre beaucoup des choses sur moi-même, sur les autres et sur d’opportunités qui peuvent se présenter à moi! Alors n’hésitez pas, sautez le pas !

Léa, SVE en Roumanie

" J’ai fait de l’animation dans un hôpital, un orphelinat, dans des écoles auprès d’un public de jeunes enfants. J’ai également eu l’occasion de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai fait de la « dance therapy » avec des jeunes autistes et des jeunes atteints du syndrome de Down."

Je m’appelle Léa, j’ai 18 ans et je suis partie 2 mois à Baia Mare, en Roumanie, afin de réaliser un Service Volontaire Européen au sein de l’association Team for Youth.

Je me suis engagée dans ce projet de mobilité pour acquérir de nouvelles compétences, découvrir un nouveau pays et sa culture dont on a beaucoup de préjugés, prendre davantage de confiance en soi, d’autonomie. Ce projet m’a permis de savoir dans quel domaine m’orienter pour ma future vie professionnelle.

Au cours de ces 2 mois, j’ai fait de l’animation dans un hôpital, un orphelinat, dans des écoles auprès d’un public de jeunes enfants. J’ai également eu l’occasion de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai fait de la « dance therapy » avec des jeunes autistes et des jeunes atteints du syndrome de Down.

La plus grande difficulté que j’ai rencontré a été la barrière de la langue car les enfants ne parlaient pas anglais et moi, je ne parlais pas roumain. Les gestes et les sourires ont été d’une grande aide pour passer outre la barrière de la langue mais aussi les bases de roumain que j’ai pu apprendre durant mes 2 mois de projet.

Je me suis prouvée que je pouvais vivre à l’étranger, me débrouiller toute seule, sans ma famille et ça j’en suis fière.

Cette expérience de mobilité internationale a été incroyable, je me suis sentie utile. Je conseille à quiconque voulant avoir une expérience à l’étranger d’oser partir, vous ne regretterez pas, vous allez avoir avec pleins de souvenirs et vous aurez envie de repartir.

Mon Nom est Mehdi, j’ai 23 ans et j’ai eu l’opportunité de faire un SVE de 2 mois en Italie, plus précisément en Sicile avec L’Association ArciStrauss.

Durant ces 2 mois, j’ai eu la chance de faire différentes activités. Ma principale activité était d’enseigner le français à des collégiens et lycéens. Ensuite j’ai eu l’occasion de travailler dans une bibliothèque, le travail était de trier et ranger essentiellement des livres anciens. De plus j’ai travaillé à Casa Rosetta qui est un centre accueillant des gens qui ont des soucis mentaux, mon rôle était de remplir leurs journées en faisant des activités. Vers la fin de Mon SVE, j’ai essentiellement travaillé avec des enfants, étant donné que c’était les vacances, je faisais animateur au centre aéré et j’offrais mon aide à Casa Vanessa, qui est une maison accueillant des enfants de tout âges, ayant des soucis avec leurs familles.

Au-delà de nos différentes activités, les responsables de l’association et les volontaires avions un projet commun : Villa Aldisio, il s’agit d’un parc de la ville, qui a était un peu laissé à l’abandon, donc notre job était de ramasser les déchets, couper l’herbe, passer à la plantation et mettre en peinture, afin que familles et enfants puissent venir au parc et passer du bon temps dans un endroit propre. En plus de cela, l’association ArciStrauss a mis en place des cours d’Italiens deux fois par semaine pour les volontaires, ainsi que des cours de cuisine afin de découvrir les spécialités Italiennes et Siciliennes.

Cette expérience était courte mais très bénéfique et enrichissante, le but était de découvrir autres choses pour la première fois, échanger avec des personnes qui ont une autre culture que moi et des points de vue différents, découvrir une autre langue et je peux dire que cela a été accompli avec succès. Donc toi qui es en train de lire mon témoignage, si j’ai un conseil à te donner…PARS !!! Ne te pose pas de questions ?

