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Témoignages

Il est amusant de partir si loin pour se découvrir soi même 

Ma mission de service civique consistait à tenir un programme situé au sein d’une école primaire locale visant à permettre un meilleur accès à l’éducation à de jeunes roms avec l’aide d’autres volontaires.

Nous avons ainsi passés de nombreuses heures à aider les enfants avec leur devoir, à leur réexpliquer les notions calmement, à leur rythme. Nous avons aussi organisé des événements, plus ou moins importants tels qu’un petit carnaval à la Dunkerquoise pour leur faire découvrir d’autre culture.

Il a été très compliqué de démarrer ce projet: n’ayant  alors aucune compétences dans la langue roumaine, ma contribution qu’elle soit auprès des enfants ou des autres volontaires pour au moins assurer un peu d’ordre était alors très faible, mais à force d’effort, j’ai fini par réussir à outrepasser cela et à créer de vraies relations avec ces enfants dont je me sentais très proches en partant. Ça a donc été un crève-cœur de les quitter mais je suis très fier d’avoir su développer cela.

 

Ce projet me semblais vraiment intéressant car l’éducation est quelque chose d’important à mes yeux, je pense que c’est elle plus que n’importe quelle hérédité qui façonne les gens et que tous y ont droit, cela associé à mon avis de découvrir une autre culture de l’intérieur m’as vraiment motivé à m’engager dans cela.

Ce projet m’a vraiment permis de découvrir une autre manière de penser et de prendre du recul sur ma propre situation: je pense aujourd’hui être bien plus à même de m’engager dans mes études sereinement en sachant la valeur de cela!

Témoignage de Krisztina, VSI en Inde

Krisztina est l’une de nos volontaires EU Aid partie à Bhubaneswar, en Inde, afin de réaliser une mission humanitaire.

 Elle travaille actuellement avec l’organisation OSVSWA sur une mission de développement communautaire.

“La semaine dernière, j’ai visité Tandahara, l’un des villages côtiers, où travaille OSVSWA, mon organisation hôte. Il se trouve sur la côte du golfe du Bengale, avec une population de 650 habitants.

En raison de sa situation géographique, la région est exposée aux inondations et aux ouragans. Les membres de la communauté locale m’ont fait parcourir la digue avec les autres membres de l’équipe et nous ont informé sur le problème croissant de l’érosion côtière et de l’impact des inondations passées. La digue a été partiellement endommagée et pendant la mousson, les installations sont inondées 1 à 2 fois par mois.

Les inondations récurrentes ont entraîné le déplacement des installations plus loin des bords de mer et ont mis à l’épreuve les pratiques culturales. Les inondations et les ouragans provoqués par la mousson accroissent la vulnérabilité des communautés déjà confrontées à des risques quotidiens : pénurie d’eau potable, dépendance à la culture du riz, manque d’assainissement, mauvaise gestion des déchets et manque d’installations sanitaires.

Les membres de la communauté ont été très accueillants et ont partagé avec nous leurs expériences des aléas naturels : Super Cyclone 1999 et Cyclone Phailin 2013. Etre sur le terrain m’a permis de mieux comprendre les vulnérabilités sociales et les difficultés quotidiennes auxquelles les habitants sont confrontés. Notre objectif à OSVSWA est de renforcer la résilience des communautés face aux risques quotidiens, aux catastrophes soudaines et à évolution lente.”

