Mobilité Internationale

Témoignages filtrés "Service Civique International"

Maïa, en Service Civique International en Belgique

"Solidarité est le mot d’ordre. Un esprit commun et des valeurs fortes qui m’ont donné envie de surpasser ma timidité pour participer à cette atmosphère positive."

La commune d’Anderlecht situé à quelques minutes du centre de Bruxelles, est riche d’associations qui permettent aux enfants des quartiers défavorisés de s’intégrer et d’être soutenu dans leur parcours scolaire ou professionnel.

Les Ateliers SAFA c’est quoi ? Fondée il y a une vingtaine d’année c’est une association de quartier qui accueille différents publics : enfants, adolescents, adultes. Objectifs et atelier varient en fonction de chaque groupe d’âge mais tous on en commun le partage, la découverte, l’entre-aide. La structure permet à ses adhérents de se créer une place d’acteur dans la vie du quartier en proposant divers projets au sein de celui-ci. La structure est très présente dans le paysage Anderlechtois de part la décoration de certains espaces publique par les enfants des Ateliers.

Psychomotricité, atelier conte, aide aux devoirs, ateliers créatifs, ateliers d’expression corporelle/théâtrale, projet participatif et citoyen, groupe de jeune, alphabétisation, (…) en bref je me demande déjà comment je vais résumer mon expérience en 1 page.

Mon rôle sur place à été de diriger les ateliers créatifs, ceux d’expression corporelle/théâtrale, de participer à l’aide au devoir et de participer aux tâches administratives. Toute initiative personnelle étant la bienvenue j’ai également proposer des petits ateliers autour du cinéma et de l’image avec un groupe d’enfant de primaire. Étant relativement à l’aise avec l’univers cinématographique j’ai su proposer mon aide afin de réaliser des montages vidéo pour les divers projets de l’association.

Si on devait résumer cette expérience je vous dirais à la fois que ça a été très difficile mais aussi que c’est un cadeau. Le plus difficile dans tout ça c’est d’arriver pas sûre de ses compétences, sans expérience et de devoir oser se faire une place. Avec très peu de confiance en moi et une timidité parfois maladive j’ai eu quelques fois envie de baisser les bras en me disant que finalement ce n’était peut-être pas fait pour moi et que je n’y arriverais jamais. Je me suis alors rappelé pourquoi j’étais venu ici et tout ce que je me répétais depuis des mois : « Je suis là pour apprendre, rencontrer et partager ». J’ai alors eu la chance d’être plus que bien entouré. Finalement j’ai réussi à me faire ma place, j’ai creusé dans le sens de mes acquis et j’ai donc réussi à mettre en place un petit atelier cinéma. A partir de ce moment-là j’ai pris beaucoup de plaisir à créer toute sorte d’activités, j’étais donc beaucoup plus à l’aise. Je me faisais enfin confiance. A partir de là j’avais tout gagné.

J’ai pu apprendre énormément notamment sur la gestion d’un groupe d’enfants et la mise en place d’atelier au sein d’une structure. Avec mes collègues nous échangions quotidiennement sur nos ateliers ce qui permettais aussi d’exposer les problèmes rencontrés et d’y apporter des solutions.

Le meilleur souvenir que je rapporterais c’est celui d’une équipe qui se démarque des autres de part son dynamisme, sa bienveillance, son esprit d’équipe et surtout son hospitalité. Solidarité est le mot d’ordre ; à SAFA une aide sera toujours apportée à celui qui la demande. Un esprit commun et des valeurs fortes qui m’ont donné envie de surpasser ma timidité pour participer à cette atmosphère positive. Un pas de géant pour moi et je leur en serais à jamais reconnaissante.

Eloïse, en Service Civique International au Maroc

"Il a été satisfaisant de participer de A à Z au montage de projets."

Je m’appelle Eloïse, j’ai 24 ans, et je suis partie en service civique à Taroudant (dans le sud du Maroc) au mois de juin 2019 pour une durée de 9 mois. Cette expérience s’est inscrite dans le cadre de mon master 2  de droit international, en tant qu’expérience professionnelle de fin d’étude.

L’intérêt de ce service civique a résidé dans la diversité des tâches et missions qui m’ont été confiées. J’ai animé des cours de soutien à la faculté de Taroudant, participé à l’organisation d’événements et d’activités culturelles dans le cadre de différents projets, ou encore à l’accueil de groupes de volontaires européens court terme. Enfin, j’ai contribué à la rédaction de deux appels à projet.

À travers ces différentes tâches j’ai travaillé avec les professeurs et responsables administratifs de l’université de Taroudant, avec des instituteurs de différentes écoles de la ville, ainsi qu’avec les membres de nombreuses associations locales et européennes avec qui nous avions des partenariats. Le public visé à travers ces activités était les étudiants de l’université, les élèves des écoles et la population locale.

Je me suis engagée sur ce projet car j’ai fait des études portant sur le droit au développement et le droit humanitaire, et je souhaitais vivre une expérience professionnelle dans un pays du Maghreb, car les problématiques rencontrées m’intéressent particulièrement.

De plus, lorsque le président de l’association m’a présenté la mission, il m’a fait part de leur souhait de répondre à deux appels à projet. Souhaitant développer mes connaissances en terme de gestion de projet, cette mission m’a paru tout à fait adaptée à mes objectifs professionnels.

Enfin, je partage l’intérêt que l’association porte aux causes et problématiques environnementales, et étais donc en accord avec ses objectifs et ses combats.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés. Mon séjour s’est très très bien passé, notamment grâce aux bénévoles d’Amuddu qui ont tous été présents et bienveillants. Néanmoins, être une femme à Taroudant a parfois été plus difficile que ce que j’imaginais. Il m’a été parfois difficile de trouver un équilibre entre mes convictions et le respect de la culture et des mœurs locales. Toutefois, les questionnements qui en ont émergé m’ont extrêmement enrichie et ont développé mon ouverture d’esprit. Toutes ces réflexions m’ont apporté beaucoup pour ma vie professionnelle future en me permettant de préciser mes objectifs professionnels, mais également pour mon enrichissement personnel en tant que femme.

Je suis fière d’avoir pu participer à la rédaction de réponse à deux appels à projet pour lesquels nous avons eu les financements ! Il a été satisfaisant de participer de A à Z au montage de projets.

Mon expérience de mobilité a été extrêmement stimulante en grande partie grâce aux rencontres extraordinaires que j’ai pu faire.

Adrian, volontaire en Service Civique en Belgique

"Grâce à cette expérience, je suis motivé à m’épanouir professionnellement en réinventant continuellement mon rôle à jouer dans le secteur de la jeunesse."

C’est au lendemain de mes 23 ans que j’ai été déployé comme volontaire en Service Civique. Je suis originaire de Normandie et résident à Lille mais parfois il n’est pas nécessaire de partir très loin pour voyager et s’enrichir de rencontres.

C’est à Namur que j’ai effectué mon projet de mobilité, capitale de la Wallonie à une heure de Bruxelles, avec l’aide de l’ADICE me soutenant personnellement tout au long de mon intégration en Belgique. Mon engagement citoyen a duré 8 mois. Je suis devenu volontaire au sein de Dynamo International qui est une structure (ou ASBL en Belgique) d’aide à la jeunesse permettant à des jeunes ayant moins d’opportunités de partir en mobilité en Europe et au-delà. Ce sont des tremplins que propose l’association aux jeunes en essayant de faire de leur motivation ou leur âge les seules conditions à leur développement personnel et leur affirmation citoyenne par le voyage.

Dynamo International possède deux champs d’action : l’aide à la jeunesse et la coopération internationale entre travailleurs sociaux de rue. Mes missions m’ont investi dans les activités d’aide à la jeunesse. Concrètement, et sans rôle prédéfini, j’ai fait partie de l’équipe « Mobilité » pour assurer l’animation d’activités proposées aux jeunes de 13 à 25 ans. Ces activités portent sur l’ouverture culturelle, une réflexion sur l’actualité, des ateliers de création ou le sport. Mon rôle consistait aussi à un soutien dans les démarches administratives, dans les voyages réalisés par les jeunes au sein des programmes belges et européens proposés, à l’organisation de camps ou d’échanges de jeunes afin de rencontrer d’autres associations dans de nombreux pays Européens. Les activités pouvaient aussi bien se tenir sur une demi-journée ou sur deux semaines. Pour ma part, mes missions se sont principalement concentrées sur l’animation collective avec les plus jeunes.

Dynamo ayant une antenne à Bruxelles, il est régulier de s’y rendre pour travailler avec l’ensemble de l’équipe.  J’ai donc pu collaborer avec les éducateurs de l’association, le personnel administratif et une coordinatrice. D’autres volontaires ont été présent pendant ces 8 mois, venant du Portugal ou d’Italie. C’était l’occasion de créer de nouvelles dynamiques de travail et de langue.  Les partenariats que possède Dynamo permettent également de s’intéresser à d’autres acteurs associatifs, de suivre des formations avec eux et de collaborer lors d’évènements. On peut aussi bien travailler avec d’autres organisations de jeunesse, dans des écoles, des structures culturelles ou des acteurs locaux (centre de réfugiés, culturel, fermes, asbl d’outils pédagogiques, etc.).

Relativement jeune, l’antenne de Namur a pour enjeu principal de se faire connaître auprès des 18-25 ans que l’on peut accompagner dans leurs projets de mobilité. Ce public est parfois en proie à la précarité ou l’isolement dans le Namurois. Il mérite un accompagnement davantage éducatif lorsque les institutions compétentes n’assurent plus de suivi, sans sombrer dans la culpabilisation.  Il y a donc un important travail de relation partenariale à prolonger. La réalité de Bruxelles et celle de Namur n’étant pas les mêmes, un retour au travail social de rue, historique à Dynamo, a peut-être un rôle à jouer pour l’accès à certains jeunes ! Je suis convaincu comme que c’est là que réside la réelle rencontre.

Toujours étudiant, j’ai voulu profiter d’une année de césure pour combler un besoin d’engagement grandissant auprès d’un public qui a toujours attiré mon attention, en gardant le statut d’étudiant pour finir ma formation à mon retour. C’est aussi une légitimité que j’ai voulu acquérir. Un Service Civique était pour moi un début de réponse idéal à mes interrogations sur mon avenir, pour me sentir utile et m’estimer davantage au sein d’une équipe.

J’ai pu profiter d’une proximité avec mes proches, être dans un pays voisin à la France et saisir la bienveillance de mes collègues belges pour me sentir bien dans cette mobilité. Puis, le coronavirus a impacté le Monde. Pendant 2 mois l’accompagnement de Dynamo pour les jeunes ne pouvait se faire qu’à distance. Le plus dur a été de devoir faire une croix sur un échange de jeunes que l’on devait réaliser au Nord de l’Italie sur le thème du théâtre de l’inclusion après l’invitation d’une troupe féministe locale. Les actions d’une association comme Dynamo sont encore plus à repenser aujourd’hui.

Malgré cette leçon, je garde de très beaux souvenirs. Ce qui m’a rendu le plus fier dans cette expérience c’est le plaisir affiché des jeunes pendant un camp écocitoyen d’une semaine à quelques kilomètres de Namur. Aucune frontière n’a été franchie mais nous avons tous partagé un voyage sincère. C’est un réel test quant à sa capacité à gérer des situations de conflits, une logistique et c’était une vraie satisfaction de voir les enseignements qu’ils peuvent par eux-mêmes en tirer. Aujourd’hui j’ai foi en une éducation non-formelle.

A la veille de ma dernière année d’étude, et grâce à cette expérience, je suis motivé à m’épanouir professionnellement en réinventant continuellement mon rôle à jouer dans le secteur de la jeunesse.

Benjamin, volontaire en Service Civique en Arménie

"La beauté des paysages m’a stupéfait, autant que l’hospitalité des arméniens."

Je m’appelle Benjamin Dubuis, j’ai 25 ans et je viens de faire un service civique de 8 mois en Arménie.

J’ai d’abord passé 3 mois dans la ville de Gyumri, au nord du pays. C’est la 2ème ville du pays et elle est d’environ 150 000 habitants. J’ai d’abord vécu dans une famille d’accueil arménienne, qui parlait aussi Russe. J’ai dû apprendre à parler, même si j’ai beaucoup plus utilisé Google Translate. J’ai ensuite passé 5 mois à Erevan la capitale où j’ai choisi de vivre dans un dortoir avec d’autres volontaires.

Lors de mon expérience à Gyumri, j’ai travaillé avec Armenian Caritas, une organisation caritative qui s’occupe des enfants handicapés et des personnes âgées afin de faciliter leur insertion dans la société. Passionné de photographie, j’ai aussi débuté un travail de photoreportage dont j’ai publié certaines photos sur mon site internet.

Je suis arrivé en Arménie avec pour objectif de présenter ce pays à tous ceux qui ne le connaissaient pas, mes amis, ma famille et tous ceux qui sont intéressés. Je n’y connaissais moi-même pas grand-chose. J’avais aussi l’ambition de me réorienter après ma licence en banque, car je n’aimais pas cela. J’ai eu l’occasion de travailler avec de nombreuses personnes et organisations. En arrivant à Yerevan, j’ai commencé à travailler à l’université Américaine en tant que photographe et en collaboration avec leur département marketing. J’ai eu l’occasion d’organiser des photo shoots d’étudiants, de professeurs et lors d’événements particuliers tel que des conférences.

En plus de mon travail, j’ai eu la chance de pouvoir beaucoup voyager. De nombreuses excursions étaient prévues par mon organisme d’accueil : Armenian Volunteer Corps. La beauté des paysages m’a stupéfait, autant que l’hospitalité des arméniens. Il m’a été possible de voyager en auto-stop dans toute l’Arménie, et même la Géorgie, sans aucun problème. Il est même courant d’être invité à manger chez l’habitant et de partager des moments avec eux. Le jour de noël étant le 6 janvier en Arménie, j’ai pu partager un repas de noël avec une famille rencontrée en auto-stop !

