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Je m’appelle Virginie, j’ai 32 ans et je suis partie en mobilité dans le cadre du programme L.U.C.I.E. pour environ 6 mois. Mon stage a eu lieu à KAIROS EUROPE, une « limited company » basée à Londres. C’est à la base un organisme de formation mais ils travaillent surtout avec des partenaires sur divers projets européens. J’ai été recrutée pour travailler sur les projets en lien avec l’Education de minorités, vu mon parcours à la fois social et éducatif.

 

Durant mon stage, j’ai pris part aux projets, créé des contenus en lien avec les attentes décidées en amont, organisé et dispensé des formations à des professionnels travaillant directement avec des réfugiés. Une autre partie de mon travail était la prise en charge d’étudiants européens en programme ERASMUS, à qui je devais trouver des entreprises pour les accueillir en stage (selon leur domaine d’étude), le logement, gérer les abonnements de métro, les visites culturelles et les accompagner dans toutes les difficultés qu’ils pouvaient rencontrer durant un mois à Londres.

J’ai donc travaillé avec divers publics, j’ai beaucoup développé mon réseau à travers toute l’Europe, principalement au sein de centres de formation, d’écoles ou d’associations. J’ai souhaité m’engager dans cette expérience car je voulais développer mes compétences et mon vocabulaire technique, pour améliorer mon employabilité en France.

En termes de points négatifs, je n’ai jamais travaillé avec un partenaire français, donc je n’ai pas pu me faire de connexion pour un éventuel retour.

Mon expérience était toutefois super, déjà car elle m’a montrée la réalité d’un terrain qui peut être un peu idéalisé, et parce que mon anglais est maintenant au top. De plus, j’ai eu la chance de beaucoup voyager. Je suis allée en Estonie, en Lettonie, en Pologne, deux fois à Berlin, deux fois à Istanbul, et en Italie.

 

Au bilan de ce stage, mon entreprise m’a proposé un contrat. Je suis fière d’avoir fait mes preuves et que les partenaires européens insistent pour que je poursuive les projets sur lesquels j’ai travaillé. J’ai fait des rencontres très enrichissantes et beaucoup appris sur les différentes manières de travailler.

Aujourd’hui, quand je regarde la France de loin, après avoir vécu au Luxembourg, au Liban et en Angleterre, je dois avouer ne pas forcément avoir envie de rentrer. J’ai un peu l’impression que la France est « old fashion », que tout doit être linéaire, que les horizons professionnels sont restreints… Je prends actuellement mon temps pour savoir où je souhaite m’établir, et ne suis pas fermée à tenter un autre pays.

Voyager et participer à un programme ERASMUS devrait être obligatoire. Découvrir d’autres façons de vivre, d’autres cultures, augmente la tolérance et l’adaptabilité. Je suis très contente d’avoir eu cette chance !

Il y a tant d’endroits où faire son stage… comment choisir ? Une idée, de la persévérance et une bonne dose de confiance et le tour est joué. Bonne nouvelle, je viens de faire mon stage professionnel en Espagne, et plus précisément sur l’île de Gran Canaria.

Je ne connaissais rien des Canaries, à part sa réputation de printemps éternel. Je n’imaginais pas concrètement vivre un jour sur cette île, mais c’est devenu mon nouveau challenge. Parfait pour rafraîchir mon espagnol. Je suis donc partie 6 mois pour intégrer le Centre d’Art Atlantique Moderne de Las Palmas de Gran Canaria en tant que chargée de projets artistiques. Passionnée d’arts et de cultures se fut l’expérience rêvée. Je me suis engagée dans ce projet facilement car il répondait à toutes mes attentes. J’ai pu explorer mes passions, voyager physiquement et spirituellement dans des univers complètement différents.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Ce n’est pas seulement un stage, c’est une expérience de vie intense. Lors de ce stage, j’ai travaillé directement en relation avec des artistes internationaux, toute l’équipe du musée et je suis allée à la rencontré du public. C’est un centre où l’entrée est gratuite avec une exposition principale tous les 3 mois. On y trouve aussi un centre de documentation, une boutique et un laboratoire de recherches artistiques. C’est un endroit agréable et accueillant. Il y a de nombreux événements : des concerts, des conférences, des inaugurations, des ateliers, des invités, etc. Je ne me suis jamais ennuyée et j’ai même pu proposer mon propre atelier artistique avec les enfants en lien avec l’exposition du moment. C’est tout à fait le genre d’endroit que j’adore. Il y a de la vie, du rythme, de la lumière, de la couleur. Il y a toujours quelque chose à découvrir. Le centre a également deux autres espaces d’expositions dans la ville. Il faut dire que le cadre de la vieille ville est plutôt enchanteur.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Las Palmas n’est pas une ville très charmante à première vue. Je pense que je n’aurais pas vraiment pu l’apprécier en tant que touriste. La côte est assez construite et les immeubles ne sont pas tous du meilleur goût. Il faut s’approprier la ville et vivre dans chaque quartier pour pouvoir l’apprécier. J’ai pu découvrir toutes les facettes de cette ville grâce aux locaux et aux étrangers que j’ai rencontrés. Il fait bon vivre à Las Palmas et cela n’a pas échappé aux surfeurs et autres nomades digitales. Mais comme c’est une île les gens viennent et repartent. Il faut souvent dire au revoir et ce n’est pas toujours facile, surtout après avoir vécu de belles aventures. Le temps est très changeant aux Canaries. En été les nuages stagnent au-dessus de Las Palmas. Ce qui donne “un mar de nubes”. Ce n’est écrit dans aucun guide, mais les locaux le savent bien. Pourtant, c’est vrai, il fait toujours bon et la température reste constante.