Tandahara, Puri District, Orissa State – India

1) On Climate Change Frontline: territorial struggle
Tandahara is a coastal village in the Bay of Bengal, which precise location keeps on changing due to constant shore erosion and rising sea level. It’s 650 inhabitants live with and from the ocean, but precious traditional knowledge of adaptation and coping is getting overwhelmed by the increase in rapidity of global warming. Similarly, local capacities remain powerless witnessing the embankment progressively being eaten by sea and wind.
Staying home has become an everyday challenge. There is not safe place anymore: high tide has become the new clock in the village as men, cattle, fields and water sources are regularly washed into sea. Vareen, the Lord of the Sea seems to remain insensitive to prayers, while the World chooses to look away.
Unfortunately Tandahara’s case represents only one drop in the ocean of the ongoing global environment crisis. In India alone, 63 million people are living in the Low Elevation Coastal Zone, highly vulnerable and highly impacted. So many more villages, towns, cities and even countries across the world seem to be doomed to geographically disappear. The waves wash away communities.
2) On Climate Change Frontline: jeopardized resources
In Tandahara the main source of income is agriculture, primarily rice crops, along with stock-raising. However as the sea progressively infiltrates the soil: salinization makes the land unfertile reducing the cultivable surface, and ultimately shrinking the community’s starch food quantity as well as their livelihoods.
Villagers still manage to harvest once in a year (instead of 2 in normal conditions), but until when? Harvest season is such an important event in Tandahara! … Event that unfortunately coincides with the cyclone season. In case of crop failure, the community is left resource-less, as it already happened in the past.
There is no tap water in the village and freshwater sources are progressively also being contaminated by the sea progression. One remaining pound supplies the whole community, used together by inhabitants and cattle, for field irrigation, for cleaning, cooking, laundry and bathing: sanitary risks are obvious, but resilience never occurs in a safe context.
Tandahara people don’t have much of a footprint -most of the households don’t have regular electricity. Adaptation here is a matter of survival. However, this time, climate is changing too fast for them to adapt.
3) On Climate Change Frontline: disaster and everyday life
Climate change is not only silent and discrete, slowly reshaping our environment and questioning our ways of life. Climate change may also be brutal, violent and extreme, it can sweep away the environment and take away life within a minute. Climate Change have diverse faces, making it difficult to recognize, to identify.
Nature sends signals: anomalies. Anomalies exist in every system – but an increase in the frequency and intensity of such anomalies is always indicating that a major breakdown is about to happen.
People in Tandahara are witnessing these signals almost on a daily basis: twice a month during monsoon, the village gets flooded. Cyclones repeatedly hit the community such as in 1999 and 2013. According to scientists half of the weather disasters occurring nowadays in the world are linked to climate change. Most of these signals, these warnings, are being ignored or too slightly taken.
The “multipurpose shelter” in Tandahara is a symbol: used as a school, as a bike and motorcycle parking, as an assembly hall, as well as a wedding and ceremony venue… daily life must goes on while knowing the worse might be coming.

Je suis parti avec le programme Erasmus pour jeunes entrepreneurs durant 6 mois dans un studio photo basé à Berlin, spécialisé dans la photo de mode ainsi que le portrait d’artistes et autres célébrités, avec une clientèle Allemande et mais particulièrement internationale.

Les taches ont été très variées: de la pre-production qui consiste à faire de la recherche, prévoir et réunir les acteurs nécessaires à la réalisation d’un projet, en passant par la production qui est le jour J du shooting (assister le photographe avec les lumières) à la post-production qui consiste à la retouche et finalisation du projet avec le client.

J’étais donc entouré par diverses professions se retrouvant fréquemment : la plupart du temps, en plus du photographe, une personne en charge du stylisme, maquillage, de la direction artistique ou de la production étaient présent lors des shooting.

Voulant lancer dans un futur proche mon propre studio de photographie mais n’ayant pas eu la chance d’étudier dans ce domaine la, travailler avec un professionnel étaient une aubaine pour apprendre de manière extensive la technique ainsi que construire un réseau.

N’ayant pas étudié l’Allemand durant mes études, trouver certaines information durant les phases de recherche et utile à la réalisation de tel ou tel projet ont parfois été un problème. Mais avec le temps, et un peu de volonté, j’ai pu de manière globale réunir les personnes ou objets nécessaires.

Je suis satisfait d’avoir pu rapidement acquérir la confiance du studio pour pouvoir gérer de manière indépendante la partie ‘studio management’, qui signifie de s’occuper la location de ce dernier à des clients (photographes et productions) externes qui ont besoin d’un espace le temps d’un projet.

Cette expérience m’a donc été très bénéfique professionnellement : grâce à cet apprentissage dense, j’ai pu acquérir les compétences et contacts qui me permettent de me sentir confiant quant au lancement de ma propre activité photographique.

 

Voyagez ! Vous ne pouvez qu’en être changé positivement.

Ilaria, 38 ans, graphiste, participe au programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs, durant 6 mois, aux côtés de Maryse. Venant de Lisbonne où elle travaille, elle s’exprime sur son parcours de mobilité en France.

Au sein de quelle structure travaillez-vous ?

Je travaille dans l’entreprise SPQI (Services et Produits de Qualité et Innovants), c’est une entreprise de recherche et aussi d’expérimentation scientifique sur la fertilité humaine et animale.