Je m’appelle Antoine et j’effectue un Service Volontaire Européen de 6 mois au sein de l’association Graine de Paix, située à Oran en Algérie.

« Je suis heureux et fier de m’être adapté facilement au contexte algérien ! »

Durant mon service volontaire, je travaille en équipe et participe à plusieurs activités. Je suis arrivé en proposant mes connaissances techniques en matière d’image pour la communication de l’association : le site web, les badges pour les adhérents, la réalisation des nouveaux flyers de l’association. Concernant mon travail sur le site web et le reste de la communication je suis également très libre mais je n’hésite pas à faire appel aux adhérents de l’association pour demander un coup de main. Je suis heureux de constater que l’on attend bien de moi que je fasse des propositions pour la visibilité de la structure.

Dans le même temps je participe à des ateliers d’animation et de médiation, j’apprends et j’aide mes collègues animateurs. J’ai mis en place un atelier « vidéo » au sein d’un collège algérien. Avec trois adhérents de l’association très motivés je prépare et anime chaque semaine cet atelier. J’ai également participé à la création de la « cellule communication » de l’association et à l’un des gros projets de la structure qui est de communiquer autour de la médiation de conflit.

Les hésitations du début ont laissé place à un sérieux investissement dans les projets de l’association. J’avais surtout de l’appréhension face à l’inconnu, peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas me sentir légitime, mais il se trouve que j’ai de formidables collaborateurs qui me soutiennent. J’ai ainsi trouvé ma place et je me sens utile et autonome dans mes activités au sein de l’association.

D’un point de vue culturel je ne suis pas en reste. Comme je le souhaitais, je côtoie quotidiennement une culture différente. En effet, vivre au sein d’une famille algérienne et travailler chaque jour avec des publics locaux m’apprennent beaucoup sur le pays et ses habitants.

 

J’ai pu faire plusieurs visites de la ville et, chaque fois, découvrir de nouvelles choses. Les cours d’arabe m’apportent également des éclaircissements sur la culture du pays et sur l’Islam. D’autre part, les adhérents de ma structure d’accueil prennent plaisir à me renseigner sur l’histoire de l’Algérie et en particulier celle d’Oran. Je me sens pleinement intégré dans le groupe et en accord avec les valeurs de l’association.

Bonjour, je m’appelle Alexiane et j’ai réalisé un Service Volontaire Européen de 4 mois au Portugal !

« Je pense qu’une expérience comme celle-ci t’apporte forcément quelque chose personnellement et professionnellement »

 

J’ai effectué mon volontariat au sein de l’association VERTIGEM au Portugal. J’ai toujours voulu partir pour avoir une première expérience à l’étranger et découvrir d’autres cultures ainsi que d’autres façons de vivre. J’en ressentais vraiment le besoin et malgré les difficultés que j’ai pu rencontrer, je considère avoir vécu une aventure humaine très enrichissante.

Pendant mon projet, j’ai eu l’opportunité de faire des activités en plein air, telles que : le ramassage de fruits rouges, le recensement des arbres afin de noter leur évolution, les activités de manutention du jardin et de la ferme… et ainsi être au contact de la nature. J’ai également eu l’opportunité de participer à des ateliers sur la céramique, la photographie ainsi que de donner des cours d’anglais aux enfants à l’école maternelle.

Je pense qu’une expérience comme celle-ci t’apporte forcément quelque chose personnellement et professionnellement. Le fait de s’améliorer en langues étrangères et d’avoir voulu partir en tant que volontaire est un grand plus dans le CV. Mais toutes les rencontres, les moments loin de la famille, les endroits découverts, nous font vraiment nous connaître plus, même nous redécouvrir.

Je conseille à tout le monde de partir avec le projet qu’il veut, car même si vous partez et que sur place ce n’est pas tous les jours faciles, vous en ressortirez forcément avec une vision différente de vous-même, de la vie et de votre vie. Alors pour éviter les regrets, lancez-vous, préparez bien votre volontariat et vous n’aurez aucune raison de stresser. Si vous voulez partir mettez-y tous vos moyens pour le faire !