Les deux premiers mois nous étions plusieurs en stage et nous avons participé à 2 grands projets :

  • gotas de mar” une installation aquatique dans le stade de football de Las Palmas
  • “ escenario de arte” une installation futuriste dans l’entrée du théâtre Cuyas.

Día Internacional de los Museos 2017. CAAM, Centro Atlántico de Arte Moderno. Las Palmas de Gran Canaria. 18 de mayo de 2017

Ensuite j’ai suivi la logistique des expositions, les montages et démontages, j’ai lu la déclaration des droits de l’Homme en français pour la nuit des musées, et j’ai assisté deux artistes (une canarienne et une japonaise) lors de leur résidence artistique. Une expérience originale et chargée de sens.

Je suis fière et heureuse de cette expérience vraiment complète. J’ai découvert une palette de possibilités en accord avec mes futurs projets. Ce voyage m’a inspirée pour de nouvelles aventures créatives.

Marion.

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

 

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.

Je m’appelle Charlène, j’ai 24 ans et j’effectue un Service Civique avec l’ONG Jeevan Rekha Parishad en Inde, à Bhubaneswar, dans la région de l’Orissa pour une durée de 6 mois.

Depuis que je suis jeune, j’ai toujours désiré deux choses, voyager et aider les gens en menant des actions humanitaires. Le service civique était pour moi l’occasion de réaliser ces deux volontés. Partir dans un autre pays, m’adapter à la culture et apporter de ma personne sur le terrain était un rêve de jeune fille. Je peux dire que je ne suis pas déçue, au contraire, je suis la plus heureuse !

Les activités de la structure étaient multiples et j’ai pu réaliser différentes missions comme animer des cours éducatifs, auprès d’enfants âgés de 2 à 17 ans principalement, ainsi que des moments ludiques dans deux bidonvilles, Banafulla et Kanchanjagan.  Donner des cours d’anglais en école gouvernementale à Sitanath et des cours de français à l’école de Gurukul. J’ai également participé aux différents évènements en lien avec l’ONG tels que « EarthDay » « WomenDay », « 25 years of JRP »… Enfin, je me suis rendue dans des villages tribaux pour valoriser les actions et les activités de Jeevan Rekha Parishad par la mise en place de toilettes bio, la création de serviettes hygiéniques destinées à la vente et sensibilisation auprès de la population (village, école, bidonville…). En collaboration avec Earth Guardian, j’ai également mené des actions de défense environnementale.

La plus belle action que j’ai pu mener jusqu’ici, avec Simon un volontaire de Pistes Solidaires, et Lauriane, notre mentor français, a été de créer une cagnotte solidaire afin de récolter des fonds pour le petit Sankhar du bidonville de Banafulla. Ce jeune garçon est handicapé et totalement dépendant de sa famille à tout niveau (nourriture, douche, il marche pas, ne parle pas…). Nous avons donc utilisé ces fonds pour lui acheter un fauteuil roulant handicapé avec ceintures de sécurité et coussin de confort afin d’améliorer son quotidien. Grâce aux réseaux sociaux, ces fonds ont été rapidement collectés et utilisés dans une démarche humaine et solidaire.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées, je ne peux pas dire faire face à quelconque difficulté dans la vie quotidienne. Ce sont plutôt, à mon sens, des inconvénients. Si je devais en citer un, je dirais qu’il est pour moi difficile de faire face à la non ponctualité des indiens. Notamment dans le cadre professionnel, car cela compromet parfois les projets que nous décidons de mener, c’était surtout le cas sur un site d’action, à l’école de Gurukul.

Aujourd’hui, je profite de chaque instant et je fais en sorte de ne pas me laisser avoir par le temps. En 6 mois, on pense avoir beaucoup de temps et pouvoir repousser ce que l’on veut faire, mais le temps trop vite et il faut faire les choses dès que l’on en a envie et ne pas attendre le dernier mois.