Lors de la crise du coronavirus, mon organisation d’accueil, AVC, a été très attentive à notre bien-être et nous as suivis de près. J’ai pu continuer à travailler depuis chez moi en traitant les photos de l’université ou en travaillant sur un guide marketing sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui je suis de retour en France, je vais faire un master dans la coopération internationale et l’aide humanitaire à Lille. A côté je vais développer mes compétences en photographie afin d’être toujours plus créatif et d’explorer un peu plus le monde.

 

 

Volontairement votre,

Benjamin

Hélène, Service Civique au Maroc

"Une très belle expérience qui m’a permis d’acquérir plus d’assurance et d’autonomie."

Bonjour à tou-s-tes,

Je m’appelle Hélène et j’ai 24 ans. Cela faisait un moment que ce projet me trottait dans la tête et je suis enfin partie en service civique pour cette année 2020. Avant de rentrer dans la vie active, je souhaitais pouvoir vivre une nouvelle expérience à l‘étranger, riche culturellement mais qui ne soit pas juste du voyage. J’ai travaillé durant 6 mois dans une petite ville nommée Chichaoua, au Maroc, dans un centre pour les femmes en situation difficile et géré par l’association Tildat. Ces femmes peuvent accéder à des formations de cuisine et de couture afin d’obtenir un diplôme. Cela leur permet d’obtenir plus d’autonomie. Lors de cette mission, j’ai beaucoup travaillé en binôme avec la deuxième service civique à travers différentes activités comme les cours d’arts plastiques pour les enfants ou les shootings photo au centre d’artisanat. Il s’agit d’un centre d’artisanat où des femmes réalisent des vêtements traditionnels, des tapis…et où il y a un grand savoir-faire mais les produits ne sont pas mis en valeurs. J’allais donc y prendre les produits en photos puis effectuer les retouches tandis que ma binôme les mettais en valeur pour faire de belles photos. Cela permet de rendre les produits à la vente attractifs pour le client. De mon côté, j’ai aussi donné des cours d’Anglais et d’informatique et un peu de cuisine pour les femmes qui viennent au centre.

Nous sommes intervenues à plusieurs reprises au lycée technique auprès des BTS où j’ai animé des ateliers d’affirmation de soi, puisque je suis psychologue en France, et je suis intervenue également dans un collège et une école primaire pour parler des émotions avec les élèves. Enfin, j’ai assisté aux séances d’écoute avec l’assistante sociale et j’ai animé des séances de relaxation à la fin des séances de sport. Cette mission m’a demandé beaucoup de flexibilité et j’ai également pu être très polyvalente et c’est un côté qui m’a beaucoup plus.

La grande particularité, et aussi la plus grande difficulté je pense, c’est que le covid-19 est tombé en plein milieu de ma mission et tout a été chamboulé. Les cours ont dû être stoppés et à la place j’ai filmé et monté des vidéos de cuisine pour que les femmes de la formation puisse continuer les cours à distance. J’en suis fière car celles-ci participent pleinement à l’obtention du diplôme pour les femmes et j’ai l’impression de contribuer concrètement à l’autonomisation des femmes en difficulté. Avec ma binôme nous avons aussi beaucoup contribué à l’embellissement du centre durant cette période en construisant un jardin en palette ou en réalisant des peintures. Nous avons aussi aidé aux distributions alimentaire et au réaménagement du centre en vu d’héberger des professionnels du corps médical durant cette période. C’était donc frustrant de devoir rester enfermée alors que j’aurai aimé aller à la rencontre des habitants et pouvoir voyager à travers le Maroc mais ma mission a aussi pris une toute autre dimension et m’a appris plein de nouvelles choses que je n’aurais pu acquérir sinon.  

Une très belle expérience qui m’a permis d’acquérir plus d’assurance et d’autonomie puisque le centre m’a laissé très libre dans mes propositions d’activités et dans la gestion de mon emploi du temps. Je repars du Maroc enrichie culturellement par toutes ces découvertes et surtout le cœur remplie de la gentillesse et la bienveillance de ses habitants. J’ai pu à de nombreuses reprises partager leurs tables ou leur foyer ou tout simplement dialoguer comme je le pouvais, tantôt en Français, tantôt en Darija (Arabe Marocain) à grand renfort de gestes et de sourires ! Par exemple, j’ai passé plusieurs week-ends au sein d’une famille traditionnelle à la campagne et j’y ai passé des moments très fort et que je ne vivrais jamais en France. Professionnellement, ma mission m’a également permis de m’adapter à un nouveau système de pensée et à un nouveau mode de vie et surtout j’ai pu y mettre en application mes compétences en tant que psychologue. J’ai adoré travailler dans le milieu associatif et j’aimerais avoir l’occasion de continuer mon travail au sein d’une association et/ou de travailler avec des femmes qui se trouvent en difficulté.

Aujourd’hui, je prépare mes valises (en tout cas, j’essaye d’y faire entrer tous mes souvenirs !) pour rentrer en France après un séjour riche en émotions et je souhaite m’insérer dans la vie active.

Solène, Service Civique en Grèce

"Je me suis engagée dans ce projet afin de pouvoir avoir la chance de découvrir le métier d'éducateur spécialisé dans un autre pays."

Je m’appelle Solène, j’ai 24 ans et  je suis partie effectuer une mission de service civique de 11 mois en Grèce, afin d’acquérir une expérience professionnelle à l’étranger dans le but de reprendre mes études d’éducateur spécialisé par la suite.

Ma mission s’est déroulée à Levadia, petite ville au nord d’Athènes, dans un centre privé travaillant en accueil de jour afin d’accompagner et soutenir des personnes en situation de handicap physique et mental.

Il y avait sur place une équipe pluridisciplinaire composée de cinq personnes notamment  d’une psychologue, un coach sportif spécialisé dans le handicap. Mon rôle était surtout de soutenir les résidents dans leurs tâches quotidiennes comme dans les activités. Je devais passer du temps avec eux afin de les stimuler au quotidien, communiquer, et les faire sortir de leur bulle. Par exemple, en proposant des activités éducatives, des jeux, des sorties, des ateliers cuisine… ou toute autre activité qu’ils puissent remettre en pratique une fois chez eux afin de gagner en autonomie (les personnes venant au centre sont pour la plupart de jeunes adultes). Ce centre fonctionne comme une école mais est adapté à leurs capacités et leurs besoins.

Je me suis engagée dans ce projet afin de pouvoir avoir la chance de découvrir le métier d’éducateur spécialisé dans un autre pays, pouvoir comparer avec mon expérience dans ce domaine en France, et me conforter dans mon choix d’orientation dans un futur proche.

Les plus grosses difficultés que j’ai pu rencontrer étaient surtout le départ, que j’appréhendais beaucoup, et la barrière de la langue en arrivant car je n’avais aucune notion de grec pour me permettre de communiquer avec les résidents. En revanche, j’ai appris très vite les bases grâce à quelques cours de langue sur place et j’ai pris plaisir à apprendre et également progresser en anglais. La chose dont je suis la plus fière est justement d’avoir pu être capable de leur faire la lecture durant mes derniers mois de présence !

Cette expérience va j’espère pouvoir m’aider à trouver plus facilement une alternance pour la reprise de mes études, et elle m’a fait mûrir et gagner en autonomie. J’ai une meilleure connaissance de moi, je suis plus en confiance et ouverte à ce qui m’est différent ou inconnu. Mieux se connaitre, c’est se donner le pouvoir de changer, de s’aligner avec ses aspirations.

J’ai beaucoup apprécié la bonne humeur et la bienveillance qui émanait de part et d’autre de ce centre et j’ai pris plaisir à participer aux cours de musique et de peinture (sur le thème de Van Gogh cette année). Mon nom étant compliqué à prononcer, j’ai été rebaptisée « Moustaki » qui veut dire « moustache … » cela m’amusait beaucoup et nous avons tous fini par nous appeler moustache les uns les autres. Après le confinement nous dessinions même des moustaches sur nos masques pour rendre ça un peu plus joyeux !

Cette expérience était surtout professionnelle, mais elle m’a paru comme du temps qui m’était offert comme un cadeau et m’a permis d’avoir un regard différent sur moi-même. J’ai progressé en anglais et en grec, j’ai rencontré de belles personnes avec qui je resterai en contact sans aucun doute. J’ai aussi acquis des compétences pratiques. Cette expérience a été pour moi l’une des plus enrichissantes jusqu’à maintenant et si cela était à refaire je partirais tout de suite sans hésiter !

Mélanie, Service Civique de 10 mois en Belgique

"C'est une expérience enrichissante pour le volontaire comme pour les bénéficiaires. "

Je m’appelle Mélanie, j’ai 25 ans et je suis venue faire un service civique au sein d’un foyer pour personnes en situation de handicap au sein de l’association l’Arche en Belgique. J’avais déjà deux expériences en tant qu’animatrice dans des séjours adaptés et la rencontre avec ce type de public m’a véritablement passionnée. Moi qui ne m’étais jamais retrouvée face à une personne en situation de handicap mental de ma vie, je me suis retrouvée face à un public sensible, touchant, drôle, avec toutes ses complexités humaines. J’ai alors eu envie de travailler avec eux, de me familiariser avec les différents handicaps et j’ai décidé de me confronter à une vie en immersion pendant un an dans un foyer qui accueille des personnes en situation de handicap. Je me suis armée de mon ordinateur et j’ai commencé à postuler dans plusieurs pays d’Europe pour des missions qui visaient le handicap à chaque fois. J’avais envie de partir hors de France, d’aller à la rencontre d’une autre culture afin de voir les différences dans les méthodes, dans la vision du handicap, du niveau d’inclusivité de chaque pays. J’avais besoin de savoir si ma voie était effectivement celle-ci et je n’ai pas été déçue.

 

J’ai découvert, dans le foyer d’Aywaille de l’Arche Belgique, un public incroyable, sensible, touchant et aimant. J’ai rencontré une équipe d’éducateurs avec chacun ses propres méthodes mais toutes allaient dans un même sens : le bien être de la personne. J’ai pu y découvrir le fonctionnement d’un foyer à temps plein mais aussi d’un centre de jour. La découverte des PAI (projet d’accueil individualisé) a été particulièrement instructive. J’ai pu lire ce qui est envisagé pour chaque personne, en fonction de ses capacités, de ses besoins et de ses envies. Il y a un vrai travail de réflexion derrière chaque personne. On sent que les personnes évoluent dans un environnement favorable à leur bien-être et à leur construction personnelle que celle-ci soit physique, intellectuelle ou émotionnelle.

 

Ce qui m’a le plus étonnée, du moins au début, ce sont les crises qui peuvent surgir pour ce qui peut sembler être « pas grand chose ». Ce pas grand chose demande en réalité une analyse, un travail de réflexion, pour comprendre pourquoi la personne, à cet instant T, ne s’est pas sentie bien et ce qui peut être fait pour améliorer la situation à court et à long terme. On apprend aussi comment réagir ou ne pas réagir en fonction du handicap de certaines personnes. Il s’agit de creuser dans son passé, de comprendre sa personnalité avec tout ce que cela comporte. C’est un travail véritablement humain. Il faut également penser à toutes les personnes autour qui peuvent avoir été affectées par la situation car c’est en général une situation à rebond.

 

Un autre aspect qui m’a positivement surprise, c’est la prise d’initiative laissée aux volontaires. Je me suis rapidement sentie en confiance pour évoluer à mon rythme. J’ai eu envie de proposer des activités aux personnes et on m’a laissé faire à chaque fois. J’ai pu ainsi proposer un projet pâtisserie mensuel avec une résidente, domaine que j’apprécie particulièrement et pour lequel j’ai essayé d’être pédagogue en m’adaptant à chaque fois et en me remettant en question quand je sentais que quelque chose n’allait pas bien se passer. C’est vraiment agréable de pouvoir proposer des choses ou d’être naturellement intégrée aux activités déjà en place. On m’a d’ailleurs proposé de vivre dans un projet de semi-autonomie, un projet que j’ai vraiment hâte de voir se mettre en place. Ça va être une nouvelle expérience, enrichissante sur beaucoup d’aspects. Il s’agit d’une belle preuve de confiance, ce qui fait extrêmement plaisir dans le monde du travail. Je vais épauler deux résidents afin de leur permettre de s’épanouir dans un nouvel environnement, de développer leur autonomie, leur capacité d’adaptation et de créativité que ce soit au niveau de la cuisine, de la décoration, des activités ensemble, etc mais aussi de développer la capacité du vivre ensemble dans un environnement plus restreint en terme de personnes.

Il s’agit d’un vrai défi que j’ai hâte de vivre !

 

 

Camille, Service Civique en République de Macédoine du Nord

"Apprendre à lâcher prise. C’est certainement ce que j’ai le plus appris pendant ma mobilité."

Je m’appelle Camille Labbaye, j’ai 22 ans et je termine mon Service Civique de 10 mois à Skopje Macédoine (du Nord, le pays, ni la région grecque ni la salade). Je travaille au sein des ONG VCS-Volunteers Centre Skopje et Дневен Центар за деца на улица (Centre d’accueil de jour pour enfants des rues). L’objectif principal de mon travail est de promouvoir l’intégration sociale, l’égalité, l’éducation non- formelle pour un public varié de bénéficiaires, y compris les jeunes appartenant à des groupes marginalisés (qui ont de ce fait moins d’opportunités).

La décision de partir en volontariat international de long terme a été mûrement réfléchie. J’avais besoin de faire un point, une pause dans mes études, pour confirmer mon projet estudiantin et professionnel. Je rentre avec une idée très précise, une candidature acceptée et pleins de nouveaux projets en tête.