Vivez le jour présent et profitez !

Ella, SVE en Roumanie

"J'ai senti que je remplissais un vide en faisant quelque chose de concret. Entourée de ses grandes montagnes, j’ai appris autant sur moi que sur l’environnement dans lequel j’ai été immergée."  

Je m’appelle Ella, j’ai 27 ans et je reviens d’un Service Volontaire Européen de 6 mois dans le cadre du projet #BuildUpYourFuture.

Après mes études en psychologie, je me sentais perdue. J’ai choisi un SVE pour sortir de ma zone de confort, gagner en expérience et partager mon quotidien avec des personnes qui ont les mêmes valeurs que moi et pourront m’apporter de nouveaux savoirs.

Je suis partie en Roumanie, dans une petite ville du nom de Baia Mare, tout au nord. Elle se trouvait être, cette année, la capitale de la jeunesse en Roumanie. J’ai pu découvrir une ville active, à taille humaine, avec des jeunes désireux de s’impliquer dans de nombreuses actions culturelles et humanitaires. En arrivant, j’ai alors pris conscience que cette expérience serait avant tout, des mois de rencontres et de partage.

Mon premier objectif était d’embrasser la culture roumaine. Bien que ce soit un pays difficile à cerner, il n’en ait pas moins dépourvu de charme, comme ses papanași (à prononcer papanache). C’est un pays dans lequel il suffit de se laisser emporter par les traditions, les paysages et le quotidien complexe des roumains.

Être dans un pays étranger, spécialement la Roumanie, m’a fait prendre conscience que ma présence ici pourrait faire de moi un porte-parole d’un pays très mal connu et victime de préjugés.

Mon SVE était basé sur l’éducation non-formelle. En sensibilisant aux discriminations et à l’exclusion sociale, j’ai accompagné différents publics au travers d’activités variées. Dans ma mission, le principal intérêt était de construire par moi-même le sens des différentes activités que j’avais à choisir. J’ai principalement travaillé avec un public jeune. Cela n’a pas toujours été simple. Il m’a fallu déployer beaucoup de patience, une énergie constante ainsi qu’une grande disponibilité. Le plus important est d’être prêt à développer de nouvelles compétences.

Par exemple, travailler au sein d’un orphelinat, auprès d’un public souffrant d’handicaps psychiques et physiques a un été un bon moyen d’apprendre à être créative et d’améliorer ma façon d’apprendre à enseigner. Enseigner le français m’a permis d’aimer partager ma culture et ma langue maternelle. J’ai particulièrement apprécié travailler avec les communautés roms qui souffrent d’une grande discrimination. Même si ce n’était pas un public facile à capter, j’ai été très surprise par la façon dont ils acceptaient notre venue, puis leur motivation et leur désir d’apprendre et de partager.

En bref, j’ai eu la chance de ne jamais tomber dans la monotonie puisque j’ai également eu l’opportunité de travailler auprès d’enfants atteints de trisomie 21, de participer à une semaine de colonie de vacances, etc.

Pendant ce projet à long terme, je crois avoir potentiellement apporté aux communautés que j’ai côtoyé, un peu de bienveillance, au travers de mon implication. Le temps m’a aidé à me détacher de l’idée qu’il faut nécessairement trouver un sens à ce que je fais.  J’ai surtout appris à considérer les petites victoires du quotidien.

Pour six mois, j’ai senti que je remplissais un vide en faisant quelque chose de concret. Entourée de ses grandes montagnes, j’ai appris autant sur moi que sur l’environnement dans lequel j’ai été immergée.

J’ai en particulier appris à questionner la notion d’apprentissage. Aussi bien, apprendre par soi-même que transmettre des savoirs. Dorénavant, j’aimerais y dévouer un peu plus de mon temps.

Pour terminer je pourrai dire que le SVE est une joyeuse combinaison de gens désireux de construire une société fondée sur des différences qui permettent de promouvoir l’interculturalité. De cette manière, il permet aux individus d’avoir une plus grande ouverture d’esprit et d’être conscient de l’importance d’appartenir à une communauté tolérante, bienveillante.