Par la suite, j’aimerai créer ma propre association dans le domaine de la solidarité et de l’humanitaire, ce qui est un projet en cours de réflexion depuis déjà quelques temps. Cette expérience est donc forcément enrichissante pour voir de nouvelles façons de travailler.

Une citation résumant ce que je pense de cette expérience :

« Chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l’avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d’atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l’homme mène pour un bonheur futur, l’empêchent d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’oeil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. » René Barjavel, Si j’étais Dieu (1976)

Je pourrais mettre une quantité exceptionnelle de photos, mais si vous souhaitez en savoir et en voir plus, je vous invite à consulter mon wordpress : https://www.chrlnsurlescheminsdumonde.wordpress.com

Mon Nom est Mehdi, j’ai 23 ans et j’ai eu l’opportunité de faire un SVE de 2 mois en Italie, plus précisément en Sicile avec L’Association ArciStrauss.

Durant ces 2 mois, j’ai eu la chance de faire différentes activités. Ma principale activité était d’enseigner le français à des collégiens et lycéens. Ensuite j’ai eu l’occasion de travailler dans une bibliothèque, le travail était de trier et ranger essentiellement des livres anciens. De plus j’ai travaillé à Casa Rosetta qui est un centre accueillant des gens qui ont des soucis mentaux, mon rôle était de remplir leurs journées en faisant des activités. Vers la fin de Mon SVE, j’ai essentiellement travaillé avec des enfants, étant donné que c’était les vacances, je faisais animateur au centre aéré et j’offrais mon aide à Casa Vanessa, qui est une maison accueillant des enfants de tout âges, ayant des soucis avec leurs familles.

Au-delà de nos différentes activités, les responsables de l’association et les volontaires avions un projet commun : Villa Aldisio, il s’agit d’un parc de la ville, qui a était un peu laissé à l’abandon, donc notre job était de ramasser les déchets, couper l’herbe, passer à la plantation et mettre en peinture, afin que familles et enfants puissent venir au parc et passer du bon temps dans un endroit propre. En plus de cela, l’association ArciStrauss a mis en place des cours d’Italiens deux fois par semaine pour les volontaires, ainsi que des cours de cuisine afin de découvrir les spécialités Italiennes et Siciliennes.

Cette expérience était courte mais très bénéfique et enrichissante, le but était de découvrir autres choses pour la première fois, échanger avec des personnes qui ont une autre culture que moi et des points de vue différents, découvrir une autre langue et je peux dire que cela a été accompli avec succès. Donc toi qui es en train de lire mon témoignage, si j’ai un conseil à te donner…PARS !!! Ne te pose pas de questions ?

Je m’appelle Antoine et j’effectue un Service Volontaire Européen de 6 mois au sein de l’association Graine de Paix, située à Oran en Algérie.

« Je suis heureux et fier de m’être adapté facilement au contexte algérien ! »

Durant mon service volontaire, je travaille en équipe et participe à plusieurs activités. Je suis arrivé en proposant mes connaissances techniques en matière d’image pour la communication de l’association : le site web, les badges pour les adhérents, la réalisation des nouveaux flyers de l’association. Concernant mon travail sur le site web et le reste de la communication je suis également très libre mais je n’hésite pas à faire appel aux adhérents de l’association pour demander un coup de main. Je suis heureux de constater que l’on attend bien de moi que je fasse des propositions pour la visibilité de la structure.

Dans le même temps je participe à des ateliers d’animation et de médiation, j’apprends et j’aide mes collègues animateurs. J’ai mis en place un atelier « vidéo » au sein d’un collège algérien. Avec trois adhérents de l’association très motivés je prépare et anime chaque semaine cet atelier. J’ai également participé à la création de la « cellule communication » de l’association et à l’un des gros projets de la structure qui est de communiquer autour de la médiation de conflit.

Les hésitations du début ont laissé place à un sérieux investissement dans les projets de l’association. J’avais surtout de l’appréhension face à l’inconnu, peur de ne pas être à la hauteur et de ne pas me sentir légitime, mais il se trouve que j’ai de formidables collaborateurs qui me soutiennent. J’ai ainsi trouvé ma place et je me sens utile et autonome dans mes activités au sein de l’association.

D’un point de vue culturel je ne suis pas en reste. Comme je le souhaitais, je côtoie quotidiennement une culture différente. En effet, vivre au sein d’une famille algérienne et travailler chaque jour avec des publics locaux m’apprennent beaucoup sur le pays et ses habitants.

 

J’ai pu faire plusieurs visites de la ville et, chaque fois, découvrir de nouvelles choses. Les cours d’arabe m’apportent également des éclaircissements sur la culture du pays et sur l’Islam. D’autre part, les adhérents de ma structure d’accueil prennent plaisir à me renseigner sur l’histoire de l’Algérie et en particulier celle d’Oran. Je me sens pleinement intégré dans le groupe et en accord avec les valeurs de l’association.