Quel a été votre parcours avant de réaliser votre projet de mobilité à l’étranger ?

J’ai étudié, durant 4 ans, dans une académie universitaire en Italie qui s’appelle I.S.I.A. C’est un institut supérieur pour le graphisme, le numérique, la photographie. J’ai travaillé en Italie dans une agence publicitaire et après dans un studio graphique pour les entreprises locales. Ensuite, j’ai travaillé à Lisbonne durant 6 ans. Je m’occupais des supports techniques, du numérique. Finalement j’ai postulé pour le programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs.

Pourquoi vous êtes-vous engagée dans ce projet ?

Je souhaitais me déplacer dans un autre lieu et aussi reprendre mon activité en lien avec mes études et mes précédentes expériences. Je souhaite créer ma propre entreprise, ou avoir deux, trois points de collaboration avec l’entreprise où je suis et continuer à faire mon activité.

Comment êtes-vous encadrée dans votre structure d’accueil ?

Maryse, ma tutrice, m’aide beaucoup, elle m’a proposée des formations dans le numérique, le marketing digital pour améliorer mes connaissances.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Je fais un point avec Maryse sur les documents à préparer. Je m’occupe de la partie graphique. Je fais des affiches, des dépliants, je prends des photographies, j’utilise des logiciels de PAO (Photoshop, Illustrator, InDesign). Je dois préparer des illustrations pour des présentations à destination des clients. Il faut aussi préparer les documents en anglais car ils ont des clients à l’étranger et aussi des produits à exporter.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

Surtout quand j’ai commencé, avec la langue. J’ai appris le français en Italie, au collège, mais je ne l’ai pas parlé pendant 20 ans. Aussi au début, c’était difficile de comprendre l’activité de l’entreprise.

Recommanderiez-vous cette expérience de mobilité à l’étranger ? Si oui, quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent partir ?

Certainement ! Il faut avoir une base de connaissance de la langue locale, c’est essentiel, avoir les idées claires sur ce que l’on veut faire, c’est-à-dire avoir un projet bien construit. C’est important d’avoir une idée bien précise du projet que l’on souhaite réaliser. Il faut savoir être patient et avoir des capacités d’adaptation.

Anne-Paule est partie 4 mois en Irlande, dans le cadre du programme « Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs »

Je suis partie à Kilkenny, en Irlande, durant 4 mois avec le Programme Erasmus pour Jeunes Entrepreneurs dans l’entreprise Showcase Ireland Events et en partenariat avec le Centre national d’Artisanat d’art et de design (DCCOIM). Je me suis engagée dans ce projet car je souhaitais découvrir le secteur de l’artisanat d’art, comprendre son organisation, ses enjeux et ses acteurs à travers des expériences de vie et des parcours professionnels. Je souhaitais également partager l’expérience du pilotage de projets européens et apprendre d’autres méthodologies de travail.

La mission consistait à assister la directrice du département « Recherche et innovation » dans le pilotage de projets de partenariat autour du design, de la créativité et de l’innovation. J’ai eu la possibilité d’organiser un showroom, d’animer des réseaux d’acteurs, d’organiser des expositions temporaires et réaliser des montages de projets de coopération européens.

J’ai travaillé à la fois avec des organismes publics partenaires comme des universités, avec des associations de village facilitant l’organisation d’événements innovants capables de réunir habitants, professionnels et designers. Cela a permis d’imaginer des projets collectifs avec des travailleurs indépendants dans le domaine de l’artisanat d’art ou encore avec un réseau européen de l’artisanat, etc.

La plus grosse difficulté rencontrée a été celle de mon niveau d’anglais. Cependant, je l’ai résolue en communiquant beaucoup avec mes collègues, en prenant des cours particuliers et en participant à de nombreuses rencontres professionnelles.

Je suis fière d’avoir pu créer un lien de confiance avec l’équipe très rapidement malgré mes difficultés de communication en anglais et d’avoir eu ainsi accès à des missions intéressantes.

Cette expérience m’a ouvert à d’autres horizons professionnels, d’autres réalités, elle m’a également permis de comprendre que la reconversion professionnelle était un long chemin. Partager avec d’autres personnes les mêmes interrogations, qui plus est dans un ailleurs géographique, m’a beaucoup rassuré. Les bonnes rencontres peuvent être un véritable accélérateur.