Le Service Volontaire Européen est un bon moyen d’envisager d’autres perspectives pour son propre future et celui des autres, en échappant au schéma classique proposé par la société et certaines institutions.

 

 

 

 

 

Valentine, SVE en Italie

"si je devais choisir un mot pour définir mon projet ça serait « unique » parce qu'en allant en Italie j'ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables, d'apprendre une nouvelle langue et surtout de vivre et de participer à des choses que je ne revivrai sûrement pas une seconde fois dans ma vie."

Je m’appelle Valentine, j’ai 18 ans et j’ai effectué un Service Volontaire Européen de 6 mois en Italie, au sein de l’association culturelle LINK.

Cette association a été fondée en 2003 par un groupe de jeunes passionnés par leur territoire, souhaitant promouvoir l’ouverture sur d’autres contextes culturels et le partage de valeurs telles que la solidarité, la citoyenneté active et le dialogue interculturel. Depuis sa création, le public cible de l’association sont les jeunes, en mettant l’accent sur la mobilité et le volontariat international comme une opportunité de croissance et d’apprentissage non formel.

Au départ je n’avais pas de réelles attentes concernant ma mission. Venant de sortir du lycée je souhaitais m’engagée en tant que volontaire avant de m’aventurer dans les études supérieures. Ayant besoin d’éclaircir mes idées sur ma carrière future, de prendre du recul, j’ai profité de l’opportunité offerte par l’ADICE. Entretiens validés, objectifs définis, formalités passées en revue, j’ai alors décollé pour Altamura, province de Bari, en Puglia, dans le sud du pays.

Le SVE est une expérience très enrichissante, peu importe la durée, je serais même tentée de dire indispensable pour des jeunes qui se cherchent. Le fait de changer de pays et perdre ses repères permet d’être aux commandes de soi-même, de se redécouvrir, prendre des initiatives, qui peuvent paraître anodines comme aller faire les courses ou simplement faire la vaisselle et qui au final sont des passages indispensables quand on se retrouve en indépendance totale.

Cependant, la vie durant le SVE n’est pas non plus toujours rose, parfois certaines activités ne nous plaisent pas, certains jours la vie en colocation est plus dure que d’autres, parfois on a le mal du pays, des parents, de notre routine. Mais malgré cela, le projet reste une belle expérience qui donne l’opportunité de faire de nouvelles rencontres, de découvrir une nouvelle culture et d’ouvrir son esprit.

Durant les 6 mois de mon projet, j’ai effectué un grand nombre d’activités différentes dont l’importance et la responsabilité ont augmenté au fil de ma mission. J’ai participé à de nombreux cours basés sur un type d’enseignement spécial (éducation non formelle) à l’école, j’ai eu l’occasion de

m’exprimer dans un programme radio à propos de différents topics, d’organiser des activités avec un groupe de jeunes chaque semaine et de donner de petites leçons de français dans un collège italien. Puis, on m’a donné la responsabilité d’écrire quelques articles en italien pour mon association. J’ai apporté ma contribution à l’organisation et à la création de certaines activités en binôme avec un autre volontaire, pour un projet de 2 semaines avec un groupe de jeunes venant de Hollande.

Aujourd’hui, la chose dont je suis le plus fière et celle qui ressort le plus de mon expérience est la confiance en moi que j’ai pu acquérir ainsi que la maîtrise de la langue dont je suis littéralement tombée amoureuse ! Je me suis d’ailleurs inscrite en licence LEA option anglais/italien à l’université pour la rentrée prochaine. Et pour finir, si je devais choisir un mot pour définir mon projet ça serait « unique » parce qu’en allant en Italie j’ai eu la chance de rencontrer des personnes formidables, d’apprendre une nouvelle langue et surtout de vivre et de participer à des choses que je ne revivrai sûrement pas une seconde fois dans ma vie.