Je travaille comme aide-éducatrice auprès d’enfants en situation d’extrême pauvreté, parfois soumis à travailler dans la rue. Issus de la plus grande communauté Roms d’Europe, ces enfants peuvent être très rapidement en décrochage scolaire. Ma mission est entre autres de les aider dans leurs devoirs (mathématiques, macédonien, anglais, arts plastiques, …). En parallèle, je travaille aussi, avec une belle équipe composée de volontaires européens, sur le magazine VOICES, la préparation et l’animation d’ateliers au sein de lycées ainsi que d’évènements locaux et l’organisation générale de l’activité d’un Youth Center.

 

 

 

Dans ce pays et cette mission, ce qu’il y a de plus riche est cette pluri-culturalité. Plus de 4 nationalités différentes vivent au sein de ce petit pays, avec leur culture, leurs différences, leur accueil, leur convivialité, leur rythme de vie, … Et vivre/travailler au sein de cet environnement, avec d’autres volontaires venant des 4 coins de l’Europe, est très formateur. C’est ce qu’il y a de plus beau, car c’est du partage et de l’apprentissage, avec son lot de malentendus et de quiproquos.

Je ne peux pas résumer ma mobilité juste avec un mot ou une phrase, il y en aurait tellement ! Mais si vous choisissez de partir en mobilité dans les Balkans, vous ne le regretterez pas !

Lisa, Service Civique en Pologne

"Je ressentais le besoin de me prouver que j’étais capable de prendre ma vie en main, de voyager seule, de rencontrer des personnes, un pays, une culture."

Je m’appelle Lisa, j’ai 21 ans et j’ai effectué un service civique en Pologne. J’ai vécu dans la ville de Minsk Mazowiecki, non loin de Varsovie, pendant 6 mois. Mon objectif, certes très abstrait dit comme cela, a été de promouvoir l’ouverture culturelle et d’organiser des activités auprès d’enfants, de jeunes et de la communauté locale au sein de la fondation EBU. Il est difficile de mettre les mots sur ce que j’ai vécu et sur mon ressenti. Tout ce que je peux dire est que je suis fière d’avoir vécu cette aventure, elle m’a beaucoup apportée, tant sur le plan humain que “professionnel”. Cela faisait longtemps que je ressentais le besoin de me prouver que j’étais capable de prendre ma vie en main, de voyager seule, de rencontrer des personnes, un pays, une culture.

 

Je suis revenue en France plus autonome, entreprenante et indépendante. Je partais avec comme principal objectif : améliorer mon anglais. Mais grâce à cette expérience, j’ai évolué, j’ai découvert bien plus que je ne le pensais. Ma volonté d’améliorer à tout prix mon anglais est passé au second plan car j’ai été enrichi de bien d’autres choses. Je ne me pensais pas capable de gérer des activités, encore moins avec des enfants et malgré tout je l’ai fait. J’ai créé des ateliers, des activités et des jeux en anglais, j’ai même chanté et dansé avec les enfants !

Grâce à cette expérience j’ai gagné en confiance en moi et je suis maintenant plus confiante à m’exprimer devant un public. Je remercie d’ailleurs les enfants et ma responsable d’avoir
cru en moi.

 

Ces 6 mois en Pologne m’ont aussi permis de rencontrer de magnifiques personnes, venues des 4 coins de la Terre. Et c’est lors de ces rencontres qu’on s’aperçoit que le monde est fait de pays si différents et si proches à la fois. Les cultures sont différentes, la manière de voir les choses l’est aussi mais nous avons tous ce besoin de créer un lien social et d’avancer dans le même sens. Pouvoir partager sur nos vies a été très enrichissant. Cela m’a permis de me rendre compte à quel point j’avais de la chance de vivre dans un pays comme la France et de la situation dans laquelle j’étais.
J’ai été vraiment heureuse de découvrir la Pologne que je ne connaissais en fait pas vraiment. Ce serait vous mentir de dire que cette aventure n’a pas été difficile parfois, notamment
lorsque le manque de mes proches s’est fait ressentir mais il est tout à fait normal de ressentir cela. Le fait d’être en équipe aide beaucoup et permet de se soutenir mutuellement
lorsqu’un petit coup de blues apparaît. Même si je le pouvais je ne changerais rien de mon aventure, je suis très heureuse de ce que j’ai vécu. Et si j’avais un conseil à donner, croyez en vous, ne réfléchissez pas trop et foncez !

Jérémy, Service Civique en Arménie

"C’était sûrement l’expérience la plus enrichissante que j’ai vécue jusque-là"

Je m’appelle Jérémy LORIN, et j’ai actuellement 23 ans. Voulant vivre une expérience professionnelle à l’étranger et désireux d’effectuer mon service civique, je me suis engagé pour une durée de 6 mois en Arménie. L’appui aux activités liées à l’environnement, au développement durable et a l’agriculture biologique étaient mes principales missions. J’ai eu l’occasion de travailler pour plusieurs organisations. J’ai commencé mon volontariat avec deux placements. Le premier à l’école Daniel Varhuzan où j’assistais des enseignants pour faire différentes activités, quelques jeux afin d’apprendre le français à des enfants. Le second à Eco aghb, une association qui à pour but d’améliorer le recyclage sur Yerevan (capitale de l’Arménie).

J’ai ensuite eu l’opportunité de donner mon temps pour Hyelandz eco village, un superbe lieu pour l’écotourisme. C’est un petit hôtel restaurant qui possède sa propre ferme et qui fait plein de produits locaux (confiture, miel, vodka, jus de fruit, fromage, etc…). J’aidais à la récolte, au triage, et à la préparation des différents fruits avant transformation pour confectionner leurs produits citée plus haut. Enfin mon dernier jobsite était à Energy agency of armenia, j’effectuais des recherches à propos de nouvelles technologies ou de projets existant concernant les énergies renouvelables afin d’alimenter leur website. Tous ces postes étaient très intéressants et enrichissants.

 

 

 

En dehors des placements, j’ai pu découvrir un pays magnifique avec une culture, une langue, des traditions différentes et une population très accueillante en général. J’ai également eu la chance de pouvoir faire pleins d’activités liées ou non à la culture arménienne.

 

Pour conclure je dirais que c’était surement l’expérience la plus enrichissante que j’ai vécu jusque-là. Je conseille vivement aux personnes qui ont l’opportunité d’effectuer ce type de contrat de le faire. Après cette expérience humaine unique j’envisage de continuer en trouvant un VIE qui je pense m’apportera plus au niveau professionnel dans mon domaine qui est la production et l’efficacité énergétique.

 

Aubry, service civique au Maroc

"J’avais besoin de prendre du temps pour moi, de réfléchir et de m’aérer l’esprit dans des contrées inconnues [...] Après un an passé enfermé dans un bureau, j’avais envie d’être au grand air"

A la sortie de de mes études, le désir de réaliser un service civique à l’étranger s’est manifesté en moi.  J’avais besoin de prendre du temps pour moi, de réfléchir et de m’aérer l’esprit dans des contrées inconnues. Au gré de mes recherches, je découvris l’Adice, une association roubaisienne qui proposait ce dispositif pour les jeunes.

Exécrant les villes et leur pollution, mon idée était de partir en milieu rural, avec des missions autour de l’agriculture. Après un an passé enfermé dans un bureau, j’avais envie d’être au grand air et de me dépenser physiquement. De plus, je suis sensible à cette thématique car toute ma famille est issue du secteur agricole. Pour moi, c’était leur adresser une sorte de clin d’œil complice !

L’Adice me proposa une seule solution : l’association Aïcha, près de Guelmim, dans le sud du Maroc. Sans me poser 36 questions, j’ai préparé mon sac à dos et quitté les vaches de ma Normandie natale pour les dromadaires du Sahara.

Arrivé à Agadir, c’est un certain Monsieur Jawad qui me récupère en taxi. On s’enfonce pendant 4h à travers le sud du Maroc. Les montagnes et l’aridité des paysages m’offrent un contraste avec ma verte plaine natale. Il me dépose dans un petit village appelé Oumifiss, d’environ 80 habitants. Niché entre deux pics rocailleux, ce petit oasis sera le théâtre de mon futur séjour. Visiblement c’est l’heure de la sieste, car il n’y a pas un chat dans la rue. Je suis accueilli par les autres volontaires et stagiaires, tous très sympathiques. Il y a des français, des allemands, des marocains. Ça parle anglais, français, arabe. Bref, ça a l’air de bien vivre.

Sous la houlette de « Tonton Mustafa », le président de l’association, et de Mehdi, le jardinier. Je prends la pleine mesure de ce qui m’attend. L’association Aïcha a pour objectif la lutte contre la désertification et le développement de proximité. L’idée est donc de freiner le désert en plantant des arbres, tout en permettant une vie économique par les fruits et les légumes produits. Résumé par la fameuse devise de l’association « œuvrer pour la plantation de la culture de plantations d’arbres », le travail s’annonce féroce.

 

 

Très vite, je prends le rythme de mes missions quotidiennes. La majeure partie d’entre elles est agricole : récolte des olives et des figues de barbarie, taille, irrigation, bouturage, gestion du potager ou encore nourrir les bêtes. En parallèle, nous réalisons des cours de français pour les enfants du village et les ados du collège voisin. Les journées sont bien remplies et il faut faire parfois face à des imprévus. Par exemple, les évasions occasionnelles de nos 4 chèvres, qu’il m’a fallu courser sur une dizaine de kilomètre de l’autre côté de la montagne…

Ma vie sociale est également pleine : boire le thé, randonner, encore un thé, jouer au football, un autre thé quand même, sortir au souk et un dernier thé pour la route. J’ai également l’occasion d’aller visiter un peu la région les week-ends. L’attraction locale reste tout de même les matchs du Barça dans le café voisin. J’ai bien essayé de faire retransmettre les matchs du Stade Malherbe de Caen mais il n’y pas beaucoup de fans dans le coin.

Au fur et à mesure de mon séjour, je sympathise beaucoup avec les gens du village. Les familles invitent à manger ou alors on sort ensemble en ville. Le contact est si chaleureux et si sincère que je garde beaucoup d’amis là-bas. Le moment venu, c’est dur de dire au revoir à tous ce petit monde qui m’a accueilli pendant six mois… Mais comme dit le proverbe, on se reverra bientôt Inch Allah !

Mélanie, service civique en Equateur

"Cette expérience [...] m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. "

J’ai réalisé un Service Civique à l’International au sein de la structure CINCA Ecuador pendant 8 mois, du 18 février au 13 septembre 2019. Une ferme agro écologique démonstrative, implantée dans une région d’Equateur (Pedro Moncayo) connue pour ces floricultures de roses. Ces dernières années la production de roses avec l’usage de produits chimiques s’est intensifiée, entraînant des problèmes sur la santé des hommes et sur l’environnement. L’objectif de CINCA Ecuador est donc de montrer à la population et aux producteurs locaux, qu’ils peuvent vivre d’une activité saine pour leur santé et l’environnement tout en bénéficiant d’une rémunération et d’un niveau de vie correct.

Ma mission était de promouvoir l’agriculture biologique et contribuer à sensibiliser à la protection de l’environnement.

J’ai réalisé plusieurs tâches :

-Communication :

  • Site web : création, recherche et rédaction de contenus en espagnol et anglais, gestion et mise à jour, rédaction d’articles pour la partie blog du site
  • Réseaux sociaux : création, lancement, community management
  • Outils de communication : flyers, affiches explicatives / signalétiques, livrets
  • Matinée de sensibilisation à l’agroécologie et à l’environnement avec des enfants de la communauté, mise en place d’activités ludiques et éducatives
  • Recrutement des volontaires via : Facebook, France Volontaires Equateur, Workaway, Wooffing America Latina, Helpx, Volunturing, Piste Solidaire, Planète Urgence, bouche à oreille.
  • Accueil et gestion des volontaires dans la ferme

-Agroécologie :

  • Entretien et développement des lits de culture : semer, planter, désherber, abonner, récolter, préparation à la vente
  • Mise en place de la permaculture dans la ferme : association de plantes, réalisation de couvertures naturelles pour les lits de culture, abonnage naturel
  • Préparation d’engrais et de bioles organiques
  • Mise en place de constructions alternatives : bioconstruction ou construction avec des matériaux recyclés

– Vie en Equateur :

  • Apprentissage de l’espagnol, découverte d’un nouvel environnement, d’un fonctionnement de travail, d’une nouvelle manière de vivre, d’une culture, etc.
  • Vie en communauté et partage des tâches quotidiennes avec les volontaires

Lors de cette expérience j’ai eu l’opportunité et la chance de travailler avec des personnalités différentes : travailleurs locaux, enfants de la communauté, organisations / entreprises locales aidant au financement du projet ou à la recherche de matériaux nécessaires à certains acteurs, organismes de recherche de volontaires, volontaires. Cela a été l’occasion de communiquer de manières différentes en fonction du public.

J’ai souhaité m’engager au sein de ce projet, car celui-ci était déjà en lien avec un aspect de ma vie personnelle. Etant végétarienne depuis 8 ans, je m’intéressais progressivement à la provenance de mes aliments et à la manière dont ils avaient été produits. J’ai donc pensé que cette expérience me permettrait d’en apprendre davantage sur le sujet et de m’impliquer en faveur de cette cause. Cette expérience était également l’opportunité pour moi, par la suite, de justifier mon envie de vouloir m’impliquer pour la protection dans l’environnement lors de ma future recherche d’emploi.

Ma plus grosse difficulté a été le changement de mode de vie. En effet, je suis passée d’une vie d’étudiante à Paris à une vie à la campagne en Equateur. Au début le changement n’a pas été simple, mais il a fallu faire preuve d’ouverture d’esprit, d’envie d’apprendre et de découvrir, s’adapter pour vivre l’expérience pleinement. Aujourd’hui, je me sens fière et chanceuse d’avoir eu la possibilité de réaliser ce Service Civique, d’avoir pu rencontrer, vivre, découvrir, apprendre toutes les choses qui étaient sur mon chemin.

Je suis très heureuse d’avoir participé à la création et à l’écriture d’un site internet en espagnol et en anglais. C’est la première fois que je réalisais ce type d’exercice, ça a demandé beaucoup de temps et d’investissement, mais le résultat était au rendez-vous.

Je suis également fière de mon dépassement personnel, d’avoir appris à sortir de ma zone de confort, d’avoir su et voulu apprendre, découvrir et rencontrer. Aujourd’hui, je me rends compte que cette expérience m’a transformée et m’a profondément enrichie.

Cette expérience loin de mes repères, de mon quotidien, de mes proches et de ma culture m’a permis de me découvrir personnellement, de connaître mes envies, besoins et mes limites. Elle m’a aidé à définir clairement mes envies personnelles et professionnelles, ce qui n’était pas forcément le cas avant. Le fait d’avoir rencontré des personnes de tout horizon m’a permis de m’ouvrir et d’élargir mon champs de vision et ma manière de penser.

Une fois, un samedi, nous avons invité les enfants de la communauté pour qu’ils participent à une matinée de sensibilisation à l’agroécologie. Durant toute la matinée ils ont pu participer à des activités ludiques et éducatives autour de l’agroécologie et de la protection de l’environnement, le succès était au rendez-vous. Au moment de clore cette matinée, nous avions cuisiné pour les enfants différents plats végétariens composés de plusieurs légumes. Certains ont aimé et au contraire, d’autres n’ont pas aimé et ont rendu leur assiette quasiment pleine. Cette expérience nous a montré qu’un long chemin de sensibilisation était encore nécessaire pour changer et faire évoluer les habitudes culinaires en Equateur.

C’est une expérience profondément marquante et enrichissante qui m’aura permis d’évoluer professionnellement et surtout personnellement.

Aujourd’hui, je réalise que j’ai de plus en plus envie de lier mes aspirations personnelles à mes aspirations professionnelles. Je souhaite donc trouver un emploi en communication au sein d’une entreprise / d’un projet qui soit orienté vers la protection de l’environnement, l’agriculture biologique, le bio ou l’éthique.

Amélie, Service Civique en Belgique

"Sur le moment, comme j’étais en Belgique dans une culture finalement assez proche de la culture française, je ne me suis pas forcément rendu compte de ce que m’apportait mon expérience de mobilité à l’étranger. Je crois que ce n’est que depuis que je suis rentrée que je commence à mesurer l’impact que ces 8 mois ont eu sur moi."

Je m’appelle Amélie, j’ai 23 ans et j’ai effectué un service civique international à l’association Dynamo International dans la commune d’Uccle, à Bruxelles en Belgique, pendant 8 mois.

Mon service civique a été un peu particulier puisque au départ, je devais être volontaire dans une autre structure que celle où j’ai travaillé. J’étais sensée aider à la communication de Traces de rue, une association bruxelloise qui gère la plateforme nationale des travailleuses et travailleurs sociaux.ales de rue de Belgique francophone. Cependant, étant donné le départ en congé prolongé de la responsable, j’ai finalement effectué mon service civique à l’association Dynamo International, toujours à Bruxelles.

L’organisation a deux grandes branches, la Mobilité et le Réseau. La Mobilité est composée de travailleuses et de travailleurs qui aident les jeunes à trouver des projets à l’étranger tandis que la branche « Réseau » est en charge de la coordination du réseau international de travailleuses et de travailleurs sociaux.ales de rue.

Pendant mon service civique, j’ai eu l’occasion de travailler avec les deux branches, même si j’ai davantage côtoyé le Réseau où j’ai surtout aidé sur des tâches liées à la communication. Ces 8 mois m’ont permis de faire plein de choses très différentes les unes des autres : j’ai géré la rédaction et l’envoi des newsletters du Réseau mais j’ai aussi participé à l’organisation et à l’animation d’un camp (une sorte de colo) sur la thématique du genre, j’ai été bénévole dans des festivals, j’ai participé à une formation consacrée au travail social de rue, j’ai interviewé des professionnel.les du travail social belge pour en tirer un rapport sur le secret professionnel dans leur activité… En bref, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.

L’idée de faire un service civique me trottait dans la tête depuis un moment déjà donc lorsque j’ai dû repousser d’un an un échange universitaire au Canada à cause de problèmes liés à l’obtention de mon visa, je me suis dit que ce serait le bon moment pour le faire. J’avais à cœur de participer à un projet qui avait du sens à mes yeux, tout en retrouvant un peu d’autonomie après quelques mois de retour chez mes parents.

J’ai profité de ma mobilité pour me remettre au sport et me lancer des défis. J’ai ainsi participé aux 20 km de Bruxelles, que j’ai bouclés en courant alors même que ça me paraissait impossible encore la veille de la course. C’est sans aucun doute l’expérience qui m’a rendue le plus fière au cours de ces 8 mois.

Je crois que la plus grosse difficulté, je l’ai rencontrée dans l’appartement communautaire où je vivais, et que je partageais avec d’autres volontaires venus de pays différents. Il était situé juste au-dessus des bureaux de Dynamo International donc d’une part c’était difficile de séparer le cadre privé du cadre de l’association, d’autre part, la vie en communauté n’a pas toujours été simple mais je crois que j’ai fait de mon mieux pour garder l’esprit ouvert et que c’est ce qui m’a aidée à surmonter cette difficulté.

Depuis un certain temps déjà, je voulais avoir une expérience significative au sein d’une association et grâce à mon service civique chez Dynamo International, ça a été le cas. Aussi, si j’avais déjà fait plusieurs stages longs, je n’avais jamais eu autant d’autonomie dans mes tâches, ni de responsabilités. Pour ces deux raisons, je pense que cette expérience m’aidera beaucoup dans ma vie professionnelle.

Par ailleurs, sur le plan personnel, elle m’a mise au contact d’un monde militant que je connaissais très peu jusqu’alors. Ces 8 mois m’ont vraiment donné envie de m’informer, de lire et de m’engager d’une manière ou d’une autre dans la vie associative.

En arrivant, j’ai pris beaucoup de temps à assimiler la bise à la belge (un bisou sur la joue droite). Pendant plusieurs semaines, j’ai eu du mal à m’y faire et à intégrer cette habitude. Pourtant, depuis mon retour en France j’ai du mal à reprendre le pli des deux bises françaises.

« C’est en revenant à un endroit où rien n’a bougé qu’on se rend compte à quel point on a soi-même changé » de Nelson Mandela. Sur le moment, comme j’étais en Belgique dans une culture finalement assez proche de la culture française, je ne me suis pas forcément rendu compte de ce que m’apportait mon expérience de mobilité à l’étranger. Je crois que ce n’est que depuis que je suis rentrée que je commence à mesurer l’impact que ces 8 mois ont eu sur moi.

Aujourd’hui, je m’apprête à repartir à l’étranger, dans le cadre de mes études cette fois-ci, puisque je vais étudier pendant deux semestres au Canada.

Leslie, Service Civique en Arménie

"Cette expérience m'a donnée la motivation de réussir et de faire ce que j'aime."

Je me présente, Leslie Poiré, 21 ans. Je suis partie avec l’ADICE pour un Service Civique de 6 mois à Erevan, la capitale de l’Arménie.

Durant ma mobilité j’ai effectué 3 missions :

  • La première au sein de Kasa pendant 3 mois, j’ai créé et effectué des ateliers francophones pour des enfants de 10-13 ans dans une école.
  • La deuxième au sein de l’Alliance française d’Arménie pendant les 6 mois, principalement à la médiathèque où j’ai présenté et créé des événements et activités diverses (débat, cours de cuisine…) pour enfants comme adultes, ainsi que plusieurs taches de communication et d’amélioration de la médiathèque avec Nelli, la médiathécaire.

  • La troisième mission et durant 6 mois également était au sein d’un refuge pour chiens, Pawsitiv Dog Rescues, où j’ai fait l’entretien quotidien du refuge (nettoyage, changer l’eau, donner la nourriture, et aussi, donner beaucoup d’amour!). Je travaillais avec d’autres volontaires et Arthyr, qui lui y travaille tous les jours.

 

Durant ma mobilité, le plus dur a été de m’imposer dans des structures de travail différentes de celles en France, mais avec un peu de confiance en soi, cela n’a pas duré très longtemps. J’ai fait ce service civique dans le but de changer de quotidien, de me tester dans un environnement qui n’est pas le mien, et me découvrir moi-même un peu plus.

Ma meilleure expérience durant ces 6 mois, a été de donner et recevoir tant d’amour de 125 chiens au refuge où je travaillais 2 jours par semaine, aimant déjà les animaux avant de partir, cette mission m’a comblée de bonheur toute la durée de ma mobilité, et m’a aidée à surmonter mes petits coups durs.

Au jour d’aujourd’hui, je suis à la recherche d’un travail, temporaire ou non, je pense peut- être même faire une licence en alternance à la prochaine rentrée scolaire. Mais cette expérience m’a donnée la motivation de réussir et de faire ce que j’aime.

«Je refuse que la peur de l’échec m’empêche de faire ce qui m‘importe vraiment»

Louise, Service Civique au Maroc

"Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu »."

Bonjour,

Je me prénomme Louise Piquemal, j’ai 20 ans. J’ai décidé de partir en service civique pendant 9 mois, dans une petite ville au Maroc, se situant à une heure d’Agadir, Taroudant. L’association dans laquelle j’ai œuvré pendant ces 9 mois se nomme l’association Amuddu, ce qui signifie « voyage » en Amazigh (langue des berbères du Maroc). L’objectif de cette association est de promouvoir l’engagement citoyen auprès de la jeunesse et de sensibiliser à l’environnement. Elle intervient donc avec de nombreux publics mais la majorité des adhérents sont des jeunes (souvent étudiants). Durant ma mission, j’ai travaillé avec toutes les tranches d’âge, des enfants aux adultes. Ce que j’ai beaucoup apprécié dans cette mission est la diversité des activités que j’ai eu à effectuer. Ce n’était jamais répétitif et j’ai pu rencontrer de nombreuses personnes, français comme marocains.

Au sein de cette association, une grande place est laissée à l’autonomie des volontaires puisqu’elle ne comporte aucun salarié, tous les membres sont bénévoles. Les volontaires sont donc la plupart du temps seuls à l’association et doivent apprendre à travailler en autonomie. Cependant, les membres de l’association sont toujours disponibles pour répondre à nos questions et nous aider à accomplir nos projets.

J’ai donc commencé ma mission par les cours de français avec des enfants à l’association. Les cours se tenaient deux fois par semaine, une fois le lundi avec les plus grands et une fois le mardi avec les plus petits. Mon rôle était de préparer des jeux ludiques et de pousser les enfants à communiquer en français. J’ai pu ainsi mobiliser mes connaissances en animation, même si c’était parfois compliqué à cause de la barrière de la langue et des disparités de niveaux entre les enfants. Plus tard, j’ai aussi effectué du tutorat de langue française pour les étudiants à la faculté. Cela a été très enrichissant de travailler avec différents publics. Une de mes principales missions a aussi été d’encadrer des groupes de volontaires court-terme, 7 groupes au total. Avec Amnay, nous les accompagnions, répondions à leurs questions et les guidions lors des activités proposées par l’association. Avec ces groupes, nous avons effectué divers chantiers d’aménagement paysager, notamment de la peinture dans un quartier de la ville, dans une école, ou encore du jardinage dans une oasis de la ville. Chaque mardi, j’offrais une aide bénévole à l’orphelinat de Taroudant, j’assistais les dames qui travaillaient sur place.

Nous avions aussi des cours de darija (dialecte marocain) dispensés par un adhérent de l’association. Ces cours ont été bénéfiques et m’ont aidée à me débrouiller pour la vie quotidienne.

Enfin, j’ai participé à des activités plus ponctuelles comme la journée environnementale dans le cadre du festival annuel de l’enfance. Ce festival est organisé par la commune de Taroudant et dure quatre jours. L’organisation de la dernière journée a été confiée à l’association Amuddu. Avec l’aide d’un bénévole de l’association, nous avons organisé les différents stands, tenus par un groupe de volontaires court-terme et les adhérents de l’association. J’ai aussi participé à une journée de sensibilisation au tri sélectif des déchets en organisant des activités avec les enfants. J’ai aussi dispensé une formation sur la construction du CV en français avec les étudiants de la faculté polydisciplinaire de Taroudant. Enfin, j’ai participé à plusieurs forums : le forum euro-méditerranéen des jeunes leaders à Essaouira sur le thème de la transmission, un forum sur le volontariat à Tiznit, un forum sur la citoyenneté interculturelle à Taroudant, et enfin un forum sur l’oasis et sa durabilité à Fam el Hisn.

J’ai beaucoup travaillé en équipe, notamment avec les adhérents de l’association et plus particulièrement avec Amnay, un autre volontaire de l’ADICE. J’ai décidé de faire ce service civique pour me laisser le temps de réfléchir à un projet professionnel et découvrir d’autres choses. Je pense avoir grandi durant cette mission, j’ai beaucoup gagné en autonomie. Cette mission m’a aussi permis de m’ouvrir à d’autres modes de pensée, à de nouvelles coutumes, à de nouvelles personnes. Cela a été une des expériences les plus enrichissantes de ma vie. Ça fait beaucoup de bien de sortir du cadre théorique des études et prendre du temps pour travailler dans le concret. Cela faisait longtemps que je n’avais pas été épanouie comme je l’ai été pendant cette mission. La chose la plus importante et qui a rendu ma mission intéressante selon moi est l’échange réciproque qui s’est mis en place entre les adhérents de l’association et moi. J’ai eu l’impression de recevoir autant que je donnais. Aujourd’hui, je me sens prête à reprendre mes études en sociologie.

Je conseille à toutes les personnes qui sont un peu perdues dans leur projet professionnel ou même dans leur vie personnelle de partir effectuer un service civique, ce sera loin d’être « un an de perdu ».

Léonie, Service Civique en Pologne

« Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile […] de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle. »

Je m’appelle Léonie Jouneau, j’ai 19 ans et en Septembre, je rentrerai en deuxième année de Licence en Droit. J’ai effectué un Service Civique de 6 mois à Minsk Mazowieski en Pologne.

Durant cette mobilité j’ai fait plusieurs tâches. Cette mobilité était principalement basée sur le contact avec les enfants et les adolescents. J’ai donc donné des cours de Français à des adolescents, des cours d’anglais à des enfants et aussi des cours basés sur l’interculturalité. J’ai pu organiser divers événements avec des objectifs précis. Les Kids University devaient permettre aux enfants d’apprendre d’autres cultures, d’autres mots dans diverses langues mais surtout de les faire progresser en anglais. Nous avons aussi organisé des événements dans des écoles où nous avons promu l’association EBU tout en proposant des jeux de façons à montrer à tous, les différentes cultures lors de kermesse mais aussi pendant des heures de classes qui nous étaient réservées. Pendant ces heures, nous avions un thème imposé. En Février, pendant deux semaines les enfants étaient en vacances. Nous avons organisé des activités interculturelles pour différentes catégories d’âges. J’ai travaillé en équipe mais aussi seule. L’équipe avec qui j’ai travaillé était variée, c’est-à-dire qu’elle pouvait être juste avec une personne ou avec toutes les personnes présentes dans l’organisation.

Je me suis engagée dans ce projet afin de me connaitre mieux, d’avoir confiance en moi, de me rendre utile avec un public plus ou moins difficile, de progresser en anglais et de me permettre de résoudre des questions sur ma vie professionnelle, comme, est-ce que je voudrais enseigner à des enfants, à des adolescents plus tard ?
J’ai été très fière d’avoir organisé des activités seule et d’avoir intéressé les enfants avec celles-ci, j’ai pris confiance en moi.

Antonin, Service Civique en Inde

« Cette mission de volontariat s'inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d'expériences et d'outils. »

Je m’appelle Antonin Hery–Petit, j’ai vingt-et-un ans et j’ai fait une formation d’éducateur spécialisé à l’IUT de Tourcoing. Après l’avoir terminée en obtenant mon Diplôme d’État d’Educateur Spécialisé, je souhaitais avoir la possibilité d’une expérience de volontariat à l’étranger.
Avec l’aide de l’Association pour le Développement des Initiatives Citoyennes et Européennes (ADICE), qui accompagne des jeunes (principalement de 18 à 30 ans) dans des projets de mobilité internationale, j’ai pu partir en Inde pour réaliser une mission de service civique de 4 mois et demi au sein de l’ONG Jeevan Rekha Parishad (JRP), à Bhubaneswar (Odisha, Inde).

C’est une  » organisation de recherche et de développement non-gouvernemental, indépendante, laïque qui travaille pour la paix, la solidarité, les droits humains et s’intéresse aux questions de moyens d’existence durables dans l’Orissa, État de l’Inde ».
« JRP travaille dans les divers champs de la santé, sur les droits humains, l’éradication du travail des enfants, la protection de l’environnement, la conservation de la biodiversité, la promotion du développement durable, le handicap infantile, l’agriculture, etc. »

Pendant mon volontariat, j’ai pu participer aux différents projets et missions proposés par JRP : donner des cours à des enfants dans les écoles de deux bidonvilles de Bhubaneswar, dans des écoles gouvernementales, produire des serviettes hygiéniques, soutenir l’éco-tourisme et la création de toilettes bio dans des villages du lac Chilika, être un soutien au professionnel de JRP qui s’occupe de la production et la vente du miel. De plus, une volontaire française a créé une cagnotte en ligne pour pouvoir acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai participé à ce projet. Pour ma part, je me suis occupé d’organiser des visites médicales dans les bidonvilles et d’emmener les enfants à un hôpital gouvernemental pour des consultations dentaires gratuites.

Au cours de ces quelques mois d’expérience de volontariat, j’ai pu participer à des activités et projets auxquels je n’aurais jamais pu participer en France ou dans un autre contexte.

Cette ONG indienne m’a beaucoup apporté, aussi bien d’un point de vue personnel que professionnel. J’ai notamment développé des compétences dans l’enseignement non-formel. Cette mission de volontariat s’inscrit clairement dans mon projet professionnel et lui apporte, il me semble, davantage d’expériences et d’outils. Bien sûr, j’ai aussi développé des compétences linguistiques, en Oriya et j’ai pu travailler et améliorer mon anglais. Culturellement, j’ai vécu une expérience d’une grande richesse, me permettant d’ouvrir un peu plus mon esprit sur le monde et plus spécifiquement sur ce pays qui regorge de milliers de « trésors non-matériels ».

 

Plus précisément, je suis particulièrement fier d’avoir mis en place les consultations médicales au sein des bidonvilles et d’avoir pu emmener, avec d’autres volontaires, les enfants à l’hôpital gouvernemental pour les consultations dentaires gratuites. Aussi, j’ai été capable de m’exprimer en anglais (et avec quelques mots d’Oriya) devant des groupes plus ou moins

importants d’enfants, d’adolescents ou d’adultes et je suis convaincu que cela va me servir pour ma vie future, personnelle et professionnelle.

Bien sûr, comme toute expérience, j’ai dû faire face à quelques difficultés dont la plus importante a été pour moi d’être peu accompagné par les professionnels de l’ONG. J’ai donc appris à travailler et réfléchir seul ou avec quelques volontaires pour préparer les cours et autres interventions.

Cette expérience de volontariat m’a conforté dans mon projet professionnel et je vais donc chercher du travail en tant qu’éducateur spécialisé, grâce à mon Diplôme d’Etat.
Pour résumer ces 4 mois et demi en Inde, je dirais que je suis maintenant une nouvelle personne.

 

Pierre-Alexis, Service Civique en Arménie

"Avoir fait le choix d’un service civique international en Arménie est assurément l’une des plus belles décisions prises durant les 25 premières années de ma vie."

Avoir fait le choix d’un service civique international en Arménie est assurément l’une des plus belles décisions prises durant les 25 premières années de ma vie. Belle dans le sens où ces 6 mois ont changé ma vision du monde pour toujours… et de quelle manière !

Diplômé d’une école de commerce, je n’avais à l’époque pas pu candidater au programme ERASMUS, faute de moyens. Du moins c’est ce que je croyais … (lorsque l’on désire vraiment quelque chose dans la vie, on fait en sorte de pouvoir l’obtenir). La raison principale était donc tout autre : je n’étais pas prêt mentalement. Pas prêt à me séparer de ma famille, mes amis et cette ville de Lille que j’aime tant. Bref, sortir de ma zone de confort pour un long moment.

A l’inverse, la France commençait aussi à m’irriter, Lille n’avait plus vraiment de secrets pour moi : les gens, les lieux, les atmosphères, tout devenait morose et vide de sens et mon « spleen » lillois commençait sérieusement à me ronger. A la veille de mes 26 ans, diplôme en poche, j’ai pris la décision de partir à l’inconnu.

J’ose le mot « inconnu » car en Occident, les pays du Caucase ne sont pas si populaires que cela et peu de personnes seraient en mesure de pouvoir en parler aussi bien que s’il s’agissait de l’Australie, du Canada, ou de certains pays d’Amérique du sud. Nous entendons souvent parler de ces destinations-là via notre entourage, les reportages-télés ou Internet, mais qu’en est-il de l’Arménie…?

Ce qui fait la reconnaissance de l’Arménie à l’international aujourd’hui  , ce ne sont pas forcément ses belles montagnes, ses églises orthodoxes millénaires (quoi que…), son peuple hospitalier, sa cuisine riche et variée et sa culture traditionnelle, mais bien malheureusement le Génocide de 1915 qui a vu l’Empire Ottoman (la Turquie actuelle) chasser et massacrer 1 200 000 arméniens de leurs terres … Je ne chercherais pas ici à en parler plus longuement. Ce n’est pas l’endroit, et surtout, je n’ai pas de connaissances assez précises sur le sujet. C’est aux Arméniens et aux Turques d’avancer sur le problème, sachant qu’a l’heure actuelle la frontière Turco-arménienne est entièrement fermée et les relations diplomatiques sont inexistantes.

En 6 mois, j’ai appris énormément de choses tant sur le plan personnel, professionnel que linguistique. Sur le plan personnel, comme j’étais loin de mes amis et de ma famille, j’ai pu expérimenter une forme de solitude quotidienne et cela m’a permis de consolider l’idée que le bonheur existe bel et bien mais qu’il s’agit d’abord d’aller le chercher seul pour ensuite le partager avec les autres. Que pour l’atteindre, il faut essayer d’être bienveillant et reconnaissant envers tout, même les choses les plus négatives qui soient, en prenant exemple sur les arméniens avec le génocide à savoir : la Résilience. La résilience pour être en paix avec soi et avec les autres afin d’accepter son passé et vivre dans le présent.

Par la même occasion, j’ai appris à mieux me connaitre car immergé dans une culture totalement différente avec sa langue, ses traditions, ses valeurs et sa vision du temps ; il a fallu partager ma vision, s’adapter, faire des concessions, accepter, bref jouer le jeu de l’interculturalité ! Désormais, je suis capable de comparer plus profondément la France avec un autre pays et mieux percevoir les aspects positifs et négatifs de notre société.

 

Sur le plan professionnel, j’ai compris que le sport était le domaine d’activité qui m’animait le plus. J’ai pu travailler en Arménie dans l’organisation de triathlons et dans le développement d’une application mobile de randonnée. Le sport a en effet ce pouvoir de fédérer peu importe les âges et les milieux sociaux. Les valeurs qu’il prône sont l’abnégation, la combativité et le surpassement de soi. Et les bienfaits qu’ils produisent sur la santé physique et mentale sont scientifiquement prouvés. Il n’y a pas à dire : le sport est essentiel à la vie. L’Arménie a consolidé cette idée en moi et c’est désormais sur ce chemin là que je vais avancer d’un point de vue professionnel.

Enfin, l’Arménie m’a apporté beaucoup d’un point de vue linguistique. J’ai appris une nouvelle langue : l’arménien. Je suis capable de comprendre et me faire comprendre par la population locale via une langue millénaire. J’ai aussi bien amélioré mon anglais puisque tous les jours j’étais en relation avec des volontaires venant du monde entier mais aussi au contact de la diaspora arménienne venant des quatre coins du monde.

Voilà, je crois avoir fait à peu-près le tour de la question même si il y a encore tant de choses à dire sur ce pays. Je conseille à n’importe qui de le visiter que ce soit pour quelques jours ou plusieurs mois. Cette région du monde est magnifique et se situe surtout à un carrefour de civilisations : l’ex-URSS au Nord, l’Occident à l’Ouest, l’Iran et l’Asie à l’Est et les pays d’Orient au sud…

Merci encore à l’ADICE pour la qualité d’accompagnement et d’écoute dont ils font preuve, merci à AVC pour son accueil chaleureux et son suivi quotidien et enfin merci à toutes les personnes venant du monde entier que j’ai eu l’opportunité de rencontrer. Il n’était question que de sourires et de partages ! Merci

Pierre-Alexis Firmin

 

L’équipe de l’ADICE remercie Pierre-Alexis d’avoir partagé son expérience de mobilité lors de l’événement du 21 mai.

Léa, Service civique en Arménie

" J’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour ! "

Quand je dis à des Arméniens d’Arménie ou de la diaspora que je ne suis pas Arménienne, mais juste une simple française ils me demandent tous « Pourquoi tu as choisi de venir en Arménie ? ». Honnêtement « par hasard ». Je cherchais un volontariat à l’étranger et l’ADICE m’a dit « Nous avons une mission pour toi en Arménie, ça t’intéresse ? ». En une fraction de seconde des douzaines de questions se sont bousculées dans ma tête, plein de questions sans réponses, un monde complètement inconnu qui m’a poussé à dire « OUI ! ». A ce moment je savais que j’allais m’enrichir, mais je ne m’imaginais pas à quel point.

A mon arrivé j’ai été très bien reçu par les membres d’Armenian Volunteer Corps. AVC est une organisation qui accueille des volontaires du monde entier et leur propose une variété de placements dans différents domaines. Cet organisme est génial, il met tout en oeuvre pour plonger les volontaires à 100% dans la culture Arménienne. Grâce à eux j’ai pu vivre dans une famille d’accueil et découvrir le quotidien et les traditions des arméniens qui sont si importante à leurs yeux. J’ai également suivi des cours d’Arménien. En 6 mois j’ai voyagé dans toute l’Arménie, du Nord au Sud et d’Ouest en Est. J’ai vu des paysages à couper le souffle et rencontré des gens ayant la main sur le coeur. Tout cela sonne comme un air de vacance, mais rassurez-vous j’ai quand même travaillé. J’ai effectué mon volontariat à Urban Fondation for Sustainable Development, une organisation à but non lucratif qui mène des projets de recyclage et de gestion des eaux dans plusieurs régions d’Arménie ainsi qu’à Ararat tour, une agence de voyage. Avec Caroline, une autre volontaire en Service Civique parti grâce à l’ADICE, nous avons réalisé un livret sur le zéro déchet, mis en place des évènements de nettoyage de l’Arménie mais aussi nous avons proposé des cours de Français. Cette mission à bien confirmé mon envie de travailler dans le développement durable et m’a fait prendre conscience que dans certains pays cette notion n’est pas connue et qu’il y a encore beaucoup de choses à faire pour faire évoluer les mentalités.

Petite anecdote :
Durant le mois d’avril 2018, l’Arménie a vécu un moment historique : une révolution. Les Arméniens se sont soulevés contre leur président corrompu. La détermination et la solidarité des Arméniens mais surtout cette culture qui les rassemblent leur ont permis de renverser le pouvoir. La révolution de velours porte bien son nom, dans toute la ville les gens dansaient, chantaient, klaxonnaient. C’était un moment surréaliste qui a montré au monde entier que nous n’avons pas besoin d’armes et de violence pour faire une révolution. C’était un moment fort pour moi, qui va rester graver dans ma mémoire pour toujours.

Pour résumé, j’ai effectué mon Service Civique en Arménie etjJ’ai vécu une expérience incroyable que je ne suis pas prête d’oublier. Maintenant c’est à votre tour !

Es sirumem Hayastany u Hayerin! Shat shnorhakalem

Romane, Service Civique en Inde

"Je ne peux que conseiller à des gens désireux de faire ce type de projet de ne pas hésiter car on en ressort grandi et avec pleins de belles images en tête."

Je m’appelle Romane j’ai 23 ans et j’ai effectué un service civique de 6 mois en Inde, plus précisément à Bhubaneswar dans l’Orissa, un Etat situé dans l’est de l’Inde. Je travaillais pour une ONG qui s’appelle Jeevan Rekha Parishad (JRP) qui œuvre pour une égalité sociale et qui lutte pour une justice climatique. J’ai toujours voulu faire un voyage humanitaire et le service civique était l’occasion pour moi de pouvoir travailler à l’étranger dans un domaine qui n’est pas forcément lié à ma formation d’origine.

J’ai travaillé auprès des populations locales principalement dans deux bidonvilles, Kanchanjangha et Banafulla. Tous les matins, je m’y rendais afin d’enseigner aux enfants l’anglais et les maths, deux matières importantes à maîtriser pour aller à l’école gouvernementale. En effet, les cours aux bidonvilles ne peuvent pas remplacer l’école. Les autres volontaires et moi-même faisions notre possible chaque jour afin de donner l’envie à ces enfants d’apprendre et d’envisager un jour, d’aller à l’école.

Le travail dans les bidonvilles était une des missions principales, à côté de ça, le travail était très varié. J’allais régulièrement dans des écoles pour proposer des activités auprès d’adolescents. J’étais libre de proposer ce que je voulais, avec d’autres volontaires on a organisé divers temps d’échanges culturels et des jeux en extérieur afin de diversifier ce qu’ils font déjà à l’école.

J’ai également participé à des ateliers organisés dans le cadre d’un programme de sensibilisation sur les règles mis en place par JRP. Dans ces ateliers, je témoignais sur ma propre expérience par rapport aux règles et j’encourageais les jeunes filles à se sentir plus à l’aise avec leur corps. En Inde, il y a en effet beaucoup de stigmas autour des règles et les femmes doivent souvent rester chez elles pendant cette période et on leur interdit beaucoup de choses.

Ce que j’ai apprécié avec le fait de travailler avec une ONG comme JRP, c’est que j’ai pu effectuer pleins de missions variées et élargir mes compétences dans des domaines différents.

Je n’ai pas rencontré de grosses difficultés bien qu’il n’était pas toujours simple de communiquer avec la population qui parlait très peu voir pas du tout anglais. J’avais

des cours d’orya (la langue locale) mais c’est une langue difficile. Je connaissais en revanche quelques phrases et quelques mots ce qui me permettait de pouvoir mieux m’intégrer auprès de la population.

Un des projets dont je suis fière, c’est la cagnotte que j’ai mise en place pour acheter des vêtements pour les enfants des bidonvilles. J’ai tout géré seule avec un autre volontaire qui m’a aidé pour acheter les vêtements dans le marché local. Cela a été long et quelque peu laborieux mais je suis contente du résultat les enfants étaient plus que ravis. J’ai d’ailleurs réalisé une vidéo sur ce projet que vous pouvez voir sur ce lien vimeo : https://vimeo.com/329853077

Cette expérience a été très enrichissante pour moi, autant sur le plan professionnel que personnel. L’Inde n’est pas un pays toujours simple à vivre mais je ne garde que de très bons souvenirs. J’ai pu rencontrer pleins de personnes différentes aussi bien dans le cadre de mon travail que lorsque j’ai pu voyager ailleurs dans le pays.

Lucas, en Service Civique International au Maroc

"Je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personnes que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité » "

J’ai effectué une mission de volontariat dans le cadre du service civique pendant 10 mois au sein de l’association Amuddu à Taroudant dans le sud du Maroc .

Amuddu est une association qui agit principalement dans le domaine de l’environnement, mais qui s’ouvre à d’autres domaines (le sport notamment). J’ai ainsi effectué plusieurs chantiers environnementaux dans des écoles : réaménagement d’espaces verts, conception de tables pour les enfants, mise en place d’un système de goutte à goutte, création de jardins, de fresques, etc. J’ai aussi réalisé des opérations de nettoyage dans certains quartiers de la ville.

Par ailleurs, j’ai participé à des missions qui sortaient du domaine environnemental avec la mise en place d’un tournoi sportif et d’un projet autour des élections municipales de Taroudant. En parallèle de ces activités, j’ai eu l’opportunité de créer un guide de Darija (dialecte marocain) à destination des futurs volontaires. Durant ces différentes activités, j’étais accompagné par les adhérents de l’association. Il m’est arrivé de travailler avec de jeunes écoliers et lycéens.

Je me suis engagé car je voulais faire une année de césure durant mes études et aussi car j’aime le voyage et la rencontre culturelle or le service civique est un bon moyen pour découvrir une culture tout en se rendant utile. Je considère cette expérience comme un atout majeur pour mon parcours car j’envisage d’orienter mes études vers l’humanitaire.

Aujourd’hui, je suis fier d’avoir pu transmettre ma culture aux personn  es que j’ai rencontrées. Si je devais résumer mon expérience en un mot, ce serait « inter-culturalité ».

Flora, Service Civique International en Arménie

« Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine ! »

Je m’appelle Flora, j’ai 21 ans et je suis partie faire mon service civique de 6 mois en Arménie. Là-bas, j’ai rejoint l’association Armenian Volunteer Corps (AVC). Après ma licence de psychologie, je voulais faire une année de césure avant de me lancer dans un master et l’idée d’un service civique à l’étranger trottait dans ma tête depuis un moment. L’idée de s’engager dans un projet tout en découvrant une toute nouvelle culture m’attirait et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

AVC est un organisme particulier qui nous offre la possibilité de travailler dans plusieurs structures, dans différents domaines. En arrivant, j’ai vite compris que l’Arménie était  très différente de la France.  Il faut savoir qu’ici, tout est plus simple, on peut travailler où l’on veut, cela ouvre des possibilités qu’on ne pourrait jamais avoir en France. Malgré notre statut de volontaire, on peut également avoir des responsabilités très rapidement même si l’on n’a pas d’expérience particulière dans le domaine où l’on travaille. Cela m’a déstabilisée au début. A peine arrivée, on m’a demandé d’organiser une collecte de A à Z toute seule. Je n’avais jamais fait ça et ça m’a paru impossible, mais avec le soutien d’AVC tout s’est bien passé. Aujourd’hui, je vois toutes ces opportunités comme des chances d’explorer et de faire de nouvelles choses.

Pendant ces 6 mois, j’ai pu avoir 7 placements différents (c’est le nom que l’on donne aux organismes pour lesquels nous travaillons). J’ai organisé des workshops et la fameuse collecte de vêtements d’hiver pour le centre de jeunesse : Masis Youth Center. J’ai participé à la gestion des réseaux sociaux de la Fondation Aznavour. J’ai aussi donné des cours d’anglais à des femmes handicapées à Agate NGO et animé un club d’anglais pour des enfants à American Corner. J’ai également travaillé dans un centre accueillant des enfants handicapés, ou encore traduit des matériaux touristiques d’anglais à français pour une agence de voyage. J’ai même eu la possibilité de travailler au Zoo de Yerevan ! Inutile de préciser que tout ceci n’était pas prévu dans mon contrat de base, rien n’est définitif, tout évolue. On peut demander à travailler où l’on veut et changer de placement s’il ne nous correspond pas.

Des expériences bien différentes les unes des autres, qui m’ont permis de développer différentes compétences, d’apprendre énormément de nouvelles choses, et surtout de prendre confiance en moi.

Dans la deuxième partie de ma mobilité, j’ai décidé d’aller plus loin dans mon expérience et de changer de ville. Je suis donc allée à Gyumri, deuxième plus grande ville d’Arménie. Bien différente de la capitale, la vie y est très différente, beaucoup plus traditionnelle. Là-bas, j’ai vécu une aventure beaucoup plus authentique et plus enrichissante qu’à Yerevan. Les habitants sont très  accueillants et chaleureux et mes placements étaient très intéressants. Le groupe de volontaires étant plus réduit, nous étions tous beaucoup plus proches et nous faisions beaucoup d’activités ensemble. C’est devenu une véritable famille et nous sommes très soudés. Gyumri est sans aucun doute la plus inattendue mais aussi la meilleure partie de ma mobilité.

Je ne pense pas qu’il y ait de difficultés insurmontables, la barrière de la langue peut poser problème, mais AVC nous offre la possibilité d’avoir 4h de cours d’arménien par semaine, ce qui permet d’apprendre rapidement les bases et de pouvoir se faire comprendre. On a un soutien et un suivi important, que ce soit en France ou sur place, donc on ne se sent pas délaissé.

Au bilan de ces 6 mois, il y a beaucoup de choses dont je suis fière. J’ai pu réaliser des workshops adaptés à un jeune public, malgré la barrière de la langue. J’ai pu donner des cours d’anglais à des adultes et des enfants. J’ai travaillé dans un zoo, entourée d’arméniens ne parlant pas un mot d’anglais. Je suis fière d’avoir su m’adapter à une culture et de m’être attachée à un pays dont j’ignorais tout avant de partir.

Mais le plus important de tout, je suis fière d’être allée au bout des démarches nécessaires pour partir. Le moment le plus difficile, c’est avant le départ. Une fois sur place tout est plus simple et on ne risque pas de le regretter. Si je devais encourager d’autres personnes à partir, je dirais simplement ceci : Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine !

Anaïs, Service Civique International en Arménie

Bonjour ! Je m’appelle Anaïs, j’ai 24 ans et je suis partie en service civique en Arménie pour une durée de 6 mois. Après avoir fini mon Master en communication, je souhaitais avoir une expérience à l’étranger et j’ai donc décidé de sauter le pas !

J’ai effectué mon volontariat dans la capitale de l’Arménie, à Erevan, au sein de la grande famille d’AVC (Armenian Volunteer Corps), une association qui place les volontaires dans différentes organisations, grâce à de nombreux partenariats.

J’ai donc eu la chance de pouvoir travailler dans plusieurs structures tout au long de mon volontariat, principalement dans le domaine de la communication. Au début, j’ai travaillé dans 3 associations : Kasa, une association francophone, pour laquelle j’ai collaboré sur un projet de tourisme solidaire. Également, au sein d’une association de défense des droits des femmes, principalement pour réaliser une analyse web. Cependant, après plusieurs semaines, voyant que je n’étais pas intégrée à l’équipe et que je travaillais toute seule, j’en ai parlé à ma tutrice d’AVC et nous avons décidé de trouver un autre placement.

Enfin, j’ai pu réaliser, parallèlement, quelques missions de communication pour AVC, dont la réalisation d’une campagne anti-tabac. Cette campagne m’a donné l’opportunité de participer à une émission de télévision, grâce à laquelle j’ai par la suite intégré l’Institut Nationale de la Santé, qui m’a proposé de créer une campagne anti-tabac dans la capitale, basée sur la campagne française : « moi(s) sans tabac ». Ce projet a été l’un des plus important pendant mon volontariat et cela m’a donné la chance de travailler dans la prévention, ce qui était mon projet de départ.

Étant bénévole à la Ligue contre le cancer en France, j’étais très heureuse et fière de pouvoir participer à ce projet et de pouvoir porter une campagne française en Arménie. Il est bien sûr nécessaire de s’adapter aux problématiques du pays, aux moyens, etc.

L’une des difficultés auxquelles j’ai dû faire face est la barrière de la langue. Comme nous avions réalisé une campagne arménienne, il fallait prévoir un temps de traduction des supports que j’ai pu créer et des différentes activités que nous voulions mettre en place, mais l’équipe était très complémentaire et nous avons pu mener à bien cette campagne.

Toutes ces expériences, aussi bien professionnelles et personnelles, m’ont permis d’avoir plus confiance en moi, de découvrir que le domaine de la prévention m’intéresse énormément, de faire des rencontres fabuleuses, et de manière générale, d’OSER plus.

Ainsi, je retente l’expérience du volontariat et espère repartir bientôt, cette fois-ci en Europe et j’encourage vivement les personnes qui seraient tentées de vivre cette expérience, de se jeter à l’eau !

May, Service Civique International en Pologne

« Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi … et de prendre des initiatives »

Je m’appelle May, j’ai 22 ans et j’ai effectué un service civique international de 6 mois en premier lieu en Bosnie-Herzégovine puis en Pologne !

Effectivement, j’ai été transférée au cours de ma mission en raison d’un manque d’activité dans la première association. Je suis donc restée seulement deux mois à Stolac un village dans le sud de la Bosnie-Herzégovine ! Mon conseiller à l’ADICE m’a ensuite replacé au sein de la Fundacja Rozwoju Międzykulturowego EBU à Mińsk Mazowiecki une ville de Pologne à 45 minutes de la capitale Varsovie, où je suis restée les 4 mois finalisant mon expérience. Je vais donc me concentrer sur cette seconde partie !

L’action de l’association dans laquelle j’étais se concentre sur trois points : animation sociale, activités éducatives interculturelles et l’organisation d’événements pour la communauté locale !

A chaque saison, elle accueille une équipe d’une dizaine de volontaires européens (étant également hôte de SVE) ! Au cours de ma mission j’ai donc participé à de nombreuses et très différentes tâches qui peuvent se résumer à de l’animation interculturelle. Ceci pouvait comprendre des workshops sur la mobilité internationale dans des écoles (allant du primaire au lycée) ou bien de très nombreux événements locaux (comme des piques-niques ou des soirées interculturelles). J’ai eu la chance au cours de ces tâches de rencontrer un large spectre de public allant de l’enfant à l’adulte, handicapé ou non, ce qui mène à des expériences très diverses et enrichissantes. L’autre moitié de mon travail consistait à être en charge de plusieurs jardins d’enfants (de 2 à 6 ans) afin de préparer et d’animer des activités pour apprendre l’anglais de façon ludique (chansons et jeux). !

Je me suis engagée dans un projet de mobilité internationale durant une période d’incertitude quant à mon futur, je voulais apporter un souffle de nouveauté dans mon quotidien, en changer radicalement, en habitant dans un autre pays et expérimenter un autre domaine que le mien !

La plus grosse difficulté que j’ai rencontré est sans doute la communication avec les enfants au début de la mission mais c’est également ce qui me rend la plus fière. En effet, je ne me sentais pas à l’aise pour prendre la parole devant un groupe d’enfant avant cette expérience mais grâce au travail d’équipe et à la persévérance, j’ai pu mettre mes connaissances et mes capacités en fonction au cours des activités avec les enfants !

J’ai adoré découvrir la culture polonaise à travers le prisme de l’association, le quotidien des enfants et ceux des adultes qui essaient réellement d’ouvrir les mentalités et de faire changer les choses. Toutes les bizarreries culinaires polonaises telles que les pâtes aux fraises ou au contraire les découvertes merveilleuses des pierogis ou des soupes resteront gravées en moi (ou surtout dans mon estomac). Le rythme effréné de l’association m’a quand même permis de beaucoup voyager au sein de la Pologne qui est un pays fascinant. Ces quatre mois ont été très intenses, j’ai rencontré des personnes formidables et je regrette qu’ils soient maintenant terminés !

Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi et à savoir que je suis capable de voyager seule et de prendre des initiatives. Ce qui me donne automatiquement envie de repartir !

Amaury, Service Civique International en Pologne

« J’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs ! »

Cette mission m’a été proposée par une association nommée Fundacja Ebu située dans la ville de Minsk Mazowiecki. L’association est composée de volontaires venant de toute l’Europe et qui prône des valeurs comme la tolérance et le multiculturalisme.

Ma mission consistait à mettre en place des animations culturelles au sein de la population locale (dans des écoles par exemple). Cela signifie jouer avec la population, participer à des événements avec elle. J’allais tous les jours dans des écoles pour faire des activités avec les élèves (de tout âge : de 3 à 19 ans), donner des cours de français, d’anglais. Le but de ces activités étaient de leur apprendre quelque chose à chaque fois et je devais communiquer en anglais avec eux.

EBU avait aussi un partenariat avec la bibliothèque de la ville. Grâce à cela, nous organisions un événement par mois, avec à chaque fois des thèmes différents : marché de Noël, la Martinique, la Lettonie. Ma mission consistait bien à intervenir auprès de toute la population locale. Il m’est arrivé d’aller dans une maison de quartier pour chanter des chansons de Noël en polonais avec des retraités. Mais mon projet ne se limitait pas à de l’animation ; j’ai aussi coordonné des équipes, mis en place des projets, organisé des événements…

Je vivais dans une maison, dans la ville de Minsk Mazowiecki, aménagée pour accueillir d’autres volontaires européens. Nous étions une dizaine à vivre tous ensemble, avec des personnes venant d’Espagne, d’Italie, de Lettonie, de Roumanie. Nous communiquions tous en anglais. La vie là-bas était très agréable, j’apprenais tous les jours quelque chose, que ce soit sur la culture polonaise, la culture espagnole…

L’association m’a apporté un grand soutien et suivi pour m’aider à m’adapter. Elle m’avait assigné un « mentor », c’est-à-dire une personne qui faisait le lien entre la population polonaise et moi quand j’en avais besoin. Par exemple, quand je suis allé chez le dentiste, mon mentor (qui est devenue une très bonne amie) a pris le rendez-vous, est venue avec moi pour traduire ce qui m’était dit. J’avais un cours de polonais par semaine pour faciliter la vie quotidienne mais aussi pour m’aider à mieux me faire comprendre auprès des enfants quand l’anglais ne suffisait pas. Grâce à cela, je n’ai rencontré aucune difficulté et c’est ce dont je suis le plus fier : je m’explique : si j’ai accepté cette mission, c’était pour découvrir, faire de nouvelles choses (mais aussi mieux connaître la Pologne, qui est le pays qui a vu ma grand-mère naître).

En France, je n’avais jamais fait d’animation de ma vie, et je n’avais jamais quitté le domicile parental. Donc, m’adapter à des situations totalement nouvelles pour moi fut une expérience géniale. Grâce à cela, j’ai eu un déclic sur ce que je veux faire à l’avenir. Je me suis rendu compte que je stagnais trop en France, je ne savais pas ce que je voulais faire. Chose qui est maintenant plus claire.

En résumé, j’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs !

Je remercie l’ADICE qui m’a permis d’organiser ce projet et pour son suivi durant ces 6 mois.

Je remercie également Fundacja Ebu pour m’avoir accueilli et pour avoir été une deuxième famille.

Clémentine, Service Civique International au Maroc

"C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser"

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.

Alice, en Service Civique au Maroc

« Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée »

Je suis Alice, j’ai 24 ans et depuis toute petite j’ai toujours eu envie de partir faire une session de bénévolat à l’étranger. Avec un entourage assez craintif face à l’inconnu, je me devais de partir avec un organisme sérieux et si ce dernier était en plus reconnu c’était le jackpot ! Le service civique était un bon compromis, je suis donc partie 6 mois au sud du Maroc à 19km de Guelmim pour travailler dans une Association qui lutte contre la désertification.

Je voulais réaliser un service civique en lien avec le développement dans un domaine agricole responsable, ce qui me permettrait de poursuivre dès mon retour en France.

Je suis arrivée début Juillet dans un petit oasis de 50 habitants situé à la porte du désert, avec pour seul objectif : découvrir à la fois la permaculture et aussi une nouvelle culture, celle qui m’attendait en bas chez moi mais qui était pourtant si étrangère à la mienne.

Les missions que j’ai réalisées ont été très variées, ce qui a permis de ne pas voir le temps passer et la routine ne s’est pas installée:

-plantation d’arbres dans la région
-création de 20 parcelles puis plantation et entretien de ces parcelles
– création d’un petit bassin d’irrigation
– entretien des plantes mais aussi de leurs systèmes d’irrigation
– soutien scolaire auprès des enfants ados du village une fois par semaine….

Le premier de mes problèmes a été la solitude : j’ai passé un mois seule dans une immense maison face à cette culture et cette nature infinie… heureusement l’ADICE a été au top pour calmer tout ça !

Mon tuteur m’avait prévenu qu’il ne laisse jamais seule leurs bénévoles très longtemps (de peur d’abandon peut être).

Un mois après deux colocataires allemandes arrivent …..et avec leur arrivée l’expérience a changé, elle a pris du sens, elle s’est accélérée, elle est devenue très vite jouissive : des road trip arrivent, repartent, des potes de France viennent passer quelques semaines de vacances, d’autres colocs arrivent : tout s’accélère, les habitudes, les habitants tout se met en symbiose…. Et le départ arrive déjà : alors on prend le temps de vivre, d’apprécier chaque tajine, chaque rigolade avec les enfants, on prévoit les derniers week-end entre colocataires… le retour

Depuis mon retour en France, j’ai réalisé que je me devais de continuer à travailler dans le domaine agricole et de le terre, je n’ai pas reçu assez de connaissances sur ce domaine donc je vais participer à une formation dans ma région. Je suis très fière d’avoir pris le risque de partir pour une longue période, de sortir de ma zone de confort et cela m’a beaucoup apporté. J’ai rencontré des personnes fabuleuses, ouvertes d’esprit, de toute origine : ça fait énormément de bien surtout quand on voit le contexte actuel dans lequel nous vivons …. J’ai été comme coupée du monde dans un petit Oasis de bonheur, une expérience très enrichissante, immergée dans une culture qui m’a beaucoup apportée. Je vous remercie beaucoup de nous donner l’occasion de vivre de telles expériences.

Estelle, en Service Civique en Roumanie

"On apprend beaucoup plus en parlant et faisant des erreurs plutôt que de se taire."

Hei, c’est moi, Estelle, bientôt 27 ans et partie en Roumanie pour un Service civique, pour une durée d’un an. J’ai été accueillie par Curba de Cultură, dans un petit village aux pieds des montagnes. L’association est en réalité un centre de jeunesse et bibliothèque, où les jeunes se rassemblent pour participer aux activités et événements organisés, se sociabiliser avec les volontaires européens présents pour les projets Erasmus+, ce qui leur donnent l’opportunité de se développer personnellement.

Mes principales missions de ce projet étaient le support du management de volontaires européens venus en SVE, et plus particulièrement pour un projet basé sur l’environnement. J’ai participé à la préparation et création de poubelles de recyclage dans les écoles primaires de la commune, et à la sensibilisation à l’importance du recyclage et du regard qu’ils portent sur l’environnement. Mais en général, j’ai participé à la préparation d’activités basées sur des méthodes d’éducation non-formelle, de sujets sensibles, d’interculturalité, de volontariat, … Mes missions étaient très variées, car je créais également les visuels de support de communication et promotion des activités et événements de l’association, utilisant les photos que je faisais.

Après mon SVE effectué au même endroit, j’ai décidé de continuer l’aventure avec le Service civique, pour être sûre d’avoir trouvé le domaine dans lequel j’aimerais approfondir et rassembler toutes mes connaissances. La rencontre avec les habitants et découvrir cette culture qui est mal connue a été le déclic pour rester, ainsi que l’équipe de l’association qui m’a aidé à m’épanouir et à me donner confiance dans les tâches que j’effectue.

L’aventure n’est jamais très facile et la barrière de la langue a été un challenge de tous les jours avec le contact des habitants de la vie quotidienne et des activités avec les jeunes. Mais finalement, je me suis rendue compte que l’on apprend beaucoup plus en parlant et faisant des erreurs plutôt que de se taire, mais surtout la langue universelle est le langage du corps et le mime. Cela m’a permis de passer des situations de malentendus à des discussions plutôt drôles. Et puis dans l’ensemble, ce qui me rend heureuse, c’est le sourire des enfants lorsque l’on fait les activités avec eux, et l’évolution et l’intérêt des adolescents qui s’impliquent un peu plus dans la vie locale (et internationale) et trouvent l’opportunité de découvrir de nouvelles cultures. Pour vivre une telle expérience, la seule chose qu’il reste à faire c’est… se préparer à toutes situations possibles et inimaginables, et en ressortir que le positif.

Cette expérience m’a fait comprendre beaucoup de choses autour de moi, et m’a permis de prendre confiance en moi et mes compétences. Mais surtout, cela m’a aidé considérablement à améliorer mon anglais !
A l’heure actuelle, je suis toujours en Roumanie, car j’ai décidé de prolonger cette immersion pour quelques mois encore, dans l’association en tant que coordinatrice d’activités. L’appel du contact avec les volontaires internationaux, les habitants locaux, l’anglais du quotidien, les montagnes et le “papanași” (surtout la cuisine roumaine en général) a été plus fort que tout !

Il est amusant de partir si loin pour se découvrir soi même 

Ma mission de service civique consistait à tenir un programme situé au sein d’une école primaire locale visant à permettre un meilleur accès à l’éducation à de jeunes roms avec l’aide d’autres volontaires.

Nous avons ainsi passés de nombreuses heures à aider les enfants avec leur devoir, à leur réexpliquer les notions calmement, à leur rythme. Nous avons aussi organisé des événements, plus ou moins importants tels qu’un petit carnaval à la Dunkerquoise pour leur faire découvrir d’autre culture.

Il a été très compliqué de démarrer ce projet: n’ayant  alors aucune compétences dans la langue roumaine, ma contribution qu’elle soit auprès des enfants ou des autres volontaires pour au moins assurer un peu d’ordre était alors très faible, mais à force d’effort, j’ai fini par réussir à outrepasser cela et à créer de vraies relations avec ces enfants dont je me sentais très proches en partant. Ça a donc été un crève-cœur de les quitter mais je suis très fier d’avoir su développer cela.

 

Ce projet me semblais vraiment intéressant car l’éducation est quelque chose d’important à mes yeux, je pense que c’est elle plus que n’importe quelle hérédité qui façonne les gens et que tous y ont droit, cela associé à mon avis de découvrir une autre culture de l’intérieur m’as vraiment motivé à m’engager dans cela.

Ce projet m’a vraiment permis de découvrir une autre manière de penser et de prendre du recul sur ma propre situation: je pense aujourd’hui être bien plus à même de m’engager dans mes études sereinement en sachant la valeur de cela!

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

 

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.

Je m’appelle Charlène, j’ai 24 ans et j’effectue un Service Civique avec l’ONG Jeevan Rekha Parishad en Inde, à Bhubaneswar, dans la région de l’Orissa pour une durée de 6 mois.

Depuis que je suis jeune, j’ai toujours désiré deux choses, voyager et aider les gens en menant des actions humanitaires. Le service civique était pour moi l’occasion de réaliser ces deux volontés. Partir dans un autre pays, m’adapter à la culture et apporter de ma personne sur le terrain était un rêve de jeune fille. Je peux dire que je ne suis pas déçue, au contraire, je suis la plus heureuse !

Les activités de la structure étaient multiples et j’ai pu réaliser différentes missions comme animer des cours éducatifs, auprès d’enfants âgés de 2 à 17 ans principalement, ainsi que des moments ludiques dans deux bidonvilles, Banafulla et Kanchanjagan.  Donner des cours d’anglais en école gouvernementale à Sitanath et des cours de français à l’école de Gurukul. J’ai également participé aux différents évènements en lien avec l’ONG tels que « EarthDay » « WomenDay », « 25 years of JRP »… Enfin, je me suis rendue dans des villages tribaux pour valoriser les actions et les activités de Jeevan Rekha Parishad par la mise en place de toilettes bio, la création de serviettes hygiéniques destinées à la vente et sensibilisation auprès de la population (village, école, bidonville…). En collaboration avec Earth Guardian, j’ai également mené des actions de défense environnementale.

La plus belle action que j’ai pu mener jusqu’ici, avec Simon un volontaire de Pistes Solidaires, et Lauriane, notre mentor français, a été de créer une cagnotte solidaire afin de récolter des fonds pour le petit Sankhar du bidonville de Banafulla. Ce jeune garçon est handicapé et totalement dépendant de sa famille à tout niveau (nourriture, douche, il marche pas, ne parle pas…). Nous avons donc utilisé ces fonds pour lui acheter un fauteuil roulant handicapé avec ceintures de sécurité et coussin de confort afin d’améliorer son quotidien. Grâce aux réseaux sociaux, ces fonds ont été rapidement collectés et utilisés dans une démarche humaine et solidaire.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées, je ne peux pas dire faire face à quelconque difficulté dans la vie quotidienne. Ce sont plutôt, à mon sens, des inconvénients. Si je devais en citer un, je dirais qu’il est pour moi difficile de faire face à la non ponctualité des indiens. Notamment dans le cadre professionnel, car cela compromet parfois les projets que nous décidons de mener, c’était surtout le cas sur un site d’action, à l’école de Gurukul.

Aujourd’hui, je profite de chaque instant et je fais en sorte de ne pas me laisser avoir par le temps. En 6 mois, on pense avoir beaucoup de temps et pouvoir repousser ce que l’on veut faire, mais le temps trop vite et il faut faire les choses dès que l’on en a envie et ne pas attendre le dernier mois.

Par la suite, j’aimerai créer ma propre association dans le domaine de la solidarité et de l’humanitaire, ce qui est un projet en cours de réflexion depuis déjà quelques temps. Cette expérience est donc forcément enrichissante pour voir de nouvelles façons de travailler.

Une citation résumant ce que je pense de cette expérience :

« Chaque individu croit qu’il sera heureux demain, s’il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s’il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l’avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d’atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l’homme mène pour un bonheur futur, l’empêchent d’être heureux aujourd’hui. Le bonheur de demain n’existe pas. Le bonheur, c’est tout de suite ou jamais. Ce n’est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C’est la joie de vivre, quelles que soient l’organisation et les circonstances. C’est la joie de boire l’univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l’air dans les poumons, le sein dans la main, l’outil dans le poing, dans l’oeil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu’elle t’offre. » René Barjavel, Si j’étais Dieu (1976)

Je pourrais mettre une quantité exceptionnelle de photos, mais si vous souhaitez en savoir et en voir plus, je vous invite à consulter mon wordpress : https://www.chrlnsurlescheminsdumonde.wordpress.com

Aïda, Service Civique en Macédoine

"J’ai effectué mon projet dans un centre pour enfants Roms situé à Shuto Orizari, là où se trouve la plus importante concentration de Roms au monde."

Je suis Aïda, volontaire de 25 ans à Skopje en Macédoine. Un petit pays des Balkans qui m’était inconnu avant d’arriver en novembre 2017 pour une durée de 10 mois dans le cadre d’un service civique français. J’ai effectué mon projet dans un centre pour enfants Roms situé à Shuto Orizari, là où se trouve la plus importante concentration de Roms au monde.

Au cours de ces 10 mois j’avais pour tâche d’assister l’équipe pédagogique du centre en aidant à enseigner aux enfants les bases du macédonien et mathématiques. J’ai aussi mis en place des activités manuelles et mis en place une collecte de fonds.

Pour laquelle je vous invite à soutenir. N’hésitez pas à partager avec votre entourage. Merci par avance pour votre soutien.  https://gogetfunding.com/essential-needs-for-a-better-life/

En parallèle, j’ai écris des articles pour le magazine de mon organisme d’accueil, VOICES.

Et j’ai eu aussi la chance de découvrir un autre domaine, celui du handicap, puisque j’ai passé quelques jours dans un centre pour enfants autistes.

La décision de partir pour une mission de volontariat de long terme a été mûrement réfléchie. J’ai eu le besoin de faire une pause dans mes études afin de savoir ce que je voulais vraiment faire de ma vie professionnelle. Au terme de cette année, je sais dans quel domaine m’orienter.

La barrière de langue a été une difficulté puisque les enfants ne parlent pas anglais et je ne parlais pas un mot de macédonien au début du projet. Les gestes et sourires ont été très utiles pour passer outre ce problème.

J’ai été surprise de l’accueil, de la gentillesse des macédoniens, albanais, turcs, roms…Et oui, la Macédoine est un pays au sein duquel se côtoient différentes ethnies et religions. Au hasard des rues vous rencontrez des gens toujours prêts à vous aider même si la barrière de la langue fait défaut.

Un point qui m’a aussi marqué, c’est le train de vie posé et tranquille des macédoniens. Ils prennent le temps pour tout.

Osez vous lancer dans l’aventure de partir à l’étranger vous ne le regretterez pas, vous repartirez avec l’envie de voyager encore plus et pleins de souvenirs en tête.

C’est certain, dès que possible, je reviendrai en Macédoine et dans cette surprenante région que sont les Balkans.

Mariah, Service Civique en Roumanie

"j’aime beaucoup partir à l’aventure mais aussi aider les gens dans un autre pays. C’était l’idéal pour moi, j’aime la différence de culture, j’aime m’instruire sur de nouvelles choses historiques [...]"

Bonjour je m’appelle Mariah Martin j’ai 19 ans.

Je suis partie en Roumanie pendant 2 mois en Volontariat Européen et ensuite en Service Civique de 6 mois sur lequel je n’aurais fait que 4 mois.

J’avais pour but d’animer un after-school “ Heart to heart” ou « cœur à cœur » le matin de 8h à 12h avec une pause à midi pour manger et ensuite de 12h30 à 16h30. Le matin c’était le groupe des grands et l’après-midi le groupe des petits. Durant ces heures de travail nous débutons au début avec un Energizer.

C’est quoi un Energizer ? Et bien c’est une activité qui a pour but d’éveiller les personnes et de donner de l’énergie d’où son nom. Ensuite c’est l’heure des devoirs. Les enfants était classé par classe afin que nous puissions être organisée et c’est parti!

Doamna Doamna ??? (Qui veut dire madame en Roumain). Des Maths, du Français, de l’Anglais, de la physique Chimie, du Roumain et d’autres matières…, je leurs venais en aide dans la mesure du possible.

Ah j’ai oublié! Pendant l’été, nous avons accueilli les enfants le mardi et jeudi matin comme un centre aéré avec des activités. Nous avons également reçu des scouts de Marseille que nous avons emmené avec nous à l’école. Ils nous ont également aidé à mettre en place un Festival « e festival Fericirii » qui veut dire le « Festival du bonheur » dans un champ de maïs. Pour ce festival, nous avons fait un chantier en 1 semaine, en construisant des toilettes sèches ainsi qu’un podium. La destruction d’une maison traditionnelle roumaine pour en reconstruire une toute neuve était une bonne expérience, nous devions mettre de l’eau avec de la paille et de la terre et marcher dessus en suite la poser dans un moule et le retourner pour en faire une brique.

Pourquoi je me suis engagée dans un tel projet ? Tout d’abord, car oui en France nous n’apprenons pas tout sur tous les pays contrairement à la Roumanie… Mais également car cela pourrait m’être très utile pour reprendre un BTS tourisme mais aussi car mon but dans la vie est de travailler à l’étranger à l’international.

Cette expérience m’a appris beaucoup de choses et m’a aidé à perfectionner d’autres choses que je connaissais déjà. Elle m’a permis aussi de voyager en  Roumanie mais aussi dans les pays d’à côté les week-ends. J’ai aussi eu l’opportunité de participer à un échange de jeune à Palerme pour représenter Gipsy Eye (mon organisation d’accueil) devant d’autres associations et l’occasion de partir à la rencontre « des Citizens of Palerme » et de comparer avec les 3 pays participants qui était la Roumanie, la France et l’Italie.

De quoi suis-je suis la plus fière ?… de tout, notamment des projets personnels dans les autres écoles de Paşcani ! J’ai également parcouru la Roumanie en « Hitchiking » (auto-stop).

Et je terminerais avec une citation d’Albert Jacquard biologiste généticien et scientifique.

« Désormais la Solidarité la plus nécessaire et celle de l’ensemble des habitants de la terre ».

 

 

 

 

Rachida, Service Civique en Bosnie-Herzégovine

"cette mobilité m’a permis d’enrichir mon CV d’une expérience à l’étranger et de m’améliorer en anglais"

Dobar dan !

Moi c’est Rachida, et du haut de mes 22 ans, je rêve de découvrir le monde.

Suite à l’obtention de ma licence j’ai décidé de faire un break pour voyager. Après quelques mois de recherches et une prise de contact avec l’ADICE, me voilà engagée pour un Service civique de 9 mois en Bosnie-Herzégovine.

21 mai 2016, c’est le grand jour. Avec l’autre volontaire qui partira avec moi, nous voilà à Bruxelles dans notre bus, direction la Bosnie. C’est parti pour 27h de bus et ses premières rencontres. En effet, le bus étant rempli de bosniens expatriés venus travailler en Europe, ce fut donc l’occasion d’échanger. Ils étaient pour la plupart étonnés de notre projet d’être volontaires en Bosnie alors qu’eux se voyaient obligés de quitter leur pays pour trouver un emploi. Alors que j’appréhendais un peu ce trajet, je fus touché par la chaleur des bosniens et leur gentillesse.

Il est presque midi le lendemain lorsque nous arrivons à Sarajevo. Mais il nous faudra encore 4h de bus jusqu’à l’association Orhideja à Stolac, petit village du sud au milieu de montagnes et lieu de notre mission. Après 2 jours de trajet donc, rencontre avec la responsable et les membres de l’association, majoritairement féminin.

L’association se bat effectivement pour développer le travail des femmes (grâce à l’existence d’une coopérative agricole notamment), leurs droits et a installé un centre social pour leurs enfants. Elle propose également la vente de produits artisanaux (confitures, spécialités locales, savons et huiles essentiels..) ainsi qu’une maison d’hôtes. Mais c’est en réalité bien plus que cela.

Dans un contexte difficile et marqué par son passé, Orhideja se veut une structure de cohésion et d’unité, au-delà de tout caractère religieux ou ethnique; un petit espace de liberté où chacun peut venir et discuter autour d’un café s’il le souhaite.

Mes missions touchaient principalement à la communication de l’organisme. Mise à jour du site web, de la page Facebook, réalisation de flyers, participation à la vente des produits artisanaux… ces tâches me permettaient de pratiquer mon anglais mais aussi de découvrir une nouvelle langue: le bosnien, tout en ayant la chance d’exercer mon métier de communicante dans un contexte international et à travers de nouvelles méthodes de travail.

Mais ce fut aussi beaucoup de travail avec les femmes de l’association autour de la transformation des fruits et légumes reçus des producteurs locaux et à la gestion de l’auberge. Presque toutes les activités se réalisaient en équipe, favorisant la bonne ambiance et l’intégration de tous.

Pour moi, cette expérience fut surtout un enrichissement personnel et culturel. J’ai tout d’abord rencontré des personnes exceptionnelles et un peuple accueillant, curieux d’échanger. J’ai également eu la chance de voyager en Croatie et au Monténégro, l’occasion de découvrir un peu plus les Balkans, de rencontrer de nouvelles personnes, une nouvelles culture, une nouvelle langue.

J’ai également découvert un autre style de vie, assez tranquille. Les gens prennent leur temps en Bosnie, un peu trop parfois, mais l’on prend rapidement le rythme « polako, polako » (doucement, en bosnien).

Mais cela m’a surtout conforté dans mon idée de voyager et découvrir le monde, l’une de mes motivations premières lors de mon engagement. Je pense réellement qu’un projet de mobilité est une expérience extrêmement bénéfique que ce soit au niveau personnel (gagner en autonomie, découvrir une autre culture, apprendre une langue, s’ouvrir, prendre de la distance par rapport à sa propre culture et à soi-même…) que professionnel (les activités très variées permettent de faire le point sur ce qui nous intéresse vraiment).

Aussi, du point de vue professionnel, cette mobilité m’a permis d’enrichir mon CV d’une expérience à l’étranger et de m’améliorer en anglais, même si je reste insatisfaite de mon niveau (ce fut d’ailleurs ma principale difficulté lors de ma mission).

C’est aussi pour cela que, dès mon retour, je me suis inscrite à des cours d’anglais avant de repartir vers d’autres horizons, et en attendant de reprendre un master la rentrée prochaine.