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Flora, Service Civique International en Arménie

« Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine ! »

Je m’appelle Flora, j’ai 21 ans et je suis partie faire mon service civique de 6 mois en Arménie. Là-bas, j’ai rejoint l’association Armenian Volunteer Corps (AVC). Après ma licence de psychologie, je voulais faire une année de césure avant de me lancer dans un master et l’idée d’un service civique à l’étranger trottait dans ma tête depuis un moment. L’idée de s’engager dans un projet tout en découvrant une toute nouvelle culture m’attirait et je dois dire que je n’ai pas été déçue.

AVC est un organisme particulier qui nous offre la possibilité de travailler dans plusieurs structures, dans différents domaines. En arrivant, j’ai vite compris que l’Arménie était  très différente de la France.  Il faut savoir qu’ici, tout est plus simple, on peut travailler où l’on veut, cela ouvre des possibilités qu’on ne pourrait jamais avoir en France. Malgré notre statut de volontaire, on peut également avoir des responsabilités très rapidement même si l’on n’a pas d’expérience particulière dans le domaine où l’on travaille. Cela m’a déstabilisée au début. A peine arrivée, on m’a demandé d’organiser une collecte de A à Z toute seule. Je n’avais jamais fait ça et ça m’a paru impossible, mais avec le soutien d’AVC tout s’est bien passé. Aujourd’hui, je vois toutes ces opportunités comme des chances d’explorer et de faire de nouvelles choses.

Pendant ces 6 mois, j’ai pu avoir 7 placements différents (c’est le nom que l’on donne aux organismes pour lesquels nous travaillons). J’ai organisé des workshops et la fameuse collecte de vêtements d’hiver pour le centre de jeunesse : Masis Youth Center. J’ai participé à la gestion des réseaux sociaux de la Fondation Aznavour. J’ai aussi donné des cours d’anglais à des femmes handicapées à Agate NGO et animé un club d’anglais pour des enfants à American Corner. J’ai également travaillé dans un centre accueillant des enfants handicapés, ou encore traduit des matériaux touristiques d’anglais à français pour une agence de voyage. J’ai même eu la possibilité de travailler au Zoo de Yerevan ! Inutile de préciser que tout ceci n’était pas prévu dans mon contrat de base, rien n’est définitif, tout évolue. On peut demander à travailler où l’on veut et changer de placement s’il ne nous correspond pas.

Des expériences bien différentes les unes des autres, qui m’ont permis de développer différentes compétences, d’apprendre énormément de nouvelles choses, et surtout de prendre confiance en moi.

Dans la deuxième partie de ma mobilité, j’ai décidé d’aller plus loin dans mon expérience et de changer de ville. Je suis donc allée à Gyumri, deuxième plus grande ville d’Arménie. Bien différente de la capitale, la vie y est très différente, beaucoup plus traditionnelle. Là-bas, j’ai vécu une aventure beaucoup plus authentique et plus enrichissante qu’à Yerevan. Les habitants sont très  accueillants et chaleureux et mes placements étaient très intéressants. Le groupe de volontaires étant plus réduit, nous étions tous beaucoup plus proches et nous faisions beaucoup d’activités ensemble. C’est devenu une véritable famille et nous sommes très soudés. Gyumri est sans aucun doute la plus inattendue mais aussi la meilleure partie de ma mobilité.

Je ne pense pas qu’il y ait de difficultés insurmontables, la barrière de la langue peut poser problème, mais AVC nous offre la possibilité d’avoir 4h de cours d’arménien par semaine, ce qui permet d’apprendre rapidement les bases et de pouvoir se faire comprendre. On a un soutien et un suivi important, que ce soit en France ou sur place, donc on ne se sent pas délaissé.

Au bilan de ces 6 mois, il y a beaucoup de choses dont je suis fière. J’ai pu réaliser des workshops adaptés à un jeune public, malgré la barrière de la langue. J’ai pu donner des cours d’anglais à des adultes et des enfants. J’ai travaillé dans un zoo, entourée d’arméniens ne parlant pas un mot d’anglais. Je suis fière d’avoir su m’adapter à une culture et de m’être attachée à un pays dont j’ignorais tout avant de partir.

Mais le plus important de tout, je suis fière d’être allée au bout des démarches nécessaires pour partir. Le moment le plus difficile, c’est avant le départ. Une fois sur place tout est plus simple et on ne risque pas de le regretter. Si je devais encourager d’autres personnes à partir, je dirais simplement ceci : Tout ce que vous avez à faire, c’est décider de partir et le plus dur est fait. Il ne faut pas se décourager, car l’expérience en vaut vraiment la peine !

Anaïs, Service Civique International en Arménie

Bonjour ! Je m’appelle Anaïs, j’ai 24 ans et je suis partie en service civique en Arménie pour une durée de 6 mois. Après avoir fini mon Master en communication, je souhaitais avoir une expérience à l’étranger et j’ai donc décidé de sauter le pas !

J’ai effectué mon volontariat dans la capitale de l’Arménie, à Erevan, au sein de la grande famille d’AVC (Armenian Volunteer Corps), une association qui place les volontaires dans différentes organisations, grâce à de nombreux partenariats.

J’ai donc eu la chance de pouvoir travailler dans plusieurs structures tout au long de mon volontariat, principalement dans le domaine de la communication. Au début, j’ai travaillé dans 3 associations : Kasa, une association francophone, pour laquelle j’ai collaboré sur un projet de tourisme solidaire. Également, au sein d’une association de défense des droits des femmes, principalement pour réaliser une analyse web. Cependant, après plusieurs semaines, voyant que je n’étais pas intégrée à l’équipe et que je travaillais toute seule, j’en ai parlé à ma tutrice d’AVC et nous avons décidé de trouver un autre placement.

Enfin, j’ai pu réaliser, parallèlement, quelques missions de communication pour AVC, dont la réalisation d’une campagne anti-tabac. Cette campagne m’a donné l’opportunité de participer à une émission de télévision, grâce à laquelle j’ai par la suite intégré l’Institut Nationale de la Santé, qui m’a proposé de créer une campagne anti-tabac dans la capitale, basée sur la campagne française : « moi(s) sans tabac ». Ce projet a été l’un des plus important pendant mon volontariat et cela m’a donné la chance de travailler dans la prévention, ce qui était mon projet de départ.

Étant bénévole à la Ligue contre le cancer en France, j’étais très heureuse et fière de pouvoir participer à ce projet et de pouvoir porter une campagne française en Arménie. Il est bien sûr nécessaire de s’adapter aux problématiques du pays, aux moyens, etc.

L’une des difficultés auxquelles j’ai dû faire face est la barrière de la langue. Comme nous avions réalisé une campagne arménienne, il fallait prévoir un temps de traduction des supports que j’ai pu créer et des différentes activités que nous voulions mettre en place, mais l’équipe était très complémentaire et nous avons pu mener à bien cette campagne.

Toutes ces expériences, aussi bien professionnelles et personnelles, m’ont permis d’avoir plus confiance en moi, de découvrir que le domaine de la prévention m’intéresse énormément, de faire des rencontres fabuleuses, et de manière générale, d’OSER plus.

Ainsi, je retente l’expérience du volontariat et espère repartir bientôt, cette fois-ci en Europe et j’encourage vivement les personnes qui seraient tentées de vivre cette expérience, de se jeter à l’eau !

Elections Européennes 2019

Le saviez-vous? les élections législatives européennes ont lieu le dimanche 26 mai 2019 en France. Quelques participants de l'ADICE vous explique pourquoi ils iront voter !

Sarah, volontaire européen en Arménie,  Geoffrey, Volontaire Européen en Macédoine et Sébastien, ancien Service Civique en Pologne sont tous les trois partis en mobilité avec l’ADICE.

Pour eux, l’Europe est quelque chose de très concret, d’assez évident même, qui donne envie de s’engager. De passage à Roubaix pour une formation pré-départ ou un bilan au retour de mobilité, l’ADICE leur a demandé d’expliquer en quelques mots les raisons pour lesquelles ils participeront aux élections législatives européennes du 26 mai prochain.

La réponse en image :

 

May, Service Civique International en Pologne

« Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi … et de prendre des initiatives »

Je m’appelle May, j’ai 22 ans et j’ai effectué un service civique international de 6 mois en premier lieu en Bosnie-Herzégovine puis en Pologne !

Effectivement, j’ai été transférée au cours de ma mission en raison d’un manque d’activité dans la première association. Je suis donc restée seulement deux mois à Stolac un village dans le sud de la Bosnie-Herzégovine ! Mon conseiller à l’ADICE m’a ensuite replacé au sein de la Fundacja Rozwoju Międzykulturowego EBU à Mińsk Mazowiecki une ville de Pologne à 45 minutes de la capitale Varsovie, où je suis restée les 4 mois finalisant mon expérience. Je vais donc me concentrer sur cette seconde partie !

L’action de l’association dans laquelle j’étais se concentre sur trois points : animation sociale, activités éducatives interculturelles et l’organisation d’événements pour la communauté locale !

A chaque saison, elle accueille une équipe d’une dizaine de volontaires européens (étant également hôte de SVE) ! Au cours de ma mission j’ai donc participé à de nombreuses et très différentes tâches qui peuvent se résumer à de l’animation interculturelle. Ceci pouvait comprendre des workshops sur la mobilité internationale dans des écoles (allant du primaire au lycée) ou bien de très nombreux événements locaux (comme des piques-niques ou des soirées interculturelles). J’ai eu la chance au cours de ces tâches de rencontrer un large spectre de public allant de l’enfant à l’adulte, handicapé ou non, ce qui mène à des expériences très diverses et enrichissantes. L’autre moitié de mon travail consistait à être en charge de plusieurs jardins d’enfants (de 2 à 6 ans) afin de préparer et d’animer des activités pour apprendre l’anglais de façon ludique (chansons et jeux). !

Je me suis engagée dans un projet de mobilité internationale durant une période d’incertitude quant à mon futur, je voulais apporter un souffle de nouveauté dans mon quotidien, en changer radicalement, en habitant dans un autre pays et expérimenter un autre domaine que le mien !

La plus grosse difficulté que j’ai rencontré est sans doute la communication avec les enfants au début de la mission mais c’est également ce qui me rend la plus fière. En effet, je ne me sentais pas à l’aise pour prendre la parole devant un groupe d’enfant avant cette expérience mais grâce au travail d’équipe et à la persévérance, j’ai pu mettre mes connaissances et mes capacités en fonction au cours des activités avec les enfants !

J’ai adoré découvrir la culture polonaise à travers le prisme de l’association, le quotidien des enfants et ceux des adultes qui essaient réellement d’ouvrir les mentalités et de faire changer les choses. Toutes les bizarreries culinaires polonaises telles que les pâtes aux fraises ou au contraire les découvertes merveilleuses des pierogis ou des soupes resteront gravées en moi (ou surtout dans mon estomac). Le rythme effréné de l’association m’a quand même permis de beaucoup voyager au sein de la Pologne qui est un pays fascinant. Ces quatre mois ont été très intenses, j’ai rencontré des personnes formidables et je regrette qu’ils soient maintenant terminés !

Je pense que cette expérience m’a aidé à avoir davantage confiance en moi et à savoir que je suis capable de voyager seule et de prendre des initiatives. Ce qui me donne automatiquement envie de repartir !

Amaury, Service Civique International en Pologne

« J’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs ! »

Cette mission m’a été proposée par une association nommée Fundacja Ebu située dans la ville de Minsk Mazowiecki. L’association est composée de volontaires venant de toute l’Europe et qui prône des valeurs comme la tolérance et le multiculturalisme.

Ma mission consistait à mettre en place des animations culturelles au sein de la population locale (dans des écoles par exemple). Cela signifie jouer avec la population, participer à des événements avec elle. J’allais tous les jours dans des écoles pour faire des activités avec les élèves (de tout âge : de 3 à 19 ans), donner des cours de français, d’anglais. Le but de ces activités étaient de leur apprendre quelque chose à chaque fois et je devais communiquer en anglais avec eux.

EBU avait aussi un partenariat avec la bibliothèque de la ville. Grâce à cela, nous organisions un événement par mois, avec à chaque fois des thèmes différents : marché de Noël, la Martinique, la Lettonie. Ma mission consistait bien à intervenir auprès de toute la population locale. Il m’est arrivé d’aller dans une maison de quartier pour chanter des chansons de Noël en polonais avec des retraités. Mais mon projet ne se limitait pas à de l’animation ; j’ai aussi coordonné des équipes, mis en place des projets, organisé des événements…

Je vivais dans une maison, dans la ville de Minsk Mazowiecki, aménagée pour accueillir d’autres volontaires européens. Nous étions une dizaine à vivre tous ensemble, avec des personnes venant d’Espagne, d’Italie, de Lettonie, de Roumanie. Nous communiquions tous en anglais. La vie là-bas était très agréable, j’apprenais tous les jours quelque chose, que ce soit sur la culture polonaise, la culture espagnole…

L’association m’a apporté un grand soutien et suivi pour m’aider à m’adapter. Elle m’avait assigné un « mentor », c’est-à-dire une personne qui faisait le lien entre la population polonaise et moi quand j’en avais besoin. Par exemple, quand je suis allé chez le dentiste, mon mentor (qui est devenue une très bonne amie) a pris le rendez-vous, est venue avec moi pour traduire ce qui m’était dit. J’avais un cours de polonais par semaine pour faciliter la vie quotidienne mais aussi pour m’aider à mieux me faire comprendre auprès des enfants quand l’anglais ne suffisait pas. Grâce à cela, je n’ai rencontré aucune difficulté et c’est ce dont je suis le plus fier : je m’explique : si j’ai accepté cette mission, c’était pour découvrir, faire de nouvelles choses (mais aussi mieux connaître la Pologne, qui est le pays qui a vu ma grand-mère naître).

En France, je n’avais jamais fait d’animation de ma vie, et je n’avais jamais quitté le domicile parental. Donc, m’adapter à des situations totalement nouvelles pour moi fut une expérience géniale. Grâce à cela, j’ai eu un déclic sur ce que je veux faire à l’avenir. Je me suis rendu compte que je stagnais trop en France, je ne savais pas ce que je voulais faire. Chose qui est maintenant plus claire.

En résumé, j’ai pris mon sac à dos, je suis parti en Pologne, fait des découvertes au sujet d’autres cultures, à mon sujet, travaillé en équipe auprès de la population locale, pris du plaisir, rencontré plein de personnes, et je suis reparti la tête pleine de souvenirs !

Je remercie l’ADICE qui m’a permis d’organiser ce projet et pour son suivi durant ces 6 mois.

Je remercie également Fundacja Ebu pour m’avoir accueilli et pour avoir été une deuxième famille.

Clémentine, Service Civique International au Maroc

"C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser"

Bonjour, je m’appelle Clémentine et j’ai réalisé une mission de service civique, durant 6 mois au Maroc, au sein de l’association Aïcha. Cette association pour le développement de proximité et de l’environnement qui lutte contre la désertification et l’exode rural est située dans le petit oasis d’Oumifiss, à quelques kilomètres de la ville de Guelmim, aux portes du Sahara.

Après une licence en santé et social, j’ai voulu réaliser ce service civique dans le but de conforter mon choix de réorientation dans l’environnement, ainsi que d’avoir une expérience de terrain avant de reprendre la théorie.

Au cours de mon service civique, nous travaillions souvent avec le jardinier de l’association au jardin pour les cultures. Nous nous occupions de l’entretien de la pépinière et du champ de grenadiers. Nous avions la possibilité de prendre des initiatives ou de faire des essais pour expérimenter.

Il y avait également les cours de français pour les enfants du village, ainsi que l’organisation et l’accompagnement des groupes de Français qui venaient en partenariat avec l’association Road Tree’p pour la plantation d’arbres dans le village et les alentours. A côté de ces missions, nous avons rencontré beaucoup de personnes, travaillant dans ce domaine, avec qui nous avons pu échanger, discuter et comprendre beaucoup de choses sur le système.

Pour moi, le début n’a pas été facile car tout était très différent : la vie, les gens, les relations ; mais aussi la façon de travailler etc.  Il m’a fallu un temps d’adaptation, que ce soit pour m’intégrer socialement ; mais aussi pour comprendre comment ils travaillent et comment fonctionne réellement l’association et les projets. Seulement après ce temps, il fut plus facile de mettre en place des choses pour l’association.

C’est une expérience humaine incroyable, tellement enrichissante et qui a changé beaucoup de choses dans ma façon de penser. Cela apporte énormément par la diversité des activités, mais aussi des rencontres.

Aujourd’hui, je n’ai toujours pas d’idée précise sur ce que je veux faire ; mais j’ai compris que j’ai besoin d’un travail concret et qui agit réellement pour une meilleure planète. J’ai également compris plusieurs choses sur beaucoup de sujets de la vie, grâce aux discussions avec les habitants, mais aussi en observant et en essayant de comprendre.