 

 

 

Maddy, SVE en Géorgie

"Si je devais décrire mon projet en une phrase, je dirais que la vie est faite d´expériences qu´il faut saisir !!"

Je me présente, je ‘appelle Maddy et j’ai 30 ans. Je vis actuellement à Roustavi en Géorgie depuis presque 10 mois dans le cadre d´un Service Volontaire Européen.

Mon projet est de 11 mois au sein d’ «International Scout Center in Roustavi ».  Mes principales missions sont de réaliser diverses activités avec des enfants et adolescents dans différents centres, puis notamment de participer à un art club à l´ISCR et depuis que l´été a commencé, je participe à des camps scouts à Pona en Kakheti. Pour réaliser ses missions, je travaille avec des géorgiens et d’autres volontaires.

Ayant besoin de faire un break dans ma vie et étant toujours intéressé par le domaine de l’éducation spécialisée, j’ai postulé pour ce projet qui me permet de mieux me consacrer à ce domaine-ci, ainsi que de découvrir une nouvelle culture.

Ma plus grosse difficulté a été mon anglais, en effet à mon arrivée en Géorgie, mon niveau d´anglais était très faible. Toutefois, j’ai eu la chance qu’Erwan, un autre volontaire français soit là pendant mes deux premiers mois. Aujourd’hui, je me suis vraiment améliorée, je suis capable de dire ce que je souhaite dire, d’avoir une conversation et je commence à regarder les films sans sous-titre mais quand je rencontre quelqu’un de nouveau, j’ai parfois besoin d´un peu de temps pour m’adapter à l’accent.

En plus de l’expérience professionnelle, je pense que ce projet m’a beaucoup aidée d’un point de vue personnel, j’ai plus confiance en moi, je me connais mieux et je vais pouvoir réaliser quelques projets qui ont émergés en Géorgie à mon retour en France.

Comme j’ai pu l’expliquer, je participe à des camps scouts, j’apprécie énormément ces moments, dormir en tente, être plus proche de la nature, organiser et surtout être déconnectée du monde virtuel. Si je devais décrire mon projet en une phrase, je dirais que la vie est faite d´expériences qu´il faut saisir !!

Dans moins de deux moins mon projet se terminera, pendant le temps qu’il me reste je vais participer à d’autres camps scouts et prendre quelques vacances pour visiter les alentours. A la suite de mon SVE, je souhaite partir en Nouvelle Zélande dans le cadre d’un Working Holidays Visa.

Manon, SVE en Allemagne

"Tenter l'expérience du SVE, c'est se confronter à la réalité du monde, apprendre sur soi et sur les autres, et développer des capacités extraordinaires."

Bonjour, je m’appelle Manon Cadeau, j’ai 23 ans et je vis actuellement l’expérience « Service Volontaire Européen » à Bremerhaven, en Allemagne.

Depuis plusieurs années, j’envisageais de partir à l’étranger, mais je ne savais pas comment m’y prendre et j’avais de l’appréhension. J’étais serveuse dans un restaurant suite à l’interruption de mes études. Suite à des difficultés d’ordre personnel, et au vu de ma situation professionnelle qui menait à une impasse, je me suis lancée. À ce jour, je pense que le SVE représente l’un des actes les plus courageux de ma vie !

Mon objectif personnel était de prendre mes distances avec la France et de devenir plus indépendante. Professionnellement, je souhaitais avoir une expérience significative dans le travail social, afin de savoir si cela me convenait ou pas. Je voulais découvrir plus particulièrement, le domaine de l’immigration. J’ai contacté l’ADICE en avril, après avoir trouvé le contact sur internet. 5 mois après, je commençais mon service volontaire à AWO. C´est une organisation allemande qui s’occupe de plusieurs secteurs sociaux de la ville : vieillesse, handicap moteur et psychique, immigration, jeunesse…

Une part de mon contrat a été établi avec la « Jugendwerk », animation pour les jeunes. Dans ce cadre, mes missions vont de l’animation événementielle aux camps de vacances. Pour la seconde partie, j’ai eu la chance de choisir. J’ai donc naturellement émis le désir de travailler dans le secteur de l’immigration.  J’assiste un professeur, deux fois par semaine, dans des classes spécialisées pour les enfants issus de l´immigration. Mes taches sont de soutenir les plus faibles, mais aussi de proposer des cours sur le thème de mon choix, des activités manuelles ou sportives, des sorties culturelles. Ce sont mes projets les plus stables, mais en parallèle, je fais beaucoup d´autres choses, comme la création d´un Graffiti Workshop, d´un film, des groupes de parole, de l´aide aux devoirs en français…

Je suis très indépendante dans mon travail et on me demande de faire les projets qui me plaisent réellement. J’adore cette liberté et la diversité de mes activités. Mon SVE m’a permis de développer des compétences multiples et de prendre confiance en moi et en mes projets. En parallèle du travail, j’ai rencontré des gens extraordinaires notamment aux séminaires. Je me suis encore plus ouverte culturellement aux autres et j’ai développé mes capacités langagières en allemand et en anglais. Vivre un an dans un pays étranger t’apprend aussi beaucoup sur toi et te permet de te recentrer par rapport au monde. Je ne dirais pas que ça a été facile tous les jours, surtout que le Nord de l’Allemagne est connu pour son hiver rude, et que la ville dans laquelle je suis, manque un peu de dynamisme. Mais le bilan après 10 mois passé ici est quand même très positif.

Bien sûr, je pense que chaque expérience est différente. J’ai eu de la chance de tomber dans une structure compréhensive avec des projets motivants. Mais dans tous les cas, tenter l’expérience du SVE, c’est se confronter à la réalité du monde, apprendre sur soi et sur les autres, et développer des capacités extraordinaires.

Léonie, SVE en Bulgarie

"Cette expérience m’a permis de me recentrer sur moi-même, et de comprendre vers quel type d’étude je voulais me tourner."

Bonjour je m’appelle Léonie Briendo, j’ai 18ans et j’ai eu l’opportunité de faire un SVE au sein de l’organisation non gouvernementale, Focus à Pazardjik en Bulgarie, pour une durée de six mois.

Durant mon SVE ma mission était de travailler, et de réaliser des travaux manuels, avec des personnes en situation de handicap, mais aussi avec plusieurs autres volontaires, venus d’un peu partout en Europe.

Pour nos résidents, nous avons créé un certain nombre d’activités manuelles, mais nous avons aussi créé des événements pour eux (pièce de théâtre pour les fêtes de Noël, spectacle de marionnettes pour la saint Valentin, Pantomime en extérieur pour l’arrivée du printemps…) et des activités en extérieur (Jardinage, création en extérieur…)

J’ai souhaité m’engager dans un tel projet pour acquérir une certaine ouverture d’esprit, pour développer mon anglais, pour donner de mon temps à des personnes qui n’avaient qu’une envie c’était recevoir, mais surtout pour prendre le temps de me recentrer sur moi et sur mes valeurs. Je souhaitais également comprendre comment les étrangers percevaient la France.

Ce qui a été le plus dur pour moi, fut les réguliers départs des autres volontaires qui avaient un temps de mission plus court que le mien. Cependant, j’ai réussi à garder contact avec la grande majorité d’entre eux grâce aux réseaux sociaux.

Je suis particulièrement fière de mes progrès en anglais, de tout ce que j’ai pu donner aux résidents, et principalement du lien que j’ai pu établir avec eux. Cette expérience m’a permis de me recentrer sur moi-même, et de comprendre vers quel type d’étude je voulais me tourner. Cette expérience m’a aussi permis de rencontrer des personnes formidables qui pourront m’aider dans le futur. Elle m’a aussi permis de comprendre à quel point un sourire valait bien plus que toutes les richesses du monde, et qu’une main tendue pouvait nous aider à avancer.

Aujourd’hui, je suis de retour en France et je prends le temps de me réadapter à la vie française. Je me prépare pour la prochaine rentrée universitaire et je retrouve ma famille et mes